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Bernie Sanders, vainqueur des Primaires au New Hampshire

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Le New Hampshire a placé le sénateur socialiste, Bernie Sanders, en tête, devant les modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. L'ancien vice-président Joe Biden essuie lui un cinglant revers, et termine cinquième. 

"C'est le début de la fin pour Donald Trump", a lancé le sénateur indépendant, âgé de 78 ans, désormais favori de la course à l'investiture démocrate, à ses partisans dans le New Hampshire. Il devance l'ex-maire Pete Buttigieg puis la sénatrice modérée du Minnesota Amy Klobuchar, selon les comptabilisations des chaînes ABC, CBS et NBC.

Une fois les résultats de neuf bureaux de vote sur dix rendus, le vétéran de la politique avait remporté 26% des suffrages, suivi par l'ex-maire Pete Buttigieg (24%) et la sénatrice Amy Klobuchar (20%), selon les comptabilisations des médias américains. Longtemps favori, l'ancien vice-président Joe Biden a essuyé un cuisant revers en n'arrivant que cinquième, loin derrière (8%). Il est devancé par la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (9%) qui elle aussi enregistre un score extrêmement décevant.

Un "meilleur" choix

Bernie Sanders, 78 ans, et Pete Buttigieg, 38 ans, se présentaient en favoris dans cette primaire du New Hampshire après avoir dominé il y a huit jours dans l'Iowa. L'ancien maire de South Bend, une ville d'une centaine de milliers d'habitants dans l'Indiana, l'avait alors emporté d'un cheveu contre le sénateur du Vermont.

Mardi soir dans le New Hampshire, M. Buttigieg a félicité son rival, en rappelant son admiration de longue date pour le sénateur. Puis il a pris soin de se placer en meilleur choix pour battre un président qui avait su séduire, en 2016, dans ces régions rurales et industrielles du "Midwest".

"Un grand nombre d'entre vous ont décidé qu'un maire de la classe moyenne et ancien militaire venant du Midwest était le meilleur choix pour défier ce président", s'est réjoui le premier candidat homosexuel aussi bien placé dans la course à la Maison Blanche.

Importants tremplins

"Bonjour l'Amérique, je suis Amy Klobuchar et je battrai Donald Trump": triomphante, devant une nuée de drapeaux verts, couleur de sa campagne, la sénatrice du Minnesota âgée de 59 ans s'est réjouie de son résultat dans le New Hampshire. "J'ai hâte de (...) gagner en rassemblant un mouvement de démocrates enthousiastes, d'indépendants et de républicains modérés", a lancé la petite-fille d'un mineur en rappelant ses origines humbles.

L'Iowa et le New Hampshire ne distribuent qu'un tout petit nombre de délégués sur les 1991 nécessaires pour décrocher l'investiture du parti en juillet. Mais ces deux petits Etats représentent d'importants tremplins dans la longue route qui mène à la présidentielle.

Face à des résultats décevants, Andrew Yang, entrepreneur de 45 ans qui s'est forgé une renommée avec sa proposition d'instaurer un revenu universel, et le sénateur Michael Bennet ont jeté l'éponge dans la soirée. Neuf candidats sont encore en lice pour défier Donald Trump le 3 novembre.

Bloomberg pour le "Super Tuesday"

Et ces dix derniers jours, des mouvements importants semblent s'être opérés dans les rapports de forces. Bernie Sanders a doublé l'ancien vice-président Joe Biden, 77 ans, dans les sondages nationaux, même si ces derniers sont à prendre avec beaucoup de précautions.

Pete Buttigieg n'arrive lui qu'en cinquième place dans cette moyenne nationale. Mais il affiche une courbe en nette hausse depuis sa victoire dans l'Iowa. Les résultats du New Hampshire devraient donner un grand élan à MM. Sanders et Buttigieg avant les prochains votes des primaires: le Nevada le 22 février puis la Caroline du Sud le 29 février.

C'est là que Joe Biden jouera la suite de sa campagne. En piteuse position, il a quitté le New Hampshire avant même l'annonce des résultats pour se rendre directement en Caroline du Sud. L'ancien vice-président de Barack Obama y est donné très largement favori, car il bénéficie de forts soutiens dans la population noire, majoritaire parmi les électeurs démocrates de cet Etat.

Mais pour Joe Biden, tout pourrait vite s'enrayer, les soutiens le quitter, et les donateurs, nerfs de la guerre électorale aux Etats-Unis, le déserter. Tous les yeux se tourneraient alors vers le milliardaire et ex-maire de New York Mike Bloomberg, troisième dans les sondages nationaux, qui a fait l'impasse sur les premiers Etats pour entrer en lice à partir du "Super Tuesday", lorsqu'une quinzaine d'Etats voteront le 3 mars.

Trump remarque "Bootedgeedge"

Se déclarant "socialiste", un mot longtemps connoté à l'extrême gauche aux Etats-Unis, Bernie Sanders prône depuis des décennies une "révolution" politique pour parvenir à une société plus juste, en proposant notamment d'aller vers un système universel de couverture santé.

Son message, encore considéré comme trop à gauche par de nombreux démocrates lors de sa première tentative présidentielle ratée en 2016, résonne désormais plus fortement. En face, Pete Buttigieg plaide pour une voie centriste, affirmant être plus apte à rassembler les démocrates mais aussi à tendre la main aux indépendants et aux "futurs ex-républicains".

Observant d'un oeil ironique la guerre des démocrates, Donald Trump a commenté les résultats sur Twitter. "Bootedgeedge (Buttigieg) réussit assez bien ce soir. Il donne du fil à retordre à Bernie le fou. Très intéressant!"

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Culture

L'actrice, qui incarne Renuka dans "Shameless", primée à Cannes

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider parle avec l'actrice Anasuya Sengupta après la projection du film "Shameless" à Cannes vendredi dernier. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La comédienne Anasuya Sengupta se voit décerner le prix de la meilleure actrice vendredi soir à Cannes dans la catégorie "Un certain regard". Elle incarne Renuka, dans le film suisse "The Shameless" du réalisateur Konstantin Bojanov.

"The Shameless", une coproduction suisse présentée en première mondiale au Festival de Cannes vendredi dernier en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, ne laisse pas indifférent. Renuka, interprétée par la comédienne Anasuya Sengupta, s'échappe d'un bordel de New Delhi après avoir tué un policier.

Elle trouve refuge dans une communauté de prostituées du nord de l'Inde où elle rencontre Devika (Omara Shetty), une jeune fille condamnée à une vie de prostitution dans le cadre du système devadasi, une tradition hindoue désormais interdite, qui "marie" les femmes à une divinité. Un lien fort se tisse entre Renuka et Devika, qui débouche sur un amour interdit.

Un film suisse en hindi

"Officiellement, c'est un film suisse, même s'il est en hindi", a dit M. Bojanov à Keystone-ATS. "The Shameless" est une coproduction de cinq pays: la Suisse, la France, la Bulgarie, Taïwan et l'Inde.

Du côté suisse, majoritaire, il a été coproduit par la société genevoise Akka Films et la RTS. La Suisse a été le premier pays à soutenir et à financer le film, souligne M. Bojanov.

"Le procès du chien" toujours en course

"Le procès du chien" de Laetitia Dosch, l'autre film suisse en lice, repart bredouille vendredi. Mais rien n'est encore joué, car ce premier long métrage de la réalisatrice franco-suisse est éligible samedi pour la Caméra d’Or: cette dernière récompense chaque année le meilleur premier film issu de la Sélection officielle et des deux sections indépendantes que sont la Semaine de la Critique et la Quinzaine des Cinéastes.

Sans oublier que Kodi, le griffon croisé, qui joue dans "Le procès du chien", a reçu vendredi la Palm Dog. Ce prix récompense le chien avec le plus de mordant vu dans les films au Festival de Cannes.

Dix-huit films sélectionnés

Dix-huit films concouraient dans cette catégorie "Un certain regard" vendredi soir à Cannes, en marge de la Palme d’or, son prix le plus prestigieux, qui sera remis samedi soir. Les vainqueurs sont "Black Dog" du réalisateur chinois Guan Hu, qui remporte Prix "Un Certain Regard" et "L'histoire de Souleymane" du réalisateur français Boris Lojkine, avec le prix du jury.

Quant à "Les Damnés" (Italie, Etats-Unis, Belgique) de Roberto Minervini et à "On Becoming a Guinea Fowl" (Zambie, Royaume-Uni, Irlande) de Rungano Nyoni, ils gagnent ex aequo le prix du meilleur réalisateur.

Cette compétition parallèle a révélé de nombreux talents. Une étape qui mène parfois vers le haut du tapis rouge, à l’image du Suédois Ruben Östlund qui a remporté la Palme pour "Triangle of Sadness" en 2022, huit ans après sa victoire dans la catégorie "Un certain regard". .

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

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La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 9, 12, 18, 22 et 50 ainsi que les étoiles 1 et 3.

Lors du prochain tirage mardi, 48 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/euromillions

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La demi-finale Ruud-Cobolli repoussée à samedi

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La pluie a joué les trouble-fête vendredi à Genève (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Tombeur de Novak Djokovic, Tomas Machac (ATP 44) devra patienter jusqu'à samedi pour connaître le nom de son adversaire en finale du Geneva Open.

La deuxième demi-finale entre Casper Ruud (ATP 7) et Flavio Cobolli (ATP 56) n'a en effet pas pu se dérouler vendredi.

Le Norvégien et l'Italien ont à peine eu le temps de commencer leur échauffement aux alentours de 17h lorsqu'un orage a éclaté au-dessus du Parc des Eaux-Vives. Quatre heures plus tard, alors que les conditions météo ne s'étaient guère améliorées, les organisateurs ont décidé de repousser cette rencontre à samedi 10h30.

Le vainqueur du duel Ruud-Cobolli se mesurera dès 15h à un adversaire parfaitement reposé, et également en pleine confiance. Tomas Machac (23 ans) a en effet signé le plus bel exploit de sa jeune carrière sur la terre battue genevoise en battant pour la première fois un no 1 mondial en exercice.

Machac s'est imposé 6-4 0-6 6-1 face à un Novak Djokovic diminué par des douleurs à l'estomac qui l'avaient déjà gêné dans son sommeil la nuit précédente. Le Tchèque disputera ainsi sa première finale sur le front de l'ATP Tour. Il est d'ores et déjà assuré de figurer pour la première fois parmi les 35 meilleurs joueurs du monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Pandémies: échec pour un accord dans les délais à l'OMS

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Les divisions n'ont pas pu être surmontées sur les questions principales pour un traité contre les pandémies à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Les pays de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'ont pas réussi à terminer en deux ans les négociations pour un traité anti-pandémies. Ils ont décidé vendredi à Genève de demander à l'Assemblée mondiale de la santé de valider la poursuite ou non des discussions.

"Nous ne sommes pas là où nous pensions que nous serions", a admis devant les Etats le coprésident du groupe de négociations, le Néerlandais Roland Driece. "N'oublions pas que nous devrions terminer cela" pour sauver de nombreuses personnes, a-t-il ajouté.

Il a précisé que le mandat de groupe intergouvernemental de négociation allait prendre fin. L'Assemblée mondiale de la santé, qui se réunira dès lundi, devra décider de la suite. "Il y a encore une opportunité", a affirmé l'autre coprésidente Precious Matsoso.

"Vous avez donné votre meilleur", a estimé de son côté le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Parmi les questions qui achoppent, les modalités d'un accès équitable aux futurs vaccins et autres technologies ou encore le système de partage des pathogènes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le personnel de Vetropack se met en grève à St-Prex

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Les salariés de Vetropack se sont mis en grève vendredi à St-Prex. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'usine de Vetropack à St-Prex (VD) est en grève. Le personnel exige que la direction réponde à ses revendications sur le plan social.

Depuis l'annonce mi-mai de la fermeture de la verrerie, les employés, épaulés par les syndicats Unia et Syna, demandent que "de véritables négociations" soient menées au sujet du plan social.

Ils exigent aussi le gel des licenciements - environ 180 postes doivent être supprimés -, tant que ce plan social n'aura pas été négocié et signé. Ils réclament finalement le maintien d'emplois industriels à St-Prex en cas de reprise par une autre entreprise.

Estimant que la direction ne répond pas à ces trois revendications, les employés se sont réunis en assemblée et ont décidé de se mettre en grève vendredi en fin de matinée. Le mouvement est suivi par "une grosse majorité" des salariés, relève Nicole Vassalli, responsable du secteur industrie Unia Vaud, contactée par Keystone-ATS.

Elle précise que l'usine n'est pas totalement à l'arrêt, notamment son four, afin de ne pas endommager les installations. En revanche, plus aucune bouteille ne sort du site. Et cela se poursuivra tant que la direction n'entrera pas en matière sur les revendications du personnel, affirme Mme Vassalli.

Elle souligne que si Vetropack a bel et bien prévu un plan social, celui-ci est "totalement insuffisant et indigne". Parmi les autres griefs, la syndicaliste déplore que la direction refuse "toute consultation du personnel au cours de la procédure". Elle ajoute qu'une nouvelle réunion avec la direction pourrait avoir lieu lundi. "Nous voulons de vraies négociations, pas de simples discussions", affirme-t-elle.

Appel à reprendre le dialogue

La direction de Vetropack a réagi vendredi après-midi en "exhortant" les représentants des salariés et les syndicats à reprendre le dialogue "de manière responsable".

Selon le patron du groupe Johann Reiter, cité dans un communiqué, la direction a "réaffirmé" sa volonté de discuter du plan social en préparation. "Nous ne comprenons donc pas pourquoi les syndicats soutiennent maintenant unilatéralement une grève qui retardera considérablement la finalisation du plan social", ajoute-t-il.

Selon Vetropack, cette grève touche aussi bien la production que l'entrepôt de St-Prex. L'entreprise relève toutefois qu'elle n'a pas encore de conséquences sur l'approvisionnement des clients, "du moins dans les jours à venir." Si le mouvement devait perdurer, Vetropack explique qu'il cherchera "une solution" pour assurer l'approvisionnement des clients à partir d'autres usines du groupe.

Premiers licenciement imminents

Concernant les suppressions de postes, les premières lettres de licenciement doivent partir "dans les jours à venir", a aussi annoncé Vetropack. Environ la moitié des contrats de travail seront résiliés dans de cette première phase jusqu'au 31 août. Les autres postes seront supprimés progressivement jusqu'en 2026.

"Le démontage des machines et des installations après l'arrêt de la production nécessitera un certain temps, ce qui nous permettra d'employer certains employés plus longtemps", explique le groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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