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Genève

Canicule: bilan inquiétant sur les chantiers selon les syndicats

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Selon Unia, les ouvriers ne disposent pas toujours d'eau potable en suffisance sur les chantiers (Image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les syndicats genevois ont tiré ce jeudi un bilan préoccupant de la période caniculaire sur les chantiers. Ils demandent des sanctions exemplaires envers les entreprises qui n'assurent pas correctement la protection de la santé de leur personnel pendant les fortes chaleurs. 50 cas problématiques ont été dénoncés à l’inspection du travail.

À Genève, les syndicats ont présenté ce jeudi leurs conclusions internes sur la canicule qui a frappé les travailleurs. Du 13 juillet au 12 août, le SIT, Unia et Syna ont visité une centaine de chantiers pour s'assurer que les mesures de protection des ouvriers étaient appliquées lors des fortes chaleurs de cet été. Et des manquements inquiétants ont été observés. Les explications de Thierry Horner, secrétaire syndical au SIT.

Thierry HornerSecrétaire syndical au SIT

Les syndicats ont dénoncé 50 entreprises auprès de l'office cantonal de l'inspection et des relations du travail (OCIRT) et de l'Inspection paritaire des entreprises (IPE).

"Caricature"

Contacté par Keystone-ATS, le directeur de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) Genève, Eric Biesel, regrette "cette caricature". Il souligne que depuis deux ans la SSE Genève rappelle activement à ses 115 membres les mesures à prendre pour protéger les travailleurs en cas de fortes chaleurs. Une application a aussi été développée pour aider des entreprises à appliquer les bonnes mesures au bon moment. A sa connaissance, des pauses régulières sont respectées et la distribution d'eau fraîche également. Les horaires ont aussi été adaptés pour commencer plus tôt le matin, soit 06h00 à la place de 07h00. "Evidemment, tout n'est pas parfait, mais la très grande majorité des entreprises agit correctement", relève M. Biesel.

Plaintes pénales

À ce jour, les syndicats n'ont pas eu de retour suite aux 50 dénonciations transmises à l'OCIRT. Les entreprises sont généralement contactées par courrier pour une simple demande de mise en conformité. Les syndicats ont annoncé qu'en 2023, ils passeront directement par des plaintes pénales pour mise en danger de la vie d'autrui. En attendant, ils appellent les associations patronales à assumer leurs responsabilités et les organes de contrôle à être plus réactifs et fermes dans leurs interventions. Ils exigent également des sanctions plus sévères. Ecoutez Thierry Horner

Thierry HornerSecrétaire syndical au SIT

Les syndicats demandent aussi à l'Etat une plus grande responsabilité sociale sur leurs chantiers, même si les délais des travaux doivent être rallongés.

Fonds canicule

Face à cette situation inquiétante et aux canicules qui sont amenées à se répéter, les syndicats exigent la mise sur pied avant la fin de l'année d'un fonds intempéries-canicule. Le détail avec Thierry Horner.

Thierry HornerSecrétaire syndical au SIT

Des discussions tripartites ont été entamées depuis le début du mois de janvier avec le Département de l’économie et de l’emploi, ainsi que les organisations patronales. À noter qu'un mécanisme similaire existe déjà dans le canton de Vaud  depuis plusieurs années.

MH avec Keystone-ATS

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Genève

L'hôpital des nounours pour familiariser les enfants au milieu hospitalier

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C'est une manière originale de dédramatiser le milieu hospitalier pour les enfants: l'hôpital des nounours prend ses quartiers depuis lundi à Genève. 

La salle du Faubourg à Genève s'est transformée pendant une semaine en hôpital des nounours. Chaque jour, entre 300 et 500 enfants de 4 à 9 ans vont venir faire soigner leurs peluches aux côtés d’étudiants en 2ème année de médecine. Objectif: dédramatiser les hospitalisations. Emma Desenne, présidente de l’hôpital des Nounours.

 

Le long d’un parcours d’une trentaine de minutes, les enfants de 4 à 9 ans sont ainsi guidés par des étudiants de médecine, de sciences pharmaceutiques, de la haute école de santé ou des sciences biomédicales devenus « nounoursologue » pour l’occasion.

Reportage sur place de Viviane Bisson et Benoît Rouchaleau.

Au total, près de 3000 enfants sont attendus durant la semaine à la salle du Faubourg. L’entrée est gratuite après réservation sur le site internet de l'hôpital des nounours.

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Genève

La Chaux-de-Fonds: plantation du premier arbre offert par Genève

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Le maire de Genève, Alfonso Gomez et le président de La Chaux-de-Fonds Jean-Daniel Jeanneret (au centre) ont planté symboliquement un chêne offert par la Ville de Genève. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

La Ville de Genève a offert une dotation permettant de planter plus de 400 arbres à La Chaux-de-Fonds (NE), dévastée le 24 juillet par une tempête. Un chêne pédonculé a été planté lundi dans le square de la gare par les autorités communales des deux cités.

Le chêne pédonculé, d'une hauteur de plus de 4 mètres, sera bientôt entouré d'un anneau arborisé selon le principe de la microforêt Miyawaki: une plantation dense de plants arbustifs et de jeunes arbres destinés à être rapidement autosuffisants, ont indiqué les deux villes. Plusieurs dizaines d'enfants ont contribué à la démarche de ré-arborisation en plantant de petits arbres dans le square.

"Cet événement, signe fort de la solidarité qui règne entre les villes suisses, est l'occasion de mettre en avant les nombreux liens qui unissent Genève et La Chaux-de-Fonds. Toutes deux sont des cités fortement marquées par l'horlogerie et font partie des sites Le Corbusier", ont précisé les deux métropoles.

"La Ville de Genève a été la plus généreuse", a déclaré à un vidéaste de Keystone-ATS Jean-Daniel Jeanneret, président du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. "Nous avons été très sensibles et très touchés par l'événement qui s'est produit il y a bientôt une année", a précisé Alfonso Gomez, maire de la Ville de Genève.

Soutien unanime

Un état d'esprit d'entraide est également au centre des relations entre les deux villes. En février 1985, alors que plus de 50 centimètres de neige avaient recouvert Genève, le Service de la voirie de La Chaux-de-Fonds avait mis à disposition du matériel et du personnel pour dégager les routes genevoises.

Dès les premiers jours après la tempête du 24 juillet, le Service d'incendie et de secours de Genève était à La Chaux-de-Fonds avec une vingtaine de collaborateurs pour aider à la sécurisation de l'espace public. Constatant les nombreux dégâts causés aux arbres, le Conseil administratif genevois a ensuite sollicité un crédit de 600'000 francs auprès du parlement de la Ville pour un soutien exceptionnel devant permettre la replantation de 400 des 1500 arbres abattus sur l'espace public.

Le crédit a été accepté à l'unanimité et la plantation symbolique du 1er arbre marque le début d'une campagne de ré-arborisation qui s'étalera sur quelques années et dans différents lieux de la ville. Une plaque marquant ce soutien a également été installée au pied de l'arbre.

La cérémonie de la plantation de l'arbre s'est tenue en présence du maire de Genève, Alfonso Gomez, de Christina Kitsos, vice-présidente du Conseil administratif, ainsi que du Conseil communal in corpore de la Ville de La Chaux-de-Fonds.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Tirabosco à l'honneur à BDFIL: "c'est la récompense d'une pugnacité"

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KEYSTONE- SALVATORE DI NOLFI

Le festival consacré à la bande dessinée BDFIL s'ouvre ce lundi à Lausanne. Un Genevois sera mis à l’honneur: Tom Tirabosco.  

Difficile de passer à côté de lui ce printemps, l'artiste Tom Tirabosco est partout.

L’actualité du dessinateur genevois est chargée en ce mois d’avril. Il est tout d’abord l’invité d’honneur du festival BDFIL qui commence ce lundi. L'événement vaudois lui consacre une grande rétrospective intitulée "Monstres et merveilles". Tom Tirabosco présentera également à Lausanne son nouvel ouvrage en avant-première “Terra Animalia”. Sa bande dessinée “L’œil de la forêt” qui lui avait valu le prix du festival de Sierre il y a 20 ans, est rééditée.

Une mise à l'honneur qui vient récompenser une carrière riche. Que se dit Tom Tirabosco lorsqu’il se retourne sur le chemin parcouru?

L'artiste genevois est arrivé à vivre de sa passion. Comment a t-il fait pour se démarquer?

