Un homme de 24 ans est jugé depuis lundi par le Tribunal criminel de Genève pour assassinat.
Au volant de sa voiture, il avait renversé le petit ami de son ex-copine sur un parking. Il était ensuite revenu à la charge et avait roulé une deuxième fois sur le corps.
"Je voulais lui faire du mal, mais je conteste avoir voulu donner la mort", déclare l'accusé devant ses juges. "Je pensais l'avoir blessé, mais pas au point qu'il décède", souligne-t-il. La présidente du tribunal, Brigitte Monti, ne se montre pas convaincue par les explications du prévenu.
Elle extirpe du dossier des messages que l'accusé a envoyés à ses amis peu de temps avant les faits, qui se sont déroulés un soir de juin 2017, à Meyrin (GE). Dans ces textos, le prévenu menace d'écraser son rival "comme une vieille merde, avec la Seat". Il lui fait comprendre qu'il ne fera bientôt plus partie de cette terre.
Juste avant de commettre l'irréparable, il dit même à un copain, en évoquant le nouveau compagnon de son ancienne petite amie, qu'il veut faire un lancer de nain de jardin, qu'il veut le tuer. Lorsque la présidente du tribunal relève que ces paroles ont quelque chose de prémonitoire, l'accusé ne sait quoi vraiment répondre.
"C'était une façon pour moi de décompresser, de décharger ma colère", relève le prévenu. Mais tous ces mots ont été écrits "sans arrière-pensée", affirme-t-il encore. Les messages menaçants étaient aussi destinés à faire peur à son rival. "Je voulais qu'il s'éloigne d'elle".
Fou amoureux
A l'époque, l'accusé avait toujours l'espoir de reconquérir le coeur de son ex-copine, sa première relation sérieuse. "Je ne parvenais pas à me détacher d'elle, j'étais fou amoureux". Aujourd'hui, il dit se battre contre lui-même pour étouffer tous ces sentiments vis-à-vis de la jeune femme.
L'expertise psychiatrique décrit un prévenu souffrant d'un trouble mixte de la personnalité. Un homme borderline, narcissique et affectivement immature. Mais l'homme affirme avoir changé. "Je fais tout pour me soigner". Un risque de récidive dans un contexte de stress émotionnel a été néanmoins décelé.
Avocat d'une des parties plaignantes, Robert Assaël, au détour d'une question, évoque une tentative du prévenu d'étrangler son codétenu lors de son passage en prison préventive. Il aurait aussi commis des actes de violence contre sa mère, son ex-copine et une autre connaissance.
Le prévenu a effectué, après l'école obligatoire, un apprentissage de commerce chez un importateur de voitures. Il voulait devenir conducteur de bus. Au moment des faits, il avait de petits mandats auprès d'une société de sécurité. Le chômage et les prestations de l'Hospice général complétaient son revenu.
Le procès se déroule à huis clos. Seuls les médias et les parties civiles sont admis dans la salle. Les juges sont séparés par des parois de plexiglas et chacun se tient à distance raisonnable des autres. Le procès se poursuit mardi avec l'audition par le tribunal criminel des témoins de cette affaire.
Le Grand Conseil refuse d'interdire toute manifestation anti-G7 à Genève. Par 55 non et 42 oui, il a rejeté jeudi soir le projet de loi ad hoc du PLR, apportant ainsi son soutien au Conseil d'Etat.
Traité dans le cadre d'une session extraordinaire, ce projet de loi visait à interdire toute manifestation au centre-ville en lien avec le G7 qui aura lieu à Evian-les-Bains (F) du 15 au 17 juin. Alors que la droite défendait la sécurité, en particulier celle des commerces, face au risque de débordements, la gauche a plaidé pour le droit fondamental à manifester. Le texte non amendé a finalement été rejeté.
"Le Conseil d'Etat a pris ses responsabilités, a fait une pesée d'intérêts et écouté les experts", a assuré Carole-Anne Kast, magistrate en charge de la sécurité, entourée par quatre de ses collègues. Mercredi, l'exécutif a défini le tracé de la manifestation autorisée le 14 juin, mais la coalition No-G7 n'a pas encore pris position sur les conditions qui lui sont imposées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Radio Lac a perdu un de ses visages historiques et membre fondateur, Cyril Azzam, qui s'est éteint récemment à l'âge de 80 ans. Gérard Schoch, également fondateur de la station genevoise, se souvient d’un homme marquant, véritable pilier de l'aventure radiophonique locale.
Gérard Schoch
Fondateur de Radio Lac
Gérard SchochFondateur de Radio Lac
Gérard SchochFondateur de Radio Lac
Au-delà de son rôle technique et artistique, Cyril Azzam laissera le souvenir d’un homme profondément humain, dont la bienveillance a marqué Gérard Schoch, qui évoque une personnalité lumineuse.
«C’est quelqu’un qui comptait beaucoup»
Présent de manière très régulière dans les locaux, il s'investissait pour faire vivre l'antenne et l'esprit de l'équipe. Pour Gérard Schoch, cette disparition représente la perte d’un repère chaleureux et d'un collaborateur précieux.
«C’était vraiment une personnalité hors norme, d’un contact facile»
L'histoire de Radio Lac reste indissociable de l'engagement de Cyril Azzam dès ses premières heures, à une époque où le paysage radiophonique genevois se réinventait. Il faisait partie du noyau dur qui a cru en cet audacieux projet. Cette complicité et cette vision partagée des débuts ont permis de poser les bases d'un média proche des Genevois.
«Il était membre fondateur, donc il fait partie de ceux qui ont créé Radio Lac au départ»
Cyril Azzam a également activement façonné l'identité sonore de la radio en fabricant les jingles de l'époque, ces identifiants sonores qui font la patte d'une radio. Un travail de l'ombre, mais crucial pour l'image de marque de l'antenne.
