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Genève

Genève veut mieux protéger les mineurs non accompagnés

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(© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève veut protéger les réfugiés mineurs non accompagnés (RMNA) jusqu'à l'âge de 25 ans. Exerçant son droit d'initiative cantonale, le Grand Conseil a adopté jeudi à une large majorité une résolution qui demande à l'assemblée fédérale d'agir dans ce sens.

Le texte, qui émane du Centre et de la gauche, a été accepté par 57 voix contre 25 et 8 abstentions. La résolution a été déposée suite au suicide d'un jeune requérant afghan de 18 ans qui venait d'apprendre son renvoi de Suisse. Cette tragédie, qui a eu lieu à la fin de l'année dernière, avait suscité une vive émotion dans le canton.

Pour le premier auteur de la résolution, le député du Centre Bertrand Buchs, ces jeunes qui arrivent après un exil semé de souffrance espèrent trouver un équilibre en Suisse. "Mais ils ne sont protégés que jusqu'à 18 ans et risquent d'être renvoyés dans le pays d'entrée en Europe où ils ont subi des violences", a-t-il relevé.

Le Grand Conseil avait déjà voté en 2019 une motion pour protéger les RMNA jusqu'à 25 ans, le temps de terminer une formation. La Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) avait aussi émis des recommandations en ce sens aux cantons. Et malgré tout, "les carences de notre système existent", a relevé la députée Verte Marjorie de Chastonay.

Marjorie de ChastonnayDéputée verte au Grand Conseil

"Combien frauda-t-il de morts et de suicides", s'est interrogée Mme de Chastonay. Elle a rappelé que tout réfugié mineur non accompagné a le droit d’être protégé par la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). L'extrême gauche a fustigé dans la foulée "l'inhumanité des accords de Dublin".

Le chef du Département de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz, a rappelé que le canton n'avait jamais connu un flux aussi important de RMNA. "Il y a urgence absolue d'accueillir et d'intégrer", a insisté le magistrat socialiste. Il espère que le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) amènera d'autres réponses à ces jeunes une fois les échéances électorales fédérales passées.

Judith Monfrini avec ATS keystone

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Genève

La société genevoise Obseva met fin à ses activités

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Obseva met la clef sous la porte. La société genevoise de biopharmacie en difficulté, actuellement au bénéfice d'un sursis concordataire, annonce mercredi cesser ses activités (illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Obseva met la clef sous la porte. La société genevoise de biopharmacie en difficulté, actuellement au bénéfice d'un sursis concordataire, annonce mercredi cesser ses activités. L'ensemble des salariés du laboratoire établi à Plan-les-Ouates seront licenciés.

Il existe un "risque substantiel" que les ressources nécessaires à l'établissement des comptes de l'exercice 2023, selon les normes IFRS, fassent défaut, écrit Obseva. Les exigences pour la cotation de l'entreprise à la Bourse suisse pourraient de ce fait ne plus être remplies. SIX, l'exploitant du marché helvétique a été informé.

Le directeur général Fabien de Ladonchamps continuera cependant d'assumer ses fonctions aussi longtemps que nécessaire. Les efforts en vue de la vente du traitement nolasiban se poursuivent. Nolasiban est développé pour améliorer le taux de grossesse clinique et de naissance vivante chez les femmes qui subissent un transfert d'embryon après une fécondation in vitro (FIV).

A la demande d'Obseva, la justice genevoise lui avait accordé fin janvier un sursis concordataire provisoire d'une durée de quatre mois à Obseva. Le moratoire financier, dont le début a été fixé au 29 janvier, apportait une protection au laboratoire face à ses créanciers pour lui permettre d'élaborer un plan d'assainissement ou une proposition de concordat. Avec l'annonce de la cessation des activités, la faillite semble désormais inévitable.

Perte nette

Au premier semestre, le laboratoire avait essuyé une perte nette de 6,8 millions de dollars, à comparer au débours de 44,6 millions un an plus tôt. A fin juin, les liquidités et équivalents se montaient à un peu plus de 3,3 millions de dollars, contre 8,2 millions au bouclement de l'exercice précédent.

L'entreprise avait averti fin septembre que ses réserves financières devraient lui suffire à financer ses activités jusqu'au quatrième trimestre de l'année en cours, soulevant un "doute substantiel" quant à sa capacité de survivre encore un an sous sa forme actuelle.

Obseva avait déjà demandé un sursis concordataire durant l'été 2022, qu'elle avait toutefois retiré. Surendettée, la société avait effectué une restructuration complète et procédé au licenciement de 70% de son effectif. Le laboratoire lutte pour sa survie depuis que l'Agence américaine des médicaments (FDA) a bloqué une demande d'homologation de son plus important candidat en recherche, le linzagolix, pour le traitement des fibromes utérins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

Parkour Park à Montbrillant: “On n’est pas contre un skatepark mais pas ici”

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Les associations Nature Montbrillant et Sauvegarde Genève viennent de déposer une pétition munie de 750 signatures à l'attention du Grand Conseil. Elles s’opposent à la création du skatepark provisoire sur une parcelle située en face du parc des Cropettes, qui doit voir le jour cet été. Projet qui a été porté à l'unanimité par le Conseil municipal de la Ville de Genève. 

“Préservons les îlots de fraîcheur à Genève”: voilà la pétition déposée lundi auprès du Grand Conseil. 750 signatures ont été récoltées par deux associations. Dans leur viseur, le projet de skatepark provisoire qui doit voir le jour cet été à Montbrillant sur une parcelle située en face du parc des Cropettes.
Nature Montbrillant et Sauvegarde Genève dénoncent un projet absurde, répondant à un petit groupe de skaters, et qui va à l’encontre de ce que prônent la Ville et le Canton en matière d’environnement et de biodiversité, estime Alexandra Arbus, présidente de l’association Nature Montbrillant.

Alexandra ArbusPrésidente de l'association Nature Montbrillant

L’idée était née dans la tête des jeunes skateurs en 2019 lors du forum social Grottes-Saint-Gervais sous l'ancienne législature. Les associations précisent qu'elles ne sont pas contre le projet d’un skatepark mais pas ici, explique Jean Hertzschuch, le président de Sauvegarde Genève.

Jean Hertzschuch Président de Sauvegarde Genève

Catherine Morel, habitante du quartier et membre de l’association Nature Montbrillant, craint également des nuisances quotidiennes avec ce skatepark.

Catherine Morel Habitante de Montbrillant

Nature Montbrillant reproche aussi à la Ville de ne pas avoir été entendue sur ce projet. Raison pour laquelle elle se tourne maintenant vers le Canton.

Alexandra ArbusPrésidente de l'association Nature Montbrillant

 

 

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Genève

La section UDC Arve-lac créée dans le canton de Genève

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A Genève, une section UDC Arve-lac a été fondée lundi soir par les membres du parti vivant dans douze communes de la rive gauche (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une section UDC Arve-lac a été fondée lundi soir par les membres de l'UDC Genève vivant dans douze communes de la rive gauche. Objectif: présenter des candidats portant les valeurs du parti aux élections municipales de 2025.

La nouvelle section comprend les communes d'Anières, de Choulex, Collonge-Bellerive, Cologny, Corsier, Gy, Hermance, Jussy, Meinier, Presinge, Puplinge et Vandoeuvres, a annoncé mardi l'UDC Genève à laquelle elle est affiliée. Elle est présidée par Gaëlle Huissout, gérante immobilière et agricultrice à Anières.

"Six grands thèmes justifient la création d'une nouvelle section UDC sur la rive gauche: la sécurité, la fiscalité, la mobilité, l'aménagement du territoire, l'agriculture et les PME", a relevé le vice-président de l'UDC Genève et président du Conseil municipal de Meinier David-Peter Lê, qui fait partie des membres fondateurs de la section.

L'UDC a progressé dans ces communes aux élections cantonales du printemps, arrivant en seconde position après le PLR dans la plupart d'entre elles. Lors des élections fédérales de l'automne, le parti est arrivé en tête dans cinq des douze communes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Grand Théâtre: une grève à la place d'un opéra de Mozart

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Archives (KEYSTONE/imageBROKER/Kim Petersen)

Un conflit syndical s'invite dans la programmation du Grand Théâtre: le personnel de l'institution Genevoise fera grève jeudi, en protestation à un projet de révision du statut des employés.

