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Coronavirus: toutes les infos du 23 mars 2020

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EPA/GIORGIO BENVENUTI

L’épidémie continue de progresser à Genève

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Dans le canton de Genève, l’épidémie de coronavirus ne faiblit pas. Lundi, 214 personnes infectées étaient hospitalisées, contre 179 la veille. Et 43 se trouvaient aux soins intensifs, un chiffre également en progression par rapport à dimanche. Les pentes redoutées se concrétisent, a relevé Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé du canton de Genève, lors d’un point de presse en ligne. Elles soulignent « la gravité de la situation dans les jours qui viennent ». La situation est également tendue dans les EMS, a-t-il ajouté.

Lundi, 1231 personnes ont été testées positives au Covid-19. La hausse est moins forte que les jours précédents. Ce ralentissement s’explique par une utilisation plus rationnelle des tests à Genève. Ceux-ci sont destinés en priorité aux personnes les plus vulnérables et aux soignants, a noté Aglaé Tardin, futur médecin cantonal. Pour accueillir les gens atteints du coronavirus qui ont besoin de soin, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont fait de la place. Les étudiants en médecine et en soins infirmiers ont aussi été appelés à la rescousse. Quatorze personnes sont mortes du coronavirus à Genève depuis le début de la pandémie.

Le Parlement des Jeunes Genevois se mobilise en faveur des aînés

Le Parlement des Jeunes Genevois ne veut pas rester les bras croisés pendant la crise du coronavirus. Ses membres se proposent de faire les courses des personnes âgées ou affaiblies, qui sont priées de rester chez elles pour éviter d’attraper la maladie. Dès lundi, plus d’une dizaine de jeunes se mobiliseront pour apporter des provisions aux gens qui ne peuvent pas quitter leur domicile. Le Parlement des Jeunes Genevois (PJG) appelle aussi d’autres jeunes à participer à cette action de solidarité. Toute personne intéressée peut contacter le PJG au 079 103 51 20.

Un homme en détention administrative à Genève atteint du Covid-19

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

A Genève, un homme en détention administrative dans l’établissement de Frambois a été testé positif au coronavirus. La personne a été placée en isolement médical à la prison de Champ-Dollon. L’information, révélée lundi par la Tribune de Genève, a été confirmée par Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé. Quatre autres détenus de Frambois sont également suspectés d’avoir attrapé le Covid-19. L’une de ces personnes, en attente du résultat du test, se trouve en confinement à Champ-Dollon. Les trois autres sont dans une zone isolée de la prison. « Aucun n’est en contact avec les détenus de Champ-Dollon », a souligné M.Paoliello. Les établissements de détention administrative genevois de Frambois et de Favra ont été fermés. Un des gardiens de Frambois est infecté par le coronavirus. Trois membres du personnel médical de la prison de Curabilis, ainsi qu’un agent du Service d’application des peines et des mesures ont aussi été testés positifs, a précisé M.Paoliello.

Tensions de le secteur de la logistique à Genève

A Genève, les personnes qui travaillent dans le secteur de la logistique, comme les livreurs à domicile, déplorent leurs conditions de travail en pleine crise liée au coronavirus. Les consignes de santé et de sécurité de l’Office fédéral de la santé ne sont pas suivies, dénonce lundi le syndicat Unia Genève. Les achats en ligne explosent depuis le début de la pandémie et les employés sont soumis à une pression croissante. Le matin, le personnel doit se regrouper autour de la boucle de tri et charger rapidement les colis dans les fourgons. Le rythme est soutenu et les distances de sécurité ne sont pas respectées, relève Unia.

Une pétition a été lancée, lundi, par les employés de la branche de la logistique. Elle demande de privilégier exclusivement la distribution de biens nécessaires aux services essentiels à la population. Dans cette catégorie figurent l’alimentaire, le sanitaire, le médical et la sécurité. Les autres marchandises doivent être gardées en dépôt, estiment les pétitionnaires. Les livreurs ne comprennent pas l’intérêt de satisfaire des clients qui n’ont aucune urgence. Cité par Unia, un livreur indique avoir dû acheminer, la semaine dernière, des vélos pour enfants, des chaussures et des articles de jardin.

La barre des 8000 cas de Covid-19 dépassée en Suisse

Le nombre de cas de Covid-19 continue d’augmenter en Suisse. La barre des 8000 positifs est franchie, a annoncé lundi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). C’est plus de 1000 cas en plus que la veille. Le décompte publié sur le site de l’OFSP fait état de 8060 cas en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein. La Confédération ajoute que 70 personnes sont décédées jusqu’ici en Suisse des suites de la maladie, précisant que pour quatre d’entre elles, il n’y a pas de résultat de laboratoire. Dimanche à 12h00, l’OFSP avait fait état de 7014 cas d’infections déclarées au coronavirus.

L’âge des cas testés positifs va de 0 à 101 ans, avec un âge médian de 51 ans (50 % des cas sont plus jeunes et 50 % sont plus âgés que cet âge). Dans 49% des cas, il s’agit d’hommes et 51% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes et chez les moins de 50 ans, les femmes le sont plus que les hommes. L’âge médian des personnes décédées est plus élevé (85 ans). Les victimes avaient entre 32 et 98 ans.

Plus de 6000 tests réalisés en Suisse par jour

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La Suisse poursuit sa politique en matière de dépistage du coronavirus mais n’augmentera pas la cadence tant que l’approvisionnement en matériel n’est pas assuré. Elle enregistre déjà au moins 70 décès. Le volume actuel de tests est déjà élevé avec plus de 6000 tests réalisés par jour, a annoncé lundi le chef de la cellule de crise Daniel Koch lors d’un point de presse. Il sera augmenté dès que le ravitaillement en nouveaux tests sera possible. Les tests sont réalisés de manière ciblée. Il faut assurer le dépistage des personnes qui doivent absolument être détectées, a précisé le responsable de la division des maladies transmissibles de l’Office fédéral de la santé publique.

Hausse rapide des demandes de chômage partiel

Les demandes de chômage partiel ont fortement augmenté en raison de la pandémie de coronavirus. En mars, 21’000 entreprises (soit 6,1% des entreprises helvétiques) ont déposé une telle demande. Cela représente 315’000 employés, a indiqué devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au SECO. On a ainsi dépassé le pic de 2009, lors de la crise financière. Cinq mille entreprises, représentant 92’000 employés, avaient alors déposé une demande de chômage partiel.

Le Tessin est le canton le plus touché, avec plus d’un quart (27%) des entreprises ayant déposé une demande de chômage partiel. En ce qui concerne les secteurs, la culture, le transport et le commerce dépassent la moyenne. M. Zürcher s’attend à ce que le nombre de demandes continue à augmenter.

Le Conseil fédéral rencontre les cantons

Les présidents des gouvernements cantonaux ont rencontré lundi une délégation du Conseil fédéral à Berne pour dresser un point de la situation dans la lutte contre le coronavirus. La coordination des mesures entre la Confédération et les cantons reste la priorité. Les présidents des 26 gouvernements ont été reçus par la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, accompagnée du ministre de la santé Alain Berset et du ministre de l’économie Guy Parmelin. Vendredi, le Conseil fédéral, qui a la haute main dans la gestion de la crise, a décidé de durcir le ton sans toutefois prononcer de confinement général. La population est fortement encouragée à rester à la maison. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits sous peine d’amende. Les polices cantonales pourront amender les contrevenants, à raison de 100 francs par personne.

Les nouvelles mesures annoncées vendredi concernent aussi les domaines de la construction et de l’industrie. Ceux-ci sont tenus de respecter les recommandations en matière d’hygiène et d’éloignement social. Et les employeurs doivent limiter le nombre de personnes sur les chantiers. Si les entreprises ne peuvent pas mettre en oeuvre les règles d’hygiène, elles devront fermer. Certains cantons ont depuis édicté leurs propres mesures. Le Tessin a ainsi décrété la fermeture de toutes les industries jusqu’au 29 mars. Uri a interdit aux personnes de plus de 65 ans de quitter la maison, mais le canton a dû revenir en arrière, car les mesures prises vendredi par la Confédération priment.

Lausanne: traverser à pied la rue sans rien toucher

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

A Lausanne, les piétons n’ont désormais plus besoin d’appuyer sur les boutons poussoirs aux principaux carrefours pour demander à traverser. La municipalité a fait modifier la régulation des feux, pour limiter la propagation du coronavirus. La majorité des carrefours et passages piétons passe temporairement en feux clignotants orange ou fonctionne désormais avec des temps de traversée figés, à savoir en alternant automatiquement véhicules et piétons. La mesure est effective depuis lundi midi, annonce la ville. Cette mesure est rendue possible par la réduction du trafic désormais observée en ville. Les carrefours de Bourdonnette, Jonction Malley et Montétan font exception, de même que les passages piétons de l’avenue d’Echallens, pour des raisons de sécurité liées au passage du métro m1 et du train LEB.

Les Suisses peuvent toujours déménager

A l’approche du 31 mars, les Suisses qui ont prévu de déménager pourront le faire, a précisé devant la presse Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement. Il faut toutefois respecter les règles d’hygiène. Il n’y a pas d’interdiction de déménager, a souligné devant la presse Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement (OFL). Les mesures d’hygiène doivent cependant être respectées. Des aménagements doivent être trouvés entre bailleurs et locataires dans les cas problématiques, notamment si l’appartement ne peut pas être nettoyé correctement avant la date de l’emménagement. Par ailleurs, il faut éviter de se transmettre les clés de mains à mains.

L’OFL examine également les questions sur les loyers, notamment pour les entreprises qui n’ont plus de revenus et ne peuvent plus les payer. La situation est en cours d’analyse et les mesures nécessaires seront prises, a précisé M. Tschirren. Ce dernier a précisé qu’une rencontre a lieu mardi avec représentants des propriétaires et des locataires.

Rapatriement de 750 touristes suisses

La Suisse va pouvoir rapatrier 750 touristes retenus en Amérique du sud et centrale ces prochains jours. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a commencé son opération de rapatriement. Le DFAE évalue à 15’000 le nombre de voyageurs suisses actuellement à l’étranger. Quelque 7500 personnes se sont inscrites sur l’application « Travel Admin » durant le week-end, a indiqué lundi Hans-Peter Lenz, chef du Centre de gestion des crises au DFAE.

Beaucoup sont retenus en dehors des grandes villes, ce qui rend leur rapatriement difficile. Ainsi, 120 personnes se trouvent par exemple bloquées à Cusco, au Pérou, a expliqué M. Lenz. Un vol charter doit être organisé pour elles, la route jusqu’à Lima étant fermée. Trois vols de rapatriement depuis les capitales du Pérou, du Costa Rica et de la Colombie sont prévus lundi et mardi. Ils seront financés par la Confédération et permettront de rapatrier 750 personnes. Les voyageurs devront toutes se soumettre à une autoquarantaine dès leur retour. D’autres vols sont prévus ces prochaines semaines et la cadence va être augmentée. Selon M. Lenz, c’est la plus grande opération de rapatriement jamais organisée par la Suisse.

Un quart des militaires mobilisés déjà engagés

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Un quart des quelque 2000 militaires mobilisés depuis la semaine dernière contre le coronavirus ont été engagés. L’armée s’attend à ce que leur engagement augmente de manière exponentielle. Par ailleurs, 200 militaires sont en quarantaine, a précisé devant la presse le brigadier Raynald Droz, chef d’état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense (DDPS). Mais, comme il n’y a pas de sorties, l’armée a la possibilité de circonscrire la maladie, a-t-il souligné.

Premier décès dans le canton de Soleure

Le canton de Soleure a enregistré son premier décès à cause du coronavirus. Il s’agit d’un homme âgé de 90 ans qui souffraient d’autres maladies graves, a indiqué lundi la chancellerie cantonale. Il est mort dans un hôpital du canton.

Ancien hôpital cantonal remis en service à Frauenfeld

Le canton de Thurgovie remet en service l’ancien bâtiment de l’hôpital cantonal de Frauenfeld qui compte 200 lits. Il pourra accueillir les patients atteints par le coronavirus. L’armée et la protection civile participent à la remise en service. Il y a quatre semaines, l’hôpital cantonal a emménagé dans un nouveau bâtiment, libérant ainsi l’ancien. L’armée a livré lundi 200 lits que la protection civile installera dans les prochains jours. Cent lits seront disponibles dès le 1er avril et 200 une semaine plus tard. Toute l’infrastructure de l’ancien hôpital a été remise en place. Les soins aux patients hospitalisés dans l’ancien hôpital cantonal, appelé désormais « Covid Centre », sont garantis à un bon niveau, a indiqué le président du gouvernement thurgovien et chef du département de la santé Jakob Stark. Le personnel médical à disposition est toutefois encore insuffisant, a précisé Marc Kohler, directeur des hôpitaux thurgoviens. Les capacités du « Covid Centre » ne pourront être utilisées pleinement qu’avec un renfort externe de l’armée et d’autres spécialistes.

Ouverture d’un « drive-in » pour des tests à Lucerne

Les capacités de tests du coronavirus vont être augmentées à Lucerne avec l’ouverture mercredi d’un « drive-in ». Seules les personnes qui ont été annoncées par un médecin y sont admises pour un examen. L’objectif vise à réduire la charge pesant sur les structures hospitalières et à protéger les groupes de personnes vulnérables, a indiqué lundi la chancellerie du canton de Lucerne. Aucun test de masse n’est prévu. Le « drive-in » va être installé dans la cour d’une école cantonale. Les personnes envoyées par un médecin peuvent y venir en voiture. Des employés des services de soins à domicile Spitex effectueront un prélèvement de gorge par la fenêtre ouverte sans que la personne quitte le véhicule. Jusqu’à dix tests par heure peuvent être réalisés par un professionnel de la santé contre un seul dans une structure hospitalière.

Un laboratoire situé à proximité du « drive-in » analyse ensuite les prélèvements. Il s’agit de SYNLAB, un des principaux fournisseurs de diagnostics médicaux en Suisse, précisent les autorités. Le délai d’obtention du résultat peut être ainsi réduit à un jour.

Les polices cantonales s’épauleront en cas de besoin

En dépit de la situation extraordinaire engendrée par le coronavirus, les polices cantonales veulent continuer à transmettre un sentiment de sécurité au sein de la population. Les différents corps entendent aussi se montrer solidaires entre eux et se soutenir si des problèmes d’effectifs survenaient en raison de l’épidémie.  En plus des secteurs de la santé et de l’économie, les forces de sécurité sont également mises à l’épreuve par la situation « extraordinairement difficile » que vit la population. Les polices cantonales veulent ainsi faire « tout ce qui est en leur pouvoir » pour transmettre au moins dans ce domaine un sentiment de sécurité, a indiqué lundi Stefan Blättler, président de la conférence des Commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS), cité dans un communiqué.  Comme lors des manifestations d’envergure, la solidarité prévaudra entre les corps de police, au-delà des frontières cantonales, souligne la conférence. Celle-ci ajoute que la lutte contre la criminalité sur internet reste au centre des préoccupations. Il n’est pas étonnant que les criminels cherchent à tirer profit de la situation actuelle dans ce domaine.

La Chaîne du Bonheur lance un appel aux dons

La pandémie de coronavirus n’affecte pas que la vie sociale. De nombreuses personnes vont se retrouver en situation précaire ou le sont déjà. C’est pourquoi la Chaîne du Bonheur a ouvert un compte et lancé lundi un appel aux dons, avec le soutien de la SSR. Les dons peuvent être versés dès à présent en ligne sur www.bonheur.ch ou par e-banking sur le compte postal 10-15000-6, mention « Coronavirus », a indiqué la Chaîne du Bonheur dans un communiqué. Les fonds collectés permettront de financer une aide immédiate et une aide sociale dans les cas où celle de l’Etat ne suffit pas.

L’objectif de cette collecte est de pouvoir fournir une aide immédiate aux personnes âgées ou handicapées qui sont malades, qui vivent en isolement et sont dépendantes d’une aide extérieure, ainsi qu’aux personnes victimes de violence familiale. Les sans-abri, les personnes qui vivent dans des structures d’hébergement (migrants, enfants placés, malades), ainsi que les personnes et familles qui sont gravement touchées par les conséquences économiques, sociales et sanitaires de la pandémie en bénéficieront également.

L’OFSP n’a pas encore pris de décision pour Verbier

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) n’a pas encore tranché sur les mesures à prendre pour contenir la propagation du coronavirus à Verbier (VS). Seule la Confédération peut choisir de confiner toute une localité ou une région. Le canton du Valais a fait suivre à l’OFSP la demande des médecins de la région de mettre la station du val de Bagnes en quarantaine à cause du Covid-19. « Nous faisons tout pour trouver la bonne solution à cette situation locale », a expliqué lundi Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles et chef de la cellule de crise de la Confédération. « On va trouver une solution qui apporte un bénéfice à tous et qui tient compte de la situation », a dit M. Koch. Le but n’est pas d’avoir une dispute juridique. Le canton décidera avec la Confédération.

Yverdon vient en aide aux personnes vulnérables

Keystone/LAURENT GILLIERON

Depuis lundi, le dispositif « Ville d’Yverdon solidaire » permet aux plus de 65 ans et aux personnes vulnérables confinées de passer commande de produits de première nécessité (alimentation). Ils leur seront livrés à domicile. Le numéro à composer est le 024 423 68 00. Le dispositif est animé par les collaborateurs de l’administration, mis au chômage technique par la pandémie. Il vise à assurer la livraison de produits alimentaires de première nécessité dans un délai de 24 heures en principe, annonce la Municipalité lundi dans un communiqué. La ligne téléphonique 024 423 68 00 répond du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00. Des téléphonistes prendront note des besoins. Des équipes de livreurs se chargent de faire les courses et d’apporter à domicile les produits demandés, entre 8h00 et 17h00.

L’Union syndicale suisse annule les manifestations du 1er Mai 

L’Union syndicale suisse (USS) a décidé d’annuler plus de 50 rassemblements et événements prévus à l’’occasion du 1er Mai, annonce la faîtière dans un communiqué lundi. Une décision « inévitable » face à la pandémie de coronavirus qui sévit en Suisse. « Cette décision sans précédent fait mal », souligne le syndicat, mais « en ce moment, la protection de la santé de toutes et tous prime toute autre préoccupation ». Pour l’USS, la priorité est de garantir les emplois et les salaires tout au long de cette crise sanitaire. Le syndicat ne renonce toutefois pas à célébrer le 1er Mai. Au cours des prochaines semaines, les unions cantonales, qui sont en charge de l’organisation des manifestations, « étudieront des idées d’alternatives pour bien marquer cette journée de lutte en faveur de meilleures conditions de vie ».

Chez Migros et Coop, pas de pénurie de papier toilette en vue

Les consommateurs suisses n’ont aucune raison de se ruer sur le papier toilette et de faire des achats en masse, expliquent de concert les porte-parole des deux géants de la consommation pour les biens de première nécessité dans notre pays, Migros et Coop. Les interruptions de la chaîne d’approvisionnement dues à l’introduction des contrôles aux frontières ne posent aucun problème, explique Coop, qui ajoute qu’il peut garantir l’approvisionnement de base. Certes la demande de papier toilette demeure très élevée, mais pour l’heure il n’y a aucun goulot d’étranglement général. Les étagères sont constamment remplies, poursuit Coop.

Même son de cloche chez Migros dont les filiales sont réapprovisionnées quotidiennement. « Le stock de notre centrale de distribution de Nollendorf est largement suffisant pour répondre aux besoins de la population », constate le groupe zurichois. A noter que chez Migros, un tiers du précieux papier est fabriqué en Suisse, les autres deux tiers en Italie, en France et en Allemagne. Chez Coop, l’origine de la production est identique, avec une partie qui sort des usines helvétiques et l’autre partie des pays voisins.

La surveillance des centrales nucléaires est garantie

Les installations nucléaires suisses peuvent continuer d’être exploitées en toute sécurité, malgré l’épidémie de coronavirus. Les mesures nécessaires ont été mises en place. L’autorité de surveillance (IFSN) continue d’effectuer les inspections nécessaires, précise-t-elle sur son site internet. Les exploitants des centrales nucléaires ont déjà mis en place très tôt des mesures strictes pour empêcher que les employés soient infectés ou s’infectent les uns les autres, souligne l’IFSN. Cela doit permettre de garantir que le nombre minimum de personnel qualifié requis par la réglementation soit assuré.

Si une centrale nucléaire venait à ne plus être en mesure de répondre à ces exigences en raison de la situation actuelle, son réacteur devrait être mis à l’arrêt. La reprise de l’exploitation ne serait permise qu’une fois le nombre minimum de personnel qualifié à nouveau assuré, précise l’autorité de surveillance. L’IFSN a également mis en place des mesures de protection du personnel, tout en maintenant sa capacité d’action. Les activités de surveillance restent ainsi pleinement garanties.

La présidente d’Unia exige un arrêt complet de l’économie

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

La présidente d’Unia exige que l’économie suisse soit mise à l’arrêt complet durant la crise du coronavirus. « Nous devons fermer maintenant », a exhorté Vania Alleva dans une interview publiée lundi par le « Blick ». Il est urgent d’appliquer les mesures de lutte contre le coronavirus, a souligné la présidente du syndicat. Le régime d’urgence n’est pas appliqué et les contrôles cantonaux sont insuffisants, a-t-elle estimé. Le Tessin a fait tout ce qu’il fallait avec l’arrêt de l’économie. « La démarche est cohérente », a déclaré M. Alleva. Chaque jour d’attente aggrave la situation. Les exemples de l’Italie et de New York ont montré qu’une action rapide est largement acceptée.

Mme Alleva appelle également à une meilleure protection des travailleurs dans les activités indispensables à la société – soins de santé, approvisionnement, infrastructures -. Selon M. Alleva, de nombreux membres du syndicat se sont manifestés ces derniers jours, ils disent craindre pour leur existence et pour leur santé. Les dizaines de milliards promis par le Conseil fédéral ne seront pas suffisants, a déclaré Vania Alleva. Il faudra plus d’argent « pour compenser les pertes de salaire et, après la crise, un important plan de relance économique afin que l’économie puisse se remettre sur les rails.

Tessin: les civilistes appelés à l’aide dans les hôpitaux et EMS

Au Tessin, les civilistes sont appelés à la rescousse par les hôpitaux et les EMS. Dans le même temps, les postes de police ferment tandis que les personnes qui rejoignent leur résidence secondaire sont priées de s’annoncer auprès des communes. L’arrivée des civilistes devrait soulager le personnel des hôpitaux et des homes pour personnes âgées, indique le canton du Tessin dans un communiqué lundi. L’appel est lancé non seulement aux civilistes actifs, mais aussi à ceux qui ont déjà terminé leur engagement.

La police cantonale du Tessin ferme ses postes dès mardi. Le but est d’utiliser autrement ses ressources. Elle doit par exemple vérifier que les mesures imposées par le gouvernement sont bien suivies. En fermant les postes de police, elle lutte aussi contre la propagation du coronavirus, a-t-elle indiqué dans un communiqué lundi. Les numéros d’urgence 117 ou 112 restent valables.

Les mesures tessinoises ne sont pas conformes au droit fédéral

Les mesures annoncées par le Tessin visant notamment à fermer les industries jusqu’au 29 mars et les chantiers ne sont pas conformes au droit fédéral. Cela pourrait avoir des conséquences notamment par rapport au chômage partiel pour les employés concernés. La fermeture de ces entreprises va au-delà des mesures annoncées par le Conseil fédéral et n’est pas conforme au droit fédéral, a souligné devant la presse Martin Dummermuth, directeur de l’Office fédéral de la justice. La Confédération est en discussion avec le canton du Tessin pour trouver une solution.

Les entreprises concernées ces mesures pourraient s’opposer à leur fermeture, a précisé M. Dummermuth. L’accès au chômage partiel pourrait être problématique pour les employés concernés, car cela ne respecte pas le droit fédéral et le canton est responsable pour le dommage causé. Cela vaut aussi pour le canton de Genève qui a annoncé la fermeture des chantiers. Il n’est pas possible pour un canton d’annoncer une fermeture générale des chantiers, a précisé M. Dummermuth, soulignant que seule la fermeture de chantiers ne respectant pas les règles d’hygiène de l’OFSP est possible. Ces contrôles doivent être menés par l’inspection du travail ou la Suva.

En Europe:

Le confinement ou la datcha pour les personnes âgées à Moscou

(KEYSTONE/IMAGE SOURCE)

Le maire de Moscou a ordonné aux personnes de plus de 65 ans et aux malades de rester chez eux ou d’aller dans leur maison de campagne. Il espère ainsi limiter la propagation du Covid-19. La mesure s’appliquera aux personnes malades de diabète, d’asthme, de cancer, de problèmes rénaux ou ayant subi des attaques cardiaques ou cérébrales, a précisé le maire, sans mentionner de possibles sanctions. Les autres travailleurs devront le faire à domicile, être envoyés en congés payés ou à l’hôpital, a affirmé le maire. Il sera demandé aux confinés âgés et malades de ne visiter « aucun lieu public » et d’aller au magasin ou à la pharmacie « seulement en cas de nécessité ». En guise de compensation, la mairie de Moscou proposera une aide de 4000 roubles (environ 46 euros) qui sera payées en deux fois. En Russie, de nombreuses personnes ayant dépassé l’âge de la retraite sont obligées de continuer à travailler à cause de pensions trop faibles.

France: vers une prolongation du confinement

Deux nouveaux médecins sont décédés dans le Grand Est des suites d’une contamination au coronavirus. Le gouvernement se prépare par ailleurs à prolonger le confinement de la population. Le gouvernement « a pris ses responsabilités » et ne craint pas de « rendre des comptes » sur sa gestion de la crise du coronavirus devant une commission d’enquête parlementaire, a assuré sa porte-parole Sibeth Ndiaye. L’exécutif fait désormais face à un début de procès en imprévoyance de la part des oppositions politiques et d’une partie des milieux sanitaires.

Le Royaume-Uni reprend en main le transport ferroviaire

Le gouvernement britannique a annoncé la reprise en main temporaire des lignes ferroviaires dans le pays. Il souhaite ainsi éviter des faillites face à la chute de fréquentation liée à la pandémie de coronavirus. Le ministère des Transports explique dans un communiqué qu’il va suspendre les contrats de franchise avec les opérateurs privés qui se partagent l’exploitation du réseau à travers le Royaume-Uni. L’ensemble des revenus et des risques liés à l’exploitation des lignes seront transférés au gouvernement pour une durée initiale de six mois.

En revanche, les opérateurs continueront à gérer les services au quotidien moyennant une petite commission, tandis que rien ne changera dans les faits pour les salariés du secteur. Le gouvernement a pris cette mesure inédite afin de limiter les perturbations du secteur ferroviaire et éviter que des opérateurs ne fassent faillite, ce qui créerait encore plus de problèmes pour les passagers et coûterait cher aux contribuables. Au Royaume-Uni, seuls les voyageurs devant absolument se rendre au travail ou réaliser un déplacement essentiel sont autorisés à prendre le train. Le gouvernement va en outre réduire le trafic à partir de lundi après avoir vu un effondrement de 70% du nombre de passagers. Les ventes de billets ont quant à elles plongé des deux tiers sur un an.

Royaume-Uni: des restaurants convertis en magasins alimentaires

La chaîne britannique de fast-food Leon va convertir ses restaurants en mini-supermarchés. Elle veut ainsi s’adapter à la crise du coronavirus et aider les Britanniques à faire leurs courses au moment où les grandes enseignes sont prises d’assaut. Elle va proposer une plateforme d’achats en ligne qui permettra aux consommateurs de se faire livrer comme s’ils passaient par une chaîne de supermarchés traditionnelle. Ses restaurants et cette plateforme proposeront à partir de mercredi des plats préparés, des sauces, de la viande et autres.

Berlin adopte un plan de sauvetage économique géant

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Le gouvernement allemand a adopté des mesures de plusieurs centaines de milliards d’euros, inédites depuis la Deuxième guerre mondiale. Il veut lutter contre la récession attendue en raison de l’impact économique du coronavirus. Ce paquet prévoit des aides massives aux entreprises et aux salariés, y compris la possibilité pour l’Etat de nationaliser partiellement des groupes jugés stratégiques qui seraient menacés de faillite. L’Allemagne suspend pour cela toutes les contraintes budgétaires qu’elle s’est fixées ces dernières années et qui ont fait d’elle un des pays les plus orthodoxes d’Europe en matière de comptes publics. Le gouvernement fédéral va contracter des dettes à hauteur de 156 milliards d’euros, selon le texte de loi adopté en conseil des ministres et qui doit encore être avalisé par le Parlement cette semaine.

C’est la première fois que l’Etat emprunte depuis 2013. Depuis lors, il n’a enregistré que des excédents budgétaires. La première économie européenne, souvent critiquée par ses partenaires et institutions internationales pour sa rigueur budgétaire, suspend ainsi ses restrictions aux déficits publics inscrites dans la constitution, la fameuse règle du « frein à l’endettement ». L’enveloppe d’aide prévoit une capacité de prêts garantis par l’Etat à hauteur de 822 milliards d’euros au total, pour aider les entreprises à régler leurs difficultés de trésorerie et à renforcer leur capital. Cette enveloppe contribuera à financer un Fonds de secours pour les grandes entreprises doté de jusqu’à 600 milliards d’euros: l’Etat pourra donc acheter des parts dans celles qui vacillent face au virus, comme il l’avait fait dans le secteur bancaire avec Commerzbank lors de la crise financière de 2008/2009.

L’Espagne passe la barre des 2000 morts

L’Espagne a enregistré 462 morts en 24 heures dus à la pandémie de coronavirus. Ce porte le nombre total de décès dans le pays à 2182, selon le nouveau bilan des autorités. Le nombre de morts a ainsi été multiplié par plus de deux en trois jours dans le deuxième pays le plus touché d’Europe par le Covid-19 après l’Italie. Le nombre de cas confirmés a lui dépassé la barre des 30’000 à 33’089 contre 28’572 dimanche, alors que le pays a augmenté sa capacité de tests.

Afin de tenter de freiner la propagation de la pandémie, le gouvernement de Pedro Sanchez a proclamé le 14 mars l’état d’alerte. Cela lui a permis de décréter le confinement quasi total de la population qu’il veut prolonger jusqu’au 11 avril. Les 46 millions d’Espagnols ne peuvent sortir de chez eux, individuellement et en gardant leurs distances, que pour acheter des produits de première nécessité, se rendre au travail quand le télétravail n’est pas possible ou sortir brièvement leur chien.

Un mort au Parlement européen

Un employé du Parlement européen, âgé d’une quarantaine d’années, est mort après avoir contracté le coronavirus. Il s’agit de la première personne à être tuée par la pandémie au sein des institutions européennes, a-t-on appris de sources concordantes. Plusieurs membres de la Commission, du Conseil et du Parlement, qui emploient des milliers de personnes à Bruxelles, ont été contaminés par le coronavirus. Cela concerne en particulier le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui observe une quarantaine.

Dans le reste du monde:

Donald Trump exprime des doutes sur les restrictions

Donald Trump a des doutes sur les restrictions mises en place face au coronavirus. Le président américain déplore leur impact sur l’économie. Il a laissé entendre qu’il pourrait aller vers un assouplissement. La Maison Blanche a présenté la semaine dernière une série de recommandations rassemblées dans un document intitulé « 15 jours pour ralentir la propagation » du virus. Les autorités sanitaires américaines martèlent depuis plusieurs jours que le pire est à venir aux Etats-Unis et que l’heure n’est pas venue de relâcher l’effort.

Donald Trump a par ailleurs retweeté plusieurs messages accréditant l’idée qu’il était favorable un assouplissement, plutôt qu’à un durcissement, des mesures en place. « Il faut aplatir la courbe (des contaminations), PAS l’économie », soulignait l’un de ces messages. Si plusieurs gouverneurs, en particulier ceux de Californie et de New York, ont opté pour le confinement, le locataire de la Maison Blanche a exclu de placer l’ensemble des Etats-Unis sous ce régime. « Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour », a-t-il affirmé.

Le maire de New York demande un confinement national

Le maire de New York demande la généralisation des mesures de confinement dans tout le pays. Bill de Blasio, dont la ville est l’épicentre de l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis, a aussi réclamé une aide d’urgence du gouvernement fédéral. « Ce ne sera pas pour toujours, mais on a deux à trois mois difficiles devant nous », a-t-il ajouté. Des millions d’Américains vivent désormais sous régime de confinement plus ou moins coercitif, mais Donald Trump a refusé d’imposer une telle mesure à l’ensemble des Etats-Unis.

Les infirmières expriment leur grande inquiétude

Les infirmières expriment leur grande inquiétude: des décès ont été enregistrés dans leurs rangs dans le cadre de leur travail pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Annette Kennedy, présidente du Conseil international des infirmières (CII), a récemment rencontré le président de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour évoquer cette problématique. L’évolution de la pandémie et le manque d’équipements de protection individuelle (EPI) ont été discutés.

Le CII continue d’exhorter les pouvoirs publics et les entreprises à s’acquitter de leurs obligations en matière de protection des infirmières et autres personnels de santé. Il y a toujours pénurie d’EPI et c’est inacceptable, selon l’organisation. Les infirmières doivent être protégées si l’on veut qu’elles restent physiquement aptes et en bonne santé, et qu’elles poursuivent leur travail fondamental de soins aux malades, a encore rappelé le CII.

Hong Kong se barricade

Hong Kong va interdire à tous les non-résidents d’entrer sur son territoire à partir de mercredi. La cheffe de l’exécutif a pris ces nouvelles mesures pour tenter de juguler la récente hausse des cas de contamination au coronavirus. « Le 25 mars à partir de minuit, tous les non-résidents hongkongais arrivant par avion de l’étranger ne seront plus autorisés à entrer dans la ville », a déclaré Carrie Lam. Elle a ajouté que cette mesure sera en vigueur durant au moins deux semaines et a ordonné à tous les restaurants et bars de ne plus servir d’alcool. Jusque-là, en dépit de sa proximité avec la Chine continentale, Hong Kong, « hub » financier international, avait réussi à éviter une flambée de l’épidémie notamment grâce aux précautions prises par la population comme le port du masque, le lavage des mains et le respect des distances.

Un premier mort au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique

Les autorités nigérianes ont annoncé le premier décès dû au coronavirus. Le pays le plus peuplé d’Afrique avec 200 millions d’habitants enregistre une forte hausse du nombre de cas d’infection ces derniers jours. « Le premier mort du Covid-19 a été enregistré », a annoncé l’Agence nigériane de contrôle des maladies (NCDC) sur son compte Twitter. « Il s’agit d’un homme de 67 ans, qui est rentré au Nigeria après avoir été hospitalisé en Angleterre », est-il précisé. Son état de santé était aggravé notamment par un diabète et il était sous chimiothérapie, précise la NCDC.

Le coronavirus frappe Dubaï de plein fouet

La pandémie du nouveau coronavirus frappe de plein fouet les deux mamelles de l’économie de Dubaï: le commerce et le transport aérien. Deux secteurs qui constituent les fiertés de la cité-Etat la moins dépendante du pétrole dans le Golfe. Dans ce pilier des Emirats arabes unis, une fédération de sept membres, les centres commerciaux seront fermés à partir de mercredi et la compagnie aérienne Emirates, joyau de la couronne de l’économie locale, a cessé de voler au presque. Quelques jours après avoir interdit l’entrée aux étrangers, y compris les résidents, l’émirat a déclaré qu’il fermerait ses aéroports aux vols commerciaux et limiterait l’activité des restaurants aux livraisons à domicile. La décision a eu un effet immédiat avec des centres commerciaux désertés ou presque lundi. Dotée de l’économie la plus diversifiée du Golfe, Dubaï tire 94% de ses recettes publiques de sources non pétrolières, qui constituent également le gros de son PIB.

La cité-Etat se présente comme une plaque tournante mondiale pour le tourisme, le commerce et la finance, et possède l’un des plus grands marchés immobiliers de la région. Elle a accueilli l’année dernière 16,8 millions de visiteurs. Mais avec le nouveau coronavirus, des centaines d’hôtels, de restaurants et de lieux de divertissement, ont été désertés. Les Emirats arabes unis ont annoncé un plan de relance économique de 35 milliards de dollars qui comprend des injections dans le marché boursier et un soutien à divers secteurs. Vendredi, ils ont fait état de leurs deux premiers décès dus à la maladie Covid-19. Plus de 150 cas de contamination ont été signalés à ce jour.

ATS/MH

1 commentaire

1 commentaire

  1. fred

    25 mars 2020 à 11 h 06 min

    je trouve dommage qu’on parle pas de l’épidemie de cornavirus de 2002. abe

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Votre revue de presse du dimanche

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La pandémie de Covid-19 s’est une nouvelle fois taillé la part du lion dans la presse dominicale. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS, qui s’étalent dans les pages des quatre journaux helvétiques du jour:

SONNTAGSZEITUNG: Une sortie rapide de la situation actuelle n’est pas réaliste, estime le ministre de la santé Alain Berset dans une interview avec la SonntagsZeitung. Le Conseil fédéral discutera mercredi des possibilités de sortir du confinement mais une décision sur le sujet n’est pas encore à l’ordre du jour. « Pour l’instant, il semble illusoire de penser que nous pourrons faire beaucoup de changements d’ici le 20 avril », indique le Fribourgeois. « Ce n’est que lorsque le nombre de personnes infectées et d’admissions à l’hôpital aura clairement diminué que nous pourrons envisager d’assouplir les règles », ajoute-il. L’expérience a montré que si l’assouplissement intervient trop tôt, cela prolonge la crise. Si la discipline de la population baisse, le conseiller fédéral n’exclut pas d’avoir recours à des mesures encore plus sévères, jusqu’à un couvre-feu à Pâques.

NZZ AM SONNTAG/SONNTAGSZEITUNG/SONNTAGSBLICK: La pression pour rouvrir progressivement l’économie augmente. Dans une interview avec la NZZ am Sonntag, la présidente du PLR Petra Gössi réclame la réouverture de tous les commerces qui peuvent respecter les mesures de sécurité de l’Office fédéral de la santé publique, à savoir la distance de deux mètres pour toutes les personnes dans le magasin et toutes les règles d’hygiène. « Si nous ne le faisons pas, nous risquons de compromettre inutilement la compréhension envers les mesures du Conseil fédéral », souligne-t-elle. Et le débat sur la façon de rouvrir progressivement l’économie bat son plein en coulisse, rapporte la SonntagsZeitung. En raison de l’explosion des chiffres du chômage, les présidents de l’Union patronale suisse, de Swissmem et de l’Union syndicale suisse (USS) demandent à l’unisson au Conseil fédéral de présenter des scénarios. « Le Conseil fédéral doit maintenant développer une stratégie dans laquelle les risques économiques et sociaux jouent également un rôle », indique le président de l’USS Pierre-Yves Maillard dans la SonntagsZeitung. Outre l’impact sur l’économie, Petra Gössi se préoccupe également de l’effet de la fermeture des écoles en matière d’égalité des chances pour les enfants et les jeunes. Elle demande que les écoles de la scolarité obligatoire, en particulier les niveaux inférieurs et moyens, reprennent leurs activités après les vacances de printemps. Le PS planche de son côté sur l’après-crise avec un papier de position qui devrait être publié après Pâques. Les grandes lignes sont déjà définies, confirme le président du groupe aux Chambres Roger Nordmann (VD) dans le SonntagsBlick: les primes d’assurance maladie doivent être plafonnées afin que les coûts engendrés par la crise ne grèvent pas le budget des ménages. Pour le PS, la Confédération devrait couvrir entièrement les coûts supplémentaires de cette année.

LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG: En Suisse romande, en moyenne un tiers des morts du Covid-19 sont des résidents d’établissements médico-sociaux (EMS), rapporte Le Matin Dimanche. Tous les cantons ne sont toutefois pas affectés de la même manière. Les pensionnaires d’EMS constituent près de la moitié des victimes dans les cantons de Vaud (60 sur 123 décès) et Neuchâtel (11 sur 23 décès) alors qu’à Genève ils représentent environ un cinquième des décès (19 sur 45). Environ un quart des décès fribourgeois (9 sur 35) et deux cinquièmes des décès valaisans (19 sur 45) sont survenus en EMS. Dans le canton de Berne, ce taux est d’environ 10% (3 décès sur 28). Seul le Jura ne déplorait aucun décès en EMS samedi en fin de journée, précise le journal. La tendance est similaire Outre-sarine.

SONNTAGSBLICK: Les experts mettent en garde contre une conséquence inattendue du confinement: l’ennui et l’isolement augmentent le risque d’addictions. « Nous nous attendons à une augmentation du nombre de personnes dépendantes », indique Markus Meury d’Addiction dans le SonntagsBlick. D’autres centres de conseil en addiction confriment cette tendance. La pandémie représente un grand danger pour les personnes dépendantes et solitaires, au-delà du risque de contracter le Covid-19. Lorsqu’il n’y a pas de contrôle social, la consommation est vue plus rapidement comme un moyen de remédier à ses problèmes », souligne M. Meury. Depuis le début de la crise, les ventes de tabac, d’alcool et de cannabis légal sont en hausse, selon un sondage effectué par le journal auprès des producteurs et des vendeurs. Difficile toutefois de dire dans quelle mesure ces produits sont effectivement plus consommés. A l’instar de ce que l’on a pu observer pour le papier toilette, il y a également des achats de stockage pour ces produits, selon M. Meury. Plus que ces substances, ce sont les addictions liées à internet (jeux d’argent, jeux vidéos, porno et achats) qui inquiètent le plus les spécialistes.

NZZ AM SONNTAG: L’aide pour les indépendants connaît un vif succès. En deux semaines, les caisses de compensation ont déjà reçu 95’000 demandes, indique dans la NZZ am Sonntag Andreas Dummermuth, président des caisses de compensation cantonales. La Confédération verse une indemnité journalière maximale de 196 francs. Peuvent en bénéficier les indépendants qui ont dû fermer leur entreprise, les travailleurs freelance dont l’engagement a été annulé ainsi que les actifs qui ne sont plus en mesure de travailler en raison d’une quarantaine ou parce qu’ils doivent garder leurs enfants.

Et pour changer un peu de sujet:

LE MATIN DIMANCHE: La réforme avortée du système d’évaluation et de rémunération du personnel de l’Etat de Genève a coûté environ 12 millions de francs, soit six fois plus que la somme avancée par le gouvernement, rapporte Le Matin Dimanche. Fin février, lors de l’annonce de l’abandon du projet, nommé SCORE, le gouvernement avait indiqué que la facture pour les Genevois s’élevait à 1,8 million de francs, dépensés en mandats externes. L’Etat a travaillé sur le sujet sans ressources supplémentaires, avait-il précisé. Or, en comptant les employés qui ont planché sur la réforme, la facture « s’élève effectivement à un montant de l’ordre de 12 millions de francs », reconnaît Philippe Dunant, porte-parole du Département des finances, cité dans l’article. La réforme a mobilisé 8,2 postes entre 2010 et 2011, puis six entre 2012 et 2019.

LE MATIN DIMANCHE: Le Matin Dimanche revient sur le meurtre qui a eu lieu cette semaine à Sorens (FR). Le journal rapporte que les deux Macédoniens s’étaient rendus chez l’agriculteur fribourgeois pour récupérer un accompte de 34’000 francs qu’ils lui avaient versé en vue de la vente de trois tracteurs. Or, le trentenaire n’était plus en mesure de rendre cette somme car il l’avait déjà dépensée. « On aimerait bien savoir pourquoi il n’y avait pas moyen pour lui de trouver une autre solution que de tuer les contractants et les immerger dans une fosse: c’est le coeur de l’enquête », souligne Marc Bugnon, procureur chargé de l’enquête, cité dans l’article.

NZZ AM SONNTAG: Après l’échec du rachat d’UPC, le patron de Sunrise, André Krause, veut investir massivement dans le réseau. « Nous voulons atteindre 60% de la population avec la fibre optique; aujourd’hui nous sommes à 35% », annonce-t-il dans une interview avec la NZZ am Sonntag. Jusqu’à présent, Sunrise louait les réseaux développés par les villes. L’entreprise souhaite désormais développer son propre réseau de fibre optique avec l’aide d’investisseurs. L’entreprise est en train de regarder avec quels partenaires elle pourrait s’engager d’ici 2025, précise M. Krause

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Les 5 conseils pour être bien dans son assiette

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La conseillère en nutrition, Géraldine Asselin dans son bureau rue de la Servette à Genève

Vous ne savez plus quoi cuisiner? Vous remarquez l’apparition de quelques rondeurs? C’est normal, après plus de deux semaines à la maison, nous bougeons moins et nous mangeons autant ou davantage qu’avant. Radio Lac a demandé un coaching express à Géraldine Asselin, thérapeute à Genève et conseillère en nutrition. Etape par étape, il est possible de conserver son poids de forme et préparer à sa silhouette aux sorties estivales. Naturellement optimiste, notre coach nous délivre ses 5 grands clés.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

L’équilibre alimentaire

L’alimentation apporte à notre corps tout ce qui lui est nécessaire pour vivre. 

Le principe général est simple. Ce que nous mangeons est utilisé par les organes de notre corps pour vivre. Si l’on mange plus que  la quantité nécessaire l’excédent est stocké dans notre organisme et forme des réserves. Si au contraire nous consommons moins que ce qui est utilisé, l’organisme va puiser dans ces réserves les calories nécessaires.

Pour rester en bonne santé et pour conserver un poids de forme stable, il est important de manger de tout avec plaisir et en petite quantité.
 De tout  pour couvrir nos besoins en calories, en protéines, en vitamines, en oligo-éléments etc. et en petite quantité pour éviter de faire des réserves trop « visibles »

Notre activité physique quotidienne a diminué depuis quelques jours. Il est bon de réduire aussi notre alimentation tout en mangeant varié.
C’est cela un bon équilibre alimentaire, adapter notre alimentation à nos besoins réels. 

Mais nos besoins varient avec l’âge. Les jeunes, qui sont en période de formation et de développement ont nécessairement des besoins supérieurs à ceux d’une personne âgée dont l’activité physique est bien moindre. Alors attention aux enfants et aux jeunes qui ont des besoins plus importants mais pensons aux  personnes âgées qui ont tendance à diminuer leur alimentation par perte de l’appétit.

Pensez bien à boire dans la journée même si vous n’en avez pas forcément envie.


Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le rythme de nos journées.

Il est important de conserver les 3 repas essentiels de la journée c’est-à-dire le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Les enfants, en phase de croissance, doivent prendre un 4ème repas qui est le goûter.
A chaque repas vous devez manger de tout. Il est important de varier son alimentation en prenant beaucoup de plaisir à manger ce que vous aimez. Tout est bon pour vous du moment que vous en mangez en petite quantité.
Soyez rassuré, si vous mangez un peu de tout, vous resterez à votre poids et en bonne santé.


Attention l’inactivité entraine le grignotage. A la place, boire eau, thé, infusion mais sans sucre

Variez vos repas car manger de tout, évite bien des carences. Trouver cet équilibre est essentiel à votre bien-être.
Chaque aliment 
nous apporte des nutriments essentiels : par exemple l’ail est un aliment riche en vitamines A,B,C,E en calcium, en magnésium, en phosphore, le miel de thym, sera riche en cuivre, le saumon et les sardines nous amèneront de la vitamine D. 

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le déjeuner

Redécouvrez le plaisir de prendre son petit déjeuner en famille, discuter de vos nuits, de vos rêves ou de vos cauchemars.  Ne pas forcer notre sympathique ado aux paupières presque closes, à la langue lourde et pâteuse, n’arrivant pas à s’extraire de sa nuit trop brève. C’est le premier repas de la journée. Il est très important car il va nous apporter toute l’énergie nécessaire pour bien démarrer. 

Vous pouvez manger des céréales dans du lait, yaourt, fromage blanc, ou des biscuits, des gâteaux, des cakes réalisés la veille avec vos enfants ou bien des crêpes ou des pancakes (pâtes réalisée la veille), du pain beurré avec de la confiture accompagné d’un jus de fruits pressé. Dans nos cantons cosmopolites tenir compte des habitudes alimentaires familiales.Ne pas oublier de prendre une boisson chaude en abondance : thé, café léger, chocolat. Surtout prendre son temps et manger avec lenteur. En ce moment cela est possible.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le lunch

La pause repas de la mi-journée est nécessaire car elle permet une coupure du temps de travail.Lors du repas, privilégiez des protéines animales en petite quantité accompagnées de légumes et de quelques féculents ou légumineuses. Pour le dessert, je peux vous proposer de savourer un mousse au chocolat, une ile flottante, un flan, des oeufs au lait, une boule de glace, un morceau de fromage… La quantité maximale est le volume d’un pot de yaourt.
Il est mieux de manger régulièrement de bonne chose en petite quantité que trop d’un coup et rarement.


Varier les aliments quotidiennement par exemple ; un jour vous mangez du poulet au curry avec du riz et des courgettes, le lendemain du saumon avec des épinard et du blé,  le surlendemain des œufs dans une salade composée de tomate, concombre et croutons. Le repas est important car il nous apporte les calories nécessaires à travailler, s’occuper de nos enfants, de la maison pour la moitié de la journée. Là également les habitudes alimentaires familiales sont importantes. Il faut néanmoins conserver le principe général : Manger des aliments différents. La variété alimentaire permet d’éviter des carences en étant sûr d’un apport nécessaire.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

La collation du soir

Mangez léger car notre corps commence à se mettre au ralenti voire au repos. Une partie de la digestion se passe durant notre sommeil. Plus la digestion sera facile et meilleur sera notre sommeil.
Mangez des légumes, des fruits, des céréales, des féculents et essayez d’éviter les protéines animales. 

Léger comme des légumes en soupe avec des croûtons ou des vermicelles, un wok de légume avec des pâtes ou du boulgour, de la ratatouille avec du riz ou des pommes de terre, une salade composée…
Terminer par des fruits ou une compote maison.

Chaque repas doit être composé de tous les aliments mais en proportions différents. Eviter les épices et les aliments acides qui provoquent des désagréments en phase d’endormissement. Au dîner on va plutôt éviter les protéines animales afin de soulager la digestion. Ne vous couchez pas de suite après le repas. Laissez au moins une heurs à l’estomac pour démarrer son travail de broyage et décomposition chimique.

 

Retrouvez davantage de recettes sur le site de Géraldine Asselin.

 

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Le garage des ambulances du CHUV transformé en hôpital

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Les urgences du CHUV ont été réaménagées pour accueillir les patients touchés par le Covid-19. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Porte d’entrée du dispositif hospitalier, le service des urgences du CHUV à Lausanne a dû être adapté. Objectif: être en mesure d’absorber une éventuelle vague de patients touchés par le Covid-19.

« Nous essayons d’avoir toujours deux coups d’avance, démarre le professeur Pierre-Nicolas Carron, chef du service. Ces derniers jours, nous nous sommes beaucoup étendus, en aménageant des espaces ou en créant complètement des infrastructures pour augmenter notre capacité d’accueil. » Celle-ci a doublé.

Derrière une porte battante, un couloir de transit est désormais garni d’une alignée de seize lits, chaque place étant pourvue d’oxygène et d’un ordinateur permettant de surveiller l’état du patient.

« C’est un couloir qui a été pensé pour être aménagé très rapidement lors d’épisodes spéciaux, mais c’est la première fois que nous y avons recours et qu’il est vraiment équipé », précise le professeur Carron. Plus loin, une ancienne salle de stockage et de réunion est occupée par douze lits, séparés par des paravents.

Finalement, c’est le garage des ambulances qui a été complètement métamorphosé. Vidé de ses véhicules, il accueille désormais une infrastructure complétée à l’extérieur par une grande tente, et dans laquelle a été aménagé un nouvel espace de prise en charge de dix-huit places.

« C’est une infrastructure digne d’un hôpital suisse, elle aussi équipée en chauffage, en informatique et en oxygène », précise le spécialiste.

Ces nouveaux espaces ne sont pas destinés à accueillir des malades ou des blessés sur une longue durée, ils doivent permettre de libérer d’autres secteurs des urgences.

Baisse d’activité

« Ce sont des endroits où les patients vont rester quelques heures, le temps de prendre une décision sur la prise en charge et le traitement. Même si nous avons reproduit les conditions d’une chambre classique, l’objectif n’est pas de garder des gens dans le couloir pendant la nuit par exemple », explique Pierre-Nicolas Carron.

Surtout, il insiste: « Nous ne faisons pas que du Covid-19. Tous les patients continuent à être pris en charge normalement ! »

Un rappel important alors que le service observe une baisse d’activité « de 30% à 50% en fonction des jours par rapport à la moyenne habituelle ». Soit 80 à 100 cas quotidiens contre environ 150 à 200 en temps normal.

Peur de déranger

« Nous imaginons plusieurs explications. Certains pensent que nous sommes débordés et ont peur de déranger, d’autres vont peut-être chez leur médecin traitant ou rechignent à venir en milieu hospitalier car ils craignent d’être contaminés. Il y a aussi nettement moins d’activités professionnelles ou sportives et d’événements festifs », envisage le chef des urgences.

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A Genève, 65 personnes aux soins intensifs

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

Vendredi, 65 personnes infectées par le Covid-19 se trouvaient aux soins intensifs à Genève. Ce chiffre représente le double de l’activité normale des soins intensifs, a rappelé le docteur Marc Niquille, chef de l’Etat-Major cantonal de conduite (EMCC) d’ORCA, un dispositif activé en cas de catastrophe.

A ce jour, 2941 personnes ont été testées positives au nouveau coronavirus. Genève comptait 72 victimes de la pandémie vendredi, contre 63 la veille. Certains décès qui n’ont pas lieu à l’hôpital mettent un peu plus de temps à être comptabilisés comme étant dus au Covid-19. Ce retard explique parfois les sauts constatés.

Actuellement, 424 personnes contaminées sont hospitalisées. Le médecin cantonal suppléant Aglaé Tardin a souligné que chaque jour une vingtaine de personnes sortaient de l’hôpital. Dans les EMS, 110 personnes ont été diagnostiquées positives. Parmi elles, 43 ont récupéré et sont considérées comme guéries.

Mme Tardin a par ailleurs lancé un appel aux malades chroniques qui ne souffrent pas du nouveau coronavirus, et qui doivent faire l’objet d’un suivi régulier. Elle a conseillé à ces personnes de prendre contact avec leur médecin. Les autres soins qui ne sont pas liées à la pandémie de Covid-19 doivent continuer.

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Coronavirus: toutes les infos du 03 avril 2020

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(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Avertissement et contrôles redoublés à Genève avant un week-end ensoleillé

Les autorités genevoises, qui entendent faire respecter à la lettre les mesures sanitaires de lutte contre l’épidémie de Covid-19, voient arriver le week-end avec une certaine appréhension, surtout que la fin de semaine s’annonce ensoleillée. Vendredi, elles ont mis en garde la population. Toute violation sera « fermement » sanctionnée. Grâce au renfort de sapeurs-pompiers volontaires, de Samaritains et de gardes de l’environnement, un déploiement très important de personnels en uniforme sera visible sur l’ensemble du canton, avec des rôles bien définis pour chacun des acteurs, écrit dans un communiqué le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé.

Le département indique qu’il est indispensable de poursuivre les efforts pour endiguer la propagation du virus, qui demeure « actif et virulent ». Le nombre de victimes de l’épidémie est toujours croissant dans le canton et la charge supportée par le système hospitalier genevois reste critique, souligne-t-il. Les autorités rappellent que les personnes qui forment un groupe de plus de 5 seront sanctionnées par la police genevoise et les polices municipales. Les personnes qui ne respectent pas une distance de deux mètres entre elles seront aussi punissables. L’interdiction de stationner autour de la rade reste, quant à elle, en vigueur.

Depuis le 19 avril, 413 amendes ont été infligées à des personnes qui ne respectaient pas les mesures, précise le conseiller d’Etat Mauro Poggia. Le responsable du département de la sécurité de l’emploi et de la santé ajoute que 7 établissements publics, qui continuaient leur activité, ont été fermés et une personne arrêtée.

La diplomatie suisse participe à la lutte contre le coronavirus

Le coronavirus ne connaît pas de frontière et la Suisse coopère étroitement avec ses voisins pour gérer au mieux la crise, a indiqué le ministre des affaires étrangère Ignazio Cassis. Un travail diplomatique intense a lieu « derrière les rideaux ». L’élément le plus visible de cette coopération sont les vols de rapatriment. Depuis le début de la crise et jusqu’à vendredi midi, 16 vols spéciaux suisses ont rapatriés plus de 3700 personnes, dont 2100 Suisses, a précisé devant la presse Ignazio Cassis. Les 1600 restantes viennent des pays voisins. Des Suisses ont eux aussi pu profiter de vols de rapatriment de pays voisins. Cinq autres vols sont prévu d’ici à dimanche. Le Département des affaires étrangères doit négocier des autorisation diplomatique pour ces vols avec les pays concernés. De nombreux Suisses sont rentrés par leur propres moyens, a rappelé le chef de la diplomatie suisse en les remerciant. Malgré les efforts, tous les voyageurs suisses ne peuvent pas ou ne veulent pas être rapatriés. Les demandes de protection consulaire devraient ainsi fortement augmenter auprès des 170 représentations de la Suisse à l’étranger, selon le DFAE.

Le DFAE s’efforce de maintenir de bons rapports diplomatiques durant ces temps de crises. La Suisse est en contact étroit avec ses voisins, notamment sur la question des frontaliers, afin qu’ils puissent continuer de venir. Ceux-ci sont essentiels au bon fontionnement de nombreux hopitaux suisses, a précisé M. Cassis. Il faut entre autre pouvoir garantir la protection de leur santé, alors que les mesures en Suisse sont moins restrictives que dans les pays voisins. Il est important de faire preuve de solidarité internationale et transfrontalière, a souligné M. Cassis. La Suisse a notamment admis une quarantaine de patients français et pourrait également accepter des patients italiens. La Suisse est aussi inquiète de la situation dans les pays en voie de développement, qui pourraient être très durement touché par le coronavirus. Ainsi, la DDC a débloqué 18 millions de francs. Cette argent ira aux organismes de l’ONU, dont l’OMS, au Mouvement international de la Croix-Rouge, ainsi qu’aux systèmes de santé locaux. A plus long terme, 40 millions seront également réaffecté pour aider les pays en voie de développement.

Le Conseil fédéral veut 20 milliards de plus pour le cautionnement

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

La demande pour l’octroi de crédits de transition Covid-19 est importante. Le Conseil fédéral demande donc au Parlement de relever à 40 milliards de francs au total le crédit d’engagement existant, soit 20 milliards de plus. Les crédits de transition répondent à un besoin considérable. Les premiers jours ont montré que leur octroi rapide et non bureaucratique par les banques et PostFinance fonctionne bien. Au 2 avril 2020, 76’034 conventions de crédit ont été conclues pour un montant total estimé à 14,3 milliards de francs. Le volume de cautionnements de 20 milliards de francs déjà garantis par la Confédération devrait être dépassé ces prochains jours. Le Conseil fédéral demande à la Délégation des finances, qui se réunit le 7 avril, de reconnaître le caractère urgent d’une tranche de 10 milliards de ce crédit.

De l’avis du Conseil fédéral, il n’y aura pas d’abus, même si la procédure non bureaucratique mise en place pour l’octroi des fonds fait courir un certain risque à cet égard. Pour lutter contre ce risque, les département compétents sont appelés à mettre en oeuvre rapidement un plan de contrôle. Le registre central des organisations de cautionnement vérifiera que toutes les conventions de crédit Covid-19 respectent des conditions de base et que les entreprises concernées n’ont pas déposé plusieurs demandes de crédit. Les crédits sollicités à tort ou à plusieurs reprises seront ainsi annulés rapidement. Les crédits COVID-19 sont vérifiés systématiquement sur la base d’une comparaison entre les données relatives à la TVA et d’autres données. Cette comparaison servira notamment à contrôler les données que les entreprises transmettent à propos de leur chiffre d’affaires et à identifier les anomalies. Le Département fédéral des finances a été chargé de soumettre immédiatement au Conseil fédéral des solutions permettant de durcir les dispositions pénales et les dispositions en matière de responsabilité prévues dans l’ordonnance sur les cautionnements solidaires liés au Covid-19. Les entreprises qui sollicitent un crédit ainsi que leurs organes responsables pourront faire l’objet de poursuites.

Les crédits accordés par les banques servent à couvrir les coûts fixes des entreprises malgré les pertes de chiffre d’affaires liées au coronavirus. La Confédération cautionne entièrement les crédits allant jusqu’à 500’000 francs. Elle supporte 85 % des risques de pertes liés aux crédits dont le montant varie de 500’000 francs à 20 millions de francs. Le Conseil fédéral souhaite ainsi aider les PME à surmonter cette période difficile sans contributions à fonds perdus de la Confédération. Les entreprises qui en ont besoin pourront obtenir des liquidités et rembourser le prêt dans un délai de cinq ans.

Mesures pour garantir l’approvisionnement en biens médicaux

L’approvisionnement en appareils respiratoires, tests de diagnostic, matériel de protection et autres biens médicaux importants servant à la lutte contre le coronavirus doit être garanti. Le Conseil fédéral a pris vendredi une série de mesures en ce sens. Les cantons devront notamment communiquer l’état de leurs stocks de biens médicaux importants. Il s’agit par exemple des appareils respiratoires, des tests de diagnostic, des masques chirurgicaux, des vêtements de protection ou des médicaments contenant certaines substances actives. La mesure permettra d’identifier et de combler à temps les goulots d’étranglement en matière d’approvisionnement. Le gouvernement a aussi réglementé le soutien aux cantons et aux organisations d’utilité publique, comme la Croix-Rouge suisses, si les canaux d’acquisition habituels ne permettent pas de couvrir leurs besoins. Le matériel sera attribué de manière centralisée. Les cantons nécessiteux devront déposer une demande d’attribution.

Si l’approvisionnement de ces biens médicaux ne peut pas être garanti, les cantons ou établissements de santé publics qui en disposent pourront être obligés à en livrer aux nécessiteux. Le Département fédéral de l’intérieur peut aussi confisquer ces biens médicaux, moyennant une indemnité à prix coûtant.Le Conseil fédéral peut en outre obliger des fabricants à produire ces biens médicaux, à changer ou augmenter les productions. Des contributions pourront être versées, si les fabricants subissent des préjudices financiers suite à ces changements. Les exportations de ces biens médicaux seront par ailleurs soumises à des conditions plus strictes. Une autorisation du secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) sera nécesssaire en plus de l’autorisation habituelle. Elle ne sera octroyée que si les besoins en Suisse sont suffisamment couverts.

