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Economie

Accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre

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L'accord prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée du blocus naval américain, selon Donald Trump (archives). (© KEYSTONE/AP ISNA/AMIRHOSEIN KHORGOOI)

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé lundi avoir trouvé un accord, dont le texte n'a pas été rendu public, pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.

L'accord "apportera la paix à toute la région", a assuré Donald Trump, qui n'a pas mentionné explicitement le Liban, où une frappe israélienne a fait un mort lundi.

"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d'Ormuz", a-t-il assuré sur son réseau Truth Social.

Le président américain a atterri dans l'après-midi à Genève avant de se rendre en hélicoptère à Evian, côté français du lac Léman, pour le sommet du G7. Sa présence à la cérémonie de signature du cadre d'accord vendredi est "possible", selon son vice-président.

Cette signature doit marquer l'ouverture d'une période de 60 jours pour conclure un accord final.

L'accord permet "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi.

"C'est une source de fierté", s'est réjoui le président iranien Massoud Pezeshkian. "Si toutes les dispositions prévues sont mises en oeuvre (...) nous construirons un monde différent en Iran et au Moyen-Orient".

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé, a salué "un pas historique vers la paix" même si le document précis n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations.

Frais de "services de navigation"

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, l'accord prévoit que l'Iran facture "des frais pour les services de navigation" dans le détroit d'ormuz, "la protection de l'environnement" ou encore "l'assurance des navires", plutôt que d'imposer des péages dont les Etats-Unis ne voulaient pas.

Il a aussi assuré que "la partie américaine s'est engagée" à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre.

Les Etats-Unis doivent également garantir qu'Israël mette fin à la guerre au Liban, selon M. Baghaï, qui a prévenu que son pays ne faisait "confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis".

Les habitants de la région semblaient eux mitigés sur cet accord qui vise à mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

"Le peuple iranien n'a rien gagné avec cet accord", réagit Arya, 38 ans, professeur d'anglais à Téhéran. "Les gens ne vont pas revenir à leur vie d'avant. Le principal enseignement de cette guerre pour le peuple iranien est que Trump n'est pas leur allié".

Au Liban, certains déplacés envisageaient timidement un retour vers le sud dans des zones non occupées par Israël. Hana al-Jamma assure que "même s'il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons", disant "merci à l'Iran".

Le président Joseph Aoun a espéré que l'accord "mettra un terme définitif" aux hostilités. Une source officielle libanaise a indiqué à l'AFP que son pays n'avait pas été informé des termes de l'accord, ni du moment de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans la guerre opposant le Hezbollah pro-iranien à Israël depuis le 2 mars.

Et lundi, une frappe israélienne a fait un mort dans le sud du pays.

Le Hezbollah lui, a cessé ses attaques, et s'est dit "profondément reconnaissant" envers l'Iran pour "pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord".

Côté israélien, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et ministre chargé de la Sécurité nationale, a affirmé que "l'accord de Trump ne nous engage pas".

Et le ministre de la Défense, Israël Katz, a prévenu que "l'armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée".

60 jours de négociation

L'accord-cadre est conçu comme un prélude à 60 jours de négociations, qui porteront sur quatre sujets, selon Kazem Gharibabadi : la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris.

L'Iran cherchera "à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a précisé la diplomatie iranienne, soulignant que Téhéran "tirerait des enseignements du passé".

Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu'un volet des négociations portera sur l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement d'uranium, laissant entendre qu'un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Meurtre d'un patron d'assurance: Mangione reconnaît avoir tiré

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Luigi Mangione a admis avoir fait feu sur le patron du plus gros groupe américain d'assurance santé (archives). (© KEYSTONE/AP/Steven Hirsch)

Luigi Mangione a admis avoir "tiré" sur le patron du plus gros groupe américain d'assurance santé en plaidant coupable de faits de harcèlement devant une juge fédérale de New York vendredi.

"Le matin du 4 décembre, j'ai tiré sur M. Thompson à Manhattan et il est mort", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

La France ne bannira pas les réseaux sociaux pour les jeunes

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Le Conseil Constitutionnel invoque la liberté d'expression des jeunes (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France. Il a considéré que cette mesure porte "une atteinte disproportionnée" à leur liberté d'expression.

L'institution avait été saisie fin juillet par des députés socialistes et de la gauche radicale sur l'article 1er de la loi visant à protéger les mineurs face aux réseaux sociaux.

Les Sages estiment que cette disposition, interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, "porte une atteinte qui n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée" à leur liberté d'expression et de communication.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Les ventes au détail en recul en juillet aux Etats-Unis

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Les ventes au détail se sont élevées à 763,6 milliards de dollars en juillet aux Etats-Unis, en recul de 0,6% par rapport au mois précédent. (archives) (© KEYSTONE/AP/RYAN SUN)

La consommation des ménages américains a baissé en juillet, notamment du fait d'un recul des achats de véhicules mais aussi des ventes en lignes, prenant à revers les attentes des marchés, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce.

Le mois dernier, les ventes au détail se sont élevées à 763,6 milliards de dollars dans le pays, en recul de 0,6% par rapport au mois précédent, mais restent en hausse sur un an, de 5%.

La moyenne sur un an intègre cependant une hausse de près de 20% des achats d'essence, consécutifs au choc sur les prix provoqué par la guerre au Moyen-Orient.

Les données publiées pour le mois de juin avaient déjà pointé vers un fort recul de la consommation américaine, qui n'avait augmenté que de 0,2%, tendance confirmée par les données révisées vendredi.

Inflation des prix, pas des volumes

Les analystes se montraient plus positifs, même s'ils avaient anticipé un nouveau ralentissement, s'attendant à une légère hausse de 0,1%, selon le consensus publié par MarketWatch.

Cet indice, très large, comprend achats en magasins, sorties au restaurant, pleins d'essence... Il n'est pas corrigé de l'inflation, qui s'est fortement accélérée sur la période.

Cela implique que, si les Américains ont déboursé plus, ils n'ont pas forcément acheté davantage de biens et services en volume.

Hors achat de véhicules et réparation, la tendance reste la même, mais moins marquée, avec un recul de 0,3%.

Si l'on met également de côté les achats à la pompe, dont les évolutions sont plus volatils du fait des soubresauts des prix du pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la baisse n'est plus que de 0,2%.

Cette tendance est cependant inégalement répartie: les ventes dans les magasins de vêtements et accessoires profitent ainsi de la rentrée des classes, qui intervient en août aux Etats-Unis, pour voir leurs ventes progresser, de 1,9%.

Même tendance, mais moins forte pour les magasins liés à la santé et aux soins personnels (+0,7%).

A l'inverse, outre les concessionnaires automobiles et les stations services, les ventes ont fortement reculé sur les sites d'achat, avec une chute de 2,2% sur un mois, mais aussi dans les magasins d'électronique (-0,5%), malgré la hausse des prix d'un certain nombre d'appareils du fait du coût des semiconducteurs, tirés à la hausse par la course à l'intelligence artificielle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique

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En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

La crise, quelle crise? En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique.

Les indices boursiers ont atteint des sommets historiques à Paris, Francfort, Madrid et Milan entre le 3 et le 11 août, signe que les canicules, incendies et sécheresses ne sont pas des informations qui font bouger les marchés("market moving en anglais").

Les Bourses ont été portées par d'excellents résultats d'entreprises au deuxième trimestre, malgré le choc externe de la guerre au Moyen-Orient.

"La saison des résultats est tellement forte et la préoccupation numéro un, en termes d'inflation, étant essentiellement la situation en Iran, (le résultat est, NRLR) que le réchauffement climatique est plutôt de second ordre", selon l'analyste Florian Ielpo de la banque suisse Lombard Odier, joint par l'AFP.

Croissance, inflation, taux d'intérêt, prix du pétrole, bonne santé de la tech ou risque d'explosion d'une bulle de l'intelligence artificielle: du lundi au vendredi, analystes et investisseurs intègrent ("pricent" en anglais) toutes les informations disponibles.

Mais pas le réchauffement provoqué par les activités humaines.

"Même si les problèmes de l'Europe ne font qu'empirer avec les températures anormalement élevées de cet été, l'assèchement des fleuves et les nouvelles perturbations du transport sur le continent, les prévisions de bénéfices pour les entreprises du Stoxx 600 (l'indice boursier des 600 principales capitalisations européennes, NDLR) continuent de grimper!", s'étonnait mercredi l'analyste Ipek Ozkardeskaya dans sa note quotidienne aux clients de la banque Swissquote.

A l'inverse des marchés, l'économie est rattrapée par les catastrophes climatiques.

Les canicules à répétition vont coûter "10 à 15 milliards d'euros" en France, d'après la ministre de la Transition Ecologique Monique Barbut, même si la croissance reste positive (0,2% au deuxième trimestre).

En Allemagne, l'assèchement du Rhin touche des industries lourdes cotées en Bourse.

"Thyssenkrupp a ainsi confirmé que son site sidérurgique de Duisbourg subissait désormais des perturbations dans l'approvisionnement en matières premières", écrivait jeudi l'analyste John Plassard dans sa note de Cité Gestion.

"Enclins à la myopie"

Cela n'a pas empêché l'action de Thyssenkrupp de gagner 9,07% jeudi en réaction à de bons résultats et des perspectives encourageantes.

Joint par l'AFP, John Plassard parle d'un "déni total de l'investisseur" face au climat ou d'autres réalités comme les conséquences de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz.

