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Coronavirus

Le monde de demain: le développement accéléré de la télémédecine

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Photo: One Doc

La crise liée au coronavirus a aussi obligé les médecins à se réinventer, c’est le monde de demain… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Avec le semi-confinement et les distances de sécurité à respecter, les médecins généralistes ont eux aussi dû s’adapter pour continuer, tant bien que mal, à suivre leurs patients. Il faut dire que beaucoup ont renoncé à consulter, de peur d’être contaminés par le Covid-19. On estime que les RDV chez le médecins ont ainsi été divisés par 4 rien que sur le mois de mars. En réponse, la télémédecine a accéléré le pas… Illustration avec la start-up genevoise One Doc, spécialisée dans la prise de RDV médicaux en ligne. Elle avait prévu de développer un module de consultation vidéo pour l’été 2020, mais le contexte du coronavirus a précipité la finalisation de leur projet. Après 7 jours et 7 nuits de travail acharné, la plateforme a finalement vu le jour le 23 mars. Il s’agit d’un module sécurisé et crypté : le flux vidéo est transmis directement entre le médecin et son patient, sans transiter par les serveurs de One Doc et surtout il est gratuit pour l’ensemble des professionnels de santé partenaires, jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19.

Est-ce que les médecins et les patients ont franchit le pas? 

Oui la plateforme a rapidement confirmé son potentiel, il faut dire qu’elle fonctionne aussi bien sur un téléphone que sur un ordinateur, ce qui permet plus de souplesse d’utilisation. Les RDV pour une consultation vidéo se prennent directement sur le site de One Doc. 10 minutes avant la consultation, vous recevez un lien par SMS ou par email pour rejoindre la salle de consultation virtuelle. Le dispositif a d’abord été testé auprès d’une 20aine de praticiens genevois, qui louent d’ailleurs la proximité qu’offre l’image, plutôt qu’une simple conversation téléphonique. Et 3 semaines après son lancement, 300 professionnels de santé sont aujourd’hui équipés et plus de 400 consultations vidéo sont ainsi menées chaque jour. 

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Le personnel de l’ONU à Genève progressivement de retour début juin

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Le personnel de l’ONU à Genève va commencer à revenir au Palais des Nations dès début juin. Si le Conseil fédéral maintient la troisième étape du déconfinement, des conférences pourront avoir lieu mi-juin. Mais sous des formats différents de ceux d’avant la crise.

Les collaborateurs de l’ONU à Genève reviendront d’abord de manière « volontaire » en plus de ceux qui seront requis sur le site, a affirmé vendredi à la presse la directrice générale Tatiana Valovaya. Selon elle, l’ONU Genève a « réussi » toutefois pendant deux mois et demi à apporter le soutien attendu par la trentaine d’agences onusiennes présentes et des employés onusiens dans d’autres pays.

Le plus grand défi sera désormais d’honorer les distances physiques au Palais des Nations. Des signalisations au sol sont déjà établies depuis quelques jours pour garantir des sens uniques et les ascenseurs ne pourront pas être utilisés par plus d’une personne à la fois. Un nombre limité de personnes pourront être présentes en même temps dans les salles.

Pour autant, Mme Valovaya ne peut pas dire si le Conseil des droits de l’homme, prévu fin juin, pourra être organisé. « Ce n’est pas à nous de prendre la décision » mais aux Etats membres, dit-elle. En revanche, il est déjà certain qu’un seul représentant par délégation seulement sera admis dans une salle.

La crise a décalé aussi les importants travaux de rénovation du Palais des Nations. « Nous évaluons les retards », explique la directrice générale qui exclut toute interruption. Les travaux ont repris il y a un mois et demi mais avec un nombre restreint de personnes.

Dizaines de cas de coronavirus à à Genève

L’ONU a observé environ 500 cas de coronavirus dans le monde, dont 10% à Genève. Mme Valovaya n’a pas d’indication sur des infections pendant des réunions en février ou en mars.

Parmi les activités prévues dans les prochaines semaines, les Genevois pourront observer pour la première fois des composantes artistiques onusiennes à Genève. Une exposition est attendue dans quelques semaines en dehors du Palais des Nations.

Plus largement, le coronavirus montre l’importance « plus que jamais » d’honorer les Objectifs du développement durable (ODD), explique la directrice générale. Une discussion en ligne est prévue fin juin sur l’impact de la crise sur le marché mondial du travail, a-t-elle aussi ajouté.

Mme Valovaya estime que la Genève internationale sera plus « efficace » et « plus pertinente que jamais » après la crise. Elle souhaite encore que les discussions menées chaque semaine avec les chefs des organisations onusiennes à Genève soient maintenues.

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La Confédération soutiendra les crèches à hauteur de 65 millions

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Les crèches et les institutions d’accueil extrafamilial touchées par le coronavirus seront soutenues à hauteur de 65 millions de francs, a décidé mercredi le gouvernement. Cela doit compenser les contributions non versées par les parents pendant la crise.

Les cantons seront tenus d’accorder des aides financières aux structures d’accueil, avec un effet rétroactif au 17 mars. La Confédération prendra en charge un tiers de la facture.

Si les crèches ont bénéficié d’autres mesures, comme la réduction de l’horaire de travail, les sommes seront déduites. Les institutions devront rembourser aux parents les contributions déjà perçues pour les prestations de garde auxquels ils n’ont pas eu recours.

Le Conseil fédéral avait refusé d’intégrer les crèches à son train de mesures visant à atténuer les effets de la crise due au Covid-19. Le Parlement a lui forcé la main lors de la session extraordinaire afin de prévenir autant que possible des fermetures et des faillites. Les parents doivent pouvoir compter sur une offre d’accueil aussi étoffée qu’avant la crise.

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Plus de 14 milliards pour l’assurance chômage

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KEYSTONE/Gaetan Bally

La Confédération va injecter plus de 14 milliards de francs dans l’assurance chômage pour éviter que cette dernière ne s’enfonce davantage dans le rouge. Les mesures économiques prises en lien avec la crise du Covid-19 vont être progressivement abandonnées.

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de soumettre au Parlement un crédit supplémentaire extraordinaire de 14,2 milliards. Sans cette aide, l’assurance chômage présentera des dettes estimées à plus de 16 milliards de francs à la fin de l’année.

Dans ce cas, le frein à l’endettement devrait être déclenché. L’assurance chômage serait alors tenue de procéder à une révision de la loi en vue d’une stabilisation financière et d’augmenter les cotisations salariales d’au moins 0,3 point de pourcentage en 2021 déjà. Le Conseil fédéral veut l’éviter et permettre à l’assurance de jouer son rôle de stabilisateur conjoncturel.

A ce jour, quelque 190’000 entreprises ont demandé une indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail pour 1,94 million de travailleurs. Ce chiffre correspond à 37% du volume de l’emploi en Suisse. Il est prévu que la Confédération prenne en charge le coût des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail pour l’année en cours.

Ordonnances de nécessité levées

Lors de sa séance mercredi, le Conseil fédéral a également décidé d’abandonner progressivement les mesures adoptées dans le cadre des ordonnances de nécessité. Le droit extraordinaire au chômage partiel pour les personnes qui occupent une position assimilable à celle d’un employeur et pour les conjoints de ces personnes, occupés dans l’entreprise, sera supprimé à fin mai.

Il en ira de même pour les mesures prises pour atténuer la perte de gain des indépendants directement ou indirectement touchés par la crise. Le droit à la réduction de l’horaire de travail sera en outre supprimé pour les apprentis, afin qu’ils puissent poursuivre leur formation le plus rapidement possible.

Le délai de préavis sera réintroduit. Il avait été supprimé parce que les restrictions imposées aux entreprises n’étaient pas prévisibles. Elles le sont désormais, estime le Conseil fédéral. Les entreprises pourront respecter le délai avant d’annoncer un préavis. Les entreprises pour lesquelles la réduction de l’horaire de travail a déjà été approuvée ne devront pas déposer de nouvelle demande.

Les autres mesures relevant du droit de nécessité prendront fin comme prévu le 31 août au terme de la durée d’application de l’ordonnance Covid-19 assurance chômage. Les entreprises ont toujours la possibilité de faire appel au chômage partiel dans le cadre de la lutte contre le coronavirus si nécessaire.

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Les célébrations religieuses pourront reprendre le 28 mai

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Les communautés religieuses pourront reprendre leur vie communautaire et rassembler leurs fidèles dès le 28 mai, a décidé mercredi le Conseil fédéral. Elles disposent ainsi d’une semaine pour préparer leurs plans de protection.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a élaboré un modèle à cet effet. Les communautés devront pouvoir garantir le traçage des chaînes de transmission. L’organisateur d’une célébration devra tenir une liste de présence comprenant le nom, le prénom et le numéro de téléphone de tous les participants.

Sur demande, il devra transmettre la liste de présence au service cantonal compétent afin de pouvoir identifier et informer les personnes présumées infectées. La liste ne pourra pas être utilisée pour autre chose. L’organisateur devra la détruire au plus tard après 14 jours.

L’assouplissement décidé par le gouvernement s’applique à toutes les confessions. Il était très attendu par des milliers de fidèles.

Une nouvelle étape de déconfinement devrait suivre le 8 juin. Elle devrait se traduire par la réouverture des écoles postobligatoires, des théâtre et cinémas, des jardins zoologiques et botaniques, des piscines et des remontées mécaniques. Le Conseil fédéral devrait en dire plus sur le sujet le 27 avril.

Normalisation à l’hôpital

Bonne nouvelle en attendant pour le personnel hospitalier. A partir de début juin, il sera de nouveau soumis aux horaires de travail et aux périodes de repos prévus par la loi. Le Conseil fédéral l’a décidé en raison de la normalisation de la situation dans la plupart des services hospitaliers.

Le Conseil fédéral souhaite accélérer la recherche et le développement d’un vaccin sûr et efficace afin de le mettre à la disposition de la population suisse aussi rapidement que possible. Il estime que la protection immunologique en Suisse restera faible après la première vague épidémique.

Il a chargé les Départements de l’intérieur et de la défense d’entamer des négociations de contrats avec les fabricants de vaccins. Le gouvernement prévoit des coûts d’environ 300 millions de francs pour obtenir les doses de vaccin nécessaires et assurer l’approvisionnement. Ce montant pourra vraisemblablement être couvert par les crédits déjà approuvés pour lutter contre le coronavirus.

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L’application de traçage pourrait être mise en service en juin

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La question du traçage de la population pour endiguer la pandémie de coronavirus se précise. Le Conseil fédéral a adopté ce mercredi les bases légales à l’intention du Parlement.

SwissCovid : c’est le nom de cette nouvelle application. En tant que base légale, le gouvernement propose de modifier la loi sur les épidémies afin de permettre à l’Office fédéral de la santé publique d’exploiter un système de traçage de proximité. Objectif : endiguer la propagation du coronavirus. Le Conseil fédéral assure que la protection des données sera garantie et que cette application n’enregistre aucune géolocalisation. Ce qui permettrait de n’enregistrer que le nécessaire. Les précisions de Steven Meyer, directeur de l’entreprise de sécurité informatique ZENData à Genève.

Steven Meyer Directeur de ZENData

Une appli encore en phase de test

Les Chambres fédérales pourront se prononcer lors de la session de juin. L’application ne pourra être mise en service que lorsque le Parlement aura donné son feu vert, a précisé le ministre de la santé Alain Berset. En attendant, SwissCovid est actuellement en phase de test. Et dans ce type d’outils, il existe toujours quelques risques à évaluer avant et lors de la mise en service, comme nous l’explique Steven Meyer.

Steven Meyer Directeur de ZENData

SwissCovid complètera ainsi le traçage effectué par les cantons. Son utilisation est facultative. Il n’y aura donc pas de répercussions pour les personnes qui décideraient de ne pas l’installer. L’application sera désactivée dès qu’elle ne sera plus requise pour lutter contre le coronavirus.

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