L'armée russe a tiré une vingtaine de missiles balistiques sur Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, tuant une personne et blessant 16 autres, au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie.
Dans la matinée, des journalistes de l'AFP à Kiev ont vu des immeubles d'habitation calcinés, leurs fenêtres brisées, des voitures déformées et renversées.
"Les missiles continuaient d'arriver les uns après les autres, les explosions étaient puissantes, c'était horrible", raconte à l'AFP Ganna Zagorodnia, 47 ans. "J'ai cru que ma vie allait s'arrêter".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a parlé sur X d'une des "plus importantes attaques de missiles balistiques contre Kiev".
"L'ennemi a lancé plus de 40 missiles de différents types, dont la plupart visaient la capitale", a-t-il ajouté. Parmi eux figuraient selon l'armée de l'air 25 missiles balistiques, rapides et plus difficiles à intercepter que les drones ou les missiles de croisière - 17 ont été stoppés.
M. Zelensky a précisé qu'une personne avait été tuée et 16 autres blessées dans ces attaques, qui ont visé six districts de la ville sur dix.
Ces dernières semaines, Kiev est régulièrement visée par des frappes de missiles balistiques, alors que l'Ukraine manque de projectiles d'interception dans une guerre qui se joue toujours plus dans les airs, la ligne de front terrestre étant presque figée plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.
Quatrième "attaque massive"
Sur une période de 35 jours, il s'agit de la quatrième "attaque massive" visant la capitale avec environ le même nombre de missiles balistiques, a indiqué Iouriï Ignat, porte-parole de l'armée de l'air. Dans la nuit du 1er au 2 juillet, 30 personnes avaient péri dans un bombardement d'une ampleur inédite.
Des incendies ont ravagé des véhicules, au moins deux immeubles résidentiels, un supermarché, un centre commercial et de loisirs et une maison, ont déploré le maire de Kiev et l'administration militaire de la capitale.
Six autres personnes ont été tuées à Kharkiv (est) ainsi que dans les régions de Dnipropetrovsk (est) et d'Odessa (sud), selon les autorités locales.
La Russie, qui dément viser des civils, a affirmé avoir frappé des installations militaires et des centres logistiques à Kiev, ainsi que des infrastructures portuaires utilisées par l'armée ukrainienne à Odessa, sur la mer Noire.
La capitale ukrainienne est touchée dans une période de crise politique: des manifestations sont prévues dimanche soir à travers le pays, pour la quatrième journée consécutive, contre le limogeage du populaire ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov.
Dans de rares déclarations de cette nature, deux militaires de haut rang, le commandant de la marine et celui des forces d'assaut aériennes, ont pris position pour le commandant en chef de l'armée, Oleksandre Syrsky, en conflit avec M. Fedorov.
Terminal frappé en Russie
Samedi, une attaque de drones ukrainienne contre deux centres logistiques du géant du e-commerce Wildberries en Russie a fait au moins huit morts selon les autorités locales. Un dépôt de pétrole de la région de Moscou a été également incendié, entraînant l'évacuation d'une maternité, selon la même source.
Volodymyr Zelensky a assuré que les "deux grandes installations logistiques" touchées étaient utilisées "pour fournir des composants sous sanctions destinés à la production de drones et d'équipements de navigation".
Dimanche, quatre personnes sont mortes, deux dans la région russe frontalière de l'Ukraine, Belgorod, et une dans la région occupée de Lougansk, selon les médias d'Etat russes, ainsi qu'une autre dans la région de Koursk, elle aussi frontalière, selon son gouverneur.
Une autre salve de drones a visé le terminal du Caspian Pipeline Consortium, près du port russe de Novorossiïsk, sur la mer Noire, un axe stratégique d'exportation du pétrole kazakh, détenu en partie par Chevron et Shell.
Le consortium a indiqué que deux pétroliers chargés de brut kazakh avaient été endommagés et que les opérations de pompage avaient été interrompues.
L'Ukraine vise de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou.
Cette campagne, que Kiev qualifie de "sanctions à longue portée", a principalement visé les infrastructures pétrolières russes et a déclenché une véritable crise du carburant dans l'un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
gigi.tsarine@gmail.com
6 avril 2020 à 19 h 08 min
On parle beaucoup de solidarité mais elle ne se manifeste pas partout.
Lire sur certains sites "les vieux n'ont qu'à crever ça fera du bien à l'AVS"... Merci infiniment, ça aide à garder le moral !
Gigi, 72 ans.