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Des millions pour les bolides de Teodorin

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La Koenigsegg One comptait parmi les bolides de Teodorin Obiang proposés aux enchères dimanches. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

25 voitures de luxe ayant appartenu à Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été vendues aux enchères, dimanche, à Chéserex (VD). Les bolides sont partis pour un total de 23,4 millions de francs, a indiqué la maison de vente Bonhams.

Les supercars avaient été séquestrées par la justice genevoise, qui avait ouvert une enquête pour blanchiment d’argent visant Teodorin Obiang. La procédure avait finalement été classée après un accord avec Malabo. Les voitures seraient vendues, et l’argent récolté serait affecté à un programme social dans en Guinée équatoriale.

Parmi les 25 voitures proposées aux enchères par la maison Bonhams, on comptait 7 Ferrari, 3 Lamborghini, 5 Bentley, une Maserati et une McLaren. Une Lamborghini Veneno Roadster blanc cassé et une Ferrari jaune (hybride), dévoilées au Salon de l’automobile de Genève en 2013, étaient les grandes vedettes de la vente.

Une Bugatti Veyron, une McLaren P1 et une Koenigsegg One ont également trouvé preneur.

Teodorin Obiang, 50 ans, a été condamné en 2017 à Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende pour s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». Le fils du président Teodoro Obiang Nguema a annoncé avoir fait appel du jugement.

La Guinée équatoriale est dirigée par Teodoro Obiang Nguema depuis 40 ans. Le petit pays d’Afrique centrale de 750’000 habitants exporte principalement du pétrole. La grande majorité des Guinéens ne profite pas de cette manne. Teodorin Obiang est connu pour ses frasques et son train de vie somptueux.

Source : ATS.

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Une task force cantonale pour gérer la situation dans les EMS

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

A Genève, la situation dans les EMS est tendue avec un total de 126 résidents testés positifs au Covid-19. Une task force cantonale se réunit quotidiennement pour surveiller l’évolution de l’épidémie dans ces institutions.

Quatre EMS comptent plus de 10% de résidents testés positifs au Covid-19, a indiqué lundi Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé. Les autorités sanitaires déplorent cinq décès liés à l’épidémie dans les EMS, sur un total de 4268 résidents.

Le médecin cantonal Jacques-André Romand, qui faisait lundi son retour devant la presse après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19 au début de la crise sanitaire, espère que le pic épidémique sera dépassé dans les deux prochaines semaines. Il est selon lui impossible de prédire à ce stade quand se fera la sortie du confinement.

Les statistiques du jour révèlent 42 décès dus au Covid-19, soit 5 de plus que la veille. Au total, 57 patients sont aux soins intensifs (-2 par rapport à dimanche) et 382 personnes sont hospitalisées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) (+ 17). « La situation se tend dans le réseau de soin, mais on peut encore monter en puissance », a affirmé M.Bron.

Par ailleurs, les HUG sont très vigilants pour gérer les stocks des médicaments, en particulier les produits anesthésiants indispensables lors de l’intubation des patients aux soins intensifs. Le stock actuel suffit pour deux à trois semaines alors qu’habituellement il couvre quatre semaines. Selon le porte-parole des HUG, des livraisons sont attendues et la pharmacie des HUG pourrait produire un produit équivalent.

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Coronavirus: toutes les infos du 30 mars 2020

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les HUG lancent une étude pour évaluer l’immunité au Coronavirus

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) vont lancer une étude pour évaluer la proportion de personnes infectées par le coronavirus et la qualité de leur réponse immunitaire. Cette recherche a été approuvée par la Commission cantonale d’éthique lors d’un processus accéléré. Il s’agit de détecter la présence d’anticorps produits par l’organisme pour lutter contre le coronavirus, indique lundi Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, revenant sur une information de plusieurs médias. Le test se fait par le biais d’une prise de sang.

L’évaluation sera réalisée auprès de deux groupes de personnes sur une base volontaire. Il s’agit de collaborateurs des HUG d’unité exposées et non exposées au Covid-19 ainsi que d’une cohorte de personnes déjà suivies par le Bus Santé dans le cadre de l’observatoire épidémiologique cantonal. Les résultats de cette étude ne seront pas connus avant fin juin. Selon la RTS, le CHUV, l’Hôpital universitairs de Zurich et l’hôpital cantonal de Saint-Gall vont également lancer des études similaires. Les résultats seront analysés au niveau suisse, avait indiqué Daniel Koch, responsable des maladies transmissibles à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

A Genève, les syndicats sont inquiets pour les employés de l’hôtellerie-restauration

La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) fait part, lundi, de son inquiétude quant aux conditions de travail des employés dans l’hôtellerie-restauration en pleine pandémie de Covid-19. Si les établissements publics ont été fermés, les activités de « take away » et de livraisons continuent et sont même encouragées, rappellent les syndicats genevois. Les hôtels, de leur côté, peuvent rester ouverts. Ces activités requièrent un contact important avec la clientèle et l’usage de locaux par plusieurs personnes en même temps. Pour la CGAS, « il est impensable que les autorités n’aient pas encore édicté de consignes pour ces secteurs », afin de prévenir la propagation du virus.

La CGAS constate que les syndicats ont tenté d’alerter les associations faîtières de ces branches, en vain. Ils demandent aujourd’hui pour le personnel d’avoir du savon à disposition, mais également des solutions hydroalcooliques et des gants. Les personnes les plus exposées devraient aussi pouvoir porter des masques. Pour la CGAS, si les autorités sanitaires ne recommandent pas systématiquement les masques et les gants, « ce n’est pas en raison de leur inefficacité, mais en raison de leur pénurie ». Et de conclure que s’il y a pénurie, alors il faut suspendre les activités non essentielles où sont encore utilisés ces moyens de protection.

Ouverts malgré l’interdiction: deux établissements genevois sanctionnés

Le Ministère public genevois a annoncé lundi avoir sanctionné deux établissements publics qui poursuivaient leur activité malgré le fait qu’ils tombaient sous le coup de l’interdiction d’ouverture ordonnée par le Conseil fédéral dans la cadre de la pandémie de Covid-19. L’un des contrevenants est un restaurant, l’autre est un salon érotique. Le restaurant avait maintenu un service sur place en plus de l’activité, autorisée, de vente à l’emporter. Son exploitant a été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis, assortie d’une amende immédiate de 3240 francs. Le salon érotique a aussi écopé d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis. Son amende s’élève à 1080 francs. Une employée du salon a aussi été sanctionnée. Elle a été condamnée à 120 jours-amende avec sursis et une amende de 720 francs.

Soutien pour les indépendants locataires de logements subventionnés

KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN

A Genève, les indépendants locataires de logements subventionnés, qui doivent s’acquitter d’une surtaxe, en seront dispensés en raison de la pandémie de Covid-19. Cette mesure d’allégement financier a été décidée lundi par le Conseil d’Etat. Seuls les indépendants sont concernés, pas les salariés, précise le gouvernement dans un communiqué diffusé à l’issue de sa séance ordinaire. Cette surtaxe, dont le montant peut être important, s’additionne au montant du loyer pour les locataires dont le revenu déterminant dépasse le seuil pour bénéficier d’un logement subventionné. De nombreux indépendants ont dû mettre fin abruptement à leur activité professionnelle en coupant court toute source de revenus, relève le Conseil d’Etat. Les demandes doivent être adressées uniquement par mail (info-locataires@etat-ge.ch).

Covid-19: la vague continue de rouler sur la Suisse

Pas de répit sur le front de l’épidémie au Covid-19: la Suisse compte 1201 personnes contaminées de plus en 24 heures pour un de 15’475 cas lundi. Et 295 personnes ont déjà perdu la vie. Par rapport à leur taille, les cantons du Tessin, de Vaud, de Bâle-Ville et de Genève restent les plus touchées, a indiqué l’Office fédéral de la santé publique lundi. Le taux d’incidence sur 100’000 personnes personnes est de 551,3 au Tessin, de 418,6 dans le canton de Vaud, de 372,2 à Bâle-Ville et de 367,4 à Genève.

Sur 1445 personnes hospitalisées, 59% d’entre eux sont des hommes et 41% des femmes. Leur âge va de 0 à 101 ans avec un âge médian de 70 ans. Depuis le début de l’épidémie, environ 116’700 tests ont été menés en Suisse. Près de 13% se sont révélés positifs. Les adultes restent plus touchés que les enfants. Pour les moins de 50 ans, les femmes sont plus touchées que les hommes, et c’est l’inverse qui se produit en-dessus de 60 ans.

Les Suisses suivent les règles de l’OFSP à la lettre

Les Suisses prennent les directives de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour contrer la propagation du coronavirus au sérieux. Plus de neuf personnes sur dix affirment connaître et appliquer les mesures de prévention. Ainsi, 92% des sondés disent avoir connaissance de la campagne de la Confédération, selon les résultats d’une enquête réalisée par les instituts Demo Scope et sotomo sur mandat de l’OFSP. Le contenu de la campagne est mieux intégré que la campagne elle-même: ils sont 98% à dire qu’ils connaissent la règle de « se laver les mains soigneusement ». Les autres règles, comme de « ne pas se serrer la main », « tousser et éternuer dans un mouchoir ou dans le creux du coude », « garder ses distances » ou « rester à la maison en cas de fièvre ou de toux » sont tout aussi connues, avec un taux de 95%. Le fait qu’il faut s’annoncer par téléphone avant d’aller aux urgences ou chez le médecin est un peu moins suivi avec un taux de 90%. Le fait que le contenu de la campagne de prévention soit mieux connu que la campagne elle-même montre clairement que les messages sont diffusés activement dans la société.

Autre point de satisfaction pour les autorités, les messages ne sont pas seulement connus, ils sont aussi acceptés. Près de neuf sondés sur dix affirment ne plus serrer la main et quatre sur cinq affirment tousser dans leur coude. Trois quarts des personnes se lavent soigneusement les mains et 70% respectent la distanciation sociale. Le lavage des mains est davantage respecté au travail que dans des espaces publics, alors que le comportement s’inverse pour ce qui est des règles de distance. L’enquête représentative a été réalisée en ligne du 19 au 23 mars par Demo Scope auprès de 2079 personnes. Elle a été analyée par sotomo. La marge d’erreur est de +/- 2,1 point de pourcentage.

Les touristes suisses continuent de revenir au pays

Les retours des touristes suisses à l’étranger se poursuivent. Le nombre de 17’000 personnes se trouvant hors des frontières comptabilisées la semaine dernière est en recul. Une auto-quarantaine de dix jours leur est recommandée, mais pas imposée. Des vols en provenance de Séoul, Manille et Buenos Aires sont prévus mardi, avec 460 personnes à bord. Parallèlement, quelque 160 Suisses sont en train de revenir des pays voisins de la Suisse, a précisé lundi devant la presse à Berne le responsable de la crise au DFAE Hans-Peter Lenz. Les chiffres communiqués jusqu’ici sur les retours peuvent être un peu flous, a reconnu M.Lenz. On connaît le nombre de touristes revenus, mais des capacités importantes ont été achetées chez des compagnies étrangères, par exemple pour les retours du Maroc. Dans ces cas, il est plus difficile d’avoir des chiffres précis. Ils seront communiqués clairement plus tard.

