Russie, Ukraine et Etats-Unis vont tenir une réunion trilatérale vendredi à Abou Dhabi, a annoncé vendredi le Kremlin après un entretien à Moscou entre le président russe et l'émissaire américain Steve Witkoff. Kiev avait déjà accepté de se rendre à la réunion.
"Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi", a déclaré tôt vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou Dhabi", a-t-il dit.
M. Ouchakov a souligné que le long entretien entre le président russe Vladimir Poutine et M. Witkoff avait été "utile à tous points de vue", notamment pour permettre cette trilatérale.
"Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu'elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l'ensemble de questions liées à la fin du conflit" en Ukraine, a souligné M. Ouchakov, évoquant des pourparlers de "très substantiels" avec M. Witkoff.
Trois heures et demie de discussions
Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l'émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé.
"Nous sommes sincèrement intéressés par un règlement [du conflit] par les moyens politico-diplomatiques", a assuré M. Ouchakov. Mais "tant que ce n'est pas encore le cas, la Russie va continuer d'atteindre ses objectifs [...] sur le champ de bataille", a-t-il ajouté.
Steve Witkoff, qui était accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s'est entretenu avec Vladimir Poutine pendant plus de trois heures et demie. L'émissaire a déjà rencontré le président russe à plusieurs reprises depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine.
Au Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR), M. Witkoff avait auparavant vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. "Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", avait-il déclaré.
Garanties de sécurité
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est brièvement entretenu jeudi à Davos avec le président américain Donald Trump et a évoqué devant la presse une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple".
Il a toutefois assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit.
"Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents et ensuite il ira aux parlements nationaux".
M. Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue". "Sans règlement de la question territoriale [...] il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme", a répété vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après la réunion entre MM. Poutine et Witkoff.
Pas les premières négociations
Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats, sans régler le conflit.
La Russie exige un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l'OTAN. Elle a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures massives d'électricité et de chauffage, notamment dans la capitale, par des températures glaciales.
De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine.
"Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Beck
10 janvier 2020 à 23 h 47 min
C'est une honte et une atteinte à la démocratie d'installer des antennes 5G alors que certains cantons comme Genève ont posé des moratoires contre ces installations. Le Conseil Fédéral n'écoute absolument plus les décisions des cantons puisqu'il a estimé que ces moratoires étaient illégaux. On sait aussi pourquoi le Conseil Fédéral ayant des actions de Swisscom. Que l'on ne me parle pas d'écologie Mme la Présidente Sommaruga et honte à tout ce gouvernement. Suisse RÉVEILLEZ-VOUS.LA DÉMOCRATIE EST À L'AGONIE CHEZ NOUS. IMMONDE!!