"Quel que soit le secteur, tech, pharmacie...les entreprises ne parlent pas aujourd'hui de la canicule", détaille-t-il.

"Les marchés financiers restent enclins à la myopie. Ils intègrent le plus souvent les risques dans un horizon de deux à trois ans. Les risques climatiques (...) ne se plient pas aux cycles de marché", ajoute en Allemagne le gestionnaire de fonds Metzler Asset Management.

L'impact du réchauffement sur les marchés "ne sera pas immédiat, sauf pour certaines entreprises directement touchées", décrypte pour l'AFP Ipek Ozkardeskaya.

"Mais à plus long terme (sur un horizon de 5 à 15 ans), les secteurs les plus vulnérables sont l'agriculture et l'alimentation (baisse des rendements des cultures et hausse des prix des intrants); l'assurance (augmentation des sinistres et des coûts de réassurance)", détaille-t-elle.

Elle cite également l'énergie, l'industrie, la chimie, les transports, le tourisme, l'immobilier.

"Le changement climatique pourrait simultanément affaiblir la productivité et la croissance tout en faisant monter durablement les coûts de l'alimentation, de l'énergie, de l'assurance, des infrastructures et, en fin de compte, l'inflation", ajoute-t-elle. "Les niveaux de dette souveraine augmenteraient également sous l'effet de besoins de dépenses accrus".

Interrogés sur le réchauffement, les professionnels de l'investissement répondent évidemment fonds vert et autres placements RSE (Responsabilité sociale et environnementale).

"Nous observons une utilisation croissante des fonds durables (Environnement, Social, Gouvernance - ESG) au cours des dernières années", souligne en Allemagne un porte-parole de BNP Paribas Personal Investors, Axel Hartmann.

Du côté du gestionnaire de fonds Metzler Asset Management, on voit sur les marchés "une demande claire pour des thèmes d'investissement liés à l'électrification, à la décarbonation et à l'indépendance vis-à-vis des énergies fossiles".

Mais "tous secteurs et régions confondus, nous n'observons pas encore de tendance structurelle à l'achat qui favoriserait les entreprises les plus avancées" en la matière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Grèce: forts vents, risque extrême d'incendie, navigation interdite

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Les pompiers grecs sont soutenus par de nombreux avions et hélicoptères dans leur lutte contre le feu. (© KEYSTONE/EPA/CHARIS AKRIVIADIS)

Les pompiers étaient en état d'alerte maximale vendredi en Grèce, où le risque d'incendie est extrême sur plusieurs régions du pays, en raison des vents violents qui impactent une partie de la navigation maritime.

Un important feu, déclaré jeudi en Chalcidique (nord), mais maitrisé dans la soirée, continuait de mobiliser d'importants effectifs de pompiers qui craignent une reprise des flammes, toujours en raison des vents violents, selon les médias nationaux.

Selon les services météorologiques grecs, des vents allant jusqu'à 100 km/h étaient attendus dans certaines régions de Grèce, notamment dans la mer Egée. Leur affaiblissement devrait commencer progressivement à partir de dimanche seulement. Ces conditions difficiles "exigent la plus grande attention de tous", a prévenu jeudi soir un responsable des pompiers.

Plusieurs régions, dont celle d'Athènes (l'Attique), sont en état d'alerte maximale en raison du risque d'incendie extrême (niveau 5, le plus élevé).

Bateaux immobilisés

Les vents violents ont déjà entraîné l'immobilisation vendredi de tous les bateaux aux ports de Rafina et Lavrio, en Attique, et l'annulation de quelques lignes depuis le port du Pirée, au sud de la capitale, à destination des îles de la Mer Egée.

Selon les pompiers, la superficie brûlée en Chalcidique jeudi n'a pas dépassé les 350 hectares. Cela correspond à 1% de la superficie totale de Kassándra, un des pieds de la Chalcidique, région privilégiée des vacanciers pour ses belles plages longées de pins. Quelques habitations ont cependant été endommagées.

À titre de comparaison, le grand incendie qui avait ravagé cette région en 2006 avait détruit 7700 hectares, rappelle l'agence de presse grecque Ana.

Plus de 200 pompiers et 57 véhicules, appuyés par neuf avions et sept hélicoptères, avaient été mobilisés jeudi face aux craintes de propagation du feu dans cette zone touristique et boisée. Et 481 personnes avaient été évacuées par bateaux depuis une des plages proche de l'incendie, selon les pompiers.

Il y a dix jours, au nord-ouest d'Athènes, un incendie avait détruit plus de 11'000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles près d'une station balnéaire. En raison de rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h, empêchant l'intervention des bombardiers d'eau, ce feu n'avait été circonscrit qu'au bout de cinq jours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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