Aux voyageurs de retour, il est recommandé d’observer leur état de santé et de se mettre en auto-quarantaine pour dix jours le cas échéant, a ajouté Daniel Koch, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Actuellement, il n’est tout simplement plus possible de dire que tel ou tel touriste provient d’une zone à risque: on ne peut donc lui imposer une quarantaine, mais seulement la recommander. Une interdiction de sortir ne serait pas proportionnelle. Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qu’il ne peut pas sortir quand d’autres le peuvent, alors qu’ils sont peut-être aussi porteurs du virus. Les mesures doivent être compréhensibles pour tous, explique le responsable de la division maladies transmissibles de l’OFSP.

L’armée aussi touchée par l’épidémie

(KEYSTONE/Urs Flueeler).

Tous les cantons ont maintenant fait appel à l’armée dans le cadre de la lutte contre l’épidémie. Celle-ci doit aussi combattre contre la contamination dans ses rangs: elle compte 128 cas, dont 93 sur deux lieux. Plus de 300 demandes sanitaires sont arrivées sur le bureau du chef de l’armée et de tous les cantons, a relevé le brigadier Raynald Droz, chef d’état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense, lundi lors du point de presse quotidien. L’engagement de l’armée est désormais national. Le nombre total de personnes en service d’assistance a grimpé à 5600 hommes, dont l’Etat-Major, le tout fonctionnant selon le 24/7 (24 heures sur 24 et 7 jours sur 7). « Nous avons aussi des troupes engagées pour la protection des ambassades ou en appui de l’administration fédérale des douanes », a poursuivi le brigadier. Parmi eux, plus de 1000 personnes sont engagées dans le secteur sanitaire. Et 550 autres le sont dans la mission de sûreté.

L’armée n’est pas épargnée par l’épidémie. Elle compte 128 cas de personnes positives au Covid-19. Sur ceux-ci, 93 se trouvent sur deux emplacements. Le brigadier a encore salué l’engagement des soldats de milice. « Ils sont au front auprès des pompiers, des civilistes, des petites communes. »

Du matériel de protection médical chinois pour la Suisse romande

Un avion en provenance de Chine, avec dans ses soutes 92 tonnes de matériel de protection médical, doit se poser la semaine prochaine à Genève. Cette opération privée vise à répondre aux besoins des hôpitaux romands et tessinois en pleine crise liée au coronavirus. Trois autres vols du même type devraient suivre, font savoir lundi les responsables de la Chambre de commerce Chine-Suisse (section romande) et de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG), confirmant une information diffusée lundi sur les ondes de la RTS.  Ces deux organismes ont été sollicités par neuf structures hospitalières cantonales et quatre faîtières de pharmaciens de Suisse latine. Celles-ci étaient prêtes à financer l’achat de matériel de protection médical, mais n’avaient pas le réseau pour entrer en contact avec les producteurs de ces biens en Chine.

Actuellement, les masques, les gants, les blouses, les lunettes et les thermomètres sont dans un entrepôt près d’un aéroport à Shanghai. La SGS s’est chargée gratuitement du contrôle du matériel qui sera expédié en Suisse. Il ne reste plus maintenant qu’à attendre. L’appareil, un Boeing 747, devrait se poser la semaine prochaine à Genève. Mais tout doit encore être mis au conditionnel, avertit M. Subilia. A cause de cette crise sanitaire sans précédent, les temps de dédouanement en Chine sont gigantesques. Le ciel est aussi totalement saturé pour les avions cargo. Sans compter les frais de transport, la commande totale s’élève à environ 10 millions de francs. Les autorités cantonales romandes et tessinoises ont apporté leur soutien à cette action. En revanche, la Confédération a été un peu plus lente à réagir. Elle a finalement indiqué que toute initiative privée était bonne à prendre.

Vaud enregistre 11 décès supplémentaires

Le canton de Vaud déplore onze décès supplémentaires liés au Covid-19, selon un nouveau point de situation publié lundi. Au total, 66 personnes ont perdu la vie depuis le début de la pandémie. Le canton de Vaud, qui est l’un des plus touchés de Suisse, a passé le cap des 3000 cas testés positifs (+ 232 à 3168). Le nombre d’hospitalisations en cours est stable à 388 (-2). Sur ce chiffre, 78 personnes (+2) sont placées aux soins intensifs. Le canton tient aussi le décompte des sorties d’hôpitaux. Désormais, 203 personnes ont pu quitter un établissement de soins, soit 16 personnes de plus que la veille.

Restaurateurs appelés à ne plus payer leur loyer à Zurich

Près de 3000 restaurants, bars et clubs sont fermés dans le canton de Zurich à cause du coronavirus. Beaucoup d’entre eux ne bénéficient d’aucune réduction de loyer. GastroZurich les appelle à ne plus payer de loyer à partir du 1er avril si aucune solution n’est trouvée. La fermeture a été imposée par l’Etat. Pourtant, seuls quelques propriétaires sont prêts à réduire le loyer des restaurants, bars et clubs, ont annoncé lundi GastroZurich et la Commission Bar & Club dans un communiqué commun. Les deux associations invitent les restaurateurs à ne plus payer leur loyer à partir du 1er avril si aucune solution à l’amiable ne peut être trouvée d’ici là. Le loyer représente jusqu’à 30% des frais mensuels. Une réduction des loyers permettrait de maintenir des liquidités et d’éviter un endettement important.

Solution recherchée pour les examens de fin d’études

La fermeture des écoles, à cause de la crise du coronavirus, laisse dans l’incertitude les jeunes en fin d’études. La Confédération, les cantons et les organisations concernées cherchent des solutions pour les examens de maturité et de fin d’apprentissage. Le Parlement met la pression et demande des mesures uniformes. « Les jeunes doivent pouvoir obtenir leurs diplômes », a expliqué à Keystone-ATS lundi Hannes Germann (UDC/TG), président de la commission de l’éducation du Conseil des Etats. Reste à savoir si les examens devront avoir lieu au début de l’été ou si les diplômes et les maturités seront délivrés sans examen. L’important est de trouver une solution uniforme et non un « patchwork », selon lui. Il manque un signal clair du Conseil fédéral, regrette le conseiller aux Etats. La commission de l’éducation du Conseil des Etats se réunit le 17 avril pour préparer la session extraordinaire prévue à partir du 4 mai. Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, elle pourrait déposer une initiative pour que les diplômes puissent être remis malgré tout.

On ne devrait toutefois pas en arriver là si tout se passe comme prévu. Des mesures communes à toute la Suisse devraient être présentées d’ici la fin de la semaine, précise Stefan Kunfermann, porte-parole de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique. Celle-ci a élaboré un projet en collaboration avec les offices cantonaux compétents pour avoir une base uniforme pour toute la Suisse tout en laissant une marge de manoeuvre aux cantons. Il est actuellement en discussion dans les cantons.

La Confédération, les cantons et les communes se partagent les compétences dans le domaine de l’éducation et il a toujours été difficile de trouver des consensus en la matière. La conseillère d’Etat bernoise Christine Häsler, responsable de l’instruction publique, plaide pour une solution nationale. Etant donné qu’aucun examen ne pourra probablement avoir lieu, elle propose de juger les apprentis et les gymnasiens sur la base des résultats déjà acquis. Si nécessaire, il faudrait délivrer les diplômes de manière pragmatique à tous les niveaux sans examen, selon les prestations accomplies, dit-elle dans une interview parue dans « der Bund ». Il ne faut pas les jeunes soient désavantagés sans en être les fautifs, selon elle.

Coronavirus: le tourisme suisse va perdre 6,4 milliards en 2020

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

La pandémie de coronavirus va causer une chute massive de chiffre d’affaires pour le secteur du tourisme en Suisse. La perte devrait atteindre 6,4 milliards de francs en 2020, soit un recul de 18%, selon une étude réalisée par la haute école HES-SO Valais et relayée lundi par le quotidien alémanique Blick. Le secteur de l’hôtellerie à lui tout seul pourrait égarer 2 milliards de francs entre mars et mai, alors qu’il génère des volumes de 10,2 milliards par an, précise l’article. Les auteurs de l’étude ont sondé près de 2000 acteurs du tourisme en Suisse, parmi lesquels des hôtels, des restaurants, des sociétés de remontées mécaniques ou de la parahôtellerie. Le canton du Tessin ainsi que les villes comme Zurich, Bâle ou Genève vont pâtir très fortement de la dégringolade du tourisme d’affaires et de congrès, dont les chiffres d’affaires devraient plonger de 90% en avril.

Les risques de faillite concernent tout particulièrement l’hôtellerie et la restauration, qui pèsent ensemble 28,4 milliards de francs par année et emploient 250’000 personnes. L’article cite l’exemple des Grisons, dont seulement 8% des hôtels sont ouverts. Les réserves d’argent sont rares dans la branche. Ce qui disposaient de moyens ont procédé à des investissements nécessaires, rendant la situation difficile même pour les établissements en bonne santé, souligne le président d’Hotelleriesuisse. Le recours au chômage partiel permet néanmoins à la branche d’économiser sur les frais de personnel. Le paquet d’urgence débloqué par la Confédération demeure insuffisant, affirme Andreas Züllig, car il permettra uniquement aux hôtels de disposer de liquidités pour régler les affaires courantes. Des investissements indispensables pour l’avenir ne pourront pas être réalisés. « C’est un cercle vicieux. »

Les détenteurs d’AG pourraient être dédommagés

La Confédération déconseille l’utilisation des transports publics, qui eux-mêmes ont fortement réduit l’offre. Dans ce contexte, des discussions sont en cours pour dédommager les détenteurs d’abonnements. Un abonnement général (AG) en 2e classe coûte plus de 320 francs par mois. Or la plupart des détenteurs n’en profitent pas actuellement. L’AG peut être déposé pendant un mois maximum. Mais la situation extraordinaire risque de durer: d’où une certaine insécurité, qui vaut aussi pour les détenteurs d’abonnements régionaux. « On va trouver une solution », promet Thomas Ammann, porte-parole de l’organisation de transports publics Alliance SwissPass à Keystone-ATS. Des discussions sont en cours entre les partenaires, en particulier la Confédération, les cantons et les entreprises de transports.

La question d’une indemnisation partielle ou complète est encore ouverte, précise Thomas Ammann. Il s’agit de déterminer qui finance combien et ce qui est techniquement faisable. Il n’est par exemple techniquement pas possible de prolonger le dépôt des AG, car trop compliqué à faire dans un délai court. Par contre, le temps ne presse pas si l’on choisit un dédommagement financier. Les détenteurs d’abonnements sont connus et pourraient être indemnisés après coup. De plus, ils ne devraient pas s’annoncer ni se présenter à un guichet. Selon Thomas Ammann, une solution devrait être trouvée d’ici la fin avril.

Des centres ambulatoires en Valais pour protéger les généralistes

Le Valais va ouvrir cinq centres d’investigation ambulatoire pour venir en soutien des médecins généralistes, peu nombreux dans ce canton. Trois d’entre eux sont déjà opérationnels, a indiqué la Société médicale du Valais, revenant sur une information de la RTS. Les médecins de famille pourront envoyer leurs patients touchés par le Covid-19, méritant une prise en charge, dans ces centres. Ceux-ci situés dans les principales villes valaisannes. Ainsi, pas de contact dans les cabinets privés entre patients ordinaires et malades du coronavirus. Le Valais dispose en effet de peu de médecins de famille.

L’autre objectif de ces centres ambulatoires est d’éviter d’engorger les urgences. Pour l’instant, l’Hôpital du Valais ne manque pas de soignants, selon son directeur Eric Bonvin, interviewé par la RTS. « Le déficit de personnel qui est envisagé, c’est dans une situation où nous serions débordés. Le problème que nous avons aujourd’hui est de faire tenir un dispositif en sachant que beaucoup de personnel va tomber malade aussi. C’est pour cela que nous réquisitionnons tous les corps de métier, pour parer à cette situation qui serait extrême, mais elle est hypothétique », explique-t-il. Trois des cinq centres ambulatoires sont déjà opérationnels. Les autres ouvriront ces prochains jours.

Fribourg a infligé 61 amendes pour violation des règles de prudence

Le canton de Fribourg, qui a dénombré jusqu’à lundi 17 décès en lien avec le Covid-19, veille à l’application très stricte des mesures pour contenir la pandémie. La police a déjà infligé 61 contraventions, même si la population respecte très majoritairement les règles. Fribourg compte 477 cas avérés pour 77 hospitalisations, dont 16 personnes en soins intensifs, a indiqué lundi l’Organe cantonal de conduite. Ronald Vonlanthen, directeur médical de l’Hôpital fribourgeois (HFR), a appelé devant la presse au respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

A ce propos, Jacques Meuwly, chef de la gendarmerie, constate un respect global. N’empêche que la police a déjà infligé 19 contraventions pour distanciation sociale non respectée, 22 pour rassemblements de plus de 5 personnes par négligence et 20 pour rassemblements intentionnels, avec ici une amende de 250 francs. Au-delà, les forces de l’ordre constatent que certains conducteurs prennent des libertés dans un contexte où la circulation routière a diminué de 25 à 30%. Elles ont relevé des dépassements de vitesse et des situations d’alcool au volant. Pas moins de trois accidents sont ainsi survenus ces derniers jours en raison de ce dernier facteur. La Police cantonale fribourgeoise a aussi contrôlé les chantiers, au centre de polémiques. Elle a observé les accès à ceux-ci et les déplacements pour les rallier ou les quitter, en lien avec les transports organisés par les entreprises. Aucun chiffre n’a toutefois été divulgué à partir des relevés effectués.

Les fournisseurs du marché de Lausanne réunis sur une page internet

Keystone/LAURENT GILLIERON

Suite à l’interdiction des marchés par le Conseil fédéral pendant la pandémie, la Municipalité de Lausanne a établi une liste des marchands qui proposent des alternatives pour fournir le chaland. Elle s’enrichira au fur et à mesure du développement de l’offre. Que ce soit chez eux par de la vente directe ou du self-service, qu’ils disposent de points de vente lausannois ou de relais, ou qu’ils livrent à domicile, les marchands alimentaires des marchés lausannois s’organisent. Objectif: permettre à la population de les atteindre et de disposer des produits locaux habituels. Afin de faciliter la transmission de l’information et la rendre accessible, la Ville de Lausanne a établi une liste des marchands proposant des alternatives, écrit-elle lundi dans un communiqué. Elle sera complétée au fur et à mesure du développement de l’offre sur une page dédiée du site internet du Service de l’économie de la ville de Lausanne.

Le Tessin déplore 12 décès supplémentaires

Le canton du Tessin déplore 12 décès supplémentaires liés au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, pour 125 nouvelles personnes testées positives. Au total, 1962 personnes ont été testées positives dans le canton et 105 personnes ont perdu la vie jusqu’à lundi matin.

Phase pilote de dépistage dans un bus à Berne

Un bus stationné sur le site de la BEA à Berne accueille depuis lundi les premiers tests de dépistage du Covid-19. Les médecins qui ne peuvent pas tester eux-mêmes leurs patients peuvent avoir recours à cette infrastructure alternative. Les patients qui souhaitent passer un test sans recommandation médicale ne sont pas acceptés. Les tests sont effectués selon les critères de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le bus mobile est conçu pour garantir un flux régulier de patients. Cela minimise le risque d’infection pour les employés comme pour les patients, a souligné le canton de Berne. Au moment où la personne entre dans le sas, ses données sont saisies, puis le médecin effectue le prélèvement et l’informe de la suite de la procédure.

Ce système permettra de soulager les cabinets médicaux et les hôpitaux. Il est prévu d’étendre l’offre de dépistage mobile pour donner la possibilité aux personnes vivant dans des zones périphériques de pouvoir se faire tester. BEA/Expo à Berne est le premier site choisi. Le bus est exploité par l’entreprise Knecht Gruppe. Mandatée par le canton de Berne, cette société met le personnel à disposition et livre le bus équipé du matériel pour effectuer les tests ainsi que les produits désinfectants et le matériel de protection.

70’000 indépendants ont demandé une allocation pour perte de gain

En l’espace de cinq jours, les caisses de compensation ont enregistré plus de 70’000 demandes d’allocations pour perte de gain en lien avec le coronavirus. Cela correspond à un cinquième des travailleurs indépendants en Suisse. La grande majorité fait valoir la fermeture de l’entreprise en raison des mesures prises par le Conseil fédéral, a communiqué lundi la Conférence des caisses cantonales de compensation. Seuls les indépendants directement touchés par l’arrêt des activités ordonné le 16 mars par le Conseil fédéral ont droit à la nouvelle allocation coronavirus. En bénéficient également les personnes en quarantaine sur ordonnance d’un médecin ou dont la prise en charge des enfants de moins de 12 ans par un tiers n’est plus assurée. L’argent est versé chaque mois, une fois celui-ci échu, comme c’est la règle pour les allocations pour perte de gain (APG). Les premiers versements sont prévus entre la mi-avril et la fin avril. L’étape la plus longue tient dans la saisie de toutes les demandes.

Les caisses de compensation partent de l’idée que des travailleurs indépendants qui n’ont pas droit aux prestations se sont aussi annoncés. Le Conseil fédéral a décidé le 20 mars d’accorder ces allocations. Trois jours plus tard, le formulaire de demande était en ligne en trois langues, rappellent les caisses de compensation. Le premier jour, les demandes ont été si nombreuses que le serveur informatique a flanché après trois heures. Depuis, plusieurs autres canaux ont été mis à disposition. La Confédération table sur quelque 160’000 personnes concernées. En cas de restrictions économiques d’une durée de trois mois, les caisses de compensation estiment à 1,5 milliard de francs la somme à verser. La question d’étendre les allocations à des indépendants supplémentaires reste ouverte. La protection des consommateurs exige un fonds d’urgence pour les cas de rigueur. Les syndicats demandent également des prestations en plus. Le soutien de la Confédération ne tient pas compte notamment des indépendants sans entreprise propre, des travailleurs en freelance ou de ceux qui contribuent au revenu familial par une activité non régulière.

En Europe:

812 morts en 24 heures en Espagne, 7340 au total

EPA/ISMAEL HERRERO

L’Espagne a enregistré 812 morts dues à la pandémie de coronavirus en 24 heures, ce qui porte le bilan total à 7340, ont annoncé lundi les autorités. Ce chiffre marque un léger recul par rapport au record de 838 morts en 24 heures notifié dimanche dans le pays, le deuxième au monde en terme de décès du Covid-19 derrière l’Italie.

Le cap des 500 morts franchi en Belgique

Le nouveau coronavirus a causé la mort de plus de 500 personnes en Belgique, un cap franchi lundi, selon les données officielles des autorités sanitaires, qui recensaient près de 12’000 cas confirmés depuis le début de la pandémie. Etaient dénombrés lundi 513 décès, soit 160 supplémentaires au cours du week-end, et 11’899 cas de Covid-19 confirmés par un test de laboratoire, dans ce pays de 11,4 millions d’habitants, a-t-il été précisé lors d’une conférence de presse.

Transferts de patients d’Alsace vers la Suisse et l’Allemagne

Six patients atteints du Covid-19 ont été transférés lundi par trois hélicoptères de l’armée de terre depuis Strasbourg vers la Suisse et l’Allemagne, a-t-on appris auprès de la préfète du Grand Est. Après les multiples évacuations du week-end, par TGV, cars, hélicoptères et avion militaires, la préfète de la région Josiane Chevalier a fait état lundi auprès de l’AFP d’une « évacuation de patients de Saverne et d’Haguenau ce matin vers Berne et Francfort par des hélicos NH90 de l’armée de terre depuis Entzheim ».

Ces trois appareils se sont posés sur le tarmac de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim et ont embarqué les patients par deux, a constaté un photographe de l’AFP. Grâce à ces nombreuses évacuations vers d’autres régions françaises et les pays frontaliers pour soulager des hôpitaux saturés, le nombre de patients en réanimation dans la région avait légèrement baissé pour la première fois dimanche, selon l’Agence régionale de Santé. Elle avait fait état de « 774 patients en réanimation soit 12 de moins » que samedi.

Easyjet: immobilisation totale

La compagnie aérienne britannique EasyJet a indiqué qu’elle allait immobiliser l’ensemble de sa flotte pour une durée indéterminée à cause de la pandémie de coronavirus et des nombreux pays européens en confinement. Elle avait déjà annoncé il y a dix jours qu’elle maintiendrait au sol la majorité de ses avions à cause de la paralysie du trafic mondial. Le transporteur assure disposer de comptes sains et dit avoir trouvé un accord avec les syndicats pour que son personnel de cabine se mette en congés. « L’accord sera effectif à partir du 1er avril pour deux mois et les équipages seront payés 80% de leur salaire moyen grâce au système mis en place par le gouvernement pour maintenir les emplois ».

Le secteur aérien traverse la pire crise de son histoire à cause de la pandémie qui en l’espace de quelques semaines a forcé les compagnies à suspendre la majeure partie, voire tout leur programme de vols. Le gouvernement de Boris Johnson a pour l’instant indiqué qu’un plan de sauvetage sectoriel n’était pas à l’ordre du jour et que l’Etat britannique ne volerait au secours des compagnies ou aéroports que si « toutes les autres options (étaient) épuisées », et notamment le recours aux aides aux entreprises déjà annoncées. L’Etat américain, de son côté, envisage de prendre des participations dans les compagnies aériennes en échange d’une aide pour les soutenir face aux effets de la pandémie de coronavirus, ont affirmé dimanche deux hauts responsables de l’administration Trump.

Dans le reste du monde: 

Trump prédit un pic des décès dus au Covid-19 dans « deux semaines »

Le président américain Donald Trump a reculé dimanche sur un possible allégement des restrictions visant à ralentir la propagation du nouveau coronavirus. Il a reconnu que les Etats-Unis n’avaient pas encore connu le pic de la pandémie. « Les projections indiquent que le pic du taux de mortalité devrait probablement avoir lieu dans deux semaines », a-t-il admis. Quelques heures plus tôt, l’un des plus éminents spécialistes américains Anthony Fauci, également conseiller du président sur ce dossier, avait mis l’Amérique face à la gravité de l’épidémie. Il avait évoqué la possibilité qu’elle fasse « entre 100’000 et 200’000 » morts, contre près de 2500 actuellement. Les Etats-Unis sont déjà le pays enregistrant le plus grand nombre de cas confirmés, environ 140’000. Aux Etats-Unis, la mise à l’arrêt de pans entiers de l’activité provoque déjà un chômage de masse. Donald Trump avait affirmé en début de semaine dernière que les Etats-Unis pourraient redémarrer leur économie avant Pâques, soit le 12 avril.

Il espérait annoncer dans quelques jours un assouplissement des recommandations gouvernementales de distanciations sociales. Mais il a dû faire machine arrière. Les Américains sont désormais encouragés à rester chez eux encore pendant un mois. Ecoles et lieux de rassemblements resteront fermés. Le New Jersey, la Floride, la Louisiane, le Michigan figurent parmi les Etats américains les plus menacés. A New York, un hôpital de campagne était en cours d’installation dimanche dans l’emblématique Central Park, pour faire face à l’afflux attendu de malades. Faute de vaccin ou de traitement éprouvé contre la maladie de Covid-19, qui a fait plus de 33’000 morts à travers la planète, dont les deux tiers en Europe, plus de trois milliards de personnes sont toujours confinées, de gré ou de force.

A New York, un hôpital de campagne dans Central Park

Un hôpital de campagne était en cours d’installation dimanche dans Central Park, à New York, pour faire face à l’afflux attendu de malades du coronavirus. Il pourra accueillir jusqu’à 68 malades. Des dizaines de personnes s’affairaient dimanche sous le crachin sur la pelouse de l’East Meadow, l’une des grandes aires de jeu du célèbre parc new-yorkais. Le lieu a été choisi, car il se trouve en face de l’un des hôpitaux du groupe Mount Sinai, dans le quartier d’East Harlem. La structure est mise en place par Samaritan’s Purse, une organisation humanitaire évangélique basée en Caroline du Nord et qui a dépêché sur place une soixantaine de personnes. Elle a coordonné son intervention avec le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, l’agence américaine de gestion des situations d’urgence (FEMA) et le groupe Mount Sinai.

Contrairement à beaucoup de structures temporaires en cours d’installation dans la région de New York, ce site disposera des équipements et du personnel nécessaires à l’accueil de malades du coronavirus. Outre l’équipe logistique dédiée à l’installation du site, Samaritan’s Purse va également acheminer sur place médecins et infirmiers pour traiter les patients. L’organisation a déjà installé l’une de ces structures temporaires dans le nord de l’Italie, à Crémone, également pour accueillir des malades du coronavirus, a indiqué le Dr Tenpenny. Le gouverneur Cuomo a annoncé dimanche que l’Etat de New York comptait désormais 59’513 cas et 965 décès, ce qui en fait de très loin l’Etat le plus touché du pays.

L’Argentine prolonge de deux semaines le confinement obligatoire

L’Argentine a annoncé lundi la prolongation de 14 jours de l’isolement obligatoire pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. L’épidémie a contaminé 820 personnes et fait 20 morts depuis le début mars. « La décision que nous avons prise est de prolonger la quarantaine jusqu’au jour de Pâques, sur recommandation des experts, afin de continuer à contrôler la transmission » de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), a déclaré le président argentin Alberto Fernández. L’Argentine a observé déjà dix jours de confinement, mesure suivie par 90% de la population, selon lui. Le président a estimé que ses concitoyens devaient être satisfaits des résultats obtenus dans la lutte pour endiguer le Covid-19. « C’est une guerre contre une armée invisible qui nous attaque dans des lieux où parfois nous ne l’attendons pas », a-t-il lancé.

La Bolivie refoule ses propres ressortissants à cause du Covid-19

Plus d’une centaine de Boliviens bloqués à la frontière chilienne ont été empêchés dimanche de rentrer dans leur pays, qui a fermé ses frontières pour lutter contre le coronavirus. « Personne ne sort et personne ne rentre », a indiqué le ministre bolivien de la défense. « Les Boliviens qui sont en dehors du pays doivent savoir qu’ils doivent y rester. Il n’y aura pas de vols de rapatriement », a ajouté Luis Fernando López, à la chaîne de télévision PAT. « Malheureusement, on ne nous a donné aucune réponse, alors qu’il y a une disposition des autorités d’Oruro nous permettant d’être en quarantaine dans des hôtels […] Les autorités boliviennes ne peuvent pas nous abandonner comme cela », a rétorqué l’une de ces ressortissants boliviens, interrogée par le journal Los Tiempos. Le gouvernement bolivien a pourtant facilité le rapatriement de 1045 ressortissants étrangers à bord de vols charters, en raison de l’épidémie. En Bolivie elle a fait un mort et contaminé 84 personnes. Le gouvernement a mis en place mercredi un état d’urgence sanitaire pour l’aider à mieux faire respecter les mesures de confinement décidées trois jours auparavant.

Moscou confinée, le reste de la Russie se prépare

(KEYSTONE/IMAGE SOURCE)

Moscou est entrée lundi dans sa première journée d’un confinement d’une durée indéterminée et le Premier ministre russe a appelé le reste du pays à se tenir prêt à suivre pour enrayer la progression du Covid-19. A l’heure de pointe matinale, de nombreuses rues du centre-ville étaient quasi désertées. Le trafic était cependant beaucoup moins chaotique et embouteillé qu’à l’ordinaire. Les Moscovites sont autorisés à sortir de chez eux pour se rendre au travail, pour les urgences médicales, pour se ravitailler au supermarché le plus proche ou aller dans une pharmacie, selon une décision dimanche soir du maire, Sergueï Sobianine. Ils ont également le droit de sortir les poubelles et de promener leur chien, dans un rayon de 100m autour de leur domicile. Des mesures analogues ont été décrétées dans la région entourant la capitale.

Le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a appelé les autres régions de Russie à se préparer à ce que de telles mesures soient imposées au reste du pays. La Russie a recensé officiellement 1534 cas d’infection et huit décès. A Moscou, le respect du confinement doit être contrôlé grâce à un « système intelligent de surveillance », selon les autorités, à savoir un réseau de caméras de reconnaissance faciale déjà utilisé pour vérifier les diverses mesures de confinement imposées peu à peu depuis début mars.

Le bilan officiel monte à 2757 morts en Iran

Les autorités iraniennes ont annoncé lundi 117 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à 2757 morts le bilan officiel de la pandémie en Iran, un des pays parmi les plus touchés par la maladie du Covid-19. Les autorités sanitaires ont recensé 3186 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, a déclaré Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse télévisé quotidien. Au total, 41’495 cas ont été déclarés officiellement en Iran.

ATS/MH

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Les HUG lancent une étude pour évaluer l’immunité au Coronavirus

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) vont lancer une étude pour évaluer la proportion de personnes infectées par le coronavirus et la qualité de leur réponse immunitaire. Cette recherche a été approuvée par la Commission cantonale d’éthique lors d’un processus accéléré.

Il s’agit de détecter la présence d’anticorps produits par l’organisme pour lutter contre le coronavirus, indique lundi Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, revenant sur une information de plusieurs médias. Le test se fait par le biais d’une prise de sang.

L’évaluation sera réalisée auprès de deux groupes de personnes sur une base volontaire. Il s’agit de collaborateurs des HUG d’unité exposées et non exposées au Covid-19 ainsi que d’une cohorte de personnes déjà suivies par le Bus Santé dans le cadre de l’observatoire épidémiologique cantonal.

Les résultats de cette étude ne seront pas connus avant fin juin. Selon la RTS, le CHUV, l’Hôpital universitairs de Zurich et l’hôpital cantonal de Saint-Gall vont également lancer des études similaires. Les résultats seront analysés au niveau suisse, avait indiqué Daniel Koch, responsable des maladies transmissibles à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

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Ouverts malgré l’interdiction: deux établissements sanctionnés à Genève

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Le Ministère public genevois a annoncé lundi avoir sanctionné deux établissements publics qui poursuivaient leur activité malgré le fait qu’ils tombaient sous le coup de l’interdiction d’ouverture ordonnée par le Conseil fédéral dans la cadre de la pandémie de Covid-19. L’un des contrevenants est un restaurant, l’autre est un salon érotique.

Le restaurant avait maintenu un service sur place en plus de l’activité, autorisée, de vente à l’emporter. Son exploitant a été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis, assortie d’une amende immédiate de 3240 francs.

Le salon érotique a aussi écopé d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis. Son amende s’élève à 1080 francs. Une employée du salon a aussi été sanctionnée. Elle a été condamnée à 120 jours-amende avec sursis et une amende de 720 francs.

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A Genève, les syndicats sont inquiets pour les employés de l’hôtellerie-restauration

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La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) fait part, lundi, de son inquiétude quant aux conditions de travail des employés dans l’hôtellerie-restauration en pleine pandémie de Covid-19. Si les établissements publics ont été fermés, les activités de « take away » et de livraisons continuent et sont même encouragées, rappellent les syndicats genevois.

Les hôtels, de leur côté, peuvent rester ouverts. Ces activités requièrent un contact important avec la clientèle et l’usage de locaux par plusieurs personnes en même temps. Pour la CGAS, « il est impensable que les autorités n’aient pas encore édicté de consignes pour ces secteurs », afin de prévenir la propagation du virus.

La CGAS constate que les syndicats ont tenté d’alerter les associations faîtières de ces branches, en vain. Ils demandent aujourd’hui pour le personnel d’avoir du savon à disposition, mais également des solutions hydroalcooliques et des gants. Les personnes les plus exposées devraient aussi pouvoir porter des masques.

Pour la CGAS, si les autorités sanitaires ne recommandent pas systématiquement les masques et les gants, « ce n’est pas en raison de leur inefficacité, mais en raison de leur pénurie ». Et de conclure que s’il y a pénurie, alors il faut suspendre les activités non essentielles où sont encore utilisés ces moyens de protection.

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