Un couac au Grand Théâtre à deux jours de la programmation d'Idoménée, un opéra de Mozart: le personnel de l'institution lyrique a voté ce mardi une journée de grève, jeudi de 7H à minuit.

L'objet de la contestation: le projet du Conseil administratif de la Ville de Genève, qui veut réunir tout le personnel sous un nouveau statut unique, sachant qu'une partie des collaborateurs est employée par la Ville et que l'autre partie est sous contrat avec la Fondation du Grand Théâtre (FGTG).

Le projet  de transférer les 190 employés de la Municipalité à la Fondation doit encore être soumis au vote mais les syndicats dénoncent un "démunicipalisation" sans garantie sur les salaires, les conditions de travail, le niveau des rentes ou la pérennité des postes de travail.

Corinne BéguelinSecrétaire syndicale SSP

La commission du personnel, appuyé par trois syndicats, exige que l'examen de la proposition de nouveau statut de la FGTG, à l'ordre du jour du Conseil municipal de début mars, « soit suspendu et ceci tant que les négociations sur les points importants n'ont pas abouti à un accord », ou alors « d'amender le texte avec des propositions du personnel » figurant dans une résolution. Une harmonisation oui, mais pas sans négociations…

Corinne BéguelinSecrétaire syndicale SSP

Une manifestation est également prévue mardi prochain à 17h devant le Conseil municipal.

Avec ATS Keystone.

 

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Economie

Recettes de certains supports publicitaires publics trop basses

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Pour la Cour des comptes, la Ville et le canton de Genève n'exploitent pas assez le potentiel du marché des 550 panneaux peints sur leur territoire. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Ville et le canton de Genève pourraient encaisser davantage de recettes des 550 panneaux peints sur leur territoire. Pour la Cour des comptes, le potentiel du marché d'affichage de ces supports publicitaires en toile, apposés sur des mâts des TPG ou d'éclairage public, n'est pas exploité.

Dans un audit de conformité rendu public mardi, la Cour des comptes relève que le processus d'autorisation et de gestion des emplacements destinés aux panneaux peints présente des faiblesses et non-conformités. Elle a émis cinq recommandations qui ont été acceptées tant par le département de la sécurité et des sports de la Ville de Genève que par celui de la santé et des mobilités de l'Etat de Genève.

Au niveau juridique, la Ville est invitée à décider si elle veut maintenir ses restrictions qui sont discutables sous l'angle de la liberté économique. En effet, seules les activités culturelles peuvent figurer sur ces panneaux qui doivent être en sérigraphie. Les appels d'offres sont biaisés par le plafonnement, dans la loi, de la redevance exigible, et les tarifs n'ont pas été indexés depuis 2000.

Valorisation du marché

La Cour recommande aussi à la Ville de procéder à un appel d'offres pour la mise à disposition de mâts. Les 300 mâts sur son territoire sont exploités par deux entreprises privées au bénéfice d'une convention jusqu'en 2027. Quant à l'Etat, qui compte 213 mâts sur les routes cantonales, il devrait accorder un droit d'usage aux communes lors d'un appel d'offres, au lieu de contracter directement avec les deux entreprises.

La Ville de Genève est encore incitée à réaliser l'inventaire des mâts destinés à ces panneaux et à s'assurer du respect de la sécurité routière, de la protection du patrimoine et de l'accord du propriétaire. Enfin, la Municipalité, qui a fixé un montant forfaitaire de la redevance, doit analyser le potentiel de valorisation de ce marché situé sur le domaine public.

Selon une estimation de la Cour des comptes, le gain financier de la Ville de Genève pourrait tripler voire atteindre plus de 2,7 millions, contre 135'000 francs en 2022. La même année, l'Etat a encaissé 42'800 francs pour 107 mâts, et les recettes des autres communes genevoises se sont élevées à 18'360 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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