La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a exhorté dimanche les Etats-Unis à se tenir à l'écart de la politique de son pays. Le président américain Donald Trump avait dit vouloir dicter les décisions à Caracas.
"Que ce soit la politique vénézuélienne qui résolve nos divergences et nos conflits internes, assez des puissances étrangères", a déclaré Mme Rodriguez dans un message adressé aux travailleurs pétroliers de l'Etat d'Anzoategui (est).
"Il a coûté très cher à cette république d'avoir à faire face aux conséquences du fascisme et de l'extrémisme dans notre pays", s'est-elle exclamée.
Delcy Rodriguez a été investie cheffe de l'Etat par intérim le 5 janvier, après la capture du président socialiste Nicolás Maduro par les Etats-Unis lors d'une opération militaire spectaculaire à Caracas. Après l'opération, M. Trump avait annoncé que Washington entendait "dicter" les décisions du Venezuela jusqu'à nouvel ordre.
Libération de prisonniers
Depuis lors, sous pression américaine, elle a signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis, engagé une réforme législative comprenant notamment une loi sur les hydrocarbures, libéré des prisonniers politiques et appelé à trouver des accords avec l'opposition.
La semaine dernière, la Maison-Blanche, sans fixer de date, a annoncé vouloir inviter Mme Rodriguez aux Etats-Unis, après un entretien téléphonique entre M. Trump et elle et plusieurs déclarations élogieuses du président américain à son égard.
Le processus de libération des détenus avance au compte-gouttes au Venezuela sous la pression de Washington. Au moins 104 prisonniers politiques ont été relâchés en une journée au Venezuela, a indiqué dimanche l'ONG Foro Penal.
"Nous avons vérifié 104 libérations de prisonniers politiques au Venezuela aujourd'hui. Nous continuons de vérifier d'autres libérations", a écrit sur le réseau social X le directeur de l'organisation, Alfredo Romero.
L'avocat Gonzalo Himiob, également de Foro Penal, a précisé sur le réseau social que "ce nombre n'est pas encore définitif. Il peut augmenter à mesure que nous procédons à davantage de vérifications".
Des milliers d'arrestations
Le gouvernement vénézuélien affirme avoir libéré 626 détenus politiques depuis décembre. Ce total officiel ne correspond pas aux rapports des ONG. Foro Penal comptabilise environ la moitié de libérations sur la même période.
L'opposition et ces ONG de défense des droits fondamentaux dénoncent la lenteur du processus. Des familles attendent devant les prisons et passent la nuit à la belle étoile dans l'espoir de voir leurs proches sortir des cellules.
En 2024, quelque 2400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles après l'élection présidentielle contestée de Nicolás Maduro, qui a succédé à Hugo Chávez en 2013 et assuré la continuité du pouvoir bolivarien.
L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur. Le conseil national électoral (CNE), accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés, disant avoir été victime d'une attaque informatique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Sejir Sahli
22 juillet 2020 à 17 h 39 min
Moi je suis d'accord de signer pour qu'il y'ait un vote mais je se sais où aller pur signer
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