Rejoignez-nous

Actualité

Cas de Covid-19 en hausse en Suisse: Deux classes en quarantaine

Publié

,

le

Avec l'arrivée du coronavirus en Suisse, la plupart des cantons, comme le Tessin, ont mis des hotlines en place pour répondre au public. (©KEYSTONE/Pablo Gianinazzi)

Les cas de coronavirus se sont multipliés en Suisse ce week-end. Quarante-cinq élèves et neuf enseignants dans un lycée technique de Bienne sont mis en quarantaine pendant 15 jours: il s’agit de la première mesure de ce genre prise dans une école.

Tandis que le premier cas de coronavirus était annoncé au Tessin mardi dernier, les annonces se sont multipliées en Suisse depuis jeudi portant à plus d’une vingtaine (23) les cas d’infection au Covid-19 dans près de la moitié des cantons (12) dimanche.

Les Grisons sont en tête avec 6 cas, suivi de Genève (5). En Suisse romande, quatre cantons sur six sont touchés pour l’heure, à l’exception du Jura et de Neuchâtel.

Sans céder à la panique, le gouvernement se prépare à faire face à un large éventail de scénarios. « Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus après-demain », souligne le ministre de la santé Alain Berset dans Le Matin Dimanche. « Il y aura plus de cas, c’est clair », estime-t-il en précisant que le plus important est de contenir l’évolution de l’épidémie.

Dans la SonntagsZeitung, il rappelle qu’il faut suivre les mesures de précaution et d’hygiène, notamment en évitant de se faire la bise. Il faut immédiatement arrêter les poignées de main, selon les nouvelles recommandations que devrait publier la Confédération dans les jours à venir.

Les gens seront invités à diminuer les contacts entre eux, par des mesures de distanciations sociale, précise Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), à la NZZ am Sonntag. Plusieurs communautés religieuses ont déjà pris des mesures.

Interdiction de manifestation

La mesure annoncée vendredi par le Conseil fédéral d’interdire toutes les manifestations de plus de 1000 personnes a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux pendant le week-end. Cela ne signifie pas que les événements avec 999 personnes ou moins seront autorisés d’office, a relevé samedi Daniel Koch.

Les organisateurs et les cantons sont tenus de peser les risques. Les cantons vont se mettre d’accord sur les critères à appliquer dès lundi.

Ce qui ne sera certainement pas aisé. Le canton de Berne a déjà durci les mesures décidées par le Conseil fédéral. Coire serre aussi la vis: tout rassemblement comprenant plus de 50 individus est interdit, sauf exceptions.

Situation « inquiétante » en Italie

En ce moment, la plupart des cas de coronavirus annoncés en Suisse sont liés à l’Italie, a déclaré Daniel Koch devant la presse samedi à Berne. Mais « il est possible que tous ne le soient pas parmi ceux en cours de validation », a-t-il nuancé. Dimanche, aucune contamination survenue directement en Suisse même n’avait encore été signalée.

Pour le responsable de l’OFSP, la situation en Italie reste « inquiétante », car de nombreux cas n’ont pas été décelés. Une fermeture des frontières n’est pourtant pas à l’ordre du jour, a-t-il insisté tout en soulignant que l’intérieur de la Suisse n’était pas plus protégé contre la maladie que les régions frontalières.

Seniors en première ligne

Il a rappelé que les personnes âgées de plus de 60 ans sont en première ligne avec le Covid-19. Les enfants sont en revanche peu menacés. « C’est la raison pour laquelle nous n’envisageons pas actuellement de fermer les écoles. D’autant plus que si c’était le cas, les grands-parents seraient sollicités pour garder les enfants et c’est ce que nous voulons éviter. »

Ce principe ne pourra pas forcément être tenu. Deux classes ont été mises en quarantaine dimanche dans un lycée technique à Bienne: cette mesure concerne 45 élèves et 9 enseignants. Une jeune femme de 21 ans, revenant d’un voyage à Milan il y a une semaine et infectée par le Covid-19, y étudie.

Le haut fonctionnaire a encore demandé à la population de faire preuve de patience et de discernement pour ne pas engorger le système sanitaire qui doit pouvoir se concentrer sur les cas graves. Pour l’instant, il y a assez de tests disponibles.

Pas de pénurie

Pas de signe de pénurie non plus dans les magasins, même si les masques ont disparu depuis longtemps des rayons et qu’il faut parfois se rendre dans plusieurs boutiques avant de dénicher un désinfectant pour les mains. La demande de produits de consommation courante a elle sensiblement augmenté à l’échelle de la Suisse, selon la Migros et la Coop.

Le monde du travail pourrait être impacté. Eric Scheidegger, chef de la direction de la politique économique au secrétariat d’État à l’économie (SECO) a rappelé que des entreprises peuvent faire des demandes d’indemnités pour chômage partiel à la suite de l’épidémie de coronavirus. Plusieurs cantons ont déjà reçu des demandes allant dans ce sens.

Source: ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

UNIGE: La pollution a une incidence sur la pandémie de Covid-19

Publié

le

Stratus@Benoît Rouchaleau

La pollution aux particules fines aggraverait la pandémie de Covid-19. C’est une étude de l’UNIGE qui le dit. Et le stratus sur nos villes aggraveraient la situation. 

Encore une raison de plus de réduire le trafic et la pollution dans les agglomérations…une étude de l’Université de Genève confirme que la qualité de l’air influence la pandémie de Covid-19. Le détail avec Judith Monfrini

Continuer la lecture

Actualité

La situation sanitaire continue de s’améliorer à Genève

Publié

le

KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

La situation sanitaire à Genève continue de s’améliorer. Le nombre de nouveaux cas Covid est en décrue et le reflux s’observe également sur le plan des hospitalisations. Les autorités cantonales vont devoir maintenant gérer une première phase de déconfinement, avec la réouverture, samedi, de tous les commerces du canton.

« Nous enregistrons 200 à 300 nouveaux cas chaque jour », a précisé la médecin cantonale Aglaé Tardin lors d’un point de presse. Par rapport à la période où le canton comptait quotidiennement environ 1100 infections, l’amélioration est bien entendu de taille, mais ces chiffres restent élevés, a-t-elle averti.

L’objectif est d’arriver le plus vite possible à une centaine de cas par jour. Selon les dernières données fournies par le service du médecin cantonal, 355 malades du Covid-19 sont actuellement hospitalisés dans le canton, dont 24 sont pris en charge aux soins intensifs des HUG et 29 se trouvent aux soins intermédiaires.

Phase délicate

Pour garder la main sur la situation sanitaire, la bonne gestion de la prochaine étape du déconfinement, avec la réouverture des commerces samedi, va se révéler essentielle comme l’explique Adrien Bron, directeur général de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la santé

L’ouverture des magasins dès demain fera l’objet d’une attention particulière des autorités. Plusieurs mesures ont été mises en place. Les explications d’Adrien Bron,

Adrien Bron Directeur général de la santé

Mme Tardin a par ailleurs constaté une diminution du nombre de tests au Covid-19 ces derniers jours parmi la population genevoise. M.Bron a insisté, de son côté, sur la nécessité d’aller se faire contrôler dès le moindre symptôme. Le dispositif de tests rapides est déployé et il ne devrait plus y avoir d’attente ces prochaines semaines.

ATS avec MH

Continuer la lecture

Actualité

La Ville de Genève plante 500 arbres afin de répondre à l’urgence climatique

Publié

le

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

La nouvelle politique de gestion des arbres de la Ville de Genève se concrétise avec la période de plantation 2020-2021. 500 arbres supplémentaires viendront enrichir les parcs, les rues et les cimetières genevois, soit le triple des années précédentes. Le but est de répondre à l’urgence climatique.

Plus d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce matin la campagne de plantation d’arbres 2020-2021 de la Ville de Genève a été présentée à la presse. 500 arbres supplémentaires, soit le triple des années précédentes, viendront s’ajouter aux 40’000 déjà existant pour enrichir les parcs, les rues et les cimetières genevois. Le but est d’offrir plus d’espaces ombragés et de réduire les îlots de chaleur. Cette augmentation fait suite à la décision prise en juin dernier, par Alfonso Gomez, conseiller administratif en charge de l’environnement. Elle prévoit que chaque arbre abattu par le Service des espaces verts (SEVE) sera désormais remplacé par trois arbres plantés. Une stratégie de plantation difficile à planifier car Genève présente plusieurs difficultés comme l’explique Alfonso Gomez, conseiller administratif en charge de l’environnement.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

Pour le SEVE, la saison de plantation a commencé le 2 novembre et s’étendra jusqu’à début avril 2021. Des équipes supplémentaires sont actuellement mobilisées pour en planter trois fois plus. L’une des difficultés est de prendre en compte les différents types de plantations qui existent suivant les sites. Ecoutez Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

 

Diversité des arbres

Dans un souci de diversifications des arbres plantés, près de 100 espèces différentes ont été choisies pour cette saison. La diversité se retrouve également au niveau des formes des arbres et de leur âge. En ce sens, des fruitiers et arbres exotiques feront leur apparition en Ville. Alfonso Gomez, explique ce choix.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

 

Des plantations sur les deux rives

Sur les 500 nouveaux arbres, 200 seront plantés sur le rive gauche et 300 sur la rive droite. Certains parcs sont particulièrement favorisés cette année comme le parc Hentsch (60 spécimens) et le parc Geisendorf (45 spécimens) sur la rive droite. Tout comme les abords de la pataugeoire et de l’aire de jeu au parc Bertrand (50 spécimens) sur la rive gauche. Une étude est en cours pour la replantation dès cet hiver dans les parcs touchés par la tempête du 13 août 2020 (Parc La Grange et Parc Mon-Repos).

Les efforts engagés vont se poursuivre et un groupe de travail inter-services a été initié cet automne pour inventorier tous les potentiels d’arborisation afin d’atteindre l’objectif de 30% de canopée en 2030. Il est par exemple envisagé de renforcer les lisières de parcs par l’installation de « franges arborées », dont le bénéfice servirait à la fois aux parcs et aux rues avoisinantes. La question du remplacement de places stationnements par des espaces arborés est également à l’étude.

Continuer la lecture

Actualité

Les chauffeurs Uber dénoncent une tarification des courses indigne

Publié

le

Une cinquantaine de chauffeurs VTC se sont rassemblés ce jeudi sur la plaine de Plainpalais à Genève. Ils ont dénoncé de récentes conditions tarifaires appliquées par Uber qui ne leur permet pas de vivre. En cause: un multiplicateur introduit en septembre.

A Genève, les chauffeurs Uber donnent de la voix. Une cinquantaine d’entre eux étaient rassemblés ce matin à Plainpalais pour dénoncer leurs conditions de travail. Depuis deux mois, la société Uber a instauré un système dit «multiplicateur» qui incite le chauffeur à baisser le prix de sa course. S’il veut travailler, il doit accepter des conditions indignes, bien en dessous du tarif du marché qui est de 3 ou 4. Les explications de José Meira, porte-parole du collectif des chauffeurs Uber.

José Meira  Porte-parole du collectif des chauffeurs Uber

A 0,8 déjà, le chauffeur est perdant selon José Meira. A 0,5, il perd de l’argent. La société Lymo userait des mêmes pratiques selon les chauffeurs indépendants. Ils dénoncent une violation de la loi sur la concurrence déloyale qui interdit de proposer des services en dessous du prix de revient. José Meira.

José Meira  Porte-parole du collectif des chauffeurs Uber

Ils réclament que les autorités interviennent et qu’elles imposent un tarif au kilomètre aux diffuseurs de courses, comme pour Taxiphone où le tarif kilométrique varie entre 3 francs 20 et 3 francs 40.

José Meira  Porte-parole du collectif des chauffeurs Uber

Selon les chauffeurs, il n’y aurait pas de baisse significative des courses depuis la crise du coronavirus. Juste une baisse des tarifs. Certains chauffeurs, en se connectant 8 à 10 fois par jour cette semaine, n’auraient gagné que 50 francs en trois jours. Pour Franck, porte-parole des chauffeurs VTC, les conditions actuelles sont proches de l’esclavage.

Franck  Porte-parole des chauffeurs VTC

Uber ouvert au dialogue

La rédaction de Radio Lac a contacté la société Uber. Voici sa réponse.

“Nous avons lancé cette fonctionnalité dans le but d’accroître la flexibilité, le choix et le contrôle de leur activité. Ce sont des éléments que nous savons très appréciés les chauffeurs indépendants qui utilisent notre plateforme. Notre priorité est d’améliorer en permanence leur expérience avec l’application et nous sommes engagés à rester dans le dialogue avec les chauffeurs”.

 

 

Continuer la lecture

Actualité

Diego Maradona est décédé

Publié

le

CARLO FUMAGALLI

C’est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du ballon rond qui vient de nous quitter. Diego Armando Maradona est décédé ce mercredi. Il avait 60 ans. La légende du football argentin a été victime d’une crise cardiaque dans la banlieue de Buenos Aires, a indiqué à l’AFP son porte-parole, Sebastian Sanchi.

Le champion du monde 1986, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football, avait été opéré début novembre d’un hématome à la tête et se trouvait depuis en convalescence. Le meneur de jeu, notamment passé par Boca Juniors, Barcelone ou Naples, avait fêté ses 60 ans le 30 octobre dernier.

Malgré ses frasques, pas de quoi entacher l’amour des napolitains pour le « Pibe del oro » comme a pu le constater l’ancien commentateur sportif de la RTS Jacques Descheneaux.

Jacques Descheneaux. Ancien commentateur sportif de la RTS

Le gouvernement argentin a décrété trois jours de deuil national en hommage.

Source: ATS

Continuer la lecture