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Economie

Le pétrole se ressaisit après les frappes américaines en Iran

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Le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour le pétrole du Golfe persique, cristallise les craintes de représailles iraniennes après l'attaque massive des Etats-Unis contre ses infrastructures nucléaires. (archive) (© KEYSTONE/SEPAHNEWS/SEPAHNEWS HANDOUT)

Les cours du pétrole se sont envolés de presque 6% lundi en début d'échanges en Asie avant de tempérer nettement leur hausse, tandis que les Bourses s'inclinaient, après les frappes américaines en Iran qui font redouter une escalade au Moyen-Orient.

Vers 08h45, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,56% à 78,21 dollars, après avoir bondi de 5,7% à 81,40 dollars en début d'échanges, au plus haut depuis fin janvier.

Le baril de WTI américain grimpait de 1,6% à 75,02 dollars après s'être hissé jusqu'à 78,40 dollars quelques heures auparavant, également un sommet depuis cinq mois.

Téhéran a menacé clairement les Etats-Unis de représailles dimanche, avec le risque d'une escalade hors de contrôle au Moyen-Orient, après des frappes américaines qui ont permis selon Washington de détruire le programme nucléaire iranien.

Les développements du week-end ont ravivé la crainte d'une fermeture du détroit d'Ormuz, au large des côtes iraniennes, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial et un tiers du trafic pétrolier du globe.

"L'ampleur de la hausse des prix dépendra de l'importance des perturbations de la production et de l'approvisionnement, le facteur clé étant le goulot d'étranglement d'Ormuz", résument lundi les experts de la banque MUFG.

"Nombreux sont ceux qui voient l'Iran se rapprocher d'une perturbation de la logistique et de la liberté de passage des navires traversant le détroit d'Ormuz", commente de son côté Chris Weston, du courtier Pepperstone.

Mais "l'Iran n'a même pas besoin de s'engager officiellement dans cette voie extrême pour infliger des dommages économiques au monde: en alimentant la conviction qu'il pourrait perturber cette voie logistique essentielle, les coûts maritimes (assurances et coût du fret) pourraient augmenter au point d'avoir un impact significatif sur l'approvisionnement en hydrocarbures", insiste-t-il.

Après une temporaire flambée suite aux premières frappes israéliennes, le marché pétrolier avait temporisé la semaine dernière, attentiste, le conflit n'ayant pas jusqu'alors affecté sérieusement les infrastructures pétrolières iraniennes et en l'absence, jusqu'à ce week-end, d'implication des Etats-Unis.

Or, selon les représailles iraniennes, les exportations d'or noir depuis le Moyen-Orient pourraient se voir affectées.

Avec une production d'environ 3,3 millions de barils par jour, l'Iran est le neuvième producteur au monde.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) "estime que des voies terrestres alternatives (au détroit d'Ormuz), telles que l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite vers la mer Rouge et un oléoduc émirati peuvent offrir une alternative mais leur capacité représente à peine un quart du volume quotidien typique transitant par Ormuz", poursuivent-ils.

En revanche, "les stocks mondiaux élevés de pétrole, les capacités de réserve disponibles de l'OPEP+ et la production de gaz de schiste américaine pourraient constituer une certaine protection" dans l'immédiat, tempèrent-ils.

Bourses sous pression, jaugeant les risques économiques en Asie

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli 0,12% à 38.354,09 points et l'indice élargi Topix en baisse de 0,36% à 2.761,18 points.

La Bourse de Séoul a trébuché de 1,24%, Sydney a perdu 0,36% et Taipei 1,42%. En revanche, l'indice hongkongais Hang Seng résistait vers 06H30 GMT (+0,55%).

"L'Asie est un important importateur net de pétrole et d'énergie - en particulier la Thaïlande, la Corée du Sud, les Philippines et l'Inde. Un choc pétrolier aurait un impact négatif réel sur la plupart des économies asiatiques", pesant sur leurs déficits courants et poussant l'inflation, avertissent les experts de MUFG.

Autre inquiétude: l'approche de la date-butoir en juillet pour le relèvement des surtaxes douanières dites "réciproques" imposées par l'administration Trump, et qui visent nombre de pays asiatiques.

"On n'est plus qu'à 18 jours. Tandis que Donald Trump se concentrera principalement sur le Moyen-Orient, les gros titres sur les négociations commerciales pourraient réapparaître en Une et l'inquiétude des marchés pourrait s'intensifier", souligne Chris Weston.

