Rejoignez-nous

Genève

Genève, 4ème du classement mondial des villes intelligentes

Publié

,

le

(image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Zurich figure pour la cinquième fois en tête de l'indice IMD Smart City des villes intelligentes. Oslo occupe la deuxième place, Canberra à la troisième, Genève la quatrième et Lausanne la septième.

Publié mardi, l'indice 2024 est le deuxième rapport produit par l'Observatoire des villes intelligentes - qui fait partie du Centre mondial de compétitivité de l'IMD - en partenariat avec l'Organisation mondiale des villes intelligentes et durables (WeGO), basée à Séoul, une association internationale de gouvernements locaux, de fournisseurs de solutions technologiques et d'institutions.

Les chercheurs ont combiné des données concrètes et des réponses à des enquêtes menées auprès de citoyens dans 142 villes du monde. Il s'agit de montrer comment la technologie permet aux villes d'améliorer la qualité de vie de leurs habitants.

Europe et Asie en tête

Selon l'édition 2024 du Smart City Index de l'IMD, l'Europe et l'Asie abritent "les villes les plus intelligentes du monde". Six cités dans les 20 premiers rangs sont restées dans la même position ou ont progressé : Zurich, Oslo, Singapour, Abu Dhabi, Pékin et Séoul, que les chercheurs appellent les "super champions".

Un autre groupe de six villes pourrait les rejoindre dans un avenir proche : Sydney, Hong Kong, Shanghaï, Tallinn et Riyad. Elles sont en effet restées à la même place ou ont progressé dans le classement après être parties de positions inférieures.

Au contraire, les villes d'Amérique du Nord reculent, reflétant "l'insatisfaction de leurs habitants". Washington, Denver, Los Angeles, San Francisco, New York et Chicago perdent du terrain, comme Ottawa et Montréal. Pour la première fois depuis la création de l'indice en 2019, aucune ville nord-américaine ne figure dans les 20 premiers rangs.

Elles avaient au contraire progressé l'an dernier. Pour Bruno Lanvin, président de l'Observatoire de la ville intelligente, cité dans le communiqué, "une partie de l'explication réside dans le "Build Back Better" du président Joe Biden, vaste projet de loi de dépenses sociales et environnementales, qui a eu un effet positif. En revanche, cette année, des élections se profilent à l'horizon, ce qui rend les gens plus critiques à l'égard des domaines qui doivent être améliorés."

Se préparer à un avenir incertain

"Les villes doivent concevoir et adopter des stratégies capables de résister à l'épreuve d'un avenir en proie à des incertitudes croissantes", explique Bruno Lanvin. "Les préoccupations liées à la santé restent importantes, tandis que celles liées au climat prennent encore plus d'ampleur. Un mélange compliqué par de nouvelles tensions internationales".

"La confiance et la bonne gouvernance gagnent en importance, et l'importance de l'intelligence artificielle (IA) dans la conception et la gestion des villes est appelée à s'accroître. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, l'IA peut aider les villes à devenir plus centrées sur l'humain", estime Bruno Lanvin.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Référendum contre la modification de la LGZD jugée antidémocratique

Publié

le

A Genève, un référendum est lancé contre la modification de la loi générale sur les zones de développement. Elle permet aux propriétaires d'obtenir une votation communale avant l'adoption du plan localisé de quartier (PLQ) qui est, elle, déjà soumise au référendum facultatif (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, la gauche et les associations de défense des locataires lancent un référendum contre la récente modification de la loi générale sur les zones de développement (LGZD). A leurs yeux, ce texte donne trop de droits aux propriétaires au détriment de l'intérêt général de construire du logement.

La modification de la LGZD a été adoptée par le Grand Conseil le 2 mai en tant que contreprojet à l'initiative "Pour un urbanisme plus démocratique", a rappelé mardi devant les médias le député Vert David Martin, du comité référendaire. Satisfaits, les initiants ont retiré leur texte, et le contreprojet est la loi qui est désormais attaquée. Pour aboutir, le référendum devra être déposé d'ici au 19 août muni de 4135 signatures valables.

Cette initiative avait été lancée par 47 associations d'habitants et de défense du patrimoine en réaction à la densification de zones villas, où le patrimoine bâti et les arbres étaient rasés sous prétexte de la crise du logement, selon eux. L'initiative visait à rendre les préavis des communes contraignants lors de l'adoption des plans localisés de quartier (PLQ), afin d'aboutir à des aménagements de qualité.

Votation communale

Si la modification de la LGZD précise les contours de la concertation dans l'élaboration des PLQ, elle permet aussi à une majorité des propriétaires du périmètre de s'opposer au plan final. Une votation communale consultative est alors organisée, avant le préavis du Conseil municipal. "La consultation va s'apparenter à un référendum qui va s'ajouter au référendum déjà existant" contre le PLQ adopté, a dénoncé M. Martin.

"Cette disposition est problématique, car des propriétaires, dont certains ne disposent pas des droits politiques dans la commune, pourront obtenir un référendum avec peu de signatures", a expliqué le député socialiste Matthieu Jotterand. "Le travail du Conseil municipal sur le PLQ ne devrait pas se faire avec la pression d'une votation populaire négative", a-t-il critiqué.

Qualité à la baisse

"On octroie des droits privilégiés à des propriétaires sur des zones déjà identifiées par le canton pour la construction de logements abordables. C'est antidémocratique", a souligné sa collègue de parti Caroline Renold, au nom de l'ASLOCA. Et de rappeler que les terrains constructibles sont rares et que les propriétaires peuvent déjà lancer un référendum contre chaque déclassement de zone villa en zone de développement.

"C'est un pouvoir de blocage monstrueux donné aux propriétaires", a résumé Romain Gauthier, du Rassemblement pour une politique sociale du logement. Outre des retards importants dans la construction de logements abordables, les référendaires craignent que les exigences des propriétaires, par exemple sur une baisse de la densité des PLQ, n'impactent la qualité des logements et des aménagements extérieurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Les Verts misent sur un duo pour la mairie de Genève

Publié

le

Image d'illustration (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Réunis en assemblée mardi soir, les Vert-e-s de la Ville de Genève ont désigné leurs candidats à l'élection de l'exécutif de la municipalité qui se tiendra au printemps prochain. Selon un communiqué du parti, ils ont opté pour le ticket composé du sortant Alfonso Gomez et de la députée au Grand Conseil Marjorie de Chastonay, 48 ans

Le duo tentera de conserver les deux sièges que la formation écologiste occupe au conseil administratif. Cette élection n'est pas sans risque pour les Vert-e-s. Frédérique Perler, leur magistrate sortante, s'était retrouvée sous les feux des projecteurs à la suite d'une affaire d'embauches controversées au sein de son département.

La conseillère administrative, sous pression, avait annoncé le mois dernier qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat à l'exécutif de la Ville de Genève. Auparavant, elle avait déjà été très critiquée pour avoir autorisé une association environnementale à dégrapper au marteau-piqueur une tranche de bitume dans le quartier des Pâquis.

Continuer la lecture

Genève

Ronaldinho à Vernier pour inaugurer son restaurant de burgers

Publié

le

Ronaldinho sera à Vernier ce week-end (EPA/YOAN VALAT)

Ronaldinho sera exceptionnellement présent à Vernier dimanche et lundi prochain pour l’inauguration de son restaurant de burgers. 

Ouverture en grande pompe pour l'enseigne "R10 Burger", qui sera inaugurée dimanche dans le Quartier de l'Étang, en présence du footballeur Ronaldinho.

Le célèbre numéro 10 brésilien investit désormais dans le domaine de la restauration avec "R10 Burger", une enseigne spécialisée dans les burgers. Le restaurant a ouvert ses portes le 16 juin dernier.

C'est Ronaldinho, lui-même, qui a lancé l'invitation sur les réseaux sociaux.

 

Continuer la lecture

Genève

Dernier jour de plaidoirie au procès Hinduja

Publié

le

Yael Hayat (2e à droite) et Robert Assael (à droite), les avocats de l'accusé, quittent le palais de justice avec leurs clients Ajay Hinduja (en arrière-plan à gauche) et son épouse Namrata (3e à droite), de la famille milliardaire indienne Hinduja, accusées de trafic d'êtres humains et d'usure. , le jour de l'ouverture de leur procès à Genève, en Suisse, le lundi 15 janvier 2024. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)
A Genève, le procès de quatre membres de la richissime famille Hinduja, commencé il y a dix jours, s'est terminé mardi par les plaidoiries des derniers avocats de la défense. Les prévenus sont accusés d'avoir exploité du personnel de maison dans leur villa de Cologny (GE). Le Tribunal correctionnel de Genève rendra son verdict vendredi.

"On aurait pu faire mieux, tout cela n'a pas été facile pour nous et les parties plaignantes, mais notre intention n'a jamais été de faire du mal à qui que ce soit", a déclaré, comme il en a la possibilité à l'issue des débats, Ajay Hinduja (56 ans). Ce dernier était assis à côté de son épouse (50 ans) sur le banc des accusés.

Ses parents, en revanche, ne se sont pas présentés devant leurs juges, invoquant, certificat médical à l'appui, des problèmes de santé dus à leur âge. Les avocats du patriarche et de sa femme, Nicolas Jeandin et Robert Assaël, ont néanmoins plaidé mardi, demandant l'acquittement du couple de septuagénaires.

Pour les deux avocats, la situation des employés de maison indiens qui travaillaient dans la propriété genevoise de la famille Hinduja ne peut aucunement être comparée à de la traite d'êtres humains, comme le soutient le Ministère public. Le personnel était libre de ses mouvements, libre de voyager, a souligné M. Jeandin.

La traite d'êtres humains est un délit gravissime, a rappelé l'avocat. Il implique que la victime soit traitée comme une marchandise vivante, a précisé M. Assaël. Or, rien de tel dans cette affaire, selon la défense. Les employés "étaient reconnaissants aux Hinduja de leur avoir offert une vie meilleure".

Maigres salaires

Certes, ils n'étaient pas rémunérés aux normes suisses. Ils touchaient entre 100 et 400 francs par mois. "Mais aucun employé n'a été trompé sur le salaire", a souligné M. Assaël. Certains ont même demandé et obtenu des augmentations. "Nous n'avons pas affaire à des esclaves maltraités", a souligné M. Jeandin.

La défense s'en est prise au comportement du Ministère public, l'accusant d'avoir voulu "se faire les Hinduja". Le dossier, selon elle, se résume à une affaire de rémunération. "Il s'agit d'un problème civil" qui a pu être réglé grâce "à une convention" qui a été conclue par les parties la semaine dernière.

Lundi, le premier procureur Yves Bertossa avait requis des peines de cinq ans et demi de prison à l'encontre du patriarche Prakash Hinduja et de son épouse Kamal, ainsi que des peines de quatre ans et demi de prison pour leur fils Ajay et leur belle-fille Namrata. Le Tribunal correctionnel rendra son jugement vendredi, à 16h00.

Continuer la lecture

Genève

Tribunal fédéral: un lasergame en forêt peut être soumis à autorisation

Publié

le

(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une société de loisirs contre une décision genevoise soumettant à autorisation l'organisation d'un lasergame en forêt. Une telle activité peut être assimilée à un jeu de combat et des restrictions se justifient vu l'impact sur la faune et la flore.

En 2021, la société a demandé une autorisation permanente pour organiser des lasergames à infrarouge dans tous les espaces forestiers du canton. L'autorité a indiqué que seules des autorisations ponctuelles pour des sites déterminés pouvaient être envisagées et a proposé une parcelle appartenant au canton.

Devant la justice genevoise puis devant le Tribunal fédéral, l'organisateur a contesté la légalité de ce régime d'autorisation. En substance, il estimait que ce système était contraire au principe du libre accès aux forêts et à sa liberté économique.

Dans un arrêt de référence publié mardi, le Tribunal fédéral rappelle que, selon le Code civil, cet accès peut être restreint par les cantons pour des motifs de protection de la nature. De même, la loi sur les forêts soumet à autorisation les grandes manifestations.

Répercussion sur la forêt

Parmi les "grandes manifestations", Genève classe les "jeux de combat et/ou utilisation de projectiles". Comme l'explique la 2e Cour de droit public, l'ampleur d'une manifestation ne se mesure pas seulement au nombre de participants mais aussi selon le type et l'intensité des répercussions sur la forêt.

Pour les juges de Mon Repos, les jeux de combat peuvent exercer un impact important sur la nature. "La nécessité pour chaque joueur de se défendre entraîne une baisse des égards témoignés ordinairement au milieu naturel. L'affrontement d'équipes suppose en outre de très nombreux mouvements et une occupation accrue de l'espace forestier."

Les participants sont donc particulièrement susceptibles de déranger la faune et d'endommager la flore même s'ils ne tirent pas de projectiles, relève la cour. S'y ajoute la forte pression humaine subie par les forêts genevoises, vu la taille restreinte du territoire.

Dès lors que le recourant peut exercer son activité ailleurs qu'en forêt, qu'il peut demander des autorisations ponctuelles et qu'un terrain lui a été proposé, une violation de sa liberté économique ne peut pas être retenue.

En écho, maître Romain Jordan, l’avocat de la recourante, dit « prendre acte de cette décision, qui réserve une large part au fédéralisme et aux cantons. Ma mandante va prochainement interpeller les autorités législatives du canton de Genève pour faire évoluer le régime légal applicable. »

Continuer la lecture