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Cyberrisques: la Confédération crée 20 nouveaux postes pour protéger la Suisse

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KEYSTONE/str

La Confédération renforce ses effectifs pour protéger la Suisse contre les cyberrisques. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de créer 20 nouveaux postes pour mettre en oeuvre la stratégie nationale pour 2020 à 2022.

Le gouvernement avait déjà approuvé en mai 2019 le plan de mise en oeuvre pour les années 2018 à 2022 et la création de 24 nouveaux postes dédiés à la cybersécurité. Mais les risques augmentent et les attaques deviennent de plus en plus agressives, a justifié jeudi devant la presse le grand argentier Ueli Maurer.

Les plus grandes menaces actuelles sont les tentatives d’extorsion et le trafic des paiements en général. La situation doit être réévaluée presque tous les mois. L’administration dont le réseau extérieur est apparu le plus vulnérable est en contact étroit avec les hautes écoles et l’économie privée.

Effectifs modestes

Les besoins identifiés pour lutter contre les risques à l’échelon fédéral sont en réalité de 60 postes, a précisé le conseiller fédéral. Mais il existe aussi des employés qui s’occupent de cyberrisques dans les départements. Les effectifs sont très modestes en comparaison avec les 4000 postes allemands ou des 800 postes autrichiens, a reconnu le ministre.

Mais pour lui, « la Suisse avance de manière très pragmatique ». La stratégie est bien partie et le pays se trouve dans le peloton de tête européen en matière de qualité car il dispose du savoir-faire nécessaire et a su les mettre en réseau, a estimé le conseiller fédéral.

Coordination à améliorer

L’agilité numérique du secteur public peut être améliorée, a constaté de son côté Benedikt Würth, président de la conférence des gouvernements cantonaux. Les cantons tirent tous à la même corde et de nombreuses initiatives existent, mais les efforts manquent encore de coordination et de pilotage commun.

Selon M. Würth, un travail efficace ne peut se faire que sur la base du fédéralisme coopératif. L’ambition des cantons est grande et il faudra peut-être modifier la constitution pour obtenir des standards contraignants d’administration numérique. En attendant, une plateforme politique largement soutenue par la Confédération, les cantons et les communes devrait voir le jour dès 2022.

Le Conseil fédéral a par ailleurs adopté la base légale nécessaire à la mise sur pied du Centre national de la cybersécurité. Ce centre sera placé sous la conduite d’un délégué de la Confédération. Le Conseil fédéral estime satisfaire ainsi aux exigences des milieux économiques et politiques qui réclament un centre de compétences fort doté d’une structure claire et une centralisation accrue.

Organisation encadrée

L’ordonnance fixe les grandes lignes de l’organisation. Le Groupe Cyber et le comité de pilotage de la stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques garantiront une collaboration accrue entre les départements fédéraux.

Le centre national pourra prendre la direction des opérations liées à la gestion d’un cyberincident et décider des mesures immédiates qui s’imposent. Les fournisseurs de prestations de l’administration fédérale auront une obligation d’information envers lui.

Délégué depuis août 2019

La mise sur pied du centre national a commencé sous la conduite de Florian Schütz. Délégué de la Confédération à la cybersécurité depuis août 2019, l’interlocuteur de référence de la Confédération doit notamment édicter les directives de sécurité informatique applicables à l’administration fédérale.

Le centre national est composé d’une division stratégique et d’une division opérationnelle. La division stratégique est déjà une nouvelle unité autonome au sein du Secrétariat général du Département des finances. La division opérationnelle regroupe des unités existantes, soit la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI), le domaine Sécurité informatique de la Confédération et GovCERT.ch.

Pour l’instant, ces trois unités font partie de l’Unité de pilotage informatique de la Confédération. Après les travaux de mise en place, elles seront transférées au secrétariat général et placées directement sous la conduite du délégué de la Confédération à la cybersécurité.

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Jura: Masques obligatoires dans les commerces

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Le masque sera obligatoire dans les magasins jurassiens dès lundi (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Jura devient le premier canton suisse à rendre obligatoire le port du masque dans les magasins et commerces dès lundi et pour une durée de deux mois. Cette mesure concerne les personnes âgées de plus de 12 ans.

« Depuis une dizaine de jours désormais, le canton du Jura fait face à une recrudescence du coronavirus avec plus d’une vingtaine de nouveaux cas positifs confirmés », a expliqué vendredi le gouvernement jurassien. Cette obligation pourra être prolongée en fonction de l’évolution de la situation.

Pour faire face à l’augmentation des cas, les effectifs et moyens techniques de la ligne téléphonique d’urgence santé ont aussi été adaptés afin de mieux répondre aux sollicitations en forte augmentation pour les tests de dépistage, a précisé le canton. Les équipes de cette ligne s’occupent en effet aussi des tâches liées au traçage.

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Un cas de Covid-19 dans une discothèque genevoise: des centaines de personnes en quarantaine ?

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Une personnes a été testée positive au Covid-19 dans une boite de nuit à Genève. Plusieurs centaines de personnes pourraient être placées en quarantaine. 

Grosse inquiétude à Genève. Un cas de Covid-19 a été détecté dans une discothèque de la Ville. Selon nos informations, les autorités sont actuellement en train de contacter toutes les personnes présentes dans l’établissement, le week-end dernier, pour les informer et les inviter à se mettre en quarantaine en cas de symptômes. Plusieurs centaines de personnes seraient concernées selon la médecin cantonale.  Aglaé Tardin qui précise que le traçage des contacts a bien été effectué, ce qui a permis de retrouver, facilement, les personnes.  Rappelons que les boîtes de nuit ont pu rouvrir, depuis le 6 juin. Mais dès le 21 juin, 300 fêtards avaient dû être placés en quarantaine, à Zurich. Les cantons de Zurich et Berne ont depuis décidé de renforcer les contrôles dans les bars et les discothèques.  

 

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Le monde de demain: un assistant pour connecter et sécuriser les aînés

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Un petit assistant “Made in Swiss” pour connecter et sécuriser nos aînés, c’est le monde de demain… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

La période du Covid-19 et du semi-confinement nous aura rappelé, si besoin, toute l’importance de maintenir le lien avec les plus anciens et surtout de pouvoir veiller à leur sécurité, même à distance. A défaut de pouvoir leur rendre visite régulièrement, les assistants numériques se multiplient pour garder un œil ou une oreille virtuelle sur les personnes âgées dépendantes. En Suisse, un modèle se démarque, il a été développé par une startup zurichoise qui présente son assistant à commande vocale nommé Caru, comme un “colocataire intelligent”. Il s’agit en fait d’un boitier rond, blanc et lumineux que vous posez dans le salon, dans la cuisine ou sur votre table de chevet. Physiquement, il ressemble à peu de choses près aux autres assistants vocaux, sauf que là c’est en fait une version revisitée du bouton d’urgence, transformée en capteur intelligent, en dispositif communicant et en système d’alarme. 

Comment est-ce qu’il fonctionne ce “colocataire intelligent”?

Pour bien comprendre, prenons un cas concret: une nonanégaire vit seule dans son appartement, il lui suffit de dire bonjour Caru» pour que l’appareil enregistre son message vocal pendant 60 secondes. Message qui est aussitôt transmis à sa famille, via une application sur smartphone et les proches peuvent même y répondre directement. L’appareil permet aussi de passer un appel téléphonique ou d’envoyer un appel à l’aide en répétant simplement 2 fois “à l’aide”. Il est même possible d’analyser le comportement des utilisateurs et de détecter d‘éventuels écarts. Le capteur a déjà fait ses preuves puisqu’il est utilisé dans les centres de soins en Suisse et en Allemagne depuis fin 2018. Les investisseurs y croient aussi puisque la société vient de collecter 3 millions de francs supplémentaires. Comme quoi avec le monde de demain peut aussi faire preuve de bienveillance… 

 

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Le monde de demain: le train supersonique du futur

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Photo: Swisspod

Le train du futur se dessine en Suisse. C’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Ou peut-être plutôt le monde d’après demain… Imaginez un train qui avalerait les 250 km séparant Genève de Zurich en seulement 17 minutes et pour un coût énergétique calculé de 6 francs par passager. Une révolution en comparaison aux 3 heures nécessaires aujourd’hui en voiture ou même aux 2H40 en train. Bienvenue dans la mobilité du futur imaginée par Swisspod, une jeune pousse biberonnée à l’Ecole polytechnique de Lausanne, et qui planche donc sur la mobilité longue distance de demain avec un projet de capsule supersonique, c’est un peu comme un train suspendu électromagnétiquement qui circulerait dans un tube dépressurisé, à la vitesse de 1200 km/h. L’idée serait de pouvoir transporter des marchandises et des personnes, jusqu’à 600 passagers par heure dans chaque sens de Genève à Zurich avec un départ toutes les 3 minutes.

Où en est-il ce projet de train en lévitation à très très grande vitesse ? 

A l’origine, c’est un concours annuel lancé par le patron de Tesla et de SpaceX, Elon Musk. C’est désormais une initiative relayée par la Commission européenne qui vise à accélérer le déploiement de ces trains supersoniques à travers le vieux continent et à laquelle s’est donc associée l’entreprise Swisspod. En Suisse, on s’attelle pour l’heure à mettre au point un prototype de capsule pour une commercialisation espérée pour 2025. Sans parler toutefois de la construction des tunnels. La prochaine étape, ce sera déjà de lever de fonds pour mettre en place une phase de tests. Une autre source de financement est lancée, Swisspod propose une opération de crowdfunding sur son site web. Moyennant quelques centaines ou dizaines de milliers de francs vous pouvez inscrire votre nom sur la 1ère capsule ou en financer le prototype. Une manière de prendre le train en marche… Attention, il passe vite. 

 

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Pas question pour Pierre Maudet de démissionner pour l’instant

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Il ne démissionnera qu’en cas de condamnation.
Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet s’est exprimé ce mercredi concernant la procédure du Minsitère Public genevois. Pierre Maudet qui a l’intention de se défendre, il s’est déclaré satisfait de l’intention de Ministère public de classer le volet Manotel de l’affaire.

« Il y a la reconnaissance que dans une bonne partie du dossier il n’y a rien », a souligné le conseiller d’Etat PLR. Le soulagement viendra quand je pourrais constater que je suis acquitté », a-t-il ajouté. Les avocats du magistrat Fanny Margairaz et Grégoire Mangeat plaideront l’acquittement plein et entier lors d’un éventuel procès.

Selon M.Maudet, l’annonce mercredi par le Ministère public de son intention de renvoyer en jugement les protagonistes de l’affaire ne change rien à son statut, « si ce n’est qu’il est fondamentalement allégé », a-t-il précisé. « Je me félicite que la justice puisse bientôt trancher ». Une étape où il pourra aussi se défendre.

Car selon les avocats du magistrat, l’instruction a été menée presque exclusivement à charge. L’accusation qui reste, soit le voyage controversé à Abou Dhabi en 2015, demeure « faible et la thèse est fragile », a souligné M.Mangeat. Quant au sondage reproché à l’élu, il relève du règlement de l’activité politique pour l’avocat.

Mercredi, Pierre Maudet a aussi affiché sa volonté de se constituer partie plaignante dans la procédure concernant le conseiller municipal PLR Simon Brandt, un de ses proches. Simon Brandt a porté plainte pour abus d’autorité après avoir été arrêté par la police et interrogé par le Ministère public, estimant avoir été maltraité.

Dans cette affaire, la cible était en réalité Pierre Maudet, a expliqué l’avocate du conseiller d’Etat Yaël Hayat, qui a été chargé de porter ce dossier. Le but de l’arrestation de Simon Brandt était d’extraire « des informations concernant un autre ». Il y a un « sentiment de détournement ».

Source ATS

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