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Actualité

Déficit de 419,6 millions au projet de budget 2023 de l'Etat

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Le Conseil d'Etat genevois in corpore a présenté jeudi son projet de budget de l'Etat qui affiche un déficit de 419,6 millions de francs. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’Etat de Genève présente un projet de budget déficitaire marqué par les crises successives mais qui tient compte des besoins de la population.

Un déficit de 419,6 millions de francs. C’est ce que prévoit le projet de budget de l’Etat de Genève pour 2023. Les charges augmentent de 3,7% par rapport à 2022. 488 nouveaux postes sont prévus pour faire face à l’augmentation des élèves par classe et à la crise ukrainienne. Pour contrer l’inflation, le Conseil d’état accorde une moitié d’indexation à ses fonctionnaires. Un tiers des investissements de l’Etat, soit 193 sur les 720 millions, sont consacrés à la mobilité notamment pour les trams à Nations et à Saint-Julien.

Un projet de budget marqué par trois années de crise entre Covid et guerre en Ukraine. La Conseillère d’Etat chargée des finances, Nathalie Fontanet.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des ressources humaines et des finances

Près de 500 postes sont prévus notamment pour faire face à l’augmentation des élèves par classes et à la crise ukrainienne. Le détail avec la Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée de l'instruction publique Anne Emery-Torracinta

Pour contrer l’inflation, le Conseil d’état accorde une moitié d’indexation à ses fonctionnaires. Ce qui les a fait réagir. Mais les contraintes budgétaires étaient fortes, selon Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée de l'instruction publique Anne Emery-Torracinta

Le gouvernement ne veut pas revivre le scénario de l'an dernier: le parlement avait refusé le budget obligeant l'Etat à fonctionner sur la base du 12e des sommes votées en 2021, ainsi que des crédits supplémentaires votés au cours de l'année.Le Président Conseil d’Etat en appelle à la responsabilité du Grand Conseil pour trouver une majorité pour voter ce budget et ne pas se retrouver dans la même situation qu'en 2022. Mauro Poggia.

Mauro Poggia Président du Conseil d'Etat genevois

Avant de se lancer dans les discussions qui s'annoncent compliquées en cette année préélectorale, le Conseil d'Etat à majorité de gauche a défendu in corpore ses choix politiques. Il compte ainsi allouer davantage de moyens pour l'environnement et l'énergie, la formation, la cohésion sociale et la mobilité. Des investissements conséquents sont aussi dédiés à la transition écologique et numérique. Il a été voté à l'unanimité. Même par la Conseillère d'Etat PLR Nathalie Fontanet.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des ressources humaines et des finances

Frein à l'endettement

Le canton est tenu par la loi de retrouver le chemin de la croissance d'ici 2026, faute de quoi il faudra activer le frein au déficit obligeant à choisir entre des hausses d'impôts et des baisses de prestations. Le projet de budget 2023 et le plan financier quadriennal 2023-2026 respectent ce cadre légal. A condition de pouvoir réaliser des mesures d'économies, l'exécutif prévoit un retour progressif au déficit maximum admissible dès 2025. Le chemin de croissance, comme l'explique Nathalie Fontanet.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des ressources humaines et des finances

Economie résiliente

Les revenus s'élèvent à 9,37 milliards, soit une progression de 169,9 millions (+1,8%) par rapport au budget 2022 (basé sur les 12es provisoires). La grande argentière Nathalie Fontanet a relevé la résilience de l'économie. Les revenus fiscaux augmentent (+202 millions). Les revenus non fiscaux sont en baisse (-32 millions). La part des revenus de la Banque nationale suisse (BNS) devrait diminuer de moitié par rapport à 2022.

Les charges de fonctionnement passent à 9,79 milliards (+3,7%). Parmi ces charges, 84 millions sont directement liées à l'accueil des réfugiés ukrainiens (47 millions) et aux effets de la crise sanitaires (37 millions).

Source: ATS et Judith Monfrini

 

 

Suisse

A Morges, un déficit moins élevé que prévu

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Morges présente un déficit limité grâce aux rentrées fiscales (image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ville de Morges boucle ses comptes 2023 dans le rouge, même si le déficit est moins élevé que prévu. Des revenus fiscaux en hausse expliquent en grande partie ce résultat.

L'excédent de charges s'élève à 1,4 million de francs, alors que le budget prévoyait 10,3 millions. Ce "bon résultat" s'explique en majeure partie par les revenus de l'impôt sur le bénéfice des personnes morales, qui se sont révélés "bien supérieurs aux attentes, atteignant 87 millions au lieu des 70,8 budgétisés, explique mercredi la municipalité dans un communiqué.

Corollaire de ces revenus fiscaux en hausse, la contribution de la ville à la péréquation intercommunale a également été revue à la hausse. Morges verse ainsi 30,8 millions dans le pot commun, soit 11,4 millions de plus que prévu, ce qui affecte "significativement" le résultat, détaille l'exécutif.

Investissements à un haut niveau

La commune précise que ses charges maîtrisables restent stables, à 43,3 millions de francs. Les dépenses d'investissement se montent à 26,8 millions, un niveau qui "reste élevé depuis plusieurs années", note la ville. Un tiers de ces dépenses concerne la construction du Collège de Chanel, dont l'ouverture est prévue à la rentrée 2024.

Le site de Beausobre a également bénéficié de ces investissements. Et en 2023, la ville a pour la première fois fait usage de son droit de préemption sur une parcelle, pour 3,5 millions de francs.

Dette en hausse

Enfin, la marge d'autofinancement atteint 12,1 millions, ce qui permet de couvrir 45% des investissements. La dette nette s'élève à 79,8 millions de francs, soit 8,2 millions de plus que l'année précédente.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

La Suisse ne doit pas adhérer à REPO pour traquer les avoirs russes

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La Suisse n'adhérera pas à la task force REPO du G7 sur les avoirs russes. Le National a refusé mercredi la motion de Franziska Ryser (Vert-e-s/SG). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Suisse ne doit pas adhérer au groupe de travail REPO du G7, chargé de traquer les avoirs russes. Le Conseil national a refusé mercredi par 101 voix contre 80 une proposition des Vert-e-s en ce sens.

La Suisse n'a pas de groupe de travail formel pour la mise en oeuvre des sanctions économiques internationales contre la Russie. En tant que gestionnaire d'avoirs russes et principale place du commerce de matières premières, la Suisse porte pourtant une grande responsabilité dans le domaine. Une adhésion donnerait un signal politique clair, selon Franziska Ryser (Vert-e-s/SG).

La Suisse collabore déjà avec REPO au niveau technique. Mais ce groupe de travail est un instrument politique du G7. La pression américaine pour reprendre toutes leurs sanctions sera énorme, a contré Hans-Peter Portmann (PLR/ZH). La Suisse ne doit pas se laisser entraîner, car elle sera affaiblie fondamentalement dans son rôle de médiation et des bons offices.

Le Conseil fédéral était également opposé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les primes d'assurance maladie doivent être plafonnées (comité)

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L'initiative d’allègement ne profiterait pas seulement aux personnes à bas salaires, estiment les initiants (archives). (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Les primes d'assurance maladie explosent et il devient urgent de trouver des solutions, selon le comité en faveur de l'initiative d'allégement des primes, soumise en votation le 9 juin. Il a présenté mercredi son idée de plafonnement devant les médias à Berne.

Au cours des vingt dernières années, les primes d'assurance maladie ont plus que doublé, alors que les salaires et les rentes n'ont guère augmenté, a souligné le comité d'initiative. Cela met de plus en plus de personnes en difficultés financières.

"Avec l'initiative d’allègement des primes, nous mettons fin à cette folie. Les primes seraient plafonnées et ne pourraient plus représenter plus de 10% du revenu disponible", explique la co-présidente du PS Mattea Meyer.

L'initiative lancée par le PS ne profiterait pas uniquement aux personnes à bas salaires, mais renforcerait également le pouvoir d'achat des familles, des retraités et des personnes à revenus moyens, estiment les initiants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le Parlement veut interdire les symboles extrémistes

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L'augmentation croissante des incidents antisémites en Suisse pousse le Parlement à agir. Le 2 mars, un juif orthodoxe a été attaqué à Zurich par un adolescent de 15 ans radicalisé en Tunisie (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'utilisation en public de symboles racistes, faisant l'apologie de la violence et extrémistes sera interdite. Après le Conseil des Etats, le National a soutenu mercredi une motion et deux initiatives en ce sens. L'UDC était majoritairement opposée aux textes.

La motion déposée par la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats prévoit de punir l'utilisation, le port et la diffusion publique des objets de propagande et des symboles racistes, faisant l’apologie de la violence ou extrémistes. Il englobe aussi les gestes, les paroles, les saluts ou les drapeaux. Elle a été adoptée par 133 voix contre 38 et 17 abstentions.

Comme le texte déposé par l'ancien conseiller national Angelo Barille (PS/ZH), il ne se limite pas seulement aux symboles associés au national-socialisme. Pour Philipp Matthias Bregy (C/VS), il s'agit d'un signal contre toute forme d'extrémisme, peu importe de quel bord.

"Ceux qui tolèrent les symboles ou les gestes extrémistes tolèrent également le racisme et la haine. Nous devons appliquer la tolérance zéro", a poursuivi le Valaisan.

Une interdiction ne restreint pas la liberté d'expression, mais protège nos citoyens contre les actes qui incitent à la violence. La promotion de la violence n'a pas sa place en Suisse, a abondé Philippe Nantermod (PLR/VS). Et Sibel Arslan (Vert-e-s/BS) d'ajouter que ces symboles représentent une menace pour les personnes concernées, mais également pour la démocratie.

Symboles nazis en premier

Par 132 voix contre 40 et 15 abstentions, le National préfère toutefois agir par étapes. Une interdiction des symboles nazis, facilement identifiables, peut être plus rapidement mise en oeuvre que les autres symboles racistes et extrémistes.

"Nous ne voulons pas de croix gammée ou de salut hitlérien dans notre pays", a dit Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD) au nom de la commission. Et de rappeler que la complaisance envers l'antisémitisme, c'est se rendre complice de crimes contre les juifs.

M. Mahaim a rappelé qu'il ne s'agissait pas ici de faire une classification des crimes les plus horribles de l'Histoire. S'il y a unanimité pour une interdiction des symboles nazis, la discussion est plus difficile pour les autres, a-t-il souligné.

Si les symboles nazis sont connus de tous, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire le travail et interdire les autres symboles et gestes extrémistes, ont rappelé plusieurs orateurs. "C'est faisable", a indiqué le ministre de justice et police Beat Jans. Mais la loi doit être formulée de manière suffisamment ouverte pour s'adapter à l'actualité.

Augmentation des cas

La nécessité d'agir est guidée par l'augmentation croissante des incidents antisémites en Suisse. Le 2 mars dernier, un adolescent de 15 ans radicalisé en Tunisie a agressé un juif orthodoxe à Zurich.

Depuis quelques semaines, les Jeunes UDC sont confrontés à des accusations de connivence avec l'extrême droite. La tête pensante du parti des Jeunes aurait pris part à une réunion avec l'Autrichien d'extrême droite Martin Sellner, interdit d'entrée en Allemagne, et des membres de Junge Tat, un groupe d'extrême droite suisse surveillé par le Service de renseignement de la Confédération.

Plusieurs sections cantonales se sont distanciées des groupements extrémistes. Pour le président du premier parti suisse, Marcel Dettling, la radicalisation grandissante est inacceptable. Taguer des croix gammées ou tenir des propos nazis est intolérable, a-t-il défendu lors d'une interview avec la RTS. Et de rappeler que l'UDC a des lignes rouges qui concernent l'extrémisme de droite et de gauche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Ukraine: au moins 8 morts dans une triple frappe de missiles russes

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La Russie poursuit ses attaques (illustration avec des dégâts à Kiev) (© KEYSTONE/AP)

Au moins huit personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans une triple frappe russe mercredi matin à Tcherniguiv, grande ville du nord de l'Ukraine, selon un nouveau bilan communiqué par le maire.

"On dénombre huit morts et 18 blessés à la suite des frappes de missiles russes sur Tcherniguiv. Les opérations de recherches et de secours se poursuivent", a indiqué le maire Oleksandre Lomako sur Telegram.

A 09H03 locales, "trois explosions se sont produites dans la ville", avait indiqué le maire un peu plus tôt à la télévision. C'était une "frappe directe sur un immeuble d'infrastructure sociale", avait-il dit précédemment.

Le gouverneur de la région éponyme dont Tcherniguiv est le chef-lieu a indiqué que l'attaque avait touché "quasiment" le centre-ville faisant état de "civils morts" et de "beaucoup de blessés".

Une des villes les plus anciennes d'Ukraine, fondée il y a plus de 1000 ans, Tcherniguiv, qui comptait presque 300'000 habitants avant l'invasion russe il y a deux ans, se trouve à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec le Bélarus, allié de la Russie.

La Russie bombarde quotidiennement des villes ukrainiennes à l'aide de missiles et drones explosifs.

Face à une aide occidentale qui s'essouffle et arrive en retard, l'Ukraine connaît un manque croissant de moyens de défense aérienne pour intercepter ces engins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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