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Âgées de 16 à 19 ans, les Meufs s’unissent pour défendre leurs droits

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Elles ont entre 16 et 19 ans et se sont baptisées les Meufs. Comprenez Mouvement étudiant pour l’unité féministe. Depuis le 7 mars, ces collégiennes se mobilisent.

Les membres féminines (même si les hommes ne sont pas exclus a priori) de ce groupe sont issues de tous les collèges du canton: Voltaire, Claparède, etc. Leur but: lutter contre le sexisme au sein de leurs établissements et dénoncer les inégalités entre hommes et femmes. Comme nous l’explique, en primeur, Marta du collège Rousseau, à l’origine des Meufs:

Marta Meuf

L’un des premiers combats des Meufs consiste à dénoncer les comportements de certains professeurs. Comme le souligne Lara, du collège Voltaire:

Lara Meuf

Aux yeux des Meufs, il n’est pas toujours aisé de faire part de ces problèmes, surtout à la hiérarchie. Les précisions de Lara, du collège Voltaire:

Lara Meuf

Leur jeune âge est-il un avantage ou un handicap dans leur combat? La réponse d’une des Meufs, Lilou du collège Calvin:

Lilou Meuf

Lilou va plus loin. La collégienne estime que la mobilisation de la jeune génération est d’autant plus essentielle que leurs aïeules ont parfois intégré des choses, qu’elles trouvent choquantes:

Lilou Meuf

Pour Marta, il s’agit donc de sensibiliser les jeunes comme les moins jeunes:

Marta Meuf

Et ce, en utilisant des outils modernes, comme l’indique Carine, une Meuf du collège Rousseau:

Carine Meuf

Pour Natalia, du collège Claparède, la lutte des Meufs est une nécessité absolue:

Natalia Meuf

Les Meufs souhaitent élargir leur mouvement au sein du secondaire. Et elles entendent bien participer à la grève des femmes le 14 juin.

@marie_prieur

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Un service gratuit et anonyme pour tester les drogues arrive à Genève

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Les données recoltées serviront aussi à alimenter une base de données pour une meilleure connaissance du marché et des produits à risque.

A Genève, un nouveau dispositif débarque: le Drug Checking. L’idée, c’est de permettre aux consommateurs de drogue de faire analyser les produits stupéfiants qu’ils s’apprêtent à consommer. Une première en Suisse romande. Treize ans après le premier dépôt de dossier, l’association Première ligne et sa branche Nuit blanche? (active depuis plus de dix ans dans les milieux festifs) peuvent enfin annoncer le lancement de cette offre.

Il y aura deux volets. Un laboratoire mobile -celui du pharmacien cantonal de Berne- qui se déplace sur les lieux d’un événement. Ce système avait été testé lors de la Lake Sensation en 2017. Il sera de retour le 6 juillet pour la Geneva Pride.

L’autre dispositif est, lui, stationnaire. Gratuit et anonyme, il débute le 3 juin. Il est le fruit d’un partenariat avec le laboratoire du Centre universitaire romand de médecine légale, qui se charge d’analyser les échantillons reçus. Roxane Morger Mégevand, coordinatrice du dispositif, nous explique le principe:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Conformément à la mission de Première ligne, ce service vise essentiellement à réduire les risques sanitaires liés à la consommation de stupéfiants. Qu’il s’agisse de détecter les produits surdosés ou de mauvaise qualité, notamment en raison de la présence de produits de coupe. Comme le précise Roxane Morger Mégevand:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Le dispositif devrait permettre de procéder à 500 analyses par an. Les résultats viendront compléter une base de données, munie d’un système d’alerte et consultable en ligne. Pour le moment, ce « catalogue » est alimenté via la récolte d’informations provenant des Drug Checking situés en Suisse alémanique. La coordinatrice revient sur cet objectif:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

En parallèle, Nuit blanche? a mis en place une permanence d’accueil et d’information. Baptisée #laperm, elle vise principalement les jeunes consommateurs (15 – 18 ans). Elle a ouvert depuis le 9 avril. L’accueil se fait aussi par téléphone ou via internet.

@marie_prieur

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Les enseignants veulent agir pour l’avenir des élèves

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A travers un manifeste, un collectif d’enseignants soutient le mouvement des jeunes pour le climat. Ils réclament un « parler vrai » dans le plan d’étude.

A l’aube d’une nouvelle grève pour le climat qui aura lieu ce vendredi 24 mai, des enseignants du secondaire 2 apportent leur soutien aux élèves. Jusqu’à présent, les professeurs avaient témoigné leur appui de manière individuelle. Mais ce mardi, à l’instar des enseignants belges et français, certains ont décidé de soutenir ce mouvement qu’ils estiment légitime.

Pour ce collectif, il faut changer le plan d’étude et favoriser le questionnement des savoirs transmis. Les explications de Nathalie Farriol, enseignante en chimie et biodiversité au Collège et École de culture générale Madmae de Staël.

Nathalie Farriol Enseignante au Collège et Ecole de culture générale Madame de Staël

Le programme actuel ne permet pas de répondre correctement aux questionnements des élèves, selon le collectif. Nathalie Farriol.

Nathalie Farriol Enseignante en chimie et biodiversité au Collège et Ecole de culture générale

Les enseignants invitent l’ensemble du corps enseignant, primaire, secondaire et supérieur à signer ce manifeste en ligne.

Du côté du Département de l’instruction publique, il est demandé aux élèves, qui veulent suivre la grève de vendredi, de motiver leur excuse par écrit. Pour ceux qui ont un examen, le DIP indique que la note 1 leur sera attribuée, en cas d’épreuve manquée.

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Geneva Open: Exit Dimitrov

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Dimitrov a été battu en trois sets par Delbonis (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Vainqueur de ses deux tours des qualifications, Grigor Dimitrov a chuté sur le premier obstacle du tableau principal au Geneva Open.

Le Bulgare, retombé à la 47e place mondiale, a gâché une belle entame de match face à l’Argentin Federico Delbonis (ATP 84) pour finalement s’incliner 1-6 6-4 6-2.

Le vainqueur du Masters 2017 a, l’espace d’un set, retrouvé le brio et la légèreté qui avaient fait de lui l’avenir du tennis. Ce premier set survolé 6-1 en 22 minutes (il y avait 5-0 après 15 minutes de jeu), en passant en revue toute une panoplie de coups maîtrisés et décisifs.

Toutefois, comme souvent depuis de longs mois, la machine s’est enrayée, sous les yeux incrédules du coach Radek Stepanek (son autre entraîneur, Andre Agassi, n’était pas dans les tribunes). Il est vrai que Delbonis, après avoir touché le fond, a eu le mérite de remonter en surface. Mais impossible de ne pas penser que Dimitrov a fait l’essentiel du travail pour permettre à l’Argentin d’empocher la deuxième manche et, ainsi, prendre le contrôle des opérations.

Car, en pur terrien qu’il est, Delbonis est patiemment venu à bout de son adversaire, se rappelant aux souvenirs d’un public genevois qui l’avait vu éliminer Stan Wawrinka en quart de finale de l’édition 2015. Résistant aux attaques de Dimitrov, il a surgi du bois pour mener 3-1 dans l’ultime set et ne plus être rejoint ensuite.

A noter l’élimination, en 8e de finale du double, du Genevois Johan Nikles. Associé à l’ancien no 1 mondial de la spécialité, le Serbe Nenad Zimonjic (âgé de bientôt 43 ans), il s’est incliné 6-4 6-2 face au duo Cristian Garin (CHI)/Juan Ignacio Londero (ARG).

Source: ATS

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Meilleure valorisation des biens en zone de développement

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Le Canton de Genève a annoncé mardi des mesures d’accompagnement en faveur des propriétaires en zone de développement. Objectif : accompagner les personnes concernées par les 11% de la zone villas appelée à être densifiée selon le Plan directeur cantonal 2030. Les pratiques administratives ont ainsi été modifiées.

Des mesures qui se traduisent par une meilleure valorisation du prix du terrain, qui passe à 1’200 francs le m2, contre 1’000 francs auparavant. Puis, deux options : soit un échange du bien contre des appartements à construire, soit une vente avec encaissement immédiat de la plus-value. Les précisions d’Antonio Hodgers, conseiller d’Etat en charge du Département du territoire.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat en charge du Département du territoire

Davantage d’argent donc pour mieux faire passer la pilule à ceux qui devront quitter leur maison dans les années à venir. Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat en charge du Département du territoire

Quant à l’imposition, elle interviendra à deux moments successifs en cas d’échange contre des appartements à construire. Une fois au moment de la remise des appartements, puis lors de leur revente éventuelle. L’imposition sera unique en cas de vente avec encaissement immédiat de la plus-value.

Une brochure d’information a été éditée à l’attention des personnes concernées.

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Constructeurs d’avions: le phénomène Pilatus en Suisse

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Le salon de l’aviation d’affaires s’ouvre aujourd’hui à Genève. Et l’une des premières annonces est venue du constructeur suisse Pilatus. Elle n’est pas passée inaperçue.

Oui, Pilatus, dans le canton de Lucerne. Le constructeur a annoncé qu’il allait reprendre ses ventes de PC-24 après trois ans d’observation auprès de plusieurs clients dans le monde. La liste d’attente en fait déjà un succès très remarqué.

Et qu’est-ce que cet avion a de particulier ?

Il peut transporter 4 à10 passagers selon le luxe des aménagements. Ça c’est banal. Mais il a surtout une porte cargo à l’arrière qui lui permet de devenir facilement un pur transporteur d’objets. Ou un avion d’évacuation médicale. Cette porte de soute n’a l’air de rien, mais c’est une innovation considérable dans l’aviation privée.

C’est juste cela qui fait le succès du PC-24 ?

Non, l’autre grand avantage de cet appareil, c’est la distance très courte de décollage et d’atterrissage. C’est conforme à la réputation de Pilatus. Sauf que cette fois, il ne s’agit pas d’un avion à turbo-propulseur.

Oui, on parle de jet. Et c’est une première pour le constructeur.

Exactement. Avec deux réacteurs américains Williams. Or non seulement l’appareil atterrit sur moins de 800 mètres, mais il peut se poser sur l’herbe, le sable et la neige. Ça lui donne accès à 20 000 aéroports et aérodromes dans le monde. Un record, et de très loin. Ah oui, encore une chose qui contribue souvent aux plus grands succès: cet avion est magnifique, avec des lignes remarquablement proportionnées malgré des contraintes techniques qui auraient pu en faire un drôle d’engin.

Tout le monde n’a pas à l’esprit qu’il y a en Suisse une industrie aéronautique.

Non, pas en Suisse romande en tout cas. On sait qu’il y a des sous-traitants de l’aérospatial, mais Pilatus est un vrai concepteur et assembleur. Une marque puissante avec des filiales de vente en Amérique, en Australie et en Chine. L’entreprise a été créée au début de la Seconde Guerre mondiale, loin des frontières, entre le lac des Quatre-Cantons et le massif du Pilate. D’où son nom.

Il y a eu ensuite le célèbre Pilatus Porter.

Oui, premier succès à l’international à partir des années 1950. Un avion très maniable à vocation à la fois militaire et civile. D’où des scandales lorsqu’il était acheté comme civil puis aisément converti en avion militaire harcelant des populations civiles. Et puis il y a eu les appareils de formation au pilotage, surtout militaires. Ils sont encore très prisés actuellement dans le monde.

Les revenus de l’entreprise sont aujourd’hui autant civils que militaires.

Oui, la société Pilatus était à la dérive lorsqu’elle a été acquise au début des années 1990 par de nouveaux actionnaires privés. Relancée surtout par un fils de paysan du coin, ingénieur en aéronautique de formation. Le développement dans l’aviation civile a ensuite été spectaculaire sous sa direction. Pilatus comptait déjà 1000 personnes en 2005. Elle en emploie le double aujourd’hui. Pour des ventes annuelles qui viennent de dépasser le milliard de francs.

 

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