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Environnement

Encore un mois pour aller voir flamboyer le Jardin botanique

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C’est un véritable bal annuel. Comme chaque automne à Genève, les feuilles des arbres prennent d’admirables teintes avant l’arrivée de la neige. Les Conservatoire et jardin botaniques (CJB) – récemment distingués pour leur travail – ne font pas exception et offrent une palette de couleurs à couper le souffle. 

Au Jardin botanique, on rencontre plus de 2500 arbres, notamment des espèces exotiques. En cette saison transitoire, cela permet d’assister à une mue colorée particulièrement riche. L’explication de ce changement d’apparence est assez technique: des pigments – anthocyanes, caroténoïdes, tanins – apparaissent au moment où la chlorophylle disparaît. Ce sont ces pigments qui donnent des tons pourpres, ors et bruns.

Mais finalement, pourquoi ces changements de couleurs? Il s’agit d’une « stratégie » des arbres caduques selon Christelle Baquet, jardinière botaniste et responsable de la collection des Jardins ethno-botaniques. L’objectif est de se préparer pour l’hiver:

Christelle Baquet  Jardinière-botaniste et responsable de la collection des Jardins ethno-botaniques

 

Plus qu’un mois 

« Dans un mois il sera trop tard » prévient Christelle Baquet. Ces belles couleurs sont éphémères et dépendent de la longueur du jour et de la température. Car les arbres ont une véritable « conscience »:

Christelle Baquet  Jardinière-botaniste et responsable de la collection des Jardins ethno-botaniques

Le site du Jardin botanique est très étendu. Christelle Baquet nous donne quelques conseils pour savoir où aller observer les arbres aux couleurs automnales, notamment un lieu peu connu du public:

Christelle Baquet  Jardinière-botaniste et responsable de la collection des Jardins ethno-botaniques

 

Distinction internationale 

Le Jardin botanique brille également à l’étranger. Il a reçu une prestigieuse distinction de la part de la fondation Botanic Gardens Conservation International (BGCI), sorte d’accréditation pour les jardins botaniques qui font de la conservation de plantes sauvages, la plupart du temps menacées. L’idée est d’encourager à trouver tous les moyens possibles pour aller récolter des graines et multiplier les plantes afin de les réintroduire ou de les conserver en banque de graines. La plupart des institutions récompensées se trouvent aux Etats-Unis, aussi, le Jardin botanique de Genève fait figure d’exception. Cela s’explique par le caractère récent de cette accréditions mais aussi par des questions de fonctionnement. C’est ce qu’explique Pierre-André Loizeau, directeur des Conservatoire et jardin botaniques:

Pierre-André Loizeau  Directeur des Conservatoire et jardin botaniques

Cette distinction vient récompenser un travail de longue haleine. Les employés du Jardin botanique se rendent souvent sur le terrain et réalisent un travail d’archivage considérable:

Pierre-André Loizeau  Directeur des Conservatoire et jardin botaniques

Pierre-André Loizeau donne un exemple concret, celui d’une espèce malmenée – la littorelle à une fleure – qui a été réintroduite avec succès:

Pierre-André Loizeau  Directeur des Conservatoire et jardin botaniques

 

 

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Environnement

A Genève, le Conseil d’Etat valorise les arbres

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Plaine de Plainpalais en 2016 (KEYSTONE/Martial Trezzini)

L’arbre ne doit plus être le parent pauvre du territoire, c’est le cri du cœur poussé par Antonio Hodgers. Le Conseiller d’Etat chargé de l’environnement va lancer un bouquet de mesures pour revaloriser la place de l’arbre dans la ville.

