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Genève

Des grains venus de l'espace analysés à Lausanne et Genève

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(JAXA via AP, File)
Des chercheurs de l'Université de Lausanne (UNIL) et du Muséum d'histoire naturelle de Genève vont pouvoir travailler sur des échantillons de l'astéroïde Ryugu, l'un des objets les plus primitifs du système solaire. Leur mission consistera à analyser la composition chimique de ces prélèvements, précisent mardi les deux institutions.

Les scientifiques de l'arc lémanique ont été mandatés par l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise (JAXA) pour mener ce travail. L'étude de ces grains d'astéroïde est une remontée du temps. Grâce à elle, les scientifiques espèrent approfondir leur compréhension du cycle de l'eau et du soufre dans le système solaire primitif.

Ryugu est en effet le témoin de l'époque où le système solaire et les planètes se sont formés. Les échantillons prélevés à la surface de l'astéroïde sont dans un état de conservation unique et sont une mine d'informations pour les chercheurs. Ils permettront peut-être de répondre à la question de la provenance de l'eau sur la Terre.

Les échantillons qui seront étudiés à Lausanne et à Genève proviennent des 5,4 grammes de l'astéroïde Ryugu qui ont été ramenés, en 2020, par la sonde spatiale japonaise Hayabusa 2. L'objet céleste de 900 mètres de diamètre qui fascine tant les scientifiques est situé à 300 millions de kilomètres de la Terre.

Nombreuses études

De nombreuses études sont déjà en cours dans le monde sur ce grain de poussière venu de l'espace. Il s'agit d'obtenir des informations sur la formation du système solaire et des planètes et même sur l'origine de la vie. Une des recherches a ainsi révélé la présence sur Ryugu "de briques de base nécessaires à la vie".

Les échantillons qui ont été confiés à l'UNIL et au Muséum d'histoire naturelle de Genève sont minuscules. Leur taille est d'environ 50 à 200 micromètres, soit peu ou prou l'épaisseur d'un cheveu, qui mesure environ 80 microns. Les grains d'astéroïde seront analysés avec la sonde ionique SwissSIMS, dans les locaux de l'UNIL.

L'objectif des études effectuées en Suisse romande par les spécialistes en géoscience sera de tenter de reconstituer la composition de l'eau la plus ancienne de Ryugu et de voir si cette eau est comparable à celle qui se trouve sur la Terre. L'eau aurait en effet pu être amenée sur terre par les astéroïdes.

En Suisse, le projet conjoint de l'UNIL et du Muséum d'histoire naturelle de Genève n'est pas le seul à avoir reçu des échantillons de Ryugu. L'EPFZ travaille aussi sur l'astéroïde. Il existe sur terre des météorites de la même famille que Ryugu, mais ces objets ont été altérés lors de leur traversée de l'atmosphère.

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Genève

Maria Mettral arrête la météo, après avoir fait la pluie et le beau temps pendant 35 ans

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Maria Mettral a présenté dimanche sa dernière météo, après 35 ans à l'antenne © RTS/Philippe Christin

Maria Mettral a présenté dimanche son dernier bulletin météo sur la RTS. 

La comédienne et présentatrice genevoise a fait ses adieux dimanche soir aux téléspectateurs de la RTS, après 35 ans d'antenne.

Elle avait fait ses premiers pas à la télévision romande en avril 1989 en présentant son premier bulletin. Elle avait même été étonnée d'avoir été retenue pour le poste, concédant avoir fait "l'andouille" lors des sélections.

35 ans plus tard, le sourire toujours bien accroché au visage, Maria Mettral assure qu'il n'y a aucune nostalgie.

Maria MettralPrésentatrice et comédienne

A 64 ans, elle va continuer à donner des cours de pose de voix aux collaborateurs de la RTS. Elle va aussi poursuivre sa carrière au théâtre. Alors ne lui parlez surtout pas de retraite!

Maria MettralPrésentatrice et comédienne

Propos recueillis par Benoît Rouchaleau de Radio Lac. En mai dernier, elle était sur scène à Chêne-Bourg dans "L’Autre", une pièce de l’écrivaine genevoise Mélanie Chappuis.

 

 

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Genève

Procès Hinduja: peines de 4 ans et demi à 5 ans et demi requises

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Quatre membres de la famille Hinduja sont poursuivis pour traite d'êtres humains et usure par métier (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Ministère public a requis lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève des peines allant de 4 ans et demi à 5 ans et demi à l'encontre de quatre membres de la famille Hinduja. Ces derniers sont poursuivis pour traite d'êtres humains et usure par métier.

Le premier procureur Yves Bertossa a débuté son réquisitoire par une comparaison: selon le budget de la famille, qui vit dans une villa à Cologny (GE), le montant dépensé pour les animaux de compagnie en 2014 était de 8584 francs alors que le salaire du personnel domestique se situait entre 220 et 400 francs par mois. "Dans cette famille, on dépense davantage pour le chien que pour les employés domestiques".

"Ils ont fait tout ça pour économiser du fric", s'est indigné le premier procureur. Selon le Ministère public, ce procès est celui d'une famille multimilliardaire qui recrute du personnel en Inde pour le payer au lance-pierre. Et ces prévenus, "qui n'assument rien", ont tout fait pour échapper à ce procès, a-t-il souligné.

Au terme d'un réquisitoire sévère, il a requis une peine privative de liberté de 5 ans et demi à l'encontre du père, Prakash Hinduja (78 ans) et de son épouse Kamal (75 ans), tous deux absents depuis le début de ce procès sous haute tension, et de quatre ans et demi à l'encontre de leur fils Ajay (56 ans) et de leur belle-fille Namrata (50 ans).

Le premier procureur a aussi demandé de prononcer une créance compensatrice de 3,5 millions de francs en faveur de l'Etat de Genève. Il justifie cette requête par le fait que l'accord conclu jeudi entre les parties ne dit pas un mot des salaires qui n'ont pas été payés. Il a aussi demandé de mettre les frais de procédure, soit un million de francs, à la charge des prévenus.

Le procès se poursuit avec les plaidoiries de la défense.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les HUG enseignent les gestes qui sauvent aux futurs et jeunes parents

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Les mises en situation s'effectuent dans la salle de formation par simulation, sur des mannequins de bébés

Depuis un mois, les HUG proposent des cours de premiers secours aux jeunes ou futurs parents. 

C’est nouveau aux Hôpitaux Universitaires de Genève: Depuis mi-mai, l'hôpital cantonal propose des cours de premiers secours aux futurs et jeunes parents de nourrissons et d'enfants de moins de 18 mois.

Que faire en cas d'étouffement ou de perte de connaissance? Comment pratiquer un massage cardiaque? Quand faut-il appeler les secours? C’est l’occasion de connaître les dernières recommandations en matière de prévention et surtout de s'entraîner aux gestes qui sauvent, en cas de situation critique, avec des spécialistes en réanimation pédiatrique.

Benoît Rouchaleau a assisté à l'un de ces ateliers, qui mêlent un peu de théorie et beaucoup de pratique.

Benoît RouchaleauReportage premiers secours aux HUG

Les HUG proposent ces cours une fois par mois, les lundis de 15h30 à 17h30, jusqu’en 2025. La formation coûte 50 francs par personne ou par couple.

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Culture

Un écran géant en plein air pour découvrir "Maria de Buenos Aires"

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Le parc des Eaux-Vives servira de décor naturel à la projection sur grand écran de l'opéra "Maria de Buenos Aires" le vendredi 21 juin) (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre de Genève organise le vendredi 21 juin une soirée de clôture de saison dans le cadre verdoyant du Parc des Eaux-Vives. L'opéra-tango "Maria de Buenos Aires" d'Astor Piazolla sera diffusé sur un écran géant. Une projection gratuite, à savourer dès 21h00 sous les étoiles.

L'oeuvre mise en scène par le Tessinois Daniele Finzi Pasca a été l'un des plus grands succès de la saison écoulée. Cette ode à la femme, à la fois libre et mystique, s'inscrit dans un univers poétique où évoluent des acrobates, des danseurs et des funambules. Le public pourra louer des transats sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Eglise protestante revisite la Pêche miraculeuse de Konrad Witz

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La Pêche miraculeuse de Konrad Witz est exposée au Musée d'art et d'histoire de Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un photomontage grand format basé sur La Pêche miraculeuse du peintre Konrad Witz a été accroché à la façade du temple de la Fusterie, à Genève. La toile de cinq mètres de haut et de 12 mètres de large restera visible pendant la durée des travaux de restauration de l'édifice religieux, jusqu'en 2027.

L'initiative revient à l'Eglise protestante de Genève (EPG), la propriétaire du temple. Le but du projet est de proposer à la population "une réflexion sur l'image dans la cité", indique l'EPG dans un communiqué. Outre le photomontage, quinze panneaux retraçant l'histoire de la place de la Fusterie sont érigés autour du chantier.

Le photomontage intitulé "Déplié", conçu par l'artiste Jean Stern, propose "une relecture" du célèbre tableau que Konrad Witz a achevé en 1444. L'oeuvre du peintre allemand a la particularité d'être la première représentation dans l'histoire de l'art "d'un lieu topographiquement exact et reconnaissable".

On y voit au premier plan le Christ, marchant sur l'eau, et des pêcheurs sur une barque, qui s'activent à remonter leurs filets. Au loin, le spectateur familier du paysage genevois distinguera immédiatement les montagnes qui servent de décor à la scène: les Voirons, le Môle et une extrémité du Salève.

L'observateur en déduit que le plan d'eau où se déroule l'épisode évangélique ne représente pas une rive du lac de Tibériade imaginée par le peintre allemand, mais qu'il s'agit bel et bien de la rade de Genève comme les yeux de Konrad Witz la percevaient, voilà bientôt six siècles.

Figures décalées

Le photomontage accolé au temple de la Fusterie associe La Pêche miraculeuse à des images contemporaines. "Entre quatre découpes du tableau, trois scènes d'aujourd'hui se déroulent sur la même rive, face aux montagnes". Le photomontage contient aussi un fragment du lac Léman peint par Ferdinand Hodler, au même endroit.

A travers ce projet, l'EPG veut sortir la toile de Konrad Witz de son écrin de verre, au Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH). La réplique revisitée doit interroger le public sur le sens de l'oeuvre en tant qu'image religieuse et de sa signification dans la cité. Le tableau a été admiré, rejeté, déplacé, restauré au cours du temps.

Le temple de la Fusterie a été inauguré en 1715. Il a été le premier sanctuaire urbain bâti à Genève après la Réforme. Son architecture, calquée sur le temple de Charenton, lieu de culte des réformés parisiens détruit en 1686, contraste avec l'architecture des églises élevées au Moyen-Age dans le périmètre de la Vieille-Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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