Une étude de l'UNIGE ouvre la voie à un diagnostic plus précoce des maladies neurodégénératives. Pour la première fois, elle a établi la structure tridimensionnelle de dépôts de protéines anormales sur un patient vivant atteint d'amylose à transthyrétine (ATTR).
Cette maladie rare est provoquée par le mauvais repliement d'une protéine. Celle-ci s'accumule avec toxicité dans différents organes par des dépôts filamenteux, a expliqué lundi l'Université de Genève (UNIGE).
Ce mécanisme est similaire à celui observé dans d'autres maladies neurodégénératives comme Alzheimer, Parkinson ou encore la sclérose latérale amyotrophique.
L'étude en collaboration avec l'Université de la Suisse italienne (USI), publiée dans la revue Nature Communications, a été menée à partir d'une biopsie cutanée du patient vivant. Jusqu'à présent, les travaux sur les fibrilles de l'ATTR portaient surtout sur des tissus prélevés chez des défunts.
Ils ne permettaient qu'une évaluation des dernières étapes de la pathologie. Les scientifiques dirigés par Andreas Boland de l'UNIGE et Giorgia Melli de l'USI ont pu oeuvrer sur le patient presque sans douleur pour celui-ci.
Une approche de pointe, la cryo-microscopie électronique, a abouti à l'établissement de la structure tridimensionnelle des fibrilles qui ont pu être suffisamment isolées dans l'échantillon de peau prélevé. Cette manoeuvre a permis de voir que les dépôts amyloïdes dans la peau sont presque conformes à ceux dans des organes plus difficiles d'accès, ajoute également l'UNIGE.
Pour la première fois, les fibrilles pourront être suivies à long terme. Le laboratoire de l'UNIGE souhaite à l'avenir l'appliquer à d'autres pathologies neurodégénératives, notamment Alzheimer ou Parkinson. A terme, "une prise en charge personnalisée" pour les patients pourra être menée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
AS
8 mai 2022 à 22 h 29 min
En tant que participante de cette manifestation d'aujourd'hui, je veux d'abord dire un grand merci au Radio Lac pour le reportage sur notre evenement. Les gens ne peuvent pas manifester en Russie maintenant parce que le parlement russe vient d'adopter un paquet des mésures draconniennes contre toute forme de proteste et d'expression d'opinion opposante à celle du régime. Chaque jour il y a des arrestations des gens en Russie, des gens qui osent s'exprimer contre la guerre, contre le regime courant oppressif. Donc pouvoir protester à Genève c'est déjà un privilege et c'est important pour nous que ça soit clair qu'il y a des russes qui ne sont pas d'accord avec cette guerre. Par contre, concernant le reportage qui a été fait, c'est un peu dommage que vous ayez utilisé une photo d'archive au lieu des photos de notre action. J'aurais du peut-etre prendre le contact de votre journaliste pour lui envoyer les photos que nous avons prises aujourd'hui, avec le drapeau blanc-bleu-blanc qui est utilisé depuis fin mars par presque tous les opposants russes en Europe et ailleurs. Le blanc-bleu-blanc est le drapeau russe sans la bande rouge; la couleur du sang. Nous ne voulons pas de sang.