Pour garantir un accès rapide aux nouvelles thérapies prometteuses et aux dispositifs médicaux, le gouvernement a aussi décidé d’exceptions à la loi sur les produits thérapeutiques. En attendant une décision de Swissmedic, les médicaments, fabriqués avec différentes substances, notamment de l’hydroxychloroquine, et destinés à traiter les patients atteints du Covid-19, peuvent être mis sur le marché sans autorisation. Les pharmaciens d’hôpitaux peuvent de leur côté importer des médicaments non autorisés contenant les mêmes substances. L’importation doit être annoncée à Swissmedic dans les dix jours suivant la réception de la marchandise. Des dérogations sont également prévues pour les dispositifs médicaux et les équipements de protection individuelle.

Anne Lévy prend la tête de l’OFSP

Anne Lévy est la nouvelle directrice de l’Office fédéral de la santé publique. Elle a été nommée vendredi par le Conseil fédéral. Elle succédera à Pascal Strupler le 1er octobre. La quadragénaire est à la tête des Cliniques psychiatrique universitaire de Bâle depuis mi-2015. Elle a dirigé durant six ans le service de protection de la santé au Département de la santé de Bâle-Ville. Après des études en sciences politiques à l’Université de Lausanne, Anne Lévy a notamment travaillé comme spécialiste Drogues à la Ville de Berne puis à l’Office fédéral de la santé publique, où elle a dirigé durant cinq ans la section Alcool et tabac. Pascal Strupler a annoncé son départ en octobre dernier. Le Valaisan de 60 ans était en poste depuis 2010 et souhaite se « consacrer à de nouveaux défis professionnels ».

La Suisse enregistre un millier de nouveaux cas de Covid-19

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Vendredi à 08h00, la Suisse comptait 19’303 cas testés positifs au coronavirus, soit 1036 de plus que la veille. A l’heure actuelle, 484 personnes sont décédées des suites de la maladie Covid-19, selon le site de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le pays a enregistré 52 nouveaux décès en 24 heures. La Suisse a désormais l’une des incidences les plus élevées (225 cas pour 100’000 habitants) en Europe, précise vendredi l’OFSP dans son rapport. Près de deux tiers des décès (63%) sont enregistrés chez des hommes, les 37% chez des femmes. L’âge des personnes décédées va de 32 à 101 ans, avec un âge médian de 83 ans.

Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire le 24 février, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. A ce jour, 145’780 tests ont été effectués, dont 15% étaient positifs. L’âge des cas confirmés en laboratoire va de 0 à 102 ans, avec un âge médian de 53 ans (50% des cas sont plus jeunes et 50% plus âgés que cet âge). Au total, 48% des cas sont des hommes, 52% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. Par rapport à leur taille, les cantons du Tessin, de Vaud, de Genève et de Bâle-Ville restent les plus marqués par l’épidémie. Le taux d’incidence pour 100’000 personnes est de 668,2 au Tessin, 530 à Genève, 498,4 dans le canton de Vaud et 433,3 à Bâle-Ville. Le rapport de l’OFSP est basé sur les informations fournies par les laboratoires et les médecins dans le cadre de la déclaration obligatoire. Les chiffres du jour se basent sur les déclarations que l’OFSP a reçues jusqu’à vendredi matin. C’est pourquoi ils peuvent diverger de ceux communiqués par les cantons.

Google publie ses données sur les déplacements des Suisses

Google a publié vendredi des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans 131 pays, dont la Suisse. Ces données doivent aider les pouvoirs publics à évaluer l’efficacité des mesures de distanciation sociale contre le Covid-19. Téléchargeables sur un site dédié pour plus de 131 pays, ces rapports utilisent les données « agrégées et anonymisées » des utilisateurs Google ayant activé « l’historique des positions », qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte. Dans le monde entier, les gens ont réduit leurs déplacements de manière significative, ce qui est considéré comme essentiel pour ralentir la pandémie. Google a publié des chiffres au niveau des pays, ainsi que sur différents segments, tels que les restaurants, les centres commerciaux et les musées, les détaillants et les pharmacies, les parcs, les gares, les lieux de travail et les zones résidentielles.

En Suisse, l’activité a diminué partout, à l’exception des zones résidentielles. Les mouvements dans les restaurants, les centres commerciaux ou les musées ont diminué de 81%. Les magasins et les pharmacies encore ouverts sont 51% moins fréquentés. Il y avait 41% de personnes en moins sur les rives et dans les parcs, 68 % de personnes en moins dans les transports publics et 46% de personnes en moins au travail. D’autre part, 15% de personnes en plus sont restées à la maison. Google a comparé les données pour les cinq semaines du 3 janvier au 6 février avec celles de la période du 16 février au 29 mars. À ce jour, plus d’un million de personnes ont été infectées par le coronavirus dans le monde, et plus de 53’000 personnes sont mortes de la maladie pulmonaire qu’il provoque.

Quatorze nouveaux décès en 24 heures au Tessin

Le pic de la pandémie de Covid-19 n’est pas encore atteint au Tessin. Ces dernières 24 heures, quatorze personnes ont perdu la vie dans le canton le plus touché de Suisse. Un nombre supérieur à celui des derniers jours. Selon les informations du canton, 106 personnes ont en outre été testées positives dans le même intervalle. Ce qui porte à 2377 le nombre de tests positifs au Covid-19 dans ce canton, tandis que le bilan humain est de 155 décès.

La Poste veut des quotas de colis pour les gros clients

(KEYSTONE/Laurent Gillieron)

La Poste veut attribuer des quotas de colis aux 100 plus importants expéditeurs, car elle craint d’être submergée par l’augmentation du trafic des paquets. Le secteur de la vente à distance est alarmé par la situation et veut trouver des solutions avec le géant jaune. La Poste a informé jeudi ses 100 plus gros clients de colis qu’elle souhaitait introduire avec effet immédiat un quota par jour ouvrable du nombre de colis standard. Cela en tant que mesure d’urgence visant à protéger ses employés et maintenir l’approvisionnement en colis en Suisse, a expliqué Oliver Flüeler, porte-parole de La Poste à Keystone-ATS. Ces mesures ne seront toutefois pas mises en œuvre immédiatement comme prévu, a précisé M. Flüeler. La Poste continue vendredi le dialogue avec les clients et les autres acteurs de la logistique afin de trouver des solutions communes. Elle va également soumettre une demande au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Depuis le début de la crise du coronavirus, la Poste fait face à une énorme augmentation du nombre de colis. Malgré les nombreuses mesures déjà prises, le service de base est remis en question. « Nous ne pouvons plus faire face au volume », a regretté M. Flüeler. Le simple déploiement de personnel supplémentaire ne suffit pas, car « nous devons nous conformer aux exigences de la distanciation sociale ».

« Les pires craintes se sont réalisées », a regretté vendredi dans un communiqué l’Association suisse de vente à distance (ASVAD). Sans mesures, la distribution des colis risque de s’effondrer. L’ASVAD veut trouver rapidement des solutions avec le géant jaune afin de maintenir la livraison de colis. Elle propose plusieurs mesures en ce sens. Elle veut notamment suspendre les envois de petites marchandises en provenance de l’étranger. Cela représente plus de 100’000 envois chaque jour. L’ASVAD estime que ces capacités devraient être libérées pour le commerce national. Oliver Flüeler souligne qu’il est urgent de trouver une solution « si nous ne voulons pas risquer un effondrement de la distribution des colis en Suisse ». Cela ne sera possible que si tous les acteurs concernés travaillent ensemble pour s’assurer que « les quantités ne submergent pas le système ».

Les assureurs maladie ont des réserves pour faire face à la crise

Les assureurs maladie disposent de réserves « suffisantes » pour garantir le financement des coûts subis par les hôpitaux, les médecins et les patients durant la crise du coronavirus. Ils ont des fonds suffisants pour couvrir les dépenses de trois à quatre mois. Début 2019, les assureurs maladie disposaient d’un peu plus de huit milliards de francs de réserves, précise vendredi santésuisse, l’une de leurs faîtières dans un communiqué. Ils disposent pour la plupart de réserves supérieures à ce qui est exigé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’ampleur des coûts supplémentaires lié au coronavirus n’est pas encore connue. Ce sont les assureurs maladie qui supporteront une grande partie de la charge financière. La gestion de la crise dans les prochaines semaines révélera si leurs réserves sont suffisantes, souligne santésuisse.

Un décès et plusieurs infections au coronavirus dans un EMS zougois

Le coronavirus sévit dans un EMS zougois. Un pensionnaire de 96 ans a succombé à la maladie et six autres ont été testés positifs, de même qu’une employée. Une partie du foyer pour personnes âgées, sis dans le chef-lieu, a été transformée en station d’isolement pour les personnes infectées, indique vendredi le département cantonal de la santé. Le canton de Zoug a recensé jusqu’à présent 138 cas de coronavirus et deux décès liés à la maladie. 44 personnes ont été enregistrées comme guéries.

Lausanne fait les courses pour ses aînés

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Comme plusieurs autres villes du pays, Lausanne propose de faire les courses de ses citoyens de plus de 65 ans en cette période de coronavirus. La prestation, qui démarre lundi, est effectuée par des collaborateurs de la ville qui se sont portés volontaires. Ce service « complète les systèmes de livraisons ou d’aides privés ou publics », écrit vendredi la capitale vaudoise dans un communiqué. Les bénéficiaires ne paieront pas de frais de livraison. La commande doit être passée auprès de la permanence téléphonique déjà existante pour les plus de 65 ans (021 315 35 08). La livraison se fera dans les trois jours. Quant aux articles, ils seront achetés auprès des commerçants locaux « dans la mesure du possible », poursuit le communiqué.

Vaud: plus de 100 décès mais hospitalisations en baisse

Le canton de Vaud a franchi la barre des 100 décès liés au Covid-19. Selon les dernières données publiées vendredi, 107 personnes sont mortes du virus, soit 15 de plus que la veille. Bonne nouvelle en revanche, le nombre d’hospitalisations diminue. Vaud est le deuxième canton à atteindre les 100 décès après le Tessin. Parmi les 107 victimes enregistrées en terre vaudoise, 94 d’entre elles avaient 75 ans ou plus.

En matière d’hospitalisations en cours, 386 personnes se trouvent dans les établissements du canton (dont 83 aux soins intensifs), soit 15 de moins en un jour. C’est la première fois depuis le début de la crise que le nombre d’hospitalisations recule dans le canton de Vaud. Le nombre de cas confirmés positifs continue sa progression, à désormais 3796.

Visiter le canton de Vaud depuis son canapé

L’Office du tourisme vaudois (OTV) propose des visites virtuelles des sites les plus emblématiques du canton. Des vidéos permettent de s’immerger dans ces lieux en attendant la fin de la crise du coronavirus. L’OTV a développé des vidéos utilisant la technologie 3D à 360°, visionnables depuis un ordinateur ou à l’aide d’un casque de réalité virtuelle. « Grâce à ce nouveau portail interactif, le tour du canton est accessible en un clic », annonce-t-il vendredi.

Vignobles de Lavaux, château de Chillon, arènes d’Avenches, glacier des Diablerets, Grande Cariçaie ou cathédrale de Lausanne sont notamment proposés aux visiteurs virtuels. « Ce type de vidéos et d’équipements technologiques offrent une expérience ultra-immersive », commente Andreas Banholzer, directeur de l’OTV, cité dans le communiqué. L’OTV répertorie aussi sur son site tous les bons plans mis en place dans le canton. On y retrouve notamment des expositions virtuelles, des plateformes éducatives, des concerts en streaming, des challenges sportifs ou des services de livraisons à domicile.

www.region-du-leman.ch et https://360.myvaud.ch

En Europe:

Espagne: deuxième jour consécutif avec plus de 900 morts

(AP Photo/Emilio Morenatti)

Pour le deuxième jour de suite, l’Espagne a enregistré plus de 900 morts du Covid-19 vendredi. Le nombre de décès et de nouveaux cas continue par contre de ralentir, ont annoncé les autorités. Au total, la maladie a emporté 10’935 vies dans le pays, qui est le deuxième le plus endeuillé au monde par la pandémie derrière l’Italie. En Espagne, 932 morts ont été notifiées en 24 heures, soit un léger repli par rapport au record de 950 morts annoncé jeudi. En dépit de la lourdeur du bilan humain, le rythme de progression des nouveaux cas ralentit jour après jour depuis le milieu de la semaine dernière. Près de 47 millions d’Espagnols sont soumis à un confinement des plus stricts depuis le 14 mars. Le gouvernement a encore renforcé ses mesures en décrétant dimanche pour deux semaines l’arrêt des activités économiques non-essentielles.

Le gouvernement britannique vient au secours des lignes de bus

Le gouvernement britannique va verser 167 millions de livres (environ 201 mio de francs) aux compagnies de bus en Angleterre. Il veut ainsi éviter des faillites et assurer la continuité du service en pleine pandémie. Le ministre des Transports Grant Shapps a expliqué dans un communiqué qu’il était essentiel que des lignes de bus continuent de fonctionner pour transporter les personnes qui ne peuvent pas travailler de la maison. « Nos bus sont vitaux pour les gens qui ont besoin d’aller travailler ou d’acheter de la nourriture, en particulier nos services d’urgence et le personne du NHS », le service public de santé, a-t-il déclaré. Ce plan de soutien au secteur, conclu avec les professionnels, mobilise 167 millions de livres qui seront versés au cours des 12 prochaines semaines, à condition que les compagnies de bus maintiennent un service suffisant, jusqu’à 50% de la normale, pour répondre à une demande en baisse. Les passagers doivent aussi être espacés pour éviter les contaminations. Le ministère maintient par ailleurs les versements d’un fonds de 200 millions de livres, annoncé avant l’épidémie, qui doit aider les compagnies à payer leur carburant.

Un immense hôpital de campagne ouvre à Londres

Un immense hôpital de campagne a ouvert dans un centre de conférence londonien. Il a été mis en place en moins de dix jours pour faire face à l’afflux croissant de malades contaminés par le nouveau coronavirus. Construit avec le concours de l’armée, l’hôpital de Nightingale, d’une capacité initiale de 500 lits, pourra atteindre 4000 lits, soit l’équivalent de dix hôpitaux classiques. Inauguré par le prince Charles en vidéoconférence et par le ministre de la Santé Matt Hancock sur place, il s’agit du premier d’une série d’établissements provisoires prévus au Royaume-Uni, où le Covid-19 a fait près de 3000 morts.

Allemagne: la chancelière Angela Merkel sort de sa quarantaine

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Angela Merkel est sortie de sa quarantaine de 14 jours à son domicile berlinois. Elle a regagné la chancellerie après trois tests négatifs au nouveau coronavirus, a déclaré le porte-parole du gouvernement. « La chancelière retourne aujourd’hui (vendredi) à son lieu de travail », mais continuera à diriger l’Allemagne par audio et visio-conférence, a précisé Steffen Seibert lors d’une conférence de presse. Le 22 mars, la chancelière âgée de 65 ans avait décidé de se mettre en quarantaine, après avoir été en contact deux jours plus tôt avec un médecin testé positif.

Depuis, Angela Merkel a effectué trois tests de détection du nouveau coronavirus, qui se sont tous avérés négatifs. Elle s’est isolée à son domicile jusqu’au terme de sa quarantaine de quatorze jours. Dans un enregistrement audio, la chancelière, au pouvoir depuis 2005, avait confié vivre difficilement ce confinement, et l’absence de contact avec ses ministres et conseillers. La chancelière connaît un regain de popularité depuis le début de l’épidémie auprès des Allemands, satisfaits de sa bonne gestion de la crise, dans un pays où le taux de mortalité est inférieur à ses voisins européens. Vendredi, l’institut Robert Koch, chargé de la veille épidémiologique, a annoncé que les mesures de restrictions mises en place en Allemagne au moins jusqu’au 19 avril commençaient à faire effet en ralentissant la propagation du nouveau coronavirus.

Dans le reste du monde:

1169 morts aux Etats-Unis en 24h, pire bilan quotidien dans un pays

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Les Etats-Unis ont recensé près de 1200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus entre mercredi et jeudi soir, selon le comptage de l’université Johns Hopkins qui fait référence. Il s’agit du pire bilan sur 24h jamais enregistré dans un pays. Avec 1169 décès dénombrés entre 20h30 locales mercredi et la même heure jeudi, selon les chiffres de l’université actualisés en continu, le nombre total de personnes décédées depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis est désormais de 5926. Le précédent record du nombre de morts du nouveau coronavirus en 24 heures dans un pays avait été observé le 27 mars en Italie (969 décès). Le nombre total de morts est toujours plus élevé en Italie (13.915) et en Espagne (10.003) qu’aux Etats-Unis. Entre mercredi et jeudi, les Etats-Unis ont également recensé plus de 30’000 cas de Covid-19 supplémentaires, portant le nombre total de cas officiellement déclarés dans le pays à plus de 243’000, toujours selon l’université Johns Hopkins. Les Etats-Unis sont, de loin, le pays répertoriant le plus grand nombre de cas confirmés, avec un quart des cas enregistrés mondialement.

L’épicentre de l’épidémie américaine est situé à New York. La ville a enregistré à elle seule plus de 1500 morts et approche des 50’000 cas positifs, selon des chiffres publiés jeudi en fin de journée par les autorités sanitaires de la ville. Plus de 1,3 million de tests au Covid-19 ont été réalisés dans le pays, a déclaré jeudi le vice-président Mike Pence lors de la conférence de presse quotidienne de la cellule de crise de la Maison Blanche sur le nouveau coronavirus. Selon les projections de la Maison Blanche, le Covid-19 devrait faire entre 100’000 et 240’000 morts aux Etats-Unis.

L’Opep+ va se réunir lundi par vidéoconférence

L’Opep et ses alliés vont se réunir lundi par vidéoconférence. Ils vont tenter de trouver une réponse à l’effondrement des cours du pétrole lié au coronavirus, a affirmé une source proche de l’organisation basée à Vienne. L’Arabie saoudite, principal producteur du cartel, avait appelé jeudi « à la demande des États-Unis » à une réunion « urgente » de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres pays, dont la Russie. L’objectif est de parvenir à un « accord équitable qui rétablira l’équilibre des marchés pétroliers », selon l’agence officielle saoudienne SPA. « L’Azerbaïdjan a été invité à une réunion des ministres de l’Opep et des pays non membres par vidéoconférence le 6 avril afin de stabiliser le marché pétrolier », a par ailleurs indiqué dans un communiqué le ministère de l’Énergie de ce pays du Caucase. Selon Bakou, cette réunion se tiendra « à l’invitation de l’Arabie saoudite après les pourparlers avec le président américain Donald Trump ».

Une source russe citée par l’agence publique Ria Novosti a également évoqué la date du 6 avril, ajoutant que la réunion viserait à discuter d’une réduction de la production à hauteur de 10 millions de barils par jour. Selon une autre source russe citée par l’agence TASS, le régulateur américain a été invité à prendre part à la réunion. Le président Trump a évoqué jeudi un possible accord entre l’Arabie saoudite et la Russie, engagés dans une guerre des prix du pétrole, sur une baisse de dix millions de barils. La Russie – deuxième producteur mondial mais non membre de l’Opep – a refusé le mois dernier une réduction de la production mondiale de brut afin de compenser une baisse de la demande provoquée par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Singapour va fermer écoles et entreprises

Singapour, qui avait réussi à contenir l’épidémie de coronavirus en traçant les cas, doit se résoudre à fermer écoles et entreprises. Les habitants devront rester chez eux, a annoncé Lee Hsien Loong, le Premier ministre de la ville-Etat confrontée à une résurgence des cas d’infection. « En observant la tendance, je suis inquiet qu’à moins de prendre des mesures supplémentaires, la situation ne se détériore et que d’autres foyers d’infection puissent faire basculer les choses », a déclaré le Premier ministre. Singapour, l’un des premiers pays touchés par le coronavirus après la Chine, a maintenu l’épidémie sous contrôle en effectuant un grand nombre de tests et en retraçant méthodiquement tous les contacts des personnes infectées et en les isolant.

Les autorités ont renforcé progressivement les restrictions, notamment en fermant les bars et les boîtes de nuit, sans imposer de confinement strict jusqu’ici. Singapour a aussi interdit son territoire aux non-résidents. Mais devant une hausse des cas d’infections ces derniers jours, le Premier ministre a dit vouloir « court-circuiter » la propagation du virus. Les entreprises seront fermées à partir de mardi, à l’exception de celles qui fournissent des services essentiels comme les supermarchés et les hôpitaux et celles des secteurs économiques clés. Les écoles seront fermées, sauf pour les enfants dont les parents doivent continuer à travailler et n’ont pas d’alternative. Les habitants devront rester chez eux, sauf en cas de nécessité, comme se ravitailler ou faire du sport.

ATS/MH

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