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« A 500 m de la frontière, j’ai plus les chaines suisses. C’est pas normal! »

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C’était annoncé, c’est désormais effectif. Depuis ce matin, les habitants de France voisine ne peuvent plus regarder les chaines de télévision de la SSR. Conséquence de la mesure d’économie consistant à arrêter la diffusion par télévision numérique terrestre. La TNT permettait jusque là de capter la SSR en zone frontalière grâce au débordement des ondes.

Ce sont près d’1,8 million de foyers qui en profitaient. Notamment dans la commune frontalière de Saint-Cergues en Haute-Savoie. C’est là qu’habite Jean-Paul Février, un retraité français, amateur de voiles, qui ne cache pas sa déception:

Jean-Paul Février Habitant de Saint-Cergues (Haute-Savoie)

A noter, les Suisses habitant en France voisine pourront en effet continuer à recevoir les programmes de la SSR. Il leur faudra, pour cela, acheter une carte pour un montant unique de 60 francs. Puis, payer un abonnement annuel de 120 francs. A condition d’être équipé pour la réception par satellite.

Le Pôle métropolitain du Genevois français ainsi que des communes comme Ambilly, se sont émus de ce changement et ont adopté des motions. « Alors que l’agglomération franco-genevoise se développe et que ses
habitants commencent à prendre conscience de leur destin commun, ce recul médiatique est un très mauvais signe pour l’avenir de cette coopération », estime ainsi la municipalité d’Ambilly. Jean-Paul Février pense, lui aussi, que tout cela n’est pas très cohérent:

Jean-Paul Février Habitant de Saint-Cergues (Haute-Savoie)

Une solution de diffusion via l’antenne de Léman Bleu a été évoquée. Mais la SSR, par l’intermédiaire de sa porte-parole, Lauranne Peman explique: « Nous ne réfléchissons pas à d’autres options. Les programmes RTS pourraient être repris par un opérateur tiers, mais, ce n’est pas du ressort de la SSR. » De son côté, Léman Bleu indique ne pas travailler activement sur cette option tout en restant « ouverte à la discussion dans le processus de recherche de solution qui s’est engagé entre la RTS et le Grand Genève ».

En attendant, Jean-Paul Février, lui, risque fort de ne pas retrouver ses programmes préférés de sitôt.

@marie_prieur

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Un rapport dénonce les abus policiers envers des manifestants

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Plusieurs acteurs de la société civile genevoise se sont unis pour publier un rapport accablant intitulé « Manifester c’était mieux avant » et qui dénonce les méthodes de la police cantonale genevoise envers des manifestants. Le Conseiller d’Etat Mauro Poggia est notamment accusé d’avoir durci à l’excès les conditions de manifester. Une démarche qui ne serait fondée sur aucune base légale. Les signataires parlent de harcèlement judiciaire contre les manifestants.

C’est un document explosif qui a été dévoilé ce matin à la Maison des Associations par la Coordination Genevoise pour le droit de manifester. Ce regroupement de partis politiques de gauche ainsi que de plusieurs syndicats et d’associations a publié un rapport sur la régression de la liberté de réunion pacifique à Genève entre 2015 et 2019. Il égratigne sérieusement les méthodes de la police genevoise envers les manifestants. Les forces de sécurité auraient fait preuve de dissuasion envers les manifestants ainsi que d’un usage démesuré de la force.

Une modification qui date de 2012

La discorde trouve son origine en 2012 suite à une manifestation contre l’Organisation Mondiale du Commerce ayant impliqué des troubles à l’ordre public. La Loi genevoise sur les manifestations sur le domaine public (LMDPu) a fait l’objet d’une importante révision, visant principalement l’instauration d’une responsabilité pénale et civile de l’organisateur. Suite à son adoption, la LMDPu a fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral, qui a considéré que certaines dispositions attaquées restaient compatibles avec la Constitution fédérale à condition d’être interprétée restrictivement. Selon les plaignants, quelques années plus tard, la pratique a démontré que ce changement législatif a impliqué une restriction notable du droit de manifester à Genève.