«Les jingles station c’était quand même des choses qui avait beaucoup d'importance. Comme maintenant, comme toujours»
Homme de studio mais aussi de scène, sa polyvalence artistique était reconnue. Cyril Azzam se produisait notamment avec son groupe Chocolat Blanc, une formation habituée des spectacles et des fêtes locales. Son savoir-faire s'était d'ailleurs exporté sur les écrans de la région.
«A la base c’était un musicien hors pair qui a aussi produit pas mal de musique pour la Télévision Romande»
Radio Lac salue aujourd'hui la mémoire d'un homme de cœur et de musique, qui aura grandement contribué à écrire sa partition.
Entretien réalisé par Laurie Selli Adaptation web Benjamin Smadja avec IA
La tour RTS à Genève a été vendue à la Fondation Wilsdorf pour 150 millions de francs. La transaction annoncée jeudi par la SSR à Berne était attendue, mais le montant n'était pas encore connu.
Le principe avait été dévoilé en juillet 2025. Cette vente entre dans le cadre des mesures d'économie drastiques de la SSR, qui deviendra la principale locatrice, d'ici 2029. En raison de la réduction de la redevance, la société doit adapter ses structures, affiner son offre et renforcer sa présence numérique.
Elle utilisera largement encore les infrastructures de la tour RTS où elle investit dans un nouveau centre de production vidéo. Pour cette raison, les équipes genevoises continueront de travailler sur place en dehors des rédactions de l'actualité et des sports qui déménagent sur le nouveau site vaudois de la RTS.
D'autres médias, comme le journal Le Temps et Heidi.news, et le groupe de réflexion Prospera investiront l'immeuble. L'objectif est d'aboutir à une convergence entre médias publics et privés, la recherche et les initiatives citoyennes.
Parmi les 150 millions, 100 millions constitueront un bénéfice dans l'exercice en cours. Ces recettes couvriront les coûts de restructuration de l'entreprise dans les années à venir. Elles pourront aussi alimenter des investissements futurs ou pour rembourser des capitaux étrangers.
La Fondation Wilsdorf a lancé une entité de droit privé pour piloter l'immeuble. L'Etat de Genève, propriétaire du terrain, lui a attribué un droit de superficie gratuit.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
A Genève, une partie du personnel de l'Office médico-pédagogique (OMP) s'est mise en grève jeudi pour dénoncer la dégradation de ses conditions de travail. La mobilisation s'est poursuivie par une manifestation, qui a rassemblé plus de 200 personnes au centre-ville.
"OMP: Prestations menacées, éducs en colère", indiquait la banderole de tête du cortège. Parmi le personnel de l'OMP se trouvaient des éducateurs, des enseignants spécialisés, des psychologues ou encore des assistants socio-éducatifs (ASE). Tous ont fustigé une direction qui s'est transformée en "manager qui applique les mesures d'austérité".
"On nous demande de choisir entre notre santé et notre responsabilité envers les élèves", a relevé au micro un éducateur. A l'appel des syndicats, le personnel dénonce l'introduction d'une nouvelle directive sur le temps de travail qui "comprime le temps de préparation des moments éducatifs" et qui ne prend pas en compte les pauses obligatoires.
Le personnel de l'OMP revendique un maximum de 28 heures hebdomadaires en présence des élèves sur les 46 heures 45 travaillées. En cause également, un système de pointage des heures, qui ne permet pas de rentrer toutes les heures travaillées après 19h00, le week-end ou pendant les camps.
Les grévistes demandent également une revalorisation des salaires et plus de postes. Les syndicats estiment qu'il faudrait 60 équivalents plein temps (ETP) dès la rentrée prochaine pour le secteur éducatif et douze pour le thérapeutique. Il en va de la qualité des prestations pour les enfants et leurs familles, selon eux.
Selon Mathilde Mottet, secrétaire syndicale au SSP, plus d'une soixantaine d'établissements de l'OMP comptaient des grévistes parmi le personnel. Une pétition munie de 300 signatures et qui relayait déjà ces revendications, avait été transmise en avril à la conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique Anne Hiltpold. Les négociations n'ont pas avancé depuis, selon les syndicats.
En fin de journée, le personnel a voté une résolution qui prévoit une nouvelle grève le 22 juin, l'après-midi, a fait savoir Mathilde Mottet. "Une séance de conciliation avec la direction est prévue ce jour-là. Le personnel y participera pour autant qu'elle se tienne à l'extérieur avec tous les grévistes", a-t-elle précisé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Mise en place par la Ville de Genève, la Canopée rouvre vendredi sur les quais. Jusqu'au 16 août, cet espace ombragé en plein air accueillera une pléthore d'activités sportives et ludiques, le matin et en fin d'après-midi. La participation aux cours est gratuite. Aucune inscription n'est requise.
Pour la conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis, en charge du département de la sécurité et des sports, "la Canopée reste l'endroit idéal pour essayer une nouvelle discipline, reprendre en douceur une activité physique ou simplement profiter du cadre majestueux de la rade", a indiqué jeudi la Ville de Genève.
Yoga, Pilates, Full body training, Mobility workout ou encore Swedish fit: les cours sont donnés par des formateurs certifiés. A ces activités sportives quotidiennes s'ajoutent des cours de danse, organisés par BeYou Dance, et des soirées stand-up, programmées par le Caustic Comedy Club. Le mercredi après-midi, les enfants peuvent découvrir différents jeux proposés par la Ludothèque des Eaux-Vives.
Une buvette et un food truck, ainsi qu'un terrain de pétanque, complètent l'offre. Ils sont ouverts aux mêmes horaires que la Canopée.
www.geneve.ch/canopee
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats