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Coronavirus: toutes les infos du 19 mars 2020

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KEYSTONE/Georgios Kefalas

A.Hodgers: l’Armée pourrait être appelée rapidement à Genève

Contrairement à d’autres cantons, à ce stade, Genève n’a pas sollicité l’Armée mais Antonio Hodgers précise que Genève peut rapidement être amené à mobiliser la logistique de l’Armée. En revanche, la décision d’imposer le confinement obligatoire revient à la Confédération et non au canton. Face à la présence de rassemblements encore observés, il n’est pas question d’en arriver actuellement à une contrainte policière. Pour des raisons sanitaires, le contrôle physique rapproché ne sont pas envisageable, cette mesure n’est « pas applicable de but en blanc » souligne Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers annonce ce matin que la situation sanitaire à Genève reste maitrisée en dépit de l’afflux de patients désireux d’effectuer des tests. Une batterie de nouveaux matériels de test au virus va arriver et la population sera alors prévenue. En attendant, sauf pathologie grave, il est recommandé de ne pas solliciter les services de santé. Le Président du Conseil d’Etat  estime que la situation sanitaire peut, comme ailleurs, basculer d’un jour à l’autre. Parmi les plans possibles pour maintenir le personnel hospitalier en activité, une réserve de chambres d’hôtel pourrait être mobilisée.

Près d’une centaine de patients infectés hospitalisés aux HUG

Au total, 468 personnes ont été testées positives au coronavirus à Genève, dont 92 sont hospitalisées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Avec 19 patients, le nombre de personnes admises aux soins intensifs est stable depuis deux-trois jours. Sur les 19 personnes aux soins intensifs, 18 sont intubées, a précisé jeudi Aglaé Tardin, qui a été désignée pour succéder au médecin cantonal Jacques-André Romand. L’épidémie a fait à ce jour cinq victimes: quatre personnes âgées de plus de 80 ans et une femme qui souffrait de comorbidité, a relevé Mme Tardin lors de cette conférence de presse tenue à huis clos. Cette dernière était diffusée sur Léman Bleu et en streaming. Les journalistes ont pu poser des questions par le biais de messages transmis aux intervenants.

Adrien Bron, directeur général de la direction de la santé, a annoncé le déploiement des consultations à distance par téléphone ou vidéo via la plateforme hug@home. Cette mesure vise à limiter la venue de personnes fragilisées dans leur santé à l’hôpital, tout en assurant la continuité de leurs soins. Les consultations à distance sont possibles dans plusieurs services, dont la médecine de premier recours, l’oncologie, la pédiatrie et la cardiologie. D’autres consultations seront rajoutées dans les prochains jours. Dès lundi, des médecins de l’Association des Médecins de Genève pourront l’utiliser. Le patient qui accepte le principe de consultation à distance reçoit un SMS avec un code lui permettant de participer à la téléconsultation. Il est ensuite contacté par le médecin et la consultation se déroule en visioconférence.

A Genève, le débarras des objets encombrants et déchets de jardin à reporter

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Dans le canton de Genève, les collectivités publiques et les entreprises spécialisées mettent tout en œuvre pour assurer une continuité dans la collecte des déchets. La population est néanmoins invitée à reporter le débarras des déchets encombrants et déchets de jardin jusqu’à nouvel avis. Dans un contexte où le secteur n’est pas épargné par la situation du Covid-19, la population est également appelée à respecter les recommandations d’hygiène et de sécurité dans les points de collecte, relève le canton jeudi dans un communiqué.

Les tpg réduisent leur offre de 40% à partir de lundi

Les Transports publics genevois (tpg) réduisent leur offre de plus de 40% à partir de lundi. Ils invitent leurs clients à se référer aux horaires en temps réel. Les tpg agissent en concertation avec les opérateurs suisses et l’Office fédéral des transports (OFT), indiquent-ils jeudi. L’horaire correspondra à celui du samedi, avec un renforcement ponctuel aux heures de pointe. Compte tenu de la fermeture partielle des douanes et du trafic important observé à plusieurs points de passage, plusieurs lignes sont interrompues, d’autres verront leur parcours modifié.

Les tpg ont par ailleurs pour objectif de maintenir la ligne 17 dans son intégralité entre Annemasse-Parc-Montessuit et Lancy-Pont-Rouge-Gare. Des perturbations sont cependant anticipées à la douane également. Les tpg prient leurs clients qui doivent impérativement se déplacer de consulter avant chaque trajet les informations en temps réel sur les afficheurs de temps d’attente, les applications mobiles des tpg et le site internet www.tpg.ch. Selon l’évolution de la situation, différents scénarios de baisse supplémentaire pourraient être déployés, avertissent-ils.

Le SSP demande la fermeture immédiate de Genève Aéroport

Le SSP secteur aérien demande la fermeture immédiate de Genève Aéroport, où les employeurs sont incapables, selon lui, de protéger leurs collaborateurs. Plusieurs travailleurs de l’aéroport sont infectés par le virus. Ils peuvent le transmettre à leur tour aux passagers, écrit le Syndicat des services publics (SSP) jeudi dans un communiqué. Fin janvier, le syndicat a demandé à la direction de Genève Aéroport et aux employeurs des mesures de protection pour les 10’000 travailleurs du site (masque, gants, mouchoirs jetables et produits stérilisants) et de pouvoir se faire soigner en cas de soupçon de contraction du virus. Jeudi, il réitère les mêmes demandes tant la situation est hors de contrôle. Malgré les appels incessants du SSP, les employeurs sont incapables de protéger leur personnel.

Dans ces conditions, la fermeture immédiate de l’aéroport d’ici à vendredi midi est exigée, ainsi que le paiement intégral de tous les salaires du personnel. Sans cela, le syndicat déposera un préavis de grève générale. Il demande également la création d’un fonds de compensation afin de porter secours au personnel des entreprises d’ores et déjà sous la menace de licenciement ou du chômage partiel.

Ensemble à gauche demande l’annulation des examens

Ensemble à gauche réclame l’annulation des examens pour des questions de sécurité sanitaire et d’égalité. La coalition demande que l’année en cours soit validée en fonction des résultats déjà obtenus. Elle réclame un suivi individuel pour les élèves et étudiants en difficulté. Les propositions de cours à distance afin de terminer l’année scolaire ou académique ne sont pas satisfaisantes, relèvent les sections genevoise, vaudoise et neuchâteloise d’Ensemble à gauche (EAG) jeudi dans un communiqué. Les élèves et étudiants ne sont pas égaux face à l’apprentissage (provenance sociale et culturelle, lieu d’habitation, fracture numérique).

25% de repas livrés en plus par les soins à domicile genevois

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

A Genève, l’institution publique de maintien à domicile (imad) a intensifié son service de repas et de livraison à domicile. Elle a d’ores et déjà constaté une augmentation de la demande d’environ 25%. La situation évolue tous les jours. Depuis lundi, l’imad a étendu la livraison de repas à domicile aux personnes déjà bénéficiaires de soins de sa part, à toutes les personnes fragiles de plus de 65 ans, mais aussi à celles se rendant aux foyers de jour désormais fermés, a indiqué Sophie Bernard, directrice de la communication de l’imad, jeudi à Keystone-ATS.

L’institution a également proposé son aide aux communes pour les soutenir dans la prise en charge des plus de 65 ans, vulnérables dans le cadre de cette épidémie. Et leur a écrit une lettre en ce sens. La livraison a par exemple été proposée à tous les locataires des 26 immeubles avec encadrement pour personnes âgées (IEPA) gérés par l’imad, suite à l’arrêt de la prestation repas en salle à manger. Cela représente potentiellement plus de 1500 personnes, relève Mme Bernard.

La livraison de repas fait partie intégrante des prestations indispensables au maintien à domicile des personnes malades ou âgées, souligne l’imad dans un communiqué. Ces dernières ont besoin de repas équilibrés, mais aussi de lien social. Le livreur de repas joue un rôle essentiel dans le maintien du dialogue avec les personnes qui sont seules chez elles. Il peut alerter les collaborateurs et les services concernés si besoin. En 2019, près de 483’000 repas ont été apportés au domicile de plus 4600 personnes habitant à Genève par les livreurs de l’imad.

Le Tessin est particulièrement touché par l’épidémie

L’épidémie de coronavirus ne fléchit pas encore en Suisse. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé jeudi un total de 3888 cas positifs. La situation est particulièrement difficile au Tessin. Quelque 3438 cas ont été confirmés et 450 cas sont encore en cours d’analyse après un premier résultat positif au niveau national. Mercredi, l’OFSP avait fait état de 3028 cas positifs, dont 2772 confirmés. A l’heure actuelle, 33 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie, selon les chiffres de l’OFSP. D’après un décompte établi par l’agence Keystone-ATS, le coronavirus a fait au moins 39 victimes en Suisse depuis le 5 mars. Il s’agit principalement de personnes âgées ou souffrant déjà d’autres maladies. La contamination concerne autant les femmes que les hommes, mais ces derniers sont plus souvent malades à partir de 60 ans. De 0 à 100 ans, aucun âge n’y échappe.

Tous les cantons suisses et le Liechtenstein sont désormais concernés. Le Tessin est toutefois le plus touché avec 178,6 cas pour 100’000 habitants. « La situation y est dramatique », a confirmé Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l’OFSP lors d’un point presse à Berne. « Le Tessin va rapidement manquer de lits en soins intensifs », a-t-il poursuivi. Mais ce n’est pas encore le cas. Pour éviter une telle situation, les opérations lourdes planifiables sont reportées le plus possible vers les autres cantons, notamment Zurich.

Le Tessin augmente le nombre de lits de soins intensifs

Au Tessin, la crainte grandit que les unités de soins intensifs des hôpitaux ne disposent pas de suffisamment de lits pour accueillir les patients gravement malades du coronavirus. Dans l’hôpital régional de Locarno « La Carità », le nombre de lits de soins intensifs est augmenté chaque demi-journée. Mardi midi, 25 lits étaient disponibles. D’ici lundi, plus de 45 lits de soins intensifs seront disponibles.

Il y aurait de plus 22 lits supplémentaires où la ventilation artificielle par la trachée serait possible, a déclaré le médecin. La trachéotomie est généralement utilisée pour traiter les patients à long terme. Cependant, cette méthode peut également être utilisée pour les patients atteints de coronavirus, a expliqué le médecin. L’hôpital de référence du canton du Tessin compte aujourd’hui un total de 67 lits de soins intensifs. Si plus de lits devaient être nécessaires dans les semaines à venir, il existe « d’autres possibilités », a noté le médecin.

L’armée acquiert des centaines de respirateurs

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

L’armée achètera dans les prochains jours 900 respirateurs et appareils de contrôle. Elle n’en possède actuellement que 100, a indiqué jeudi le porte-parole de l’armée Daniel Reist. Le nouveau matériel sera acquis en Suisse et sera livré dès vendredi par tranches, a précisé M. Reist à Keystone-ATS. Ces appareils seront utilisés en premier lieu dans les hôpitaux civils.

Le Seco prévoit que la Suisse tombe en récession pour 2020

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) rabote jeudi ses prévisions de croissance en raison de l’impact du coronavirus sur l’économie suisse. En tenant compte des manifestations sportives encore prévues, le recul du PIB est attendu à 1,3%. Le chômage est attendu en hausse à 2,8% en moyenne nationale, contre 2,4% pronostiqué en décembre. En raison des incertitudes et de la baisse de l’utilisation des capacités, les entreprises vont réduire fortement leurs investissements.

L’économie suisse est affectée par la propagation du coronavirus, souligne le Seco. D’une part, des pans entiers sont touchés directement par les suspensions temporaires d’activité, comme l’hôtellerie et la restauration. Les dépenses en matière de voyages, loisirs et biens de consommation vont diminuer. La consommation privée devrait reculer, malgré des effets de rattrapage attendus au courant de l’année. D’autre part, les partenaires commerciaux étant aussi touchés, le groupe d’experts prévoit que les exportations vont fortement chuter pour la première fois depuis 2009.  En supposant que la situation épidémiologique se stabilise courant 2020, le groupe d’experts estime que l’économie va se reprendre au second semestre.

Le processus démocratique à l’arrêt en Suisse

Le processus démocratique en Suisse a été mis à l’arrêt par le coronavirus. En plus de la votation du 17 mai, 34 initiatives populaires et deux référendums facultatifs vont devoir patienter.  Tous les délais en cours pour les votations populaires sont suspendus, a précisé une représentante de la Chancellerie fédérale lors d’une conférence de presse à Berne jeudi. La trentaine d’initiatives populaires concernées sont à des stades d’avancement différents. Pour les deux référendums, la récolte des signatures avait déjà commencé.

Ces signatures ne peuvent toutefois pas être recueillies pour l’instant. Le temps de collecte des signatures restera inchangé, mais il faudra patienter avant que le processus démocratique puisse reprendre. La décision de principe a été prise mercredi par le Conseil fédéral. La Chancellerie fédérale doit encore en fixer les conditions dans une ordonnance qui devrait entrer en vigueur ce week-end, sous réserve des décisions du Conseil fédéral. La votation du 17 mai n’aura pas lieu. Le Conseil fédéral devra décider d’ici à fin mai s’il ordonne l’organisation d’un scrutin pour le 27 septembre et déterminer, le cas échéant, les objets soumis au peuple.

