Rejoignez-nous

Coronavirus

USA et Amérique Latine: épicentre du coronavirus

Publié

,

le

Le continent américain est désormais le plus touché par la pandémie. La présidente bolivienne et le numéro deux vénézuélien ont annoncé jeudi l'avoir contracté. Les Etats-Unis et le Mexique ont connu un nouveau record quotidien d'infections.

"Je suis positive au Covid-19, je vais bien, je travaillerai à l'isolement. Ensemble, nous allons aller de l'avant", a tweeté la Bolivienne Janine Añez, qui est aussi candidate à l'élection présidentielle du 6 septembre.

"Je serai en quarantaine pendant quatorze jours et ferai un autre test. Je me sens bien", a ajouté la dirigeante de droite de 53 ans dans une vidéo postée sur son compte Twitter. Trois membres de son gouvernement avaient fait savoir ces derniers jours qu'ils avaient été contaminés.

La Bolivie -onze millions d'habitants- a comptabilisé 42'984 cas de contamination et déplore 1577 décès liés au Covid-19.

Numéro deux du Venezuela

Quasiment au même moment, au Venezuela, le président de l'Assemblée nationale constituante et numéro deux du parti présidentiel (PSUV) Diosdado Cabello révélait avoir été contaminé. Il avait interrompu mercredi son émission hebdomadaire, précisant être "en train de lutter contre une forte allergie".

"Toute ma solidarité (...). Il est en train de se reposer, il va bien", a réagi le président Nicolas Maduro, annonçant à cette occasion que le gouverneur de l'Etat de Zulia (ouest) qui se trouve à la frontière avec la Colombie et où est localisé le plus important foyer de Covid-19 au Venezuela, était également atteint par la maladie.

Selon les chiffres officiels -qui sont sous-estimés d'après l'opposition et des ONG comme Human Rights Watch-, 8372 cas et 80 décès ont été confirmés dans le pays.

Bolsonaro préconise l'hydroxychloroquine

C'est bien moins qu'au Brésil, pays d'Amérique latine le plus affecté et deuxième au monde, où le dernier bilan faisait état jeudi de 69'184 morts (+1220 en 24 heures) et 1,75 million de cas (+42'619).

Son président d'extrême droite Jair Bolsonaro, ouvertement sceptique sur la pandémie et opposé aux mesures de protection contre le virus, a annoncé mardi avoir été contaminé. Il claironnait deux jours plus tard qu'il allait "très bien".

Depuis le début de la pandémie, le dirigeant de 65 ans a multiplié les bains de foule, la plupart du temps sans masque et serrant des mains. Jeudi, il a de nouveau préconisé l'usage de l'hydroxychloroquine, un médicament controversé.

La situation continue de s'aggraver en Amérique latine, avec le Pérou qui a franchi mercredi la barre des 11'000 morts ou le Salvador dont la capitale est en "phase critique" selon l'ONG Médecins sans frontières.

Et le Mexique a enregistré jeudi un nouveau record de cas quotidiens (+7280) pour un total de 282'283, et 33'526 morts.

Plus de 65'000 cas en un jour

Le virus se propage aussi à grande vitesse aux Etats-Unis. Ils ont battu également un nouveau record du nombre d'infections en une journée, avec plus de 65'500 cas supplémentaires recensés, selon le comptage à 20H30 locales de l'université Johns Hopkins.

Le nombre total de cas enregistrés s'établit désormais à plus de 3,11 millions. Le précédent record quotidien datait de mardi (plus de 60'200 nouveaux cas). Et un millier de personnes ont succombé au Covid-19 lors des dernières 24 heures, pour un total de 133'195 décès aux Etats-Unis.

Le président Donald Trump a minimisé jeudi ces records quotidiens: "Pour la centième fois, la raison pour laquelle nous avons tant de cas, comparé à d'autres pays qui ne font pas mieux que nous et de loin, est que nous testons beaucoup plus et mieux", a-t-il tweeté.

Mais "nous sommes dans une situation très difficile", a déclaré jeudi l'expert en maladies infectieuses Anthony Fauci, qui conseille la Maison Blanche sur la crise du Covid-19.

La réouverture du pays a eu lieu en "sautant toutes les étapes recommandées", a-t-il critiqué lors d'une téléconférence organisée par le média The Hill. "Ce n'est pas la bonne façon de procéder. Nous avons besoin de repenser cela et de faire différemment".

Appel à l'unité

L'Organisation mondiale de la santé a appelé jeudi à l'unité contre le virus, alors que le cap des 12 millions de cas déclarés venait d'être franchi dans le monde. Plus de 550'900 décès ont été recensés.

Tandis que le continent américain tarde à atteindre le pic de l'épidémie, le virus a reflué ailleurs dans le monde, non sans résurgences.

En Australie (environ 9000 cas pour 106 morts), les cinq millions d'habitants de Melbourne ont été replacés en confinement pour six semaines et les frontières de l'Etat de Victoria fermées.

La situation en Europe paraît sous contrôle malgré de nouveaux foyers. Le continent reste le plus durement touché avec plus de 200'000 morts.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Des millions de masques de la Confédération bientôt périmés

Publié

le

La Confédération cherche des possibilités d'utilisation alternatives pour les nombreux masques qui s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Durant la pandémie, la Confédération a acheté des millions de masques sanitaires. Près de 140 millions d'entre eux vont atteindre leur date de péremption en 2023. La Confédération cherche des alternatives pour éviter leur destruction.

Près de 180 millions de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, d'une valeur d'acquisition de 130 millions de francs, s'entassent dans les entrepôts de la pharmacie de l'armée, selon des chiffres datant du 10 janvier fournis par l'armée à Keystone-ATS, confirmant une information de la SonntagsZeitung.

"Même si le matériel de protection atteint sa date de péremption, des possibilités alternatives sont recherchées pour lui donner une autre utilisation judicieuse ou, si possible, pour prolonger la date de péremption", précise l'armée. La Confédération tente par exemple de vendre les masques au prix du marché ou de les recycler.

La pharmacie de l'armée est chargée d'éliminer les masques périmés et inutilisables. Il n'y a pour l'instant pas d'estimation du nombre de masques qui devront être détruits cette année.

2,2 millions de masques éliminés

Jusqu'à présent, la Confédération a dû éliminer 2,2 millions de masques chirurgicaux et FFP2 d'une valeur de 1,13 million de francs en raison de leur date de péremption. Il s'agissait de masques prévus pour des engagements de troupes. Comme ces articles avaient déjà été livrés une fois, ils ont dû être détruits pour des raisons réglementaires, précise l'armée.

En outre, la pharmacie de l'armée a rappelé et détruit à titre préventif environ neuf millions de masques, en raison d'une suspicion de contamination par des moisissures. Il s'agissait de masques datant de l'époque de la grippe aviaire. A l'époque, environ 30 millions de masques avaient été achetés.

Selon les indications de l'armée, les masques ont en général une durée de vie de deux à cinq ans. Les matériaux sont soumis à un vieillissement naturel, si bien qu'avec le temps, les élastiques deviennent cassants et la capacité de filtration des masques équipés de filtres diminue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

La vaccinologue Claire-Anne Siegrist prend sa retraite

Publié

le

Claire-Anne Siegrist (à droite) aura dirigé pendant de nombreuses années le centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires genevois. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Elle aura été l'une des vaccinologues à tenter de faire comprendre aux Suisses les défis de la pandémie. La professeure des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Claire-Anne Siegrist donne mardi une conférence pour son départ à la retraite.

Organisé par la Faculté de médecine, la réunion pourra également être vue en ligne. Parmi les hommages, un discours sera prononcé par le directeur général des HUG Bertrand Levrat.

La directrice du centre de vaccinologie de l'hôpital genevois aura régulièrement collaboré avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle avait conseillé de 2020 à 2021 la task force nationale contre le coronavirus.

Parmi ses autres activités, Mme Siegrist a présidé la fondation mesvaccins.ch qui avait notamment piloté le site myCOVIDvac.ch. En 2021, la plateforme avait ensuite été liquidée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Une étude prouve l'efficacité des mesures anti-Covid en 2020

Publié

le

L'étude a été dirigée par la professeure Tanja Stadler, professeure à l'EPFZ et ancienne directrice de la task force Covid de la Confédération (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une nouvelle étude le prouve: la fermeture des frontières, le semi-confinement et le traçage des contacts ont été efficaces en Suisse pendant la pandémie. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé plus de 11'000 séquences génomiques du virus en 2020.

"Il s'agissait pour l'année 2020 de l'une des plus grandes études au monde dans ce domaine. Avant la pandémie, seules quelques centaines de gènes étaient séquencés pour de telles études", déclare à Keystone-ATS Tanja Stadler, responsable de l'étude. Cette professeure à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) était la présidente de la task force scientifique Covid-19 de la Confédération depuis août 2021, jusqu'à sa dissolution.

Selon elle, environ 90% d'infections en moins ont été importées en Suisse après la fermeture des frontières. Ces résultats suggèrent que l'évolution des infections a pu être découplée avec succès de l'étranger, écrivent les auteurs de l'étude, parue mercredi dans la célèbre revue spécialisée "Science Translational Medicine".

En outre, la durée durant laquelle les virus importés se sont maintenus au sein de la population était environ deux fois moins longue durant le semi-confinement qu'après. Durant la période de traçage efficace des contacts, le nombre de personnes infectées par une personne contaminée a été réduit de moitié en moyenne.

En revanche, les chercheurs n'ont pu démontrer aucun effet du suivi des contacts à l'automne 2020. "Nous l'expliquons par la surcharge des équipes de traçage des contacts à cette période", suggère Mme Stadler.

Code viral décrypté

Selon elle, l'avantage de l'étude est l'ampleur des données examinées. "Le fait que ces mesures étaient efficaces avait déjà été démontré auparavant dans des études qualitatives. Nous l'avons quantifié en nous basant sur des données génomiques", explique la scientifique.

Les résultats reposent sur le séquençage du génome. Le "code" d'un virus, composé de 30'000 lettres, a ainsi été décrypté. Le décodage de cette séquence de lettres - le séquençage génétique - a permis de retracer les voies d'infection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Le président de la commission de vaccination tire un bilan positif

Publié

le

La vaccination contre le Covid chez les jeunes ne fait guère plus de différences, selon Christoph Berger (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le président de la Commission pour les vaccinations, Christoph Berger, tire un bilan positif de la stratégie menée en Suisse en matière de vaccination. "Nous avons mieux réussi que d'autres pays à convaincre les groupes à risque de se faire vacciner", déclare-t-il.

L'accent mis sur les personnes les plus vulnérables a fait ses preuves, insiste le spécialiste lundi dans une interview accordée aux titres alémaniques du groupe Tamedia.

Il n'en occulte pas moins l'existence d'effets indésirables dans certains cas. "Nous devons prendre les personnes concernées et leurs souffrances au sérieux et les aider, avance M. Berger. Mais, comme pour le Covid long, il n'existe pas de diagnostic unique. Des traitements individuels sont donc nécessaires".

Aujourd'hui encore, le bénéfice de la vaccination est plus important que le risque encouru, assure-t-il. Mais, comme la situation pandémique n'est plus menaçante, chaque personne doit décider d'elle-même si elle veut se faire vacciner ou non.

Avec le vaccin contre le Covid, c'est aujourd'hui comme avec le vaccin contre la grippe ou les tiques, selon Christoph Berger. Les personnes à risque bénéficient d'une bonne protection contre une maladie grave pendant encore quelques semaines. "Mais pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, la vaccination ne fait plus guère de différence", indique-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Le vaccin protège les femmes enceintes des complications d'Omicron

Publié

le

Les femmes vaccinées contre le Covid-19 présentent un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs, selon cette étude (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

La vaccination protège efficacement les femmes enceintes contre les complications dues au variant Omicron. C'est ce que montre une vaste étude internationale menée dans 18 pays et 41 hôpitaux, dont les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique The Lancet par un réseau international d’hôpitaux dirigé par l'Université d'Oxford. Cette étude intitulée "INTERCOVID 2022" a été menée entre le 27 novembre 2021 et le 30 juin 2022, ont indiqué mercredi les HUG dans un communiqué.

Les scientifiques ont étudié les dossiers de 1545 femmes enceintes diagnostiquées avec le variant Omicron et de 3073 femmes enceintes non diagnostiquées en groupe de contrôle. Résultats: durant la grossesse, le variant Omicron était associé à des risques accrus de morbidité maternelle, de complications graves et d'hospitalisation, surtout chez les femmes symptomatiques et non vaccinées.

En particulier, le risque de prééclampsie - une élévation de la tension artérielle avec atteinte des reins - était plus important chez les femmes présentant des symptômes graves. Les femmes obèses ou en surpoids avec symptômes graves étaient les plus exposées.

Mieux avec la vaccination complète

Les femmes vaccinées étaient, quant à elles, bien protégées contre les symptômes et les complications graves du Covid-19. Elles présentaient un risque très faible d'admission dans un service de soins intensifs. La meilleure prévention s'est avérée être une vaccination complète, de préférence avec une dose de rappel.

L’étude a également mis en évidence que les vaccins à ARN messager (ARNm) ont été les plus efficaces. Toutefois, ceux à vecteur viral avec un rappel ont également fourni une protection adéquate. L’immunité a été observée durant au moins dix mois après la dernière dose de vaccin à ARNm et de vaccin à vecteur viral avec rappel.

"Cette étude montre clairement les bénéfices de la vaccination durant la grossesse. Elle nous aide dans notre recommandation d’inclure la vaccination contre le Covid-19 dans les soins de routine des femmes enceintes", relève Begoña Martinez de Tejada Weber, médecin-cheffe au Service d’obstétrique des HUG et professeure à l’Université de Genève, citée dans le communiqué.

Couverture vaccinale insuffisante

Pour José Villar, professeur de médecine périnatale à l'Université d'Oxford, "il est préoccupant de constater que des symptômes graves de la maladie sont apparus chez 4% à 7% des femmes non vaccinées chez qui le variant Omicron a été diagnostiqué pendant la grossesse".

Bien que le variant Omicron soit globalement moins nocif que les variants précédents, la grande proportion de femmes enceintes dans le monde qui ne sont pas vaccinées court toujours un risque majeur. La couverture vaccinale complète des femmes enceintes est encore insuffisante, même dans les pays développés, selon les conclusions des auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture