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Coronavirus: toutes les infos du 6 avril 2020

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Léger recul du nombre de personnes hospitalisées à Genève

Dans le canton de Genève, le nombre de personnes hospitalisées à cause du Covid-19 se montait à 410 lundi. Ce chiffre était de 418 dimanche. Le nombre de patients aux soins intensifs s'élevait pour sa part à 50, contre 56 la veille. Depuis 14 jours, la situation est relativement stable, a déclaré lors d'un point de presse le médecin cantonal genevois Jacques-André Romand. Le nombre de personnes intubées tourne de 50. Dans le canton de Genève, les personnes diagnostiquées positives au nouveau coronavirus s'approchent du seuil des 3000. Le système de santé genevois tient bon, a indiqué Adrien Bron, le directeur général de la direction de la santé. Il y a une légère diminution des hospitalisations et une légère décrue des nouveaux cas. Les efforts consentis commencent à porter leurs fruits, mais ce n'est pas le moment de se relâcher, a-t-il ajouté. L'hôpital se trouve toujours "dans un fonctionnement hors norme".

Accès facilité à l'aide sociale pour les indépendants à Genève

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le Conseil d'Etat genevois a décidé lundi de faciliter la procédure d'accès à l'aide sociale pour les indépendants plongés dans le besoin à cause de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement pense par exemple aux chauffeurs de taxi, qui ne bénéficient pas des mesures de soutien du Conseil fédéral. Les indépendants ayant perdu la majorité ou la totalité de leur revenu depuis l'éclatement de la crise sanitaire pourront recevoir l'aide de l'Hospice général à certaines conditions. Ils devront notamment présenter un relevé de leurs comptes bancaires et préciser les bénéfices que leur apportait leur activité avant l'épidémie. L'aide sera versée sur un mois. Elle est renouvelable et porte sur une durée totale de trois mois, a précisé le gouvernement genevois dans son communiqué. Cette aide est subsidaire à toute autre source de revenu, dont l'allocation perte de gain (APG). Le remboursement d'éventuelles aides indûment perçues "sera exigé".

92 tonnes de matériel médical de protection destinés aux soignants

L'avion cargo venu de Chine s'est posé lundi, à 13h30, à Genève, avec à son bord du matériel médical de protection, une denrée rare en cette période de pandémie. La précieuse cargaison bénéficiera à 13 hôpitaux romands et tessinois et 4 faîtières de pharmaciens. Au total, ce ne sont pas moins de 92 tonnes de matériel qui vont être distribuée au personnel soignant de Suisse latine. L'opération a été organisée sous la houlette de deux institutions: La section romande de la Chambre de commerce Suisse-Chine (CCSC) et la Chambre de commerce, d'industrie et des services (CCIG) de Genève. La crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 a rendu très compliqué l'approvisionnement en moyens médicaux de protection, des équipements principalement fabriqués en Chine. Des hôpitaux et associations de pharmaciens ont alors sollicité la CCSC et la CCIG pour les aider à acheter masques, gants et lunettes.

L'Ambassadeur de Chine en Suisse a été sollicité. Le dossier est remonté jusqu'à Pékin qui a donné son feu vert et trouvé l'entreprise qui fournirait les biens manufacturés, la société d'Etat SinoPharm Group. La cargaison qui a été débarquée du Boeing 747 lundi à Genève représente une valeur de 3 millions de francs. On compte 2,5 millions de masques homologués FFP2, 220'000 lunettes de protection, 10 millions de gants de protection et 1100 thermomètres frontaux. Une deuxième livraison de matériel médical doit intervenir dans le courant du mois d'avril. Plusieurs sociétés comme la SGS ou la BCGE apportent leur concours à l'opération.

Les bénéficiaires de l'opération sont notamment: les HUG, le CHUV, le canton de Vaud, le canton du Valais, l'Etat de Fribourg, le Réseau hospitalier neuchâtelois, le Service de santé publique de Neuchâtel, l'Hôpital du Jura, la Fondazione Cardiocentro Ticino, l'Ente Ospedaliero Cantonale. L'arrivée de la ce vol cargo a donné lieu à un important déploiement de forces de l'ordre autour de l'aéroport de Genève, a constaté un journaliste de Keystone-ATS, sur place. A Zurich, la première d'une autre série de livraisons de matériel de protection contre le coronavirus est arrivée dimanche soir en provenance de Chine. Un avion de Swiss a acheminé, depuis Shanghaï, des blouses protectrices destinées à 34 établissements sanitaires des cantons de Zurich et de Schwyz. Des masques, gants et visières de protection doivent leur parvenir au cours des prochaines livraisons aériennes prévues dans les jours et semaines à venir. Leur distribution est coordonnée par la pharmacie cantonale de Zurich, indique lundi le département cantonal de la santé. Au total, 35 millions de pièces sont attendues, précise Swiss sur Twitter.

Les Suisses ont globalement bien respecté les mesures sanitaires

Malgré le soleil et des températures dépassant les 20 degrés par endroits, les Suisses ont globalement bien respecté les restrictions sanitaires pour lutter contre le coronavirus ce week-end. Des progrès restent cependant possibles en vue des fêtes de Pâques. A Genève, les autorités tirent un bilan positif de la stratégie d'information, de dissuasion et de répression mise en place. Mais il reste des pistes d'amélioration à étudier pour la suite. Samedi, trois amendes d'ordre ont été distribuées la journée et 23 en soirée, selon Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES). Les chiffres de dimanche n'étaient pas encore disponibles lundi matin. La population semble avoir compris les mesures concernant les distances minimales à respecter et l'interdiction de rassemblement de plus de cinq personnes. En revanche, s'agissant de l'injonction "Restez chez vous!": on peut mieux faire, résume Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police genevoise.

Le constat est sensiblement le même du côté de la police vaudoise, qui tire un bilan "plutôt positif" du respect des règles de distance sociale. Il y avait du monde dehors, mais nettement moins que d'habitude et les gens étaient éparpillés. Les autorités se disent plus confiantes qu'inquiètes pour le week-end de Pâques. Malgré la bonne attitude de la population dans l'ensemble, 161 amendes d'ordre ont été infigées samedi - contre 188 le samedi précédent - et 123 dimanche. Au total, 32 dénonciations ont été transmises au Ministère public. Actuellement, quelque 630 policiers patrouillent 24h/24h sur tout le territoire cantonal. Selon leurs observations, il y a encore trop de personnes de plus de 65 ans se promenant dans des lieux publics où il y a du monde. Et il faut encore rappeler à certains jeunes de bien respecter la distance sociale et d'éviter les rassemblements. En Valais, le nombre d'infractions est "demeuré stable par rapport au week-end précédent", a indiqué à Keystone-ATS Stève Léger, porte-parole de la police cantonale. Celle-ci a procédé à neuf dénonciations au Ministère public et distribué 230 amendes d'ordre d'un montant de 100 francs chacune. Les amendes infligées concernaient à part égale des réunions en groupe de plus de cinq personnes et le non-respect de la distance sociale. Mais "la très grande majorité de la population respecte parfaitement les interdictions".

En Suisse alémanique aussi, la population a dans l'ensemble suivi les consignes sanitaires. A Zurich, la police a certes dû appeler plusieurs groupes à se disperser et à respecter la distance sociale. Quelques amendes ont été distribuées, mais aucun incident majeur n'est à déplorer, explique un porte-parole. A Lucerne, davantage de personnes étaient de sortie, surtout le dimanche, même si une grande partie des rives du lac étaient fermées. Les groupes étaient toutefois petits et la distance sociale a été respectée. Une centaine d'amendes ont néanmoins été distribuées. A Bâle, où la température a atteint 22 degrés, les rives du Rhin sont encore librement accessibles aux visiteurs. La police cantonale a dû sévir dans 130 cas pour des violations à l'interdiction de rassemblements publics. A Berne, nettement moins de gens étaient de sortie samedi qu'à l'accoutumée. Dimanche, les rues et les places ont été davantage fréquentées, mais les grands groupes étaient rares et la distance sociale globalement respectée. Des amendes ont tout de même été distribuées. "Mais par rapport au week-end dernier, beaucoup de gens semblent être devenus plus raisonnables", se réjouit la police.

La Suisse comptait lundi 552 cas de plus que la veille

(KEYSTONE/POOL/Laurent Gillieron)

Lundi à 08h00, la Suisse comptait 21'652 cas testés positifs au coronavirus, soit 552 de plus que la veille. A l'heure actuelle, 584 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie covid-19, selon le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire survenu le 24 février, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. A ce jour, environ 162’500 tests ont été effectués pour Covid-19, dont 15% étaient positifs. Avec 252 cas pour 100'000 habitants, la Suisse a l’une des incidences les plus élevées en Europe, note encore l'OFSP dans son bulletin quotidien. Par rapport à la taille de leur population, les cantons du Tessin (715,2), de Genève (662,5), de Vaud (539,3) et de Bâle-Ville (473,9) étaient les plus touchés.

Les indemnités pour pertes de gain sont imposables

Les indemnités de pertes de gain versées aux indépendants et aux salariés touchés par la crise du coronavirus seront imposées. L'ordonnance du Conseil fédéral ne définissant pas le traitement fiscal de ces allocations, l'Administration fédérale des contributions (AFC) en a précisé les contours. Dans une circulaire adressée lundi aux autorités cantonales, l'AFC explique que ce sont les dispositions de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct qui sont appliquées. Ces indemnités sont qualifiées de revenus et sont donc soumises à l'impôt.

Les ayants droit sont imposés, soit par taxation ordinaire, soit par l’imposition à la source. Les indemnités journalières seront versées par la caisse de compensation AVS. Les cotisations aux assurances sociales seront prélevées. Les caisses de compensation AVS devront faire parvenir une liste de tous les bénéficiaires aux autorités fiscales cantonales dans les 30 jours après l’expiration de la validité de l’ordonnance, mais au plus tard au 31 janvier de l’année suivante. Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur les pertes de gain Covid-19 le 20 mars, avec effet rétroactif au 17 mars. Celle-ci prévoit entre autres le versement d’allocations pour aider à atténuer les conséquences économiques occasionnées par la propagation du coronavirus pour les indépendants et les salariés.

Vaud: la stabilisation du nombre d'hospitalisations se confirme

Le canton de Vaud déplore désormais 147 décès qui peuvent être attribués au Covid-19. Plus d'un cas sur deux se produit hors d'un hôpital, surtout en EMS. Le nombre d'hospitalisations reste à un haut niveau (377) mais tend à se stabiliser. Le nombre de cas testés positifs au coronavirus reste sur une pente ascendante, a expliqué lundi le médecin cantonal Karim Boubaker, lors d'un point de presse. Il s'élève désormais à 4115 personnes. Dans la grande majorité (67%), il s'agit de personnes de moins de 65 ans. "Les mesures d'éloignement et de confinement restent importantes à nos yeux", a répété le médecin cantonal.

Le canton comptabilise 377 (+2) hospitalisations, dont 78 (-3) aux soins intensifs. "Ces deux courbes ce sont stabilisées. Ce qui est une bonne nouvelle pour les soins intensifs qui sont soumis à une charge importante", a ajouté Karim Boubaker, qui rappelle que près de 45% des patients aux soins intensifs ont moins de 65 ans. Sur les 147 décès, 71 personnes se sont éteintes à l'hôpital, les 76 autres en EMS pour l'essentiel. Car quelques personnes meurent aussi du Covid-19 à domicile. "On respecte le souhait de la personne", a précisé le médecin cantonal.

Lausanne: hébergements d'urgence ouverts 24h/24

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

A Lausanne, les hébergements d'urgence sont désormais ouverts 24h/24 pour accueillir les sans-abri. Cette mesure offre un lieu de vie à cette population précarisée et limite ainsi leurs déplacements durant la journée. Depuis lundi, les six lieux d'hébergement nocturne sont ouverts aussi de jour. Les usagers pourront y bénéficier de repas de midi et du soir, de sanitaires et de la possibilité de laver leurs vêtements, a annoncé lundi la ville. Le dispositif offre aujourd’hui 212 places d’accueil réparties sur six sites: La Marmotte, Le Sleep In, le Répit et L’Etape ainsi que les espaces provisoires mis à disposition dans une salle de gym du gymnase du Bugnon (40 places) et au bâtiment administratif de la Pontaise (50 places). L'accès est gratuit vu l’impossibilité pour ces usagers de trouver des petits boulots, ajoute un communiqué.

Plus d'une centaine de cas de fraude et abus recensés

Les fraudes, abus économiques et cyberarnaques liés à la pandémie de coronavirus ne faiblissent pas. L'Institut de lutte contre la criminalité économique de la Haute Ecole Arc Gestion a recensé plus d'une centaine de cas en dix jours. Ils émanent de toute la Suisse. Depuis sa mise en ligne le 26 mars, le site Internet coronafraud.ch a reçu 130 annonces, a indiqué à Keystone-ATS Olivier Beaudet-Labrecque, professeur assitant à l'institut neuchâtelois. La majorité viennent de Suisse romande (60%), mais aussi du Tessin (25%) et de Suisse alémanique (15%). Plus de la moitié des cas concernent du matériel sanitaire, comme des masques, gels, gants ou autres, vendu à des prix exorbitants ou non conforme. La plupart du temps, ces produits sont proposés sur Internet ou sur des réseaux sociaux, mais certains cas ont aussi été recensés dans des magasins et des pharmacies. Les autres délits concernent des mails frauduleux (phishing), de fausses récoltes de fonds ou encore des fausses ventes de masques. La plupart des cas sont dénoncés par des témoins, parfois par des victimes qui souhaitent partager leur expérience pour éviter que le scénario ne se répète, précise M. Beaudet-Labrecque. Quelques employés ont aussi témoigné de transgressions de leur patron, selon le criminologue.

Les données sont recueillies anonymement et ne sont pas publiées. Elles sont analysées à des fins scientifiques dans le cadre d’un projet plus large qui s’intéresse à la délinquance économique en temps de crise, explique le criminologue. L'institut anticipe aussi la découverte d’autres formes de criminalité financière dans les prochains moins, notamment en raison de la pression financière qui s’exerce sur les entreprises, à l’instar de 2008. Les cas sont transmis aux autorités à titre indicatif. Les personnes concernées sont invitées à prendre contact avec les polices cantonales ou la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information (MELANI) de la Confédération.

Tessin: douze décès supplémentaires à cause du Covid-19

Le canton du Tessin a enregistré douze nouveaux décès dus au coronavirus au cours des 24 dernières heures. Et 38 personnes ont été testée positives au virus. Au total, 2546 personnes ont été testée positives jusqu'à lundi matin dans le canton. Celui-ci recense 189 morts.

Bienne: des scouts prêtent leur chalet aux sans-abris

Des scouts ont mis leur chalet à disposition des personnes marginales sans-abris de la région de Bienne (BE). Des places manquaient depuis que la Cuisine populaire et le Sleep-In ont drastiquement réduit leur offre pour se conformer aux instructions de la Confédération en lien avec le Covid-19. "La Cuisine populaire ne peut plus offrir qu’un service à l’emporter, tandis que des lits ont dû être retirés des locaux du Sleep-In pour garantir les distances de sécurité. Ces deux dernières semaines, environ 25 personnes ont trouvé porte close en raison de ces mesures", a indiqué lundi la Ville de Bienne. La Direction de l’action sociale et de la sécurité de la Ville a donc contacté des organisations partenaires pour qu'une offre temporaire soit mise sur pied. Une association de scouts a répondu à l'appel et depuis la semaine dernière, les personnes marginales peuvent passer la nuit dans leur chalet et même y rester la journée.

En Europe:

Espagne: baisse du bilan quotidien avec 637 morts

EPA/ISMAEL HERRERO

La pandémie liée au coronavirus a fait 637 morts en 24 heures en Espagne. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis près de deux semaines. Le pays prépare la sortie du confinement prévu jusqu'à la fin avril, ont annoncé les autorités. Le nombre de cas a progressé de 3,3% sur la même période, contre 4,8% la veille. Cela indique que la contagion ralentit dans le pays qui a payé le plus lourd tribut à la maladie après l'Italie. Le total des morts en Espagne se monte à 13'055, celui des personnes contaminées à 135'032.

Avec ce bilan quotidien en baisse pour la quatrième journée consécutive, le gouvernement étudie les mesures à prendre pour lever progressivement le confinement imposé le 14 mars et qui doit être prolongé jusqu'au 25 avril à minuit. Pour ce qu'il appelle "la phase de désescalade", il prévoit de tester systématiquement la population pour détecter les porteurs du virus et les isoler. Il envisage aussi d'imposer le port du masque à tous, lorsque la population sera autorisée à descendre dans la rue. L'Espagne a été prise au dépourvu par la pandémie et a manqué cruellement de matériel de protection et de kits de tests. Mais quatre entreprises espagnoles produisent à présent "245'000 tests par semaine", selon la ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya. Quant aux masques, "nous allons probablement devoir tous apprendre à les utiliser à l'avenir comme mesure prophylactique, au moins jusqu'à ce que nous ayons un vaccin" contre le nouveau coronavirus, a-t-elle averti. Elle a pris en exemple les sociétés asiatiques qui ont déjà du surmonter d'autres épidémies.

Autriche: assouplissement des restrictions envisagé après Pâques

L'Autriche veut progressivement assouplir les restrictions en vigueur pour lutter contre le nouveau coronavirus à partir du 14 avril. Elle envisage d'abord la réouverture des petits commerces. Le calendrier de reprise des différentes activités s'étalera sur plusieurs mois, a annoncé le gouvernement. "Notre but est une remise en marche par étapes", a déclaré le chancelier Sebastian Kurz lors d'une conférence de presse, appelant la population à conserver "la plus grande discipline". Après les petits commerces le 14 avril, tous les autres magasins devraient rouvrir début mai. Les restaurants pourraient accueillir leurs clients dès la mi-mai, alors que les grands rassemblements publics resteraient interdits jusqu'à au moins la fin du mois de juin.

Dans le reste du monde:

Le Japon s'apprête à déclarer l'état d'urgence

Le gouvernement japonais se prépare à déclarer l'état d'urgence. Il espère ainsi endiguer la propagation de la pandémie de coronavirus, qui s'est accélérée dernièrement dans certaines régions du pays, notamment à Tokyo. Le Premier ministre Shinzo Abe doit consulter un comité d'experts conseillant son gouvernement pour gérer la crise sanitaire. De nombreux médias locaux spéculent sur une déclaration de l'état d'urgence dès mardi. Bien que voisin de la Chine, foyer d'origine du Covid-19, le Japon est jusqu'à présent nettement moins touché par la pandémie que l'Europe ou les Etats-Unis. L'archipel totalisait dimanche quelque 3650 cas pour 73 décès, selon un dernier bilan officiel.

Le nombre de cas a cependant sensiblement augmenté depuis deux semaines, notamment à Tokyo où 148 nouvelles infections ont été recensées dimanche, un nouveau record local. Ces chiffres ont progressivement accru la pression sur le gouvernement pour intensifier son action face à la pandémie. D'autant que la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a déjà appelé ses administrés à télétravailler autant que possible et à éviter les sorties non indispensables le week-end. L'état d'urgence devrait seulement viser certaines régions, et ne devrait pas entraîner des mesures de confinement aussi drastiques que celles actuellement en vigueur dans de nombreux autres pays, notamment en Europe. Concrètement, les gouverneurs des régions concernées pourront "demander" aux habitants de rester chez eux et appeler les commerces non essentiels à suspendre leurs activités. Les autorités pourront aussi réquisitionner des terrains ou des bâtiments existants à des fins médicales. Mais les autorités japonaises n'ont pas le pouvoir de forcer la population à se confiner et les commerces à fermer, ni à les sanctionner s'ils ne respectent pas les consignes. Le système repose beaucoup sur le civisme attendu de la part des citoyens, soumis à une pression sociale constituant généralement une force de dissuasion majeure.

Etats-Unis: plus de 1200 morts du coronavirus en 24 heures

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Plus de 1200 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes en 24 heures aux Etats-Unis, selon le comptage publié dimanche à 20h30 (lundi 02h30 en Suisse) par l'université Johns Hopkins. Le pays a recensé 337'072 cas d'infection et déplore 9633 décès, selon cette base de données. Le président Donald Trump a averti dimanche que les Américains devaient s'attendre à un bilan "terrible" de morts lors du pic, pas encore atteint, de l'épidémie.

Le gouvernement mexicain va se serrer la ceinture face au coronavirus

Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a promis dimanche des économies au sein de son gouvernement des investissements pour sauvegarder l'emploi. Ces mesures doivent permettre de faire face au ralentissement économique provoqué par l'épidémie de coronavirus. Il a également promis davantage d'austérité au sein de l'Etat à commencer par une réduction de son salaire et de celui de tous ses ministres, la suppression des primes pour les hauts fonctionnaires et une baisse de certaines dépenses gouvernementales comme la publicité, afin d'éviter une hausse de la dette publique. Le plan d'investissements sera financé, entre autres, par le recours aux avoirs du Fonds de stabilisation des revenus budgétaires, dont il n'a pas précisé le montant. Le président mexicain veut dès cette semaine lancer un plan d'investissement de 13,5 milliards de dollars (13,1 milliards de francs) dans le secteur énergétique de ce pays, grand producteur de pétrole. La société pétrolière publique Pemex recevra quant à elle une aide de quelque 2,58 milliards de dollars (2,52 milliards de francs).

Il a enfin confirmé la mise en oeuvre de trois projets emblématiques de son gouvernement: la construction d'un aéroport à Mexico, une nouvelle raffinerie de pétrole et une nouvelle ligne de chemin de fer, connu sous le nom de "train maya", au sud-est du pays. Certains analystes et l'opposition doutent cependant de la rentabilité de ces projets et de leur pertinence au moment où le pays est en récession, jugeant plus utiles des investissements dans le secteur de la santé pour affronter la crise du coronavirus. Le Produit intérieur brut (PIB) du Mexique, dont l'économie est la seconde plus importante en Amérique latine, va se contracter de quelque 4% cette année en raison de l'épidémie de coronavirus, selon des estimations du gouvernement.

ATS/MH

1 commentaire

1 commentaire

  1. gigi.tsarine@gmail.com

    6 avril 2020 à 19 h 08 min

    On parle beaucoup de solidarité mais elle ne se manifeste pas partout.
    Lire sur certains sites "les vieux n'ont qu'à crever ça fera du bien à l'AVS"... Merci infiniment, ça aide à garder le moral !
    Gigi, 72 ans.

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 14, 15, 27, 36 et 37, ainsi que le numéro "dream" 5, a indiqué la Loterie romande.

Le tirage du nouveau jeu est effectué les lundis et jeudis soir. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Karin Keller-Sutter parmi les "femmes les plus influentes" du monde

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Karin Keller-Sutter (ici en septembre dernier) en bonne compagnie dans la liste des "25 femmes les plus influentes du monde" publiée par le Financial Times. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Karin Keller-Sutter fait partie des 25 femmes les plus influentes du monde, aux côtés notamment de Beyoncé, Olena Zelenska ou Makiko Ono, selon le Financial Times (FT). Le "courage" et la "détermination" de la conseillère fédérale sont mis en avant.

Le quotidien britannique publie sur son site internet jeudi un hommage aux 25 femmes à l'honneur pour 2023. Pour Karin Keller-Sutter, dont les mérites sont vantés par la ministre suédoise des Finances Elisabeth Svantesson, il est écrit: "Connaissances, courage et détermination sont peut-être les caractéristiques les plus importantes pour un politicien - et à mes yeux, Karin incarne toutes ces qualités", relève Mme Svantesson.

Cette dernière souligne le rôle décisif joué par la ministre suisse des Finances lors de la crise de Credit Suisse en mars: "L'action énergique de Karin pour surmonter la crise bancaire a sauvé l'économie suisse", estime-t-elle.

Large spectre

Karin Keller-Sutter et son homologue suédoise s'étaient rencontrées pour la première fois en février dernier à Stockholm lors du premier voyage à l'étranger de la conseillère fédérale saint-galloise.

La liste du "top 25", souligne le FT, a été établie sur la base d'observations de plusieurs mois établies par des femmes occupant des postes à responsabilités dans le monde entier, en collaboration avec des centaines de journalistes et les lecteurs du journal.

Dans le détail de ce "top 25", Mme Keller-Sutter figure parmi les quatre lauréates de la catégorie "leaders", aux côtés notamment de la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen.

Parmi les autres femmes de divers domaines se trouvant dans la liste des femmes les plus influentes apparaissent notamment Margot Robbie, Alia Bhatt, Marie-Claire Daveu, Beyoncé ou encore Katalin Kariko.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Trois entreprises internationales récompensées

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Haleon fabrique à Prangins quelque 300 millions de médicaments sans ordonnance (Image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Prix vaudois des entreprises internationales (PVEI) a été remis jeudi à trois lauréats: Haleon, un des leaders mondiaux des produits de santé grand public, Fischer Connectors, société active dans la connectivité à haute performance, et Pomoca, spécialiste de la peau de phoque autocollante, trois entreprises actives dans le canton et au-delà.

Ces distinctions sont décernées conjointement par le Département vaudois de l'économie, par la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et par Innovaud. Elles ont été remises en présence de la conseillère d'Etat Isabelle Moret, indique un communiqué.

Haleon, une division de GSK devenue indépendante en 2022, est récompensée dans la catégorie "Entreprise étrangère". Elle fabrique à Prangins (sur l'ancien site de Novartis) des marques phares comme Voltaren et Otrivin. Son campus compte quelque 1100 employés qui conçoivent, fabriquent et commercialisent chaque année quelque 300 millions de produits sans ordonnance, détaille le communiqué.

Dans la catégorie "Entreprise suisse", Fischer Connectors l'a emporté. L'entreprise familiale, créée en 1954, a su évoluer et élargir son coeur de métier aux câblages et à l'électronique embarquée. Elle est devenue au sein du groupe Conextivity un partenaire global en matière de connectivité haute performance. Le groupe compte près de 700 collaborateurs. Il a son siège social et une usine de fabrication à Saint-Prex, avec quelque 320 employés.

Enfin, le "Prix spécial du jury" va à Pomoca, qui développe ses activités à Denges depuis près de 90 ans. La marque suisse a su s'imposer comme le spécialiste mondial de la peau de phoque autocollante et travaille pour 21 marques de ski ou snowboard. L'entreprise compte aujourd'hui 40 employés dans le canton. Une nouvelle usine ouvrira en avril 2024 à Chavornay.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Précarisés, les musiciens de l'OCG tirent la sonnette d'alarme

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© Orchestre de chambre de Genève

Dans une lettre ouverte au Maire de la Ville de Genève Alfonso Gomez et à Sami Kanaan, conseiller administratif chargé de la culture, les musiciens de l'Orchestre de chambre de Genève dénoncent une précarité grandissante et intenable.

Les musiciens de l'Orchestre de chambre de Genève (OCG) sont à bout! Ils dénoncent une précarité grandissante et intenable dans une lettre ouverte adressée au Maire de la ville Alfonso Gomez et à Sami Kanaan, magistrat chargé de la culture. À quelques jours des votes des budgets de la Ville (9 décembre) et du Canton (14-15 décembre), l'institution pourrait bien ne pas recevoir de subventions.

Rappelons qu'il y a un an, l’Orchestre de chambre de Genève était au bord de la faillite en raison d’un déficit structurel. L'institution avait fait état d’un besoin d’augmentation de leur subvention de 1 million de francs: 350'000 francs pour combler le déficit structurel et 650'000 francs pour revaloriser le salaire des musiciens et déployer des projets culturels.

Lors du vote du budget 2023, l'OCG a reçu 350'000 francs de la part du Conseil municipal pour éponger son déficit. S'il est aujourd'hui à l’équilibre financier, l'OCG a toujours besoin d'une augmentation de subvention de 650'000 francs pour sortir ses musiciens de la précarité. Avec un salaire de 2800 francs brut par mois, la situation est invivable. Ecoutez le témoignage de Pascale Servranckx, violoniste à l'Orchestre de chambre de Genève.

Pascale Servranckx Violiniste à l'Orchestre de chambre de Genève

Une situation de précarité qui a une incidence sur leur métier.

Pascale Servranckx Violiniste à l'Orchestre de chambre de Genève

En comptant la billetterie et le mécénat, l'OCG dispose d'un budget total d’un peu plus de 4 millions de francs par année. Il compte dans ses rangs 37 musiciens permanents rétribués 2800 francs brut par mois pour un emploi à 50% et emploie environ 200 musiciens à l’année. L'ensemble donne environ 70 à 75 concerts par an pour un public de 30 à 35'000 spectateurs.

Malgré une augmentation de subvention ces deux dernières années, l’OCG reste l’orchestre le moins subventionné de Suisse. En moyenne, les orchestres professionnels le sont à hauteur de 73 à 75% alors que l’Orchestre de chambre de Genève n'est subventionné qu’à 49% pour des montants qui vont à hauteur de 2 millions, or la moyenne tourne autour de 15 à 20 millions.

À lire aussi: L’OCG veut sortir ses musiciens de la précarité

Signaux positifs

Contacté, le conseiller administratif en charge de la culture Sami Kanaan, a conscience de la situation de l'OCG, mais il rappelle que la Ville a déjà fait beaucoup d'efforts pour l'institution.

Sami KanaanConseiller administratif en charge de la culture

Bien qu'il ne puisse rien promettre, le vote des budgets devant encore avoir lieu, Sami Kanaan voit des signaux positifs pour l'Orchestre de chambre de Genève.

Sami KanaanConseiller administratif en charge de la culture

Des subventions qui pourraient tomber grâce à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la culture en janvier 2024. Pour rappel, en 2015, la loi précédente avait réparti de manière très stricte les responsabilités soit au Canton, soit aux communes. Donc l'OCG, qui était soutenu par la Ville, ne pouvait rien demander au Canton. Votée fin juin au Grand Conseil, la nouvelle loi réintroduit un partenariat entre Canton et communes, et surtout le Canton revient dans le financement de la création et de la diffusion culturelle.

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Sport

Pierluigi Tami: "Aucune raison de rompre le contrat de Murat Yakin"

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Le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami, soutient Murat Yakin. En tout cas, jusqu'au printemps prochain. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Pressé par la proximité du tirage au sort ce samedi à Hambourg de la phase finale de l’Euro 2024, l’Association Suisse de Football (ASF) a confirmé mardi Murat Yakin à son poste de sélectionneur.

Pierluigi Tami évoque le pourquoi de cette décision.

"Il n’y avait aucune raison de rompre le contrat de Murat Yakin. Comme il n’y en aucune de le prolonger aujourd’hui", explique le directeur des équipes nationales. On rappellera que le contrat du Bâlois, qui courait jusqu’au 31 décembre, a été automatiquement reconduit jusqu’à l’été prochain après la qualification de l’équipe de Suisse pour la phase finale de l’Euro 2024. Pierluigi Tami souligne que tout est ouvert quant à la finalisation d’un nouveau contrat avec le sélectionneur.Il n’exclut pas ainsi que le sujet soit abordé au printemps déjà.

"Murat Yakin a fait son autocritique. Il a présenté un plan très clair pour l’avenir qui concerne le cadre et le staff, poursuit Pierluigi Tami. Nous sommes prêts à le soutenir dans les directions qu’il entend prendre." Le directeur des équipes nationales précise qu’aucun contact n’a été noué avec Urs Fischer ou Lucien Favre avant les discussions menées ces derniers jours avec Murat Yakin.

Vincent Cavin sur le départ

Murat Yakin devra, ainsi, ½uvrer avec un nouvel assistant en raison du départ annoncé de Vincent Cavin. Le Vaudois a annoncé à l’ASF son intention de répondre positivement à une offre du Lausanne-Sport qui lui propose la place de directeur sportif. Sa succession sera, l’espère Pierluigi Tami, réglée d’ici la fin de l’année.

Devant la presse, Pierluigi Tami est, bien sûr, revenu sur les relations pour le moins tourmentées entre Murat Yakin et son capitaine Granit Xhaka. "Les deux hommes se sont parlés après les critiques émises par Granit au soir du match de Pristina, explique-t-il. Ils m’assurent qu’ils veulent faire cause commune."

"Le choix de l'entraîneur ne leur appartient pas"

Seulement, Granit Xhaka a rappelé lors de l’ultime rassemblement qu’il n’évoluait pas en sélection à son poste de prédilection, en no 6 devant la défense. "Il est normal que l’on ne soit pas à 100 % sur la même ligne que l’entraîneur, glisse Pierluigi Tami. Cela vaut pour tous les joueurs, pas seulement pour Granit !" Le directeur national est toutefois convaincu que tous les joueurs tirent à la même corde que leur entraîneur. Il précise toutefois que les cadres de l’équipe n’ont pas été impliqués dans la décision de maintenir Murat Yakin à son poste. "Le choix de l’entraîneur ne leur appartient pas", lâche-t-il.

Enfin, Pierluigi Tami s’inscrit en faux contre l’interprétation des critiques qu’il a formulées au soir de la défaite en Roumanie. Non, il n’a pas voulu scier la branche sur laquelle Murat Yakin est assis. "Mes critiques ont été interprétées de manière trop négative, dit-il. J’étais seulement déçu par notre fin de campagne. Mais les joueurs et l’entraîneur l’étaient aussi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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