Cependant, "si l'Iran attaque des bases militaires américaines et que le prix du brut atteint 100 dollars, on peut supposer que la probabilité d'une prolongation des délais (pour conclure des accords commerciaux) augmentera vraisemblablement", ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

IA: statu quo entre Anthropic et l'administration Trump

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La start-up américaine d'intelligence artificielle (IA) Anthropic a rencontré lundi de hauts responsables de l'administration Trump. (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

La start-up américaine d'intelligence artificielle (IA) Anthropic a rencontré lundi de hauts responsables de l'administration Trump sans obtenir le rétablissement de ses modèles les plus puissants.

Des responsables techniques de l'entreprise se sont entretenus au ministère du Commerce des restrictions à l'exportation imposées vendredi, qui ont contraint Anthropic à mettre hors ligne ses derniers modèles, Fable 5 et Mythos 5.

Ce retrait forcé d'un modèle de pointe par un gouvernement, une première, a suscité une vague de critiques et d'interrogations, aux Etats-Unis comme à l'étranger.

Les discussions n'ont pas levé les restrictions à ce stade, selon une source proche des tractations.

"Les deux parties travaillent rapidement à résoudre la situation", a déclaré un porte-parole d'Anthropic, soulignant l'engagement de l'entreprise à oeuvrer "aux côtés de l'administration" pour "protéger les infrastructures critiques américaines et l'avance des Etats-Unis en matière de cyberdéfense".

Ce vocabulaire, proche de celui de l'administration Trump, marque une inflexion conciliante de l'entreprise. Vendredi, elle avait jugé exagérées les craintes de l'exécutif américain, avec qui elle entretient une relation conflictuelle ancienne.

La directive, invoquant la sécurité nationale, interdit à tout ressortissant étranger, y compris les salariés d'Anthropic, d'utiliser les deux modèles, ce qui a forcé l'entreprise à en couper l'accès pour tous.

Elle fait suite à des mises en garde de dirigeants du secteur, dont le PDG d'Amazon Andy Jassy, par ailleurs investisseur d'Anthropic et partenaire de son rival OpenAI, qui a alerté l'administration sur des failles de sécurité détectées.

L'intervention tranche avec la posture de l'administration, jusqu'ici dominée par les opposants à toute régulation de l'IA, qui y voient un frein à l'innovation, en pleine compétition avec la Chine.

Début juin, le président Donald Trump a toutefois signé un décret instaurant un examen fédéral facultatif des modèles les plus avancés avant leur commercialisation.

Une source proche de l'entreprise a précisé à l'AFP avoir collaboré avec le gouvernement et obtenu son approbation avant de rendre publics ces modèles, le 9 juin, trois jours avant les restrictions.

Vendredi, l'entreprise avait assuré que seules des vulnérabilités mineures de son modèle étaient en cause dans cette affaire, détectables avec d'autres modèles publics de ses concurrents.

Les restrictions imposées à Anthropic surviennent quelques mois après la rupture de ses contrats avec le Pentagone, à la suite de son refus de voir sa technologie servir à la surveillance de masse ou à des armes autonomes. Anthropic avait été désignée comme une entité posant un risque pour la sécurité nationale, un statut jusque-là réservé à des entreprises étrangères.

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth s'est félicité, samedi sur X, des nouvelles mesures contre l'entreprise, estimant que "chaque jour qui passe prouve" que la rupture décidée par le Pentagone était la bonne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Réseaux sociaux et plateformes dépassent les médias traditionnels

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Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont plus utilisés pour s'informer dans le monde que les médias traditionnels, selon un rapport annuel publié mardi. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont davantage utilisés pour s'informer au niveau mondial que les médias traditionnels, selon un rapport annuel de référence publié mardi.

"2026 marque une étape importante: pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo dépassent les autres sources d'information et deviennent le premier moyen de s'informer à l'échelle mondiale", écrit Jim Egan, auteur principal du rapport de l'institut Reuters pour l'étude du journalisme.

Publié chaque année par cet institut rattaché à l'université britannique d'Oxford, ce rapport sur l'information numérique est considéré comme une référence pour analyser les transformations des médias. Il s'appuie sur des sondages en ligne menés en début d'année par la société YouGov sur près de 100'000 personnes dans 48 pays.

Cette année, 54% des répondants disent avoir utilisé les réseaux sociaux et les plateformes vidéo pour s'informer dans la semaine précédant le sondage (et même 56% si on inclut les agents conversationnels d'intelligence artificielle comme ChatGPT).

Cette proportion descend à 52% pour la télévision, 51% pour les sites et applications de journaux et 21% pour la radio.

Cette tendance n'est pas nouvelle, puisque dans certains pays pris individuellement, réseaux et plateformes arrivaient déjà en tête les années précédentes. Mais c'est la première fois que ce mode de consommation de l'info est majoritaire sur la moyenne de l'ensemble des marchés étudiés (les pays où les sites et applis de médias restent en tête étant quasiment tous en Europe).

