Plus de 24 heures après la tragédie qui a touché la station de Crans-Montana, le bilan, encore provisoire, est de 40 morts et 119 blessés. Parmi ces blessés, cinq ont été pris en charge aux HUG. Le Dr Robert Larribau est médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève, il fait le point de la situation.
Le jour d’après.
Crans-Montana et la Suisse sont encore sous le choc et l’émotion après la catastrophe intervenue dans la nuit du Nouvel an dans le bar Le Constellation de la station valaisanne. Les autorités cantonales ont donné une nouvelle conférence de presse ce vendredi aprés-midi.
Le bilan vendredi soir est de 119 personnes blessées, 113 ont pu être identifiées. Pour six d’entre elles, les démarches sont encore en cours. 40 victimes sont décédées, là aussi, elles ne sont pas encore toutes identifiées. Parmi les blessés 71 sont suisses, 14 Français, 11 italiens, 4 serbes, un bosniaque, un belge un luxembourgeois, un portugais, un polonais. La nationalité de 14 personnes n'est pas encore établie.
Malheureusement, ce bilan pourrait encore s’alourdir.
Une cinquantaine de personnes devraient être transférées dans les pays européens qui se sont manifestés comme la France, l’Allemagne et la Pologne. Quatre patients ont été transférés vers la Belgique ce vendredi pour y recevoir des soins spécialisés pour les grands brûlés.
22 se trouvent au CHUV et cinq patients sont actuellement à Genève. Des personnes jeunes et gravement touchés, avec souvent des brûlures de 3e degré.
Le Dr Robert Larribau est médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève.
Il nous explique que les HUG pourraient accueillir si besoin d’autres patients mais ils ont été surtout sollicités dans l’urgence:
"Dès qu'on passe la phase aiguë, l'essentiel, c'est d'aller dans un centre qui est spécialisé dans le traitement des grands brûlés parce qu'il va falloir faire des soins sur la durée, des soins complexes avec de la chirurgie plastique, des traitements de plaies et avec des risques infectieux. Ce sont des soins intensifs spécialisés, ce qui n'est pas le cas aux HUG, on est des soins intensifs généralistes. Et donc, ces patients-là, dès qu'ils le pourront, ils vont être transférés vers des centres qui peuvent traiter ces brûlures sur le moyen à long terme."
Les brûlures sont des blessures complexes, en particulier lorsque les personnes sont touchées à plus de 10% de la surface de leurs corps mais pas seulement. Le Dr Robert Larribau:
Enfin, pour ces blessés, une fois leur état stabilisé, ce sera le temps de la reconstruction qui sera long. Le Dr Robert Larribau:
"C'est une situation dramatique et qui va impacter ces jeunes sur une longue durée. Parce que les soins vont se prolonger pendant des semaines, voire des mois, avant de revenir à un semblant de vie normale. C'est vrai qu'il faut se mettre dans l'idée que pour tous ceux qui ont survécu, ce sont des soins vraiment longs qui les attendent."
Retrouvez l'interview en intégralité du Dr Robert Larribau ci-dessous:
ivan
17 mars 2020 à 10 h 48 min
Il fallait confiné la Chine, fermer les frontières aujourd'hui ne sert plus à rien si ce n'est à compliquer la tâche de nos soignants. En plus il y a autant de cas en Suisse qu'en France.