Dès le mois de mars, la taxe d’abattage d’un arbre augmente de moitié et elle va doubler en 2021, passant de 2 à 4 centimes au cm2. D’ici 2050, l’Etat va augmenter à 30% sa surface de canopée, comprenez l’ombrage fait par les arbres, elle est de 23% actuellement dans le canton. Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'environnement

Depuis quelques mois, le Conseiller d’Etat est fortement critiqué par les défenseurs des arbres pour sa gestion du patrimoine arboré. Il s’avère que l’année 2019 n’a connu que 5565 abattages d’arbres dans le canton alors qu’il était de 6600 en 2018. Et seul 4% auraient été coupés dans les Plans localisés de quartier, les PLQ.  Il faut néanmoins revoir les anciens PLQ. Antonio Hodgers

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'environnement

Ce bouquet de mesures est indispensable pour lutter contre les îlots de chaleur, qui ne vont cesser d’augmenter à cause du réchauffement climatique.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'environnement

Souvent les arbres ne sont pas plantés en pleine terre dans les nouveaux projets. Ils ne peuvent pas prendre racine dans le sol en raison de toutes les canalisations, SIG et autres Swisscom, qui se trouvent sous le bitume. Le Conseiller d’Etat estime que c’est néanmoins possible.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'environnement

Antonio Hodgers se défend de répondre aux critiques par ce plan de mesures en faveur des arbres.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé de l'environnement

Selon les chiffres du Département, les abattages concernent 4% des Plans localisé de quartier. Les autres abattages concernent la zone villa pour 35% d’entre eux et 61% les autres zones, notamment les espaces publics. Ils ont été effectués pour des raisons de sécurité, de dépérissements et de voirie.

 

 

 

 

 

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Malade, Greta Thunberg fait faux bond aux scientifiques à Davos

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Attendue lundi devant des scientifiques à Davos trois jours après sa visite à Lausanne (ci-contre), Greta Thunberg est malade. (©KEYSTONE/JCB)

Greta Thunberg fait faux bond aux scientifiques pour le climat, à la veille du début du WEF à Davos. L’activiste suédoise est malade, selon un de ses porte-paroles. Elle devait normalement participer à une campagne avec plusieurs chercheurs, pour demander que les gouvernements cessent de subventionner les énergies non renouvelables.

Appelée « Unissez-vous derrière la science », cette nouvelle campagne a été lancée au camp de base arctique du Forum économique mondial (WEF), sur les hauteurs de la station grisonne. Annoncée, la jeune femme de 17 ans a renoncé « en raison de difficultés de calendrier », a expliqué dans la matinée une porte-parole de ces scientifiques. Avant qu’un porte-parole de la Suédoise explique à Keystone-ATS qu’elle est malade.

« Elle ne participera pas à d’autres événements aujourd’hui et se rétablit avant son discours demain », a-t-il ajouté lundi. La jeune activiste doit s’exprimer mardi à deux reprises au premier jour du WEF.

Soutien par un acteur américain

La nouvelle campagne veut mettre en avant des voix et des ressources pas suffisamment entendues. « Je ne veux pas que les dirigeants m’écoutent moi. Je veux que les dirigeants écoutent les scientifiques et qu’ils s’unissent derrière la science », affirme la Suédoise dans un communiqué. Dimanche, elle avait appelé sur les réseaux sociaux à éviter un « crimes contre l’humanité ».

Chaque décision politique, économique ou financière doit être prise pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C au total d’ici 2100, ont insisté les scientifiques. Outre Greta Thunberg, l’ancienne cheffe de la lutte pour le climat à l’ONU Christiana Figueres ou l’acteur américain Rainn Wilson soutiennent la nouvelle offensive.

Les scientifiques demandent aussi de mettre un terme à toute extension des carburants, investissements et subventions non renouvelables. Mais également de taxer la pollution plutôt que les revenus des individus.

Le charbon devra être abandonné d’ici 2030 dans les pays riches et d’ici 2040 dans tous les autres pays, insistent les responsables de la campagne. Egalement d’ici 2030, les moteurs à combustion interne ne devront plus être vendus et la moitié des zones terrestres devront être protégées.

Aide aux patrons et pour les dirigeants politiques

« Les scientifiques ont longtemps pensé que présenter simplement les dernières données et preuves du changement climatique convaincrait les dirigeants du besoin d’action », disent-ils. Mais au terme de la décennie la plus chaude jamais observée, « il est clair que les pires prévisions scientifiques sont devenues une réalité et deviennent pires encore ». Et de mentionner notamment les récents incendies en Australie.

Le public doit comprendre les besoins scientifiques et mettre la pression sur leurs dirigeants pour une action adaptée, ajoutent-ils encore. La campagne lancée lundi doit s’adapter aux nouvelles données et urgences climatiques. « Nous ne pouvons plus accepter une action insuffisante », dit le fondateur du camp de base arctique, Gail Whiteman.

« Les fondations de notre transformation économique vers la neutralité carbone doivent être justes et établies selon la science », a expliqué de son côté Mme Figueres. Selon elle, cette campagne va aider les patrons, les investisseurs et les responsables politiques.

Mardi, la randonnée pour le climat de Strike WEF doit arriver à Davos au terme de trois jours de marche et de débats. Les participants étaient plus de 1000 dimanche mais seuls 350 ont poursuivi lundi depuis Schiers, selon les organisateurs.

Source: ATS

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Environnement

Quatre fois plus d’antennes actives 5G, en un mois, à Genève

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Le député Boris Calame a déposé une question écrite sur la 5G. Malgré le moratoire, le nombre d’antennes actives, émettant de la 5G, a été multiplié par quatre en un mois.

28 antennes émettaient de la 5G,  en décembre dernier… elles sont passées à 120, mi-janvier. Une augmentation qui interroge alors même que le Conseil d’Etat genevois a renouvelé son moratoire sur la 5G, en décembre. Rien d’illégal, néanmoins, car il s’agît  d’antennes actives : en clair, ce sont des antennes, déjà existantes, qui émettaient de la 4G et qui produisent, à présent, de la 5G. Boris Calame.

Boris Calame Député Vert

Des antennes 5G qui ont fleuri dans tout le canton, y compris sur des bâtiments publics ou parapublics :  l’EMS du Bout du Monde, le Service des autos, le Bâtiment de l’Etat de Sainte-Clotilde, l’Hôtel de Police du Chemin de la Gravière, les Ports-Francs de Genève, l’Hôpital des Trois-Chênes, ou encore le Terminal de l’Aéroport International de Genève en sont équipés. Une disposition qui a surpris Boris Calame.

Boris Calame Député Vert

Il est néanmoins possible de limiter ces ondes, en faisant émettre uniquement de la 4G par ces antennes.  Cette mesure pose aussi la question de la pertinence de ce moratoire…

Boris Calame Député Vert

Boris Calame attend une position claire de la part du Conseil d’Etat.

Boris Calame Député Vert

La question écrite de Boris Calame sera traitée, lors de la prochaine séance du Grand Conseil.

Interview à retrouver en intégralité :

 

 

 

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Actualité

Des milliers de jeunes Suisses dans la rue à Lausanne

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Greta Thunberg participe au 1er anniversaire de la Grève du climat en Suisse, vendredi à Lausanne. (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Environ 10’000 jeunes venus de toute la Suisse sont réunis vendredi à Lausanne pour une nouvelle manifestation pour le climat. L’activiste suédoise Greta Thunberg, qui s’était déjà déplacée l’été dernier dans la capitale vaudoise, est à nouveau de la partie.

C’est le collectif suisse de la Grève du climat qui a convié tous les militants du pays à participer à cette manifestation nationale à Lausanne, afin de marquer le premier anniversaire du mouvement. Un an après, les grévistes du climat critiquent toujours l’inaction des gouvernements et des responsables économiques.

Peu avant le départ du cortège, les militants ont d’ailleurs entonné un « joyeux anniversaire » pour symboliser cette première année de lutte contre le réchauffement climatique.