 

Tom Tirabosco est une figure locale reconnue dans le monde de la bande dessinée. Cette particularité lui a permis d'exercer son métier sur le long terme:

Le dessinateur sera présent du 19 au 21 et du 26 au 28 avril pour, entre autres, des séances de dédicaces à BDFIL.

Enfin, sachez qu’une exposition sur de nouvelles œuvres est à découvrir jusqu'au 24 avril à la galerie Tiramisu à Carouge.

Retrouvez l'interview de Tom Tirabosco en intégralité ci-dessous:

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Genève

Le décès d'un automobiliste après une embardée sur l'A1

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(image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un automobiliste perd la vie dans la région genevoise.

Un automobiliste français de 47 a fait vendredi une embardée sur l'embranchement entre l'autoroute A1 et la voie d'autoroute direction la Praille (GE). Désincarcéré, il a été conduit aux urgences des Hôpitaux universitaires de Genève, mais a succombé samedi à ses blessures, a indiqué la police genevoise.

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Genève

La cannabinothèque: un magasin (pas tout à fait) comme les autres

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La cannabinothèque se présente comme n'importe quel magasin

Le National s’empare de la régulation du cannabis. Un projet de loi est en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé. En attendant, les essais pilote de vente régulée se multiplient. A Genève, c’est à Vernier, que la cannabinothèque a ouvert, il y a quatre mois. Un essai pilote avec un suivi scientifique des consommateurs, triés sur le volet. Immersion au sein de ce magasin pas comme les autres. 

La Suisse va-t-elle passer le pas de la légalisation du cannabis? Un projet de loi pour sa régulation est, en tout cas, en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé du National. En attendant, les essais pilote se multiplient, à l’image de celui mené à Vernier, depuis quatre mois. Reportage.

Les différents échantillons de cannabis sont présentés sur le comptoir 

Quatre mois d'ouverture et un premier bilan très satisfaisant, pour Martine Baudin, la coordinatrice de l’essai pilote de vente réglementée de cannabis, à Genève.

"Nous avons une liste d'attente de consommateurs qui souhaitent participer à cet essai pilote" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

La cannabinothèque n'est pas ouverte à tous. 640 personnes, triées sur le volet, participent actuellement à cet essai pilote qui est avant tout une étude scientifique. Martine Baudin.

L'arrivée d'un magasin de vente régulée de cannabis a suscité quelques craintes dans le quartier. Mais elles ont vite été dissipées. Martine Baudin.

"Nous n'avons eu aucun désagrément avec le voisinage" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

Un échantillon de chaque type de cannabis est disponible, avec notamment indiqué, le taux de THC

La cannabinothèque propose différents types de cannabis. A l'image d'un vin et de ces différents cépages, le cannabis, présente divers goûts et effets. Explication avec un des vendeurs, Alexandre Medioni.

"On va avoir en bouche, ce côté très épicé, à l'ancienne" (Alexandre Medioni, vendeur à la cannabinothèque)

Le cannabis peut aussi être vendu sous forme d'huile

Un cannabis qui se présente sous des formes différentes. Alexandre Medioni.

Le cannabis, vendu par la cannabinothèque, se présente sous forme de sachet. scellé

Les vendeurs prodiguent donc des conseils "techniques" mais aussi sanitaires. Un aspect primordial de cet essai pilote de vente régulée, autorisée par la Confédération et conduit par l'association ChanGE. Chaque produit dispose d'un QR Code, sorte de "carte d'identité" du cannabis. Celui-ci doit respecter un cahier des charges très strict: être local et bio et ne pas contenir un taux de THC supérieur à 20%. Cédric Jacquemoud, responsable de la Cannabinothèque.

"Ce QR code est la carte d'identité du produit avec tous les messages de prévention (...) et toutes les garanties de qualité du produit" (Cédric Jacquemoud, responsable de la cannabinothèque)

Les consommateurs, eux, semblent ravis. Ils sont déjà plus de 640 à s'être inscrits à cet essai pilote.  Pour certains, ce cannabis légal a même modifié leur consommation.

"Je fume moins, je fume mieux" (un des consommateurs)

Cet essai pilote doit durer cinq ans, avec à terme, 1200 participants.

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