Au niveau mondial, réseaux sociaux et plateformes vidéo sont la principale source d'info pour 3 sondés sur 10, et même plus de 1 sur 2 chez les 18-24 ans. Les seules classes d'âge pour lesquelles la télévision arrive encore en tête sont les 45-54 ans et les plus de 55 ans.

Et pour les sites et applis de médias traditionnels, le couperet tombe encore plus durement: aucune classe d'âge ne les cite comme leur premier moyen d'information.

Tout cela "a des conséquences évidentes sur la capacité" des médias "à toucher le public et à générer des revenus", souligne M. Egan, ancien haut dirigeant de la BBC.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le National veut des clarifications sur le financement du nucléaire

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L'idée de relancer le nucléaire en Suisse a nécessité trois jours de débats intenses au National (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil national veut se donner plus de temps avant de se prononcer sur le sort du nucléaire en Suisse. Lundi, il a voté par 100 voix contre 97 et 2 abstentions le renvoi du dossier au Conseil fédéral afin d'obtenir des clarifications sur le plan financier.

La Chambre du peuple devait se prononcer sur le contre-projet indirect à l'initiative populaire "Stop au blackout" (De l'électricité pour tous en tout temps). Les deux textes prévoient de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Le sujet est très controversé.

Une large majorité de centristes appuyés par le camp rose-vert et le PVL a soutenu la proposition de renvoi. L'UDC, le PLR et six élus du Centre auraient préféré adopter directement le contre-projet qui permet d'ouvrir un nouveau chapitre de l'atome. Une position soutenue également par le conseiller fédéral Albert Rösti.

De l'avis de plusieurs parlementaires, la construction d'une nouvelle centrale impliquera inéluctablement un subventionnement étatique. Ce risque doit être mieux cerné avant de se lancer "à l'aveuglette", a soutenu Priska Wismer-Felder (Centre/LU).

Pour Benjamin Roduit (Centre/VS), il est nécessaire de rouvrir la porte sur le nucléaire dont les développements laissent présager une énergie propre et sûre. Mais "il ne s'agit pas de donner un chèque en blanc dont le prix serait un frein aux énergies renouvelables", selon le Valaisan. Yvonne Bürgin (Centre/ZH) a chiffré le coût d'un nouveau réacteur à environ 13 milliards de francs.

Le Conseil des Etats doit encore confirmer mardi la décision du National. En mars, il avait adopté par 26 voix contre 12 le contre-projet du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Lonza conclut un accord de licence avec Antharis Therapeutics

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Le sous-traitant pharmaceutique bâlois Lonza a conclu un accord de licence exclusif avec la société biopharmaceutique américaine Antharis Therapeutics. (archive) (© KEYSTONE/PATRICK STRAUB)

Le sous-traitant pharmaceutique bâlois Lonza a conclu un accord de licence exclusif avec la société biopharmaceutique américaine Antharis Therapeutics. Cette collaboration permettra le développement de traitements contre les cancers gastro-intestinaux.

La collaboration entre Lonza et Antharis porte sur le développement de conjugués anticorps-médicament (ADC) dits "à double charge". Au lieu de transporter un seul agent anticancéreux, ces médicaments en transportent deux différents, explique lundi la société bâloise dans un communiqué.

Aux termes de l'accord, Antharis sera responsable de la recherche, des essais cliniques, de la production des médicaments et de leur commercialisation, tandis que Lonza fournira sa technologie ADC.

Lonza recevra des paiements initiaux, des paiements d'étapes et des royalties sur les ventes futures si les médicaments arrivent sur le marché.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le montant récolté par SpaceX relevé à 86 milliards de dollars

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SpaceX a annoncé avoir finalement levé 86 milliards de dollars (68,2 milliards de francs) lors de son entrée en Bourse. (archive) (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

SpaceX a annoncé lundi avoir finalement levé 86 milliards de dollars lors de son entrée en Bourse et non 75 comme indiqué initialement, les banques partenaires du groupe aérospatial ayant fait jouer l'option qui leur permettait de vendre davantage de titres.

Grâce à l'option dite de surallocation, les établissements financiers ayant joué le rôle d'intermédiaire dans l'opération ont écoulé 83 millions d'actions supplémentaires, soit 639 millions au total, à 135 dollars chacune.

Une fois déduit les frais et commissions prélevées par ces banques, qui atteignent la bagatelle de 500 millions de dollars, le produit net de cette levée de fonds se monte à 85,7 milliards, selon un communiqué.

SpaceX consolide encore davantage son record de la plus importante introduction en Bourse de l'histoire, loin devant les 25,6 milliards de dollars ramassés par le pétrolier Saudi Aramco en 2019.

Après avoir gagné 19,22% lors de sa première séance de cotation, le titre SpaceX était encore en hausse de 7,02% lundi vers 16H50.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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