Toutes les générations sont représentées dans la foule, même si les jeunes sont largement majoritaires. A noter que la police a dû intervenir en début de rassemblement pour demander à des militants anticapitalistes cagoulés de ne pas perturber la manifestation.

Le défilé est parti de la place de la gare vers 10h50. Les militants ont entamé leur marche en criant un slogan qui accompagne régulièrement ce genre de manifestation: « Et un, et deux et trois degrés: c’est un crime contre l’humanité. » Sur leurs pancartes et banderoles on pouvait notamment lire « Pas deux planètes comme elle », « Stop capitalisme » ou « I have a green dream » (J’ai un rêve vert).

Greta Thunberg figure dans la première partie du cortège, mais pas tout devant. Selon la police lausannoise, 10’000 personnes participent à cette marche.

Discours à la Riponne

Le parcours de 2,6 km doit conduire les manifestants à la place de la Riponne. Greta Thunberg doit y prononcer un discours, de même que l’activiste kenyane Njoki Njoroge Njehû. Une minute de silence est aussi prévue en lien avec les incendies en Australie.

« Nous sommes dans une époque historique, mais nous sommes surtout dans la dernière décennie qui pourra changer les choses pour ne pas condamner notre terre à devenir invivable », affirment les organisateurs.

Greta Thunberg était déjà venue à Lausanne en août dernier. La jeune femme, qui vient de fêter ses 17 ans, avait participé durant une semaine au sommet Smile For Future à l’Université de Lausanne. Un sommet qui s’était déjà achevé par une marche dans les rues de la capitale vaudoise.

Dixième mobilisation

Au niveau suisse, il s’agit de la dixième mobilisation en faveur de l’environnement depuis une année, la septième à se dérouler un vendredi sous la forme d’une « grève » du climat depuis celle du 18 janvier 2019. Au plus fort de la mobilisation, le 2 février et le 15 mars, quelque 10’000 personnes avaient défilé à Lausanne. Sur l’ensemble du pays, les manifestations pour le climat ont réuni jusqu’à 50’000 (selon la police) et 66’000 (selon les organisateurs) personnes.

Après Lausanne, Greta Thunberg devait prendre le chemin de Davos. Comme en 2019, la Suédoise a été invitée à participer au Forum économique mondial (WEF).

Source. Keystone-ATS

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Un masque purificateur d’air

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Photo : Atmōs

Le monde de demain : un masque anti-pollution pour les motards ou les cyclistes…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Tous ceux qui sont en motos, en vélos ou même à pied dans le trafic à Genève ont déjà connu ce petit plaisir matinal des pots d’échappement dans le visage.

Certes, il existe déjà des masques en tissu qui filtrent et protègent avec plus ou moins d’efficacité pour bloquer les particules fines et autres gaz polluants, et bien on a trouvé au CES de Las Vegas une alternative qui serait 50 fois plus performante.

Le masque Atmos développé par une start-up américaine : c’est comme une barre en plastique transparente de 250 grammes environ, en forme de vague. Il vous recouvre la bouche et se cale sur votre nez. Et il est bardé de capteurs qui sont chargés de mesurer votre respiration et de chaque côté du masque, vous avez des petits ventilateurs qui sont capables de créer une poche d’air propre.

Est-il déjà disponible ou est-ce que c’est encore un prototype ?

La 1ère version est déjà disponible en précommande au prix de 350 dollars. Environ 340 francs. Ça reste assez cher, assez encombrant, un peu lourd aussi et ses performances s’adressent peut-être plus à des grandes mégapoles urbaines d’Asie par exemple, où les masques font l’unanimité en raison de la mauvaise qualité de l’air. D’ailleurs le 1er marché visé pour ce nouveau masque est la Corée du Sud.

Pour la livraison, encore un peu de patience, les premières commandes devraient être expédiées en juillet prochain. Le constructeur lui planche déjà sur une version 2 qui serait moins encombrante…

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