Des méthodes répressives illégales

Le rapport dénonce les agissements de la police cantonale genevoise qui aurait tout fait pour dissuader les manifestations. Elle aurait entre autres interdit certains itinéraires, empêché les manifestations devant des lieux symboliques comme les ambassades et contrôlé les pancartes des manifestants, tout cela sans justification apparente. Les forces de l’ordre sont également accusées d’avoir filmé sans motif valable des manifestations pacifiques. Des méthodes et des agissements qui intimident les jeunes manifestants pour le climat, à l’image d’Enora Stein, militante de la grève pour le climat.

Enora Stein Militante de la grève pour le climat

L’un des points sensibles de ce rapport est l’utilisation abusive d’émoluments de la part des forces de l’ordre comme moyen de dissuasion. Les manifestants doivent systématiquement déposer leur demande de prendre la rue au minimum 30 jours avant l’événement. Un délai compliqué à gérer puisqu’il est difficile pour les manifestants de s’organiser autant à l’avance. En cas d’événements exceptionnels, le délai peut être réduit à 48h.

Les membres de la coordination se plaignent que depuis janvier dernier, la police tente de dissuader ces rassemblements non annoncés au délai prévu d’un mois, avec notamment des sanctions.  Si les demandes sont hors-délai, la police utilise ces émoluments comme sanction pour son dépôt tardif. De plus, l’émolument facturé dans ces cas s’avère souvent être le maximum légal de 500 CHF, ce qui peut représenter une grosse somme pour les étudiants qui manifestent pour le climat par exemple.

Il faut aussi payer de sa poche les différents panneaux signalétiques, ce qui peut s’élever à près de 400 CHF par manifestation. Cette nouvelle pratique instaurée par le Conseil d’Etat ne se fonde sur aucune base légale selon Pierre Bayenet, député d’Ensemble à Gauche au Grand Conseil.

Pierre Bayenet Député Ensemble à Gauche au Grand Conseil

Des sanctions pénales systématiquement déboutées

Selon les auteurs du rapport, plusieurs amendes auraient été infligées alors que les conditions légales n’étaient pas remplies. Pour preuve, lorsque les personnes s’y sont opposées, les amendes ont toutes été classées par le Service des contraventions ou ont fait l’objet d’un acquittement par le Tribunal de police. Pierre Bayenet parle de harcèlement judiciaire contre les manifestants et les organisateurs. La coordination genevoise pour le droit de manifester propose des solutions. Pierre Bayenet, député du Grand Conseil d’Ensemble à Gauche.

Pierre Bayenet Député Ensemble à Gauche au Grand Conseil

7 recommandations

Les signataires présentent 7 recommandations dans ce rapport, comme l’abandon du principe de l’autorisation préalable, l’autorisation de manifester devant les lieux symboliques, la suppression du délai de 30 jours pour soumettre une demande d’autorisation de manifester ou encore la renonciation à poursuivre tout participant à une manifestation pacifique tant qu’il n’a commis aucun acte répréhensible.

Contacté par la rédaction, le département du Conseiller d’Etat Mauro Poggia déclare ne pas avoir connaissance de ce rapport à l’heure actuelle et n’a pas souhaité réagir pour l’instant.

Miguel Hernandez et Robin Jaunin

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Thunberg accuse les Etats de « tromperie »

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"Même si les intentions sont bonnes, ce n'est pas du leadership, ce n'est pas montrer la voie, c'est une tromperie", a accusé Greta Thunberg. (©KEYSTONE/EPA EFE/J.J. GUILLEN)

De Greta Thunberg, qui parle de « tromperie », à Greenpeace, « en colère », les appels se sont fait plus pressants mercredi pour éviter un échec cinglant des négociations à la COP25. A deux jours de la fin de la réunion, de nombreux points restent en suspens.

« Une poignée de pays riches à promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pour cent, d’ici telle ou telle année, ou d’atteindre la neutralité climatique en tant d’années », a déclaré la jeune militante du climat Greta Thunberg lors d’un événement organisé par l’ONU à la 25e conférence climat à Madrid, dont les négociations doivent finir vendredi soir.

« Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n’est pas du leadership. Ce n’est pas montrer la voie. C’est une tromperie », a accusé l’adolescente suédoise. « Parce que la plupart de leurs promesses n’incluent pas l’aviation, le secteur maritime et les biens importés ou exportés, mais ils incluent la possibilité pour les pays de compenser leurs émissions ailleurs ».

« Où sont les adultes dans la salle? »

L’accord de Paris de 2015, qui a pour ambition de limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius au maximum, ne couvre effectivement pas les émissions des secteurs aériens et maritimes internationaux. Et les marchés carbone, dont des règles sont en cours de négociation, permettent aux Etats de compenser leurs émissions.

Juste avant la jeune Suédoise, la directrice générale de l’ONG Greenpeace, Jennifer Morgan, a laissé éclater sa « colère » à la tribune. « Je participe à ces COP depuis 25 ans et je n’ai jamais vu une telle fracture entre ce qui se passe entre ces murs et ce qui se passe dehors », a-t-elle assuré.

« Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions? Où sont les leaders? Où sont les adultes dans la salle? », a-t-elle lancé sous les applaudissements.

« Nous vivons des jours sombres de la politique climatique. Des ombres sont tapies derrière la scène: les milliards de dollars du secteur des énergies fossiles, qui d’un côté créent des gens gras et corrompus pendant que de l’autre, ils condamnent le monde et toutes ses beautés et sa diversité à la désolation », a poursuivi Jennifer Morgan. « Le coeur de l’accord de Paris bat toujours, mais à peine ».

Au moins 3 degrés de plus

Les engagements actuels des Etats, s’ils étaient respectés, conduiraient à une hausse du mercure d’au moins trois degrés Celsius. Les quelque 200 Etats signataires de l’accord de Paris réunis à Madrid du 2 au 13 décembre sont donc sous pression pour faire plus et plus vite.

Mais à quatre jours de la fin de la réunion, les signes d’ambition sont faibles. Les négociations techniques des premiers jours de la COP25 n’ont pas vraiment permis d’avancer, certains points de désaccord étant d’ores et déjà repoussés à plus tard, selon des observateurs.

A ce stade, quelque 70 pays, représentant seulement 8% des émissions mondiales, se sont engagés à relever leurs engagements climatiques en 2020. De nouveaux pourraient les rejoindre mercredi, mais aucun des principaux émetteurs, selon des observateurs.

« Négocier des failles »

Cette COP « semble s’être transformée en une opportunité pour certains pays de négocier des failles et d’éviter de relever leurs ambitions », a dénoncé Greta Thunberg, qui a inspiré des millions de jeunes et de moins jeunes à travers le monde.

« Des pays arrivent à trouver des façons habiles pour éviter d’engager de vraies actions », a-t-elle ajouté, évoquant aussi leur « refus de payer » pour aider les pays déjà frappés par les catastrophes climatiques.

« Au cours des jours restants, les ministres vont devoir démontrer qu’ils ont entendu l’appel des scientifiques, des jeunes et des autres demandant une action rapide », a dit Alden Meyer, de l’Union for Concerned Scientists, observateur de longue date des négociations climatiques, lors d’une conférence de presse.

Si les négociations débouchent sur « un résultat faible », « cela enverra un signal terrible au monde », a-t-il jugé.

Source: ATS

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Le Grand Conseil genevois traduit en langue des signes

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keystone-ATS

A Genève, les personnes sourdes et malentendantes pourront suivre ce jeudi le Grand Conseil en langage des signes. Grâce à une modification de la loi d’organisation du parlement genevois, un appel d’offre a été lancé et c’est la société Swisstext qui a remporté le mandat. La traduction en langue des signes sera disponible sur internet.

Une première phase test est menée jeudi et vendredi, lors des séances consacrées au budget 2020 du Canton. Vu la difficulté de traduire des propos en direct, deux traducteurs vont se partager la tâche. Léman bