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Credit Suisse concentre ses efforts sur sa transformation

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Credit Suisse entend poursuivre ses efforts de transformation pour l'année en cours, malgré des conditions de marché difficile. (archives) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Credit Suisse entend poursuivre ses efforts de transformation pour l'année en cours, malgré des conditions de marché difficiles.

L'établissement a confirmé son objectif d'économies de 200 millions de francs pour 2023 dans un document présenté mardi à l'occasion de sa journée des investisseurs. A moyen terme, des réductions de coûts supplémentaires de 400 millions sont visées.

Dans son "Investor Deep Dive", la banque aux deux voiles indique en outre poursuivre sa transformation numérique, afin de garantir la mise en place d'une "organisation robuste, évolutive et agile". Le numéro deux bancaire helvétique, qui a une nouvelle fois répété que 2022 serait une "année de transition", va faire le point sur sa stratégie dans la gestion des risques, la conformité, la technologie et les opérations, ainsi que la gestion de fortune.

Les économies visées reflètent la transition vers un modèle d'entreprise plus centralisé. Celles réalisées en 2022 devraient se refléter dans les chiffres du dernier trimestre. La direction de Credit Suisse veut réduire les doublons et créer des synergies, mais aussi automatiser un "grand nombre" de tâches actuellement exécutées manuellement.

L'établissement souligne les efforts consentis dans la gestion du risque, soulignant la hausse de 15% du budget 2022 par rapport à 2020, alors que les effectifs affectés à la conformité ont enflé de 500 unités ces trois dernières années à environ 2500 personnes.

Gestion de fortune dopée aux taux

Dans la division nouvellement formée de la gestion de fortune, Credit Suisse espère compenser en partie les investissements par un modèle d'affaires plus efficace. Le relèvement des taux d'intérêts devrait par ailleurs se traduire par plus de 800 millions de francs de recettes supplémentaires.

Malgré des annonces sans grande surprise, la "plongée profonde" avait l'heur de plaire aux investisseurs. A 10h20, la nominative Credit Suisse prenait 1,3% à 5,814 francs, ce qui lui valait de figurer aux avant-postes d'un SMI en repli de 0,05%.

Fortement ébranlé par la débâcle du fonds spéculatif Archegos et la liquidation des fonds Greensill, Credit Suisse avait bouclé 2021 dans le rouge. Et l'année en cours a débuté de la même manière, avec une perte nette de 273 millions de francs au premier trimestre, et un nouveau débours attendu pour le second.

A cela s'ajoutent les déconvenues judiciaires en série, avec pas plus tard qu'hier la condamnation à une amende ferme de 2 millions de francs par le Tribunal pénal fédéral (TPF) dans un procès pour blanchiment d'argent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Economie

Banco Santander a dégagé un nouveau bénéfice record au 1er semestre

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Santander explique cette dynamique notamment par l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). (archive) (© KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ)

Le géant bancaire espagnol Banco Santander a annoncé mercredi qu'il révisait en hausse ses prévisions pour 2024, après avoir dégagé un nouveau bénéfice record au premier semestre. L'établissement a tiré profit de la hausse de ses marges et de nouveaux clients.

La première banque espagnole, fortement implantée en Europe mais aussi en Amérique latine, a dégagé au total 6,06 milliards d'euros de profit net sur les six premiers mois de cette année, contre 5,24 milliards d'euros lors du premier semestre 2023. Ce montant, qui constitue un nouveau record semestriel pour l'entreprise, est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur six milliards d'euros de bénéfice net.

Il pourrait permettre au géant espagnol, qui a revu à la hausse ses objectifs pour 2024 avec un ratio de rentabilité supérieur à 16%, d'atteindre le cap symbolique des 12 milliards de profits sur l'exercice en cours, après le record de 11,08 milliards de l'an dernier. "Dans un environnement géopolitique volatil, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre nos nouveaux objectifs grâce à la diversification de nos activités et de nos marchés", souligne dans un communiqué la présidente du groupe, Ana Botin.

Santander explique cette dynamique par la croissance de ses marges opérationnelles, par un meilleur contrôle de ses coûts et par une forte activité commerciale, avec l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). Le groupe espagnol, devenu ces dernières années l'un des établissements bancaires les plus rentables en Europe, a ainsi dégagé un produit net bancaire - équivalent de son chiffre d'affaires - de 23,46 milliards d'euros, soit 12% de plus qu'il y a un an.

Ces bons résultats ont largement compensé la hausse des provisions faite par le groupe en raison de l'impôt exceptionnel sur les grands groupes financiers instauré début 2023 par le gouvernement de gauche espagnol, afin de financer des mesures de soutien au pouvoir d'achat. Cet impôt, pour lequel Santander avait annoncé avoir provisionné 335 millions d'euros au début de l'année 2024, et contre lequel le groupe n'a cessé de ferrailler ces derniers mois, doit rapporter trois milliards d'euros en deux ans à l'Etat espagnol.

Il devait initialement prendre fin en 2024, mais l'exécutif a choisi de le pérenniser, en raison de la persistance d'une forte inflation qui l'a conduit à prolonger certaines mesures de soutien aux consommateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

BNP Paribas: le bénéfice net bondit de plus de 20% au 2e trimestre

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La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et aux Amériques. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Le géant bancaire français BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 20,8% sur un an au deuxième trimestre, à 3,4 milliards d'euros. L'établisseement a notamment tiré profit d'une dynamique commerciale favorable.

D'avril à juin, le produit net bancaire du groupe (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'élève à 12,27 milliards d'euros, "grâce à la dynamique commerciale des pôles opérationnels", a indiqué dans un communiqué le directeur général Jean-Laurent Bonnafé. Une hausse de près de 8% en comparaison avec un deuxième trimestre 2023 où il avait été freiné par l'évolution de la politique monétaire, les marchés actions et l'immobilier.

Ces résultats dépassent les attentes des analystes interrogés par le fournisseur de données Factset et l'agence financière Bloomberg, qui tablaient sur respectivement 2,9 et 2,7 milliards d'euros de résultat net, et environ 11,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires ressort à 24,7 milliards d'euros, en hausse de 5,8% tandis que le bénéfice net baisse de plus de 10% à 6,5 milliards, reflétant la performance exceptionnelle du groupe au premier semestre 2023 avec "l'impact de la cession de Bank of the West", mais également la contribution à la constitution du Fonds de Résolution Unique.

En données distribuables, qui permet une comparaison hors effets de périmètre, le résultat net du premier semestre reste stable, et le produit net bancaire connaît une petite hausse de 1,7%. La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% au deuxième trimestre à 4,5 milliards d'euros notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions dans les régions Europe, Moyen-Orient, Afrique et Amériques, souligne le communiqué.

Les revenus de la branche banques commerciales, leasing automobile, et paiement restent stables au deuxième trimestre, mais le bénéfice net est lui en recul de 24%. La branche protection, épargne, investissement et services immobiliers voit elle son chiffre d'affaires augmenter de 3%.

Le coût du risque, c'est-à-dire les sommes provisionnées pour faire face aux éventuels impayés sur les crédits consentis, a lui connu une hausse au deuxième trimestre par rapport au premier, passant de 29 points de base des encours de crédits à la clientèle, soit 640 millions d'euros, à 33 points de base, à 752 millions, intégrant un "dossier spécifique" non divulgué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Mattel: les ventes se tassent, mais la rentabilité s'améliore

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Mattel espère voir ses chiffres se redresser dans les mois à venir grâce à la célébration des 65 ans de Barbie et au lancement prévu de deux nouvelles lignes de la poupée vedette. (archive) (© KEYSTONE/AP/Alan Diaz)

Le spécialiste américain du jouet Mattel a enregistré un tassement de ses ventes au deuxième trimestre. Le géant n'en est pas moins parvenu à dégager un bénéfice net en forte hausse grâce à une maîtrise de ses coûts.

Le chiffre d'affaires s'est contracté de 1% sur un an, à 1,08 milliard de dollars, selon un communiqué publié mercredi, soit moins que les 1,10 milliard attendus par les analystes. L'entreprise d'El Segundo, dans l'Etat de Californie, a souffert sur le marché des poupées (-6%), qui reste le premier secteur d'activité du groupe (34% des revenus).

Mattel détient les marques Barbie, American Girl ou Beauty Cuties. Il espère voir la catégorie se redresser dans les mois à venir grâce à la célébration des 65 ans de Barbie et au lancement prévu de deux nouvelles lignes de la poupée vedette, a expliqué le directeur général, Ynon Kreiz, lors d'une conférence téléphonique.

Mattel a aussi pâti d'un ralentissement sur ses produits destinés aux tout-petits (-4%). Sur le plan géographique, toutes les régions du groupe ont connu une baisse de ventes, à l'exception de l'Asie-Pacifique.

"Nous nous attendons à ce que l'activité jouets soit en croissance au second semestre", a néanmoins indiqué Ynon Kreiz. Depuis plusieurs années, Mattel cherche à s'appuyer sur son portefeuille de marques pour développer films et séries animées.

Plusieurs longs métrages sont en cours de préparation, notamment autour des personnages Polly Pocket, des petites voitures Hot Wheels ou du jeu de cartes Uno. Malgré le reflux de son chiffre d'affaires, Mattel a réussi à doubler son bénéfice net (+109%), à 56,9 millions de dollars.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée très suivie par Wall Street, il s'affiche à 19 cents, soit mieux que les 17 cents projetés par les analystes. L'entreprise a fait baisser de 8% ses coûts opérationnels.

C'est le résultat d'un plan annoncé en février, qui doit permettre de réaliser 200 millions de dollars d'économie en année pleine d'ici 2026. Les investisseurs ont mal réagi au fléchissement des ventes du groupe, en particulier pour les poupées un an seulement après la sortie du film "Barbie", qui a ramassé plus de 1,4 milliard de dollars au box-office.

Dans les échanges électroniques postérieurs à la fermeture de Wall Street, le titre cédait 7,71%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les papillons peuvent polliniser les fleurs grâce à l'électricité

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La plupart des lépidoptères accumulent une charge électrique positive en volant, ce qui attire les pollens chargés négativement (archives). (© KEYSTONE/EPA/BARTOLOMIEJ ZBOROWSKI)

Les papillons ne se contentent pas de convoiter le nectar des fleurs, mais peuvent aider leur pollinisation grâce à une charge d'électricité statique qu'ils emmagasinent en volant, selon une étude parue mercredi. La pollinisation se fait sans contact.

Les lépidoptères, c'est-à-dire les papillons de jour et de nuit, font partie des insectes pollinisateurs, transportant le pollen d'une plante à fleurs vers une autre pour sa reproduction.

Ce rôle a été minimisé par certaines études, qui en ont fait avant tout un "parasite", plus assoiffé de nectar qu'autre chose, remarque le biologiste Sam England, à l'institut allemand Leibniz de science de l'évolution et de la biodiversité. L'étude qu'il signe dans la revue Interface de la Royal Society britannique est la première à mesurer leur capacité de pollinisation grâce à l'électricité dont l'animal se charge en volant.

Les principaux pollinisateurs, comme le bourdon ou l'abeille, ont longtemps été réputés collecter le pollen et le libérer par contact avec les organes reproducteurs des fleurs. C'est seulement à partir des années 1980 que les biologistes ont supposé que des forces électrostatiques pouvaient aussi jouer un rôle dans ce processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs.

Centaine de grains

"C'est quelque chose qui n'a pas été exploré en détail en termes d'écologie", constate auprès de l'AFP Sam England. L'idée est qu'en volant, le corps de l'insecte accumule une charge électrique positive, produite par le frottement des ailes avec l'air. Or "une bonne proportion du pollen de fleurs est chargé négativement", poursuit le biologiste.

Des charges opposées s'attirant, ce pollen serait dirigé naturellement vers l'abdomen de l'insecte pollinisateur. Il prendrait alors une charge positive pendant son transport jusqu'à une autre fleur, où il serait naturellement attiré par le champ électrique négatif de cette fleur.

"On a montré que les abeilles accumulent ainsi des charges électriques conséquentes", selon lui, mais "personne ne l'avait quantifié pour les papillons".

Pour son étude, Sam England a mesuré la charge électrique nette de onze espèces de papillons, natifs de cinq continents. Résultat: "la plupart des lépidoptères accumulaient une charge électrique positive", selon le chercheur.

L'étude conclut qu'en moyenne, la charge électrique de l'insecte fournit une force électrostatique suffisante pour soulever une centaine de grains de pollens sur 6 millimètres de hauteur en moins d'une seconde, jusqu'à l'abdomen du papillon. La capacité de charge des papillons varie entre espèces étudiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

La Chaux-de-Fonds porte encore les stigmates de la tempête

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Environ 2500 arbres ont dû être abattus ou élagués, à la suite de la tempête. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un an après, La Chaux-de-Fonds (NE) porte encore les stigmates de la tempête. Hormis les victimes, les traces les plus visibles touchent les 2500 arbres urbains qui ont dû être abattus ou élagués. La Métropole horlogère a reçu au total 4,6 millions de francs de dons.

"Au niveau sécurité, on n'a rien à se reprocher car personne n'aurait pu imaginer une telle tempête sur une ville, et pas au sommet d'une montagne. L'anémomètre s'est bloqué à 217 km/h. C'était complètement hors normes. Dans l'ensemble, la ville a bien résisté en regard de la violence des événements", a déclaré à Keystone-ATS Jean-Daniel Jeanneret, conseiller communal de La Chaux-de-Fonds.

Pour marquer symboliquement l'événement, les cloches de la ville vont sonner ce mercredi à 11h25 durant 6 minutes et 30 secondes, soit la durée effective de la tempête. La catastrophe a fait un mort et une cinquantaine de blessés à différents niveaux.

"On a dû prendre des mesures pour la sécurisation de la ville qui était le premier défi. Comme la prise en charge des blessés était maîtrisée par les hôpitaux, qui n'ont pas demandé de mesures extraordinaires, on ne s'en est plus occupé. C'est peut-être pour ça qu'il y a le sentiment que l'on ne s'est pas occupé des victimes", a ajouté le conseiller communal. Une antenne psychologique avait toutefois été rapidement mise sur place.

Ancien conservateur du patrimoine, Jean-Daniel Jeanneret a été très ému de voir le clocher du Temple des Eplatures, un élément historique, être emporté par la tempête. La pose d'une nouvelle structure le 3 juillet a été possible grâce à la générosité de donateurs et notamment celle de feu Léonard Gianadda.

De La Chaux-de-Fonds à Sierre

Grégory Duc, commandant du SIS des Montagnes, a été particulièrement touché par la solidarité et les aides offertes par des corps de pompiers d'autres régions du canton et d'autres villes comme Genève ou Lausanne. "On a fait la même chose en allant à Sierre (VS) récemment aider nos collègues, en lien avec les récentes intempéries. On a pu y amener une certaine expertise".

La Chaux-de-Fonds a reçu au 1er juin 4,6 millions de francs de promesses de dons ou d'argent versé sur les trois fonds ouverts par la Ville, en faveur des arbres, des parcs ou de la reconstruction. La Chaîne du bonheur a mis à disposition 200'000 francs et La Croix-Rouge également un certain montant.

Environ 3,4 millions de francs sont dévolus aux arbres. Les personnes ou entités ayant donné de l'argent à l'association citoyenne "Des arbres pour rêver demain" ne sont pas comptées dans ces chiffres. L'association, qui a récolté 1,25 million de dons, a déjà versé le 21 juin 45'000 francs à la Ville pour financer deux plantations d'arbres, l'une à la piscine, l'autre au collège des Endroits.

Les dégâts aux arbres se chiffrent à 5,25 millions de francs. Sans compter les forêts, la canopée a été fortement touchée puisque 2500 arbres urbains ont été touchés. Les dommages causés aux bâtiments sont estimés à 117,15 millions, selon l'ECAP, avec 2989 sinistres déclarés. Les assureurs privés ont dû verser des dizaines de millions de francs, avant tout pour des véhicules.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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