Nvidia, qui fournit l'écrasante majorité des puces pour l'intelligence artificielle (IA), a démarré la production de ses nouveaux processeurs Vera et Rubin, plus rapides et moins gourmands en énergie que leurs prédécesseurs, a annoncé lundi le patron Jensen Huang.
La fabrication des Vera, de type CPU soit le plus classique, et des Rubin, des GPU à la puissance de calcul supérieure, a ainsi commencé moins d'un an après la mise sur le marché de la dernière version, les Grace (CPU) et Blackwell (GPU).
"Nous avons décidé que nous devions faire avancer la technologie de calcul" qu'offrent les puces IA "chaque année", a déclaré Jensen Huang, alors que le rythme était jusqu'ici biannuel au minimum pour Nvidia mais aussi pour ses concurrents.
La nouvelle architecture sera disponible à la vente au deuxième semestre, a indiqué le groupe californien. "Si nous voulions que Vera Rubin arrive à temps cette année, il fallait qu'elle soit déjà en production", a expliqué Jensen Huang lors d'une présentation en marge du salon de la technologie grand public CES, qui s'ouvre mardi.
Cette accélération du cycle d'innovation des grands noms des processeurs fait craindre à des analystes et des investisseurs une obsolescence anticipée des générations précédentes, avant même d'avoir rentabilisé les milliards de dollars investis.
"Cette plateforme traite jusqu'à cinq fois" la quantité de données de la génération précédente, a une performance cinq fois supérieure par dollar investi "et offre cinq fois plus d'efficacité énergétique", s'est félicité Dion Harris, responsable des produits pour centres de données chez Nvidia, lors d'un point presse.
En septembre, Nvidia avait prédit que les performances seraient 7,5 fois supérieures à celles de Grace Blackwell.
L'enjeu de cette évolution est cruciale pour les clients de Nvidia, parmi lesquels tous les géants de l'industrie comme Microsoft, Amazon ou Meta, dont la facture énergétique explose.
Cette technologie doit permettre de "réduire le coût de l'intelligence", a assuré Dion Harris en direction d'un secteur où les centaines de milliards de dollars d'investissement ont afflué ces dernières années, alimentant les craintes d'éclatement d'une bulle.
Nvidia cherche aussi à verrouiller sa domination sur le secteur, estimée à environ 80% du marché mondial des puces pour les centres de données d'IA.
L'entreprise de Santa Clara (Californie) fait ainsi face à une double pression, celle de ses rivaux historiques comme AMD ou Intel, mais aussi de ses propres clients (Google, Amazon, Microsoft) qui développent de plus en plus leurs propres composants pour réduire leur dépendance.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp