Rejoignez-nous

Genève

Des postes supplémentaires pour l'Office médico-pédagogique

Publié

,

le

Archives (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des postes supplémentaires pour l'Office médico-pédagogique

La cheffe du Département genevois de l'instruction publique (DIP) Anne Emery-Torracinta pourra renforcer l'Office médico-pédagogique (OMP). La Commission des finances du Grand Conseil a accepté mercredi d'octroyer un crédit supplémentaire de près d'un million de francs, soit l'équivalent de 25 postes.

D’un montant de 991'458 francs, la demande du DIP portait sur l’enseignement spécialisé et les prestations médico-psychologiques, tout particulièrement en lien avec l’OMP. Il s’agissait notamment de répondre aux besoins les plus urgents sur le terrain en visant à renforcer la sécurité des élèves et des professionnels, explique la Commission des finances jeudi dans un communiqué.

Lancement des engagements

Cette demande a été acceptée par douze oui et trois abstentions. La conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta se "réjouit de constater que la droite du Grand Conseil ait enfin réalisé qu’il n’était pas possible d’une part de critiquer le manque de moyens destinés à la prise en charge en foyer des jeunes parmi les plus fragiles du canton et, d’autre part, de refuser tout moyen supplémentaire permettant d’améliorer la situation."

Les postes obtenus vont permettre de lancer les processus d’engagement et démarrer ainsi le plan d’action prévu pour l’OMP sans attendre le vote du budget 2023. Toutefois, le fait que l’entier des postes demandés n’ait pu être obtenu fera malheureusement prendre du retard à sa finalisation, regrette le DIP.

Dans le détail, le DIP a obtenu 24,9 Equivalent temps plein (ETP) "de terrain". Parmi eux 20,9 postes sont majoritairement attribués à des éducateurs ou des assistants socio-éducatifs. Ils sont destinés aux lieux qui accueillent des jeunes à gros troubles du comportement nécessitant un encadrement important, tant pour assurer leur sécurité que celle du personnel qui les accompagne. Quatre postes sont destinés à la formation des équipes sur le terrain.

Refusés en juin

Fin juin, la cheffe du DIP avait déjà demandé à la commission des finances des moyens supplémentaires pour l'OMP. Mais la majorité de droite avait refusé d'octroyer le crédit de 2,2 millions de francs qui visait à ouvrir 55 postes. Ce refus avait notamment été justifié par le fait que les postes prévus étaient destinés à renforcer la hiérarchie plutôt que le terrain.

Depuis un an, l'OMP est sous les feux des projecteurs après la révélation de cas de maltraitance au foyer pour jeunes autistes de Mancy à Collonge-Bellerive, mettant la magistrate de tutelle sur la sellette. Une réforme a été entamée au début de l'été.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Environnement

C'est le printemps! La 1ère feuille du Marronnier officiel a éclos!

Publié

le

Le Marronnier officiel de la Treille a fait éclore, dimanche 3 mars, sa première feuille

C’est le printemps… du moins à en croire le Marronnier officiel de la Treille! Il a fait éclore, dimanche, sa première feuille, ce qui marque, comme de tradition, l’arrivée du printemps à Genève.

Le printemps est donc là. 18 jours avant la date calendaire! Le sautier de la République a officiellement annoncé, dimanche, l'éclosion de la la première feuille du marronnier officiel de la Treille. Une date, un peu plus précoce que la moyenne des observations de ces dernières années, où cette première feuille apparaît plutôt entre le 5 et le 24 mars. C'était le 9 mars en 2023. Cette éclosion précoce symbolise l’hiver doux et éphémère qu’a connu Genève, cette année. Cette tradition du Marronnier de la Treille remonte au 16 mars 1818. La date de dimanche a d’ailleurs été inscrite sur le parchemin qui recense toutes les dates d’éclosion de la première feuille. A noter, enfin, que la maison de quartier Chausse-Coq, organise, le samedi 23 mars,  sa "Fête de la Première feuille"

Continuer la lecture

Genève

Un nombre de bulletins nuls exceptionnellement élevé

Publié

le

A Genève, la complexité des sujets fédéraux et cantonaux a abouti à un nombre de bulletins nuls exceptionnellement élevé. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, 1453 bulletins de vote ont été considérés comme nuls dimanche en raison de ratures, de correction au Tipp-Ex ou de coquilles, a annoncé la chancelière. Ce nombre exceptionnellement élevé est dû à la complexité et à la proximité des objets en votations.

En règle générale, le taux de bulletins nuls varie entre 0,001 et 0,1%. Or, il atteint dimanche près de 1%, soit entre 100 et 10 fois plus. "Il faudra analyser pour voir si la clarification du message est nécessaire", a indiqué devant les médias Michèle Righetti-El Zayadi.

"Les citoyens se sont vraisemblablement trouvés empruntés devant leurs bulletins", a ajouté la chancelière. Le nombre élevé d'objets n'est par forcément en cause, selon Mme Righetti-El Zayadi. Ce scrutin était plutôt compliqué en raison de la nature des objets qui allaient par paires, comme les objets fédéraux sur l'AVS et cantonaux sur le PAV et l'impôt auto.

Le taux de participation de 52,57% est "très important". Il est largement au-dessus de la moyenne des onze dernières votations (47%), a relevé avec satisfaction la chancelière.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Satigny: non au crédit pour acheter de nouveaux locaux commerciaux

Publié

le

Les Satignotes ont dit non dimanche à l'acquisition d'arcades commerciales dans le nouveau quartier des Celliers, le long de la route du Mandement. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La commune de Satigny (GE) ne pourra acquérir des locaux commerciaux dans le nouveau quartier des Celliers. Les Satignotes ont refusé dimanche le crédit de 2,1 millions de francs destiné à cet achat qui était contesté par référendum.

Le crédit a été refusé par 63,81% des votants, avec un taux de participation de 56,96%. L'exécutif voulait acquérir ces espaces commerciaux afin de contribuer au développement de l'économie locale. Il s'agissait aussi de répondre aux besoins de prestations de proximité des habitants de cette commune dont la population a plus que doublé en vingt ans.

Les arcades commerciales se situent dans le nouveau quartier des Celliers au centre du village, le long de la route de Mandement. La Municipalité avait notamment évoqué l'installation d'un magasin de vélos, d'une épicerie de produits du terroir ou d'un fleuriste.

Le PLR et l'UDC s'étaient opposés à cet investissement "disproportionné" et "pas raisonnable". Selon ces deux partis, la commune dispose déjà de locaux commerciaux vacants depuis des mois sur la place du village. La priorité des dépenses doit aller à la construction d'une nouvelle école, à l'encadrement des jeunes et des seniors ou au développement de places de crèche, défendaient-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Deux fois oui pour un renforcement des droits démocratiques

Publié

le

Genève dit deux fois oui pour renforcer les droits démocratiques. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève va faciliter l'accès aux droits démocratiques. Le peuple a largement accepté dimanche deux modifications constitutionnelles en ce sens: l'une diminue le nombre de signatures exigées pour les initiatives et les référendums et l'autre suspend le délai de récolte des paraphes à Pâques.

La loi constitutionnelle visant à faire baisser le nombre de signature a été approuvée par 63,20% des votants. Elle est issue de l'UDC et a été soutenue par le MCG et la gauche.

Le nombre de signatures nécessaires est calculé sur la base d'un pourcentage des titulaires des droits politiques. La modification réduit les pourcentages de 3% à 2% pour les initiatives constitutionnelles et de 2% à 1,5% pour les initiatives législatives et les référendums facultatifs.

Le nombre de signatures requises pour faire aboutir une initiative constitutionnelle passerait ainsi en 2024 de 8307 à 5538. S'agissant des initiatives législatives et des référendums, il diminuerait de 5538 à 4153. Les pourcentages sont aussi abaissés en matière communale.

Deux baisses

Selon les partisans de cette mesure, Genève avait placé la barre très haut comparativement à d'autres cantons. A Zurich, qui compte plus de 1,5 million d'habitants, 6000 citoyens peuvent déposer une initiative populaire et 3000 signatures suffisent pour faire aboutir un référendum facultatif. Les délais de récolte y sont aussi plus longs.

Les opposants, soit le PLR et Le Centre et LJS, rappelaient qu'il y avait déjà eu deux baisses des exigences relatives au nombre de signature, en 2021 et en 2017. Le Conseil d'Etat était aussi contre l'abaissement de ces seuils. En diminuant le nombre de signatures requises, le risque est de banaliser, voire de galvauder l'exercice des droits politiques, estimait le Conseil d'Etat.

Partis unanimes

Sans surprise, la deuxième modification constitutionnelle, qui vise à suspendre le délai de récolte des signatures pour les référendums pendant les vacances de Pâques, a été acceptée par 83,58%. Ce changement également initié par l'UDC était soutenu par l'ensemble des partis.

La suspension des délais référendaires à Pâques, à l'instar de ce qui se pratique déjà pendant les fêtes de fin d'année et la pause estivale, participe au bon exercice de la démocratie directe, selon l'ensemble de la classe politique. Elle permet d'effectuer des récoltes de signatures dans de meilleures conditions.

Le Conseil d'Etat était pour sa part opposé à cette mesure. Il craignait qu'elle ne retarde l'entrée en vigueur des lois votées par le Grand Conseil. Le taux de participation s'est élevé à 52,57%.

Continuer la lecture

Genève

Le Cé qu'è lainô inscrit comme hymne officiel dans la Constitution

Publié

le

Le "Cé qu'è lainò" est chanté à Genève lors des célébrations de l'Escalade (archives). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

Le "Cé qu'è lainô", un chant en arpitan genevois narrant l'histoire de l'Escalade, fait son entrée dans la Constitution en tant qu'hymne officiel du canton. Les Genevois ont accepté dimanche d'ancrer ce texte dans la Charte fondamentale, comme le voulait la droite.

Soumise au référendum obligatoire, cette modification constitutionnelle a été approuvée par 61,77% des votants. Le "Cé qu'è lainô", qui signifie "celui qui est en haut", raconte en 68 strophes en patois franco-provençal la victoire des Genevois contre les troupes du Duc de Savoie en 1602.

Il est chanté lors des cérémonies qui commémorent l'Escalade, lors de la prestation de serment du Conseil d'Etat ou encore dans les écoles de police. Ce chant est aussi fièrement entonné avant chaque match à domicile du Servette Football Club et du Genève-Servette Hockey Club.

Emmenée par l'UDC, la droite a voulu ancrer le "Cé qu'è lainô" dans la Constitution afin de le sauvegarder pour la postérité dans sa version originale. Elle voulait empêcher toute tentative de réécriture de ce chant.

Stéphane FloreyDéputé UDC

Vecteur d'identité

Une question urgente écrite déposée au Grand Conseil par un député socialiste avait mis le feu aux poudres. Sylvain Thévoz demandait en décembre 2022 si ce texte "sanguinaire et théologique à la gloire de Dieu" était compatible avec la loi sur la laïcité. Le gouvernement avait répondu que ce chant populaire, historique et culturel n'était pas concerné par cette législation.

Peu rassurée par cette réponse, l'UDC avait déposé dans la foulée un projet de loi pour ancrer le "Cé qu'è lainô" dans la Constitution. Un vecteur d'identité aussi fort doit être inscrit dans la Charte fondamentale comme hymne officiel, avait argué la droite. La gauche ainsi que le gouvernement n'y voyaient pas la nécessité.

Sylvain ThévozDéputé PS

Seulement à Genève

Le Conseil d'Etat reconnait au "Cé qu'è lainô" la qualité d'hymne officiel. Il aurait préféré lui donner une assise légale en l'inscrivant dans la loi sur la dénomination, les armoiries et les couleurs de l'Etat.

Aucun autre canton, ni la Confédération, ne mentionne d'hymne dans sa Constititution. "La Rauracienne" a par exemple été décrétée hymne officiel dans un arrêté du Parlement jurassien. "Notre Valais" a pour sa part fait l'objet d'une reconnaissance officielle par le Conseil d’État en 2016. Le taux de participation s'est élevé à 52,57%.

Avec ATS Keystone.

Continuer la lecture