Les requérants d’asile disposeront de plus de places

En raison du risque de propagation du coronavirus, la Suisse offrira plus de places aux requérants d’asile. Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est revenu sur la fermeture partielle des centres d’asile décidée en automne. Plus de 4000 places seront disponibles sous peu, a indiqué jeudi la vice-directrice du SEM Cornelia Lüthy devant la presse. Et de préciser que le nombre de requérants d’asile va toutefois continuer à baisser. Mme Lüthy a par ailleurs confirmé quelques cas de coronavirus dans des centres d’asile. Les personnes concernées ont été isolées. La vice-directrice du SEM assure encore que les recommandations sont respectées et les transferts réduits au minimum.

Difficultés en vue pour le marché immobilier à cause de l’épidémie

Tous les segments devraient être concernés, quoique pas dans la même mesure, les surfaces commerciales et de bureaux étant les plus touchées. La demande, et avec un temps de retard l’offre, devraient fortement reculer à brève échéance, prédit le coutier d’hypothèques en ligne MoneyPark jeudi dans un communiqué. Une fois la crise passée, le marché devrait reprendre, de façon modérée dans un premier temps, puis s’accélérer. Les corrections de prix pour les logements habités par leurs propriétaires ne devraient se produire qu’en cas de bouleversements durables et mondiaux. Selon le portail immobilier, la demande devrait se replier dans ce segment en raison des incertitudes, notamment celles liées à la pérennité de l’emploi et, partant, à un engagement financier important.

La situation est plus délicate pour les immeubles de rendement. Ce segment était déjà confronté à des difficultés avant la crise. A cela s’ajoute le contexte des taux bas, qui devrait pousser toujours plus d’investisseurs institutionnels à placer leurs liquidités dans ce marché, développant les capacités locatives, avec à la clé des taux de vacance plus élevés. Mais le segment le plus affecté sera celui des surfaces commerciales et de bureaux. La fermeture des magasins devrait rapidement se répercuter sur l’offre, et ainsi se traduire par une érosion des prix, qui risque de s’accentuer avec la dégradation de la situation économique.

La Poste refuse les paquets vers plusieurs pays étrangers

La Poste refuse les paquets et les lettres pour de nombreux pays. En cause: le manque de vols en partance de la Suisse. Pour les autres pays, il faut compter plus de temps que normalement pour la livraison. De nombreuses compagnies aériennes internationales ont drastiquement réduit le nombre de vols, voire entièrement cessé les liaisons, explique La Poste dans un communiqué diffusé jeudi. Les capacités de transport sont réduites en conséquence. Des Emirats arabes unis au Zimbabwe, tout l’alphabet est concerné.

Les clients peuvent encore envoyer leurs colis en mode « urgent ». Les clients commerciaux peuvent toujours utiliser le service Swiss Post GLS. Mais le géant jaune ne peut plus assurer les délais de livraison, cela vaut pour l’ensemble du trafic postal. Les capacités de transport peuvent se modifier à tout moment, selon La Poste. Des modifications à très court terme des services d’exportation sont donc possibles. Des retards pour les envois en Suisse sont aussi possibles. L’entreprise a fermé plusieurs filiales. Mais, comme les magasins d’alimentation, les pharmacies et drogueries, et les banques, elle appartient aux prestataires de services qui restent ouverts.

Vent hostile contre la fermeture des chantiers

Les faîtières des entrepreneurs, de la construction et du commerce ne veulent pas entendre parler de la fermeture des chantiers. Pour elles, les mesures prises par le Conseil fédéral pour lutter contre le coronavirus sont suffisantes. Si elles sont suivies par les entreprises et la population, il n’y a pas besoin d’aller plus loin, selon elles. Selon cette organisation, de nouvelles restrictions dans le secteur de la construction, allant jusqu’à des fermetures complètes de chantiers, comme l’exigent actuellement certains milieux, seraient disproportionnées. Jugées peu opportunes par le secteur du bâtiment, elles mettraient en danger les PME du secteur suisse de la construction.

Le Tribunal fédéral restreint encore ses activités

En raison du coronavirus, le Tribunal fédéral concentre son activité sur ses tâches prioritaires et fonctionne à effectif réduit sur ses sites de Lausanne et Lucerne. Jusqu’au 19 avril, il suspend les délais dans les procédures en cours. En outre, il soutient la proposition d’adopter une réglementation uniforme pour tous les délais en Suisse. Les sept Cours et les services administratifs du tribunal sont en train de déterminer les affaires prioritaires.  Le tribunal précise que la protection juridique demeure garantie pour toutes les affaires urgentes – en lien notamment avec les détentions, les mesures de protection de l’adulte et de l’enfant ou les mesures provisionnelles. Les autres activités sont menées dans le cadre du fonctionnement limité de l’instance et du travail à domicile.

La commission administrative a aussi décidé de suspendre, toujours jusqu’au 19 avril, les délais de procédure, par exemple pour le versement d’une avance de frais ou le dépôt d’une réponse. Le Tribunal fédéral soutient aussi la proposition de l’Office fédéral de la justice d’adopter une réglementation uniforme pour toute la Suisse concernant les délais fixés par la loi, par un juge ou par une autorité. La décision appartient au Conseil fédéral. Pour mémoire, le Tribunal fédéral a déjà recommandé il y a quelques jours à ses cours de suspendre les séances publiques. Toutes celles qui étaient annoncées jusqu’à présent ont été annulées.

Les transports publics ont commencé à réduire l’offre

Les transports publics ont commencé à réduire leur offre en raison de la pandémie de coronavirus. La réduction sur les lignes CFF se déroulera en trois étapes, dont la première a débuté jeudi. Les usagers sont invités à vérifier les horaires avant de voyager. Depuis jeudi, les trains supplémentaires en trafic grandes lignes sont supprimés aux heures de pointe. Les trains de nuit ne circulent plus et les trains internationaux en Suisse ne circulent que jusqu’à la frontière. Les gares seront fermées durant les nuits du week-end.

À partir de lundi prochain, les services régionaux longue distance et transfrontaliers seront réduits. La ligne entre Genève et Brigue connaîtra notamment des suppressions partielles, de même que le Léman Express. Le trafic grandes lignes sera encore davantage réduit à partir du jeudi 26 mars. Durant la phase de transition jusqu’au 26 mars, l’horaire en ligne sera mis à jour régulièrement au plus tard à 20h00 pour le jour suivant. Les usagers sont appelés à vérifier leurs correspondances dans l’horaire en ligne avant chaque voyage. Ces réductions resteront en vigueur jusqu’au 26 avril. Durant cette période, les CFF ne vendront plus de billets dégriffés.

Les transports publics lausannois (tl) réduisent leur offre

Keystone/CHRISTIAN BRUN

Les transports publics lausannois (tl) vont réduire leur offre à partir de lundi. Les horaires du dimanche s’appliqueront à toutes les lignes du réseau tl tous les jours et jusqu’à nouvel avis, indiquent-ils jeudi. Les cadences du métro m2 seront, elles, adaptées au gré de l’évolution de la situation, afin de continuer à desservir le CHUV. Les tl disent aussi garantir aux clients qui doivent continuer à se déplacer en bus, métro et train la possibilité de garder la distance sociale requise, soulignent-ils. Keystone-ATS a notamment observé différents types de marquage ajoutés au sol, notamment dans les stations de métros comme celle de la gare. Les transports lausannois ont pris aussi d’autres mesures depuis le 13 mars: nettoyage journalier de tous les véhicules, portes avant des bus fermées, suspension du service nocturne Pyjama.

Mesures urgentes pour soulager les locataires vaudois exigées
Trois associations vaudoises – Asloca, GastroVaud et ABPCV (boulangers-pâtissiers-confiseurs) – exigent des mesures urgentes pour soulager les locataires vaudois, commerciaux ou d’habitation. Ils ont exprimé leur demande au Conseil d’Etat dans une lettre commune datée de jeudi.  S’agissant des locataires commerciaux, les trois associations revendiquent un moratoire sur le paiement des loyers, un paiement direct du loyer des commerçants qui se sont vu imposer une fermeture, des prêts-loyers sans intérêts ainsi qu’un cautionnement du paiement des loyers. Elles notent également qu’aucune mesure n’a été prise en matière de bail à loyer de la part des autorités fédérales et cantonales.

De son côté, l’Asloca seule exige aussi les mêmes mesures d’urgence pour les locateurs d’habitation, exposés aux mêmes risques de résiliation de leur bail et expulsion de leur logement en cas de retard ou d’impossibilité de paiement. L’association des locataires demande en outre aussi un moratoire sur les déménagements.

Délai pour les déclarations d’impôts à Bâle-Ville et Zurich

Les contribuables des cantons de Bâle-Ville et de Zurich disposent d’un délai supplémentaire pour remplir leur déclaration d’impôts 2019 en raison du coronavirus. Ils ont jusqu’à fin mai, au lieu de fin mars, pour le faire. Aucun rappel ne sera envoyé avant la fin du mois de mai et aucun frais ne sera facturé pour les déclarations fiscales déposées après le 31 mars, a indiqué jeudi l’administration fiscale de Bâle-Ville. Le canton se montrera aussi coulant avec ceux qui ont du mal à payer leurs impôts en raison de la crise actuelle.

L’administration fiscale ne peut en revanche pas supprimer les intérêts sur les paiements en retard. C’est une obligation légale. En ce qui concerne les recouvrements de créances, il s’agit une réglementation fédérale qui s’applique aussi à Bâle-Ville. Par conséquent, les débiteurs ne seront pas poursuivis avant le 4 avril. En repoussant le délai pour la déclaration d’impôts, le canton de Zurich veut soulager les familles et les personnes qui sont soumises à de fortes pressions en raison de la crise du coronavirus. La prolongation est aussi justifiée par le fait que de nombreuses administrations communales ont fermé leurs guichets et ne fournissent des informations que par téléphone, a indiqué le département des finances du canton de Zurich.

Il y a 282 cas de personnes touchées dans le canton de Berne

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

Le canton de Berne comptait jeudi matin 282 cas de personnes touchées par le coronavirus. Le début de la vague d’infection par le coronavirus est attendu dans les trois à sept prochains jours, a dit le conseiller d’Etat Pierre Alain Schnegg. Les hôpitaux ont reçu l’ordre de suspendre toutes les opérations non urgentes conformément à l’ordonnance du Conseil fédéral et de planifier les besoins en personnel pour s’adapter à la situation extraordinaire. Il est aussi demandé aux services concernés de fournir leurs soins ambulatoires à domicile de manière à éviter autant que possible les hospitalisations. Le canton de Berne a enregistré son premier décès dû au coronavirus lundi. Les autorités n’ont pas donné d’informations sur l’âge de la victime.

Le canton de Berne au chevet de son économie étranglée

Le canton de Berne déclare à son tour l’état de nécessité pour lequel une ordonnance sera adoptée. Le Conseil-exécutif anticipe un nombre important de « défaillances » dans l’économie ces prochaines semaines, en raison de l’impact négatif de la crise du coronavirus. Berne a annoncé avoir engagé des mesures pour atténuer au mieux les conséquences de la pandémie pour l’économie bernoise. Il s’agit d’assurer des liquidités et la pérennité des institutions de santé, des entreprises, de l’artisanat et des indépendants. Une ordonnance de nécessité sera adoptée. Elle contiendra les bases légales requises pour aider ou soulager financièrement différentes catégories d’entreprises. L’exécutif demande « instamment » à la Confédération d’élargir à d’autres catégories professionnelles les indemnités pour réduction de l’horaire de travail (chômage partiel). Des chiffres ont été donnés concernant la dégradation de la situation économique. Le nombre de demandes de chômage partiel augmente en flèche dans le canton. Plus de 5000 demandes ont ainsi été déposées depuis le 1er février.

Premier décès dans le canton de Fribourg

Le canton de Fribourg connaît son premier décès d’une personne hospitalisée après avoir contracté le Covid-19. Il s’agit d’une femme âgée d’une septantaine d’années, morte mercredi en fin d’après-midi.  La patiente décédée comptait parmi les personnes à haut risque, a fait savoir jeudi l’Etat de Fribourg. Elle souffrait notamment de maladie pulmonaire et était soignée au sein de l’Hôpital fribourgeois (HFR) depuis quelques jours, a précisé le communiqué. Mardi, l’HFR avait annoncé vouloir doubler à 300 le nombre de lits en médecine interne et renforcer ses équipes pour répondre à la hausse attendue du nombre de patients souffrant du coronavirus ces prochaines semaines. D’autres mesures sont prêtes le cas échéant.

Les jeunes peuvent aussi finir aux soins intensifs

Deux patients âgés d’une trentaine d’années ont dû être placés sous respirateur artificiel aux soins intensifs, explique le co-médecin chef de l’hôpital de Bâle-Campagne, Philip Tarr. L’un de ces patients souffrait d’un léger asthme, mais l’autre n’avait aucune maladie antérieure. « C’est aussi un avertissement », assure M. Tarr dans une interview publiée jeudi par 20Minuten. Le virus peut parfois infecter des personnes jeunes et en bonne santé, « si elles n’ont pas de chance ».

Deux nouveaux décès liés au coronavirus dans le canton de Zurich

(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le coronavirus a fait deux nouvelles victimes dans le canton de Zurich. Il s’agit de deux personnes âgées qui souffraient déjà de maladies. Cela porte à trois le nombre de décès lié à la maladie en terres zurichoises, indiquent jeudi les autorités. Le département cantonal zurichois de la santé annonce aussi 102 nouveaux cas de coronavirus. Il s’agit d’une hausse de 25% par rapport au nombre de cas déclarés la veille. Le nombre de cas confirmés de Covid-19 dans le canton de Zurich passe ainsi à 526.

Groupes de personnes dispersés à Zurich et Winterthour

La police a déjà dû intervenir à plusieurs reprises à Zurich et à Winterthour (ZH) pour disperser des groupes de personnes réunis malgré l’interdiction prononcée lundi par le Conseil fédéral. Dans le canton de Zurich, tout rassemblement de plus de 15 personnes est interdit face au danger du coronavirus.  Avec des haut-parleurs, la police a d’abord appelé les personnes regroupées à faire acte de solidarité en se dispersant et en respectant les règles de distanciation sociale. Cette démarche n’a pas toujours été suffisante: la police a aussi dû ordonner directement à une vingtaine de groupes de se disperser. Certains irréductibles sont même revenus sur place pour se rassembler à nouveau après avoir été dispersés. Ces personnes ne sont visiblement pas conscientes de la gravité de la crise du coronavirus, observent les forces de l’ordre.

Tout le monde ne respecte pas non plus les nouvelles règles à Winterthour. La police y a reçu plusieurs appels lui signalant que des groupes se rencontrent dans l’espace public.

Toutes les personnes de plus de 65 ans confinées à la maison à Uri

EPA/DANNY CASEY

Les personnes âgées de plus de 65 ans n’ont plus le droit de quitter leur domicile dans le canton d’Uri à partir de jeudi dès 18h00. Les autorités uranaises ont décidé de réduire ainsi la liberté de déplacement en raison de la crise du coronavirus, indiquent-elles. Parmi les personnes concernées, seules celles qui doivent se rendre chez le médecin peuvent sortir, pour autant qu’elles aient pris rendez-vous par téléphone. Il en va de même pour celles qui se rendent à l’enterrement d’un membre de leur famille proche ou de celles qui exercent une fonction-clef dans le domaine de la santé.  Proches, voisins et bénévoles sont donc appelés à effectuer les achats de produits alimentaires pour les personnes de plus de 65 ans. Les livraisons doivent être déposées devant la porte d’entrée.

Les personnes de plus de 65 ans peuvent encore effectuer des promenades d’une durée maximale de deux heures par jour, seuls ou à deux. Cette durée inclut la promenade avec des animaux domestiques. Le canton d’Uri compte pour l’instant sept cas confirmés de Coronavirus

Les sites web suisses font face à un afflux de demande

(KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Les plateformes en ligne suisses s’adaptent pour faire face à une hausse des commandes en raison du confinement de la population en période de coronavirus. Certaines recrutent, d’autres misent sur la flexibilité de leur logistique. Les articles les plus demandés sont les produits désinfectants, le papier toilette, les couches, les jouets et les accessoires de bureau.

Swiss face au spectre du « grounding » temporaire de ses avions

Swiss se retrouve terrassée, à l’instar de tout le secteur aérien, par la pandémie de coronavirus. Si la direction exclut tout rapprochement avec le « grounding » de l’ex-Swissair, la compagnie aérienne n’exclut plus une suspension temporaire complète de ses opérations. Les restrictions de vols successives vers la Chine, puis l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis et finalement les fermetures de frontières en Europe ont eu raison de l’envie de voyage. Au total, Swiss a récemment réduit de plus de 80% la fréquence de ses vols, au fur et à mesure de la propagation du Covid-19. Plus de deux-tiers de la flotte a déjà été retirée du service et partiellement parquée sur l’aéroport militaire de Dübendorf près de Zurich. Si la situation venait à se dégrader, avec notamment des interdictions de vol supplémentaires, « une suspension temporaire complète des opérations aériennes ne peut être exclue » a souligné Swiss, rappelant le « grounding » de son prédécesseur Swissair en 2001.

La situation est pourtant tendue pour Swiss, qui a supprimé depuis l’éclatement de la crise sanitaire pas moins de 5800 vols, affectant quelque 57’000 passagers, a détaillé le directeur commercial Tamur Goudarzi. Face à des réservations qui « tendent vers zéro », le transporteur national a subi une chute de 50% de ses recettes en quelques semaines. La société a engagé des mesures d’économie pour préserver ses liquidités, avec un gel des embauches, un report du paiement de composantes salariales, une renonciation partielle aux salaires des dirigeants et un arrêt des projets non essentiels à l’exploitation. La compagnie aérienne va également introduire le chômage partiel dans les prochains jours, qui touchera plus de 80% de ses salariés. Elle ne prévoit pas à ce stade de licenciement.

En Europe:

Tutti a casa: le confinement est prolongé en Italie

EPA/Marco Ottico

Les Italiens devront encore patienter avant de reprendre une vie normale. Les mesures de confinement vont être prolongés, l’épidémie de coronavirus continuant de se développer dans le pays. La pandémie a tué 475 personnes en Italie entre mardi et mercredi, le pire bilan enregistré dans un seul pays en une journée, selon le bilan officiel diffusé mercredi. Désormais, ce sont près de 3000 personnes qui ont perdu la vie dans le pays en raison de cette maladie, un bilan très proche de celui de la Chine (plus de 3200 morts) d’où est partie la pandémie.

Plusieurs élus des régions du nord de l’Italie, où la contagion progresse encore fortement, estiment que si elle ne ralentit pas dans les prochains jours, il faudra prévoir des mesures encore plus rigides comme l’interdiction de faire du jogging. Depuis une semaine, 60 millions d’Italiens sont confinés chez eux et ne peuvent se déplacer que pour raisons professionnelles ou impérieuses et tout rassemblement est interdit. Les écoles sont fermées.

Mise en garde contre des tentatives d’arnaque liées au coronavirus

La pandémie de coronavirus a dopé l’imagination des réseaux criminels. Ceux-ci tentent de tirer profit de la demande en masques de protection et produits d’hygiène, avertit Interpol. Plus de 34’000 masques contrefaits et ne correspondant pas aux standards, sprays, « paquets coronavirus » ou médicaments anti-Covid-19 ont été saisis dans le cadre de la semaine d’action « Pangea XIII », menée dans 90 pays dont la Suisse. Mais cela ne représente que « la pointe de l’iceberg », avertit Interpol dans un communiqué publié jeudi.

L’opération a conduit à 121 arrestations à travers le monde et à la saisie de produits potentiellement dangereux pour une valeur de plus de 14 millions de dollars. Les autorités ont mis au jour quelque 2000 liens sur internet liés au coronavirus. Les masques chirurgicaux étaient le dispositif le plus saisi, avec 600 cas durant cette semaine d’action (3 au 10 mars). Par rapport à la dernière édition de la semaine d’action, menée en 2018, « Pangea XIII » a observé une hausse de 18% des saisies de médicaments antiviraux contrefaits et de plus de 100% de chloroquine, un médicament contre la malaria, qui pourraient être liés à la pandémie de coronavirus.

Le métro de Londres est partiellement fermé

(KEYSTONE/PHOTONONSTOP/Stephco )

Le métro de Londres ne fonctionne plus à pleine capacité. Jusqu’à 40 stations sont désormais fermées, a annoncé Transport for London (TfL). Cette mesure est la conséquence de la recommandation du gouvernement britannique d’éviter tout déplacement non essentiel en pleine pandémie de coronavirus, a annoncé la régie des transports publics londoniens.  Le service de nuit existant sur certaines lignes est supprimé les vendredis et samedis tandis que les dessertes de bus seront réduites. TfL a exhorté le public à ne pas utiliser les transports en commun pour « les trajets non essentiels » afin de permettre « un service sûr et fiable » pour les personnels indispensables à la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

Après avoir déconseillé tout contact ou déplacement non essentiels et décidé de fermer les écoles dès vendredi soir, le gouvernement britannique n’a pas exclu d’autres mesures pour tenter d’endiguer l’épidémie. Cela concerne notamment Londres où le virus se répand plus rapidement que dans le reste du pays. Le ministère de la Défense a par ailleurs annoncé qu’il plaçait 20’000 militaires en alerte pour prêter main forte aux services publics.

Prolongation du confinement vraisemblablement nécessaire en France

La France risque probablement de devoir prolonger sa période de confinement pour lutter contre le coronavirus. C’est du moins l’avis de Santé Publique France. Malgré l’instauration de mesures de confinement mardi, restreignant théoriquement les déplacements et assorties d’amendes en cas d’infraction, certains Français continuent de sortir se promener, à Paris ou en province « Certains considèrent qu’on est un petit héros quand on enfreint les règles. Eh bien non, on est un imbécile dans son comportement et surtout une menace pour soi-même », a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Les mesures de restrictions prévoient que les Français ont le droit de sortir dans un nombre limité de cas, comme pour aller faire ses courses de première nécessité, aller travailler quand le télétravail n’est pas possible ou sortir faire de l’exercice sans se regrouper. Au total, 9134 cas de contamination ont été confirmés, a précisé le directeur général de la Santé (DGS) Jérôme Salomon. Il a souligné que le nombre de nouveaux cas détectés doublait désormais chaque jour.

Accès interdit aux plages de l’arc méditerranéen et de la Corse

L’accès aux plages de tout l’arc méditerranéen français et de la Corse est interdit à compter de jeudi. C’est une mesure de prévention contre le nouveau coronavirus, a indiqué le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud Pierre Dartout. De Nice à Agde en passant par Marseille, Saint-Tropez ou le cap Corse, les plages devront rester désertes. Des contrôles sont prévus pour faire respecter cette mesure. Il a précisé que l’arrêté pris par les préfets concernés serait en vigueur « jusqu’à la fin de la période de confinement ». En Corse, l’interdiction sera appliquée « dans le courant de la journée de façon pédagogique et application stricte à partir de demain », a-t-il précisé.

L’Espagne durement touchée

EPA/ISMAEL HERRERO

La pandémie de nouveau coronavirus a fait 767 morts en Espagne, progressant de près de 30% en 24 heures. Le nombre de cas détectés dépasse les 17’000, selon les chiffres du ministère de la Santé. A ce jour 1107 malades du nouveau coronavirus ont été déclarés guéris, selon le ministère. Le nombre de cas a progressé de 25 % depuis mercredi, et s’établit à 17’147, mais ces chiffres pourraient augmenter de façon importante au fur et à mesure que les tests sont pratiqués.

L’Espagne est à ce jour le quatrième pays le plus touché dans le monde. Les personnes âgées sont les plus touchées. Selon des statistiques partielles, 33% des malades enregistrés ont plus de 65 ans et 18% plus de 75 ans. Le directeur des opérations de la police nationale, José Angel Gonzalez a appelé la population à respecter les restrictions de mouvement. Il a annoncé que 48 personnes avaient été interpellées au cours des dernières 24 heures pour les avoir violées. Depuis l’entrée en vigueur samedi de l’état d’alerte les 46 millions d’habitants du pays ne peuvent sortir de chez eux que pour des activités essentielles: se rendre au travail ou à la pharmacie et faire des courses alimentaires.

En Irlande, du « gin très très fort » pour se désinfecter les mains

A la distillerie Listoke, au nord de Dublin, les alambics à gin servent désormais pour produire du désinfectant pour les mains. Comme partout, l’Irlande est en manque de ce produit utilisé pour se protéger du nouveau coronavirus.  « En fait, on utilise les mêmes ingrédients, on pourrait dire que c’est un gin très très fort », explique à l’AFP la directrice générale Bronagh Conlon. Précision: « on déconseille absolument de le boire ».

A l’origine, le personnel de la distillerie et de cette école du gin à Tenure, à 60 kilomètres au nord de la capitale irlandaise, avait commencé à produire, à usage interne, son propre gel avec 64% d’alcool, avec les mêmes genièvres que leur gin artisanal. Mais face à la propagation du Covid-19, l’entreprise a mis en vente des bouteilles au public pour 10 euros. Elle en a aussi donné aux associations qui s’occupent des sans-abris. Selon le responsable, la distillerie a vendu 2000 litres, soit 3500 à 4000 bouteilles de leur produit depuis le début de la commercialisation samedi. Cela représente un apport précieux dans la lutte contre le virus.

Michel Barnier, négociateur de l’UE pour le Brexit, « testé positif »

Le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, âgé de 69 ans, a été « testé positif » au coronavirus. Le prochain cycle de négociations entre Bruxelles et Londres sur la relation post-Brexit devait se tenir en face à face à partir de mercredi dans la capitale britannique. Mais il avait été annulé la semaine passée en raison de la pandémie de coronavirus.

Un premier décès confirmé en Russie

Les autorités russes ont annoncé le premier décès dans le pays, sur 147 cas établis, d’un malade souffrant du Covid-19, en l’occurrence une femme de 79 ans. Le Premier ministre a affirmé qu’il n’y avait aucune raison de « paniquer ». « La patiente âgée, décédée dans un hôpital (moscovite) pour maladies infectieuses, avait plusieurs maladies chroniques », ont indiqué les autorités sanitaires de la capitale russe dans un communiqué. Hospitalisée depuis le 13 mars, cette femme souffrait de diabète et d’hypertension artérielle, précise le communiqué. Hormis la fermeture totale des frontières, en vigueur depuis mercredi, les mesures d’ampleur nationale pour juguler le covid-19 sont encore peu nombreuses en Russie.

Dans le reste du monde:

Premiers effets du coronavirus sur le marché du travail étasunien

Des dizaines de milliers de personnes ont été licenciées en une seule semaine aux Etats-Unis en raison du coronavirus, renforçant la pression sur l’administration Trump et le congrès pour s’entendre sur un ambitieux paquet d’aides de plus de 1000 milliards de dollars. Au total, 281’000 nouvelles inscriptions au chômage ont été enregistrées pour la seule semaine achevée le 14 mars, soit un bon de 70’000 demandeurs. Aux Etats-Unis, de nombreux emplois du secteur des services sont précaires, payés à la journée ou à la semaine. Quand la conjoncture se détériore, ce sont les premières victimes. Les employeurs licencient à tour de bras. Dans plusieurs Etats, dont New York, l’Oregon et le New Jersey, il y a eu un tel afflux de personnes procédant à des demandes d’allocations chômage en ligne que les ordinateurs ont disjoncté, a rapporté la radio NPR.

De nombreux économistes ont souligné ces derniers jours que les fondamentaux de l’économie américaine étaient sains avant l’éclosion de la pandémie et s’attendent de ce fait à un rebond marqué une fois la crise passée. De fait, les Etats-Unis affichaient un taux de chômage de 3,5%, au plus bas depuis 50 ans, en février et tablaient sur une croissance supérieure à 2%. Bien mieux que l’Europe.

ATS/MH

1 commentaire

1 commentaire

  1. Carla Coelho

    23 mars 2020 à 16 h 06 min

    Bonjour!
    Avez-vous l’info SVP si le délai de dépôt de la déclaration impôts 2019 est prolongé d’office au 30 juin 2020 ou s’il faut appeler l’AFC pour demander une prolongation, qui en plus est payante?
    Je vous remercie d’avance pour votre aide!
    Bon après-midi et keep safe!
    Cordialement,
    Carla

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Vote des personnes handicapées à Genève: un pas vers l’inclusion

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Les Genevois acceptent à plus de deux tiers la modification constitutionnelle concernant les droits civiques des personnes handicapées. Le Canton devient pionnier en la matière. 

C’est un pas vers l’inclusion pour toutes les personnes différentes. Une large majorité des Genevois ont accepté de modifier la Constitution genevoise en faveur du droit de vote des personnes handicapées. Par près de 75% des voix, ils disent « oui » à la modification qui vise à faire de la capacité de voter, la règle. Genève est pionnier, puisqu’il est le premier canton de Suisse à empoigner ce problème. Les explications de la Présidente du Conseil d’Etat, Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta Présidente du Conseil d'Etat genevois

Cyril Mizrahi, coordinateur de la campagne et Député socialiste au Grand Conseil ne cache pas sa satisfaction. Il pense à toutes les personnes qui vont pouvoir voter et se réjouit pour elles.

Cyril Mizrahi Député au Grand Conseil socialiste

Jusqu’à présent, l’appréciation de la capacité de discernement de la personne était laissé à la discrétion d’un juge. Un procédé inadéquat pour Cyril Mizrahi.

Cyril Mizrahi Député au Grand Conseil socialiste

Genève risque de servir de modèle à toute la Suisse.

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Avusy: le recyclage des matériaux de chantier va devoir déménager

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Les Genevois ont refusé la changement de la zone agricole en zone industrielle à Athenaz dans la commune d’Avusy. L’entreprise de recyclage de matériaux de chantiers, la Sablière du Cannelet a trois ans pour déménager. Un nouveau site ne sera pas évident à trouver selon le Conseil d’Etat genevois. 

Les Genevois ont dit « non» au maintien de l’entreprise de recyclage à Athenaz dans la commune d’Avusy. La Sablière du Cannelet recyclait depuis plus de 20 ans les matériaux de chantiers. Une activité illégale puisque située en zone agricole, mais tolérée par le Canton. Par cette votation il s’agissait de déclasser le terrain en zone industrielle ce que le peuple a refusé de faire par plus de 65% des voix. Le propriétaire de la Sablière du Cannelet a trois ans pour quitter le terrain et le remettre en état. Le Conseiller d’Etat chargé du territoire Antonio Hodgers salue la volonté populaire, mais pour lui, le problème du recyclage reste entier à Genève.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire et de l'environnement

Genève produit environ 600’000 tonnes de déchets de chantier par an. L’entreprise d’Athenaz recycle actuellement 1/4 de ces matériaux. Selon le Conseiller d’Etat, il n’y a pas de place même sur les terrains de la Fondation des terrains industriels, la FTI. Antonio Hodgers

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

Genève incapable de gérer ses déchets

Les communes aux alentours d’Avusy ont voté à 90% non. « Not in My Backyard » comprenez pas dans ma cour est un peu le principe qui a prévalu selon Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

Le Conseiller d’Etat attend des acteurs qui se sont mobilisés contre l’entreprise de recyclage de proposer des solutions. Il reconnaît néanmoins que les Genevois ont sanctionné l’illégalité de la situation.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

La Sablière du Cannelet s’étend sur 2,5 hectares, une surface pas facile à dégager à Genève à cause de l’exiguïté du territoire.

 

développement suit

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Echec de l’initiative sur les entreprises

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Malgré une campagne offensive, les partisans de l'initiative "pour des entreprises responsables" n'ont pas obtenu la majorité des cantons (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’initiative « pour des multinationales responsables » a fait les frais de la règle de la double majorité. Malgré 50,7% de « oui », le texte qui voulait imposer des règles strictes aux entreprises a été rejeté par plus de la moitié des cantons.

Seuls huit cantons et demi se sont montrés favorables à l’initiative populaire « Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement ». Le texte a ainsi passé la rampe dans tous les cantons romands, à l’exception du Valais, qui le rejette par 56% des voix. Le Jura l’a plébiscité avec 68,7% de « oui », suivi de Neuchâtel (64,6%), Genève (64,2%), Vaud (59,8%) et Fribourg (56,6%).

Berne a accepté par 54,6% des voix, avec même près de 61% de « oui » dans le Jura bernois et à Bienne. Les habitants de Bâle-Ville ont soutenu le texte à 61,9% de voix, les Zurichois à 52,8% et les Tessinois, à 54,2%.

En Suisse alémanique, les cantons avec de grands centres urbains n’ont pas réussi à faire la différence. Le rejet le plus fort est venu de cantons conservateurs comme Nidwald, Schwyz et Appenzell Rhodes-Intérieures, avec plus de 65% de refus.

Lucerne (56%), St-Gall (57,7%), Glaris (52,9%) et les Grisons (54,2%), où les opposants à l’initiative avaient renforcé leur campagne au cours des dernières semaines, ont aussi refusé le texte, faisant pencher la balance.

Au final, quelque 1,299 million de personnes ont glissé un « oui » dans l’urne. Environ 1,261 million de personnes ont voté « non ».

Contre-projet

Cet échec ouvre la voie à l’entrée en vigueur du contre-projet indirect élaboré par le Parlement. L’initiative populaire exigeait des sociétés qui ont leur siège en Suisse de veiller au respect des droits de l’homme et des normes environnementales internationalement reconnues. Ces sociétés auraient dû effectuer ces contrôles pour leurs activités en Suisse, mais aussi pour celles à l’étranger.

Les multinationales auraient répondu des dommages causés par leurs filiales, mais pas pour les actions de leurs fournisseurs. De grands groupes comme Glencore, Syngenta ou Lafarge-Holcim étaient visés. Si une violation était commise par l’une de leurs filiales à l’étranger, la maison-mère en aurait été tenue responsable, à moins qu’elle ne démontre qu’elle a fait preuve de la diligence requise pour prévenir le dommage.

Règles moins sévères

Le contre-projet indirect ne va pas aussi loin. Adopté par une majorité de centre-droit à l’issue d’une longue bataille au Parlement, cette alternative ne réglemente pas explicitement la responsabilité de la maison-mère pour les entreprises contrôlées à l’étranger. Elle n’introduit pas de nouvelles normes, mais prévoit de nouvelles obligations.

A l’avenir, les entreprises concernées devront rendre un rapport annuel sur leur politique dans le domaine des droits de l’homme et de l’environnement. Elles devront aussi faire preuve d’un devoir de diligence en matière de travail d’enfants et de minerais de la guerre.

En cas d’infraction aux nouvelles obligations de rendre compte des risques que font courir leurs activités commerciales à l’étranger, une amende allant jusqu’à 100’000 francs est prévue.

Longue campagne

L’initiative, déposée en octobre 2016, était soutenue par 130 organisations non gouvernementales, d’aide au développement, de défense des droits de l’homme et de l’environnement. Les initiants ont lancé l’offensive bien avant que la date de la votation ne soit fixée avec des bénévoles engagés dans près de 450 comités régionaux.

Partout, sur les balcons, les fenêtres ou dans les jardins, les banderoles orange pour des multinationales responsables ont fleuri. Les sondages ont longtemps donné l’avantage à l’initiative.

Du côté des partis, la gauche l’a soutenu en bloc, alors que les autres partis se sont montrés plus partagés. Le PVL recommandait le « oui », mais sans faire l’unanimité auprès de tous ses membres. L’UDC et le PLR étaient contre, bien que plusieurs voix dissidentes se soient fait entendre.

Le centre était encore plus divisé. Le PBD recommandait le « oui ». Le PDC y était opposé, avec là aussi plusieurs parlementaires et les jeunes du parti soutenant le texte.

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Financement du matériel de guerre intouché

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L'initiative contre le commerce de guerre n'a pas été acceptée (image symbolique). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les producteurs de matériel de guerre ne verront pas leur source de financement s’amenuiser. Le peuple a rejeté dimanche à 57,45% l’initiative « contre le commerce de guerre ». Le scrutin a été marqué par un roestigraben et un fossé ville-campagne.

Seuls quatre cantons, dont trois romands, ont voté pour le texte. Le canton urbain de Bâle-Ville s’est montré le plus enthousiaste avec 57,92% de « oui ». Le Jura suit avec 55,01%, devant Genève (53,12%) et Neuchâtel (52,57%). Vaud refuse l’initiative du bout des lèvres (50,79%). Près de deux tiers des Lausannois plébiscitent toutefois le texte. Nyon, Morges et Rolle affichent un soutien plus timide.

Les cantons bilingues de Fribourg (54,9%), du Valais (64,62%) et de Berne (54,76%) se sont également opposés au texte. Mais là encore, plusieurs villes ont déposé un « oui » net dans les urnes, comme Fribourg, Berne ou Bienne. La tendance s’observe même Outre-Sarine. Zurich, Lucerne, Soleure, St-Gall ou encore Aarau acceptent l’initiative, malgré un refus cantonal.

Les opposants les plus virulents viennent de Suisse centrale. Nidwald a balayé le texte à 75,18%, devant Schwytz (74,24%) et Obwald (72,58%). Au final, le camp du « non » a rassemblé près d’un million et demi d’électeurs. Et un peu plus d’un million de votants ont glissé un bulletin favorable.

Ethique humanitaire vs. économie

L’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et des Jeunes Verts voulait interdire le financement des producteurs de matériel de guerre dans le monde. La Banque nationale suisse, de même que les fondations et les institutions de prévoyance, n’auraient plus pu financer les entreprises réalisant plus de 5% de leur chiffre d’affaires annuel avec ce matériel.

Les investissements dans le « commerce de la mort » sont contraires à la tradition humanitaire et à la neutralité suisses, ont tenté de faire valoir les initiants, soutenus par la gauche et le PEV, tout au long de la campagne. La place financière suisse, l’une des plus influentes au monde, doit s’en distancier. D’autant plus que l’actuelle interdiction de financement du matériel de guerre prohibé peut facilement être contournée. Sans succès.

Les Suisses ont été plus sensibles aux arguments économiques avancés par les opposants. Outre les grands acteurs, comme RUAG, Airbus ou Boeing, leurs fournisseurs seraient touchés, ont plaidé les partis bourgeois et le gouvernement. De nombreuses entreprises seraient concernées. Les caisses de pension et de l’AVS/AI verraient alors leurs possibilités d’investissement restreintes. Et les rentes vieillesse en seraient impactées, ont-ils pointé.

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Votation sur les limites de zone: les résultats

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Ce dimanche, les Genevois se prononcent sur la modification des zones sur le territoire de la commune d’Avusy. Les résultats détaillés:

La loi soumise au vote vise à créer une zone industrielle et artisanale exclusivement affectée à des activités de recyclage de matériaux minéraux, sur le territoire d’Avusy, au lieu-dit « Sous-Forestal ». Le secteur concerné est actuellement situé en zone agricole et couvre une surface d’environ 2,5 hectares. La modification des limites de zones a été initiée suite à l’adoption, en janvier 2012, d’une motion du Grand Conseil qui demandait au Conseil d’Etat de mettre en conformité les activités qui se déroulaient sur le site. Les parcelles concernées par le projet de déclassement sont occupées depuis une trentaine d’années par l’une des principales entreprises actives dans le recyclage des matériaux minéraux, qui traite environ 25% des matériaux de démolition produits dans le canton, soit 150’000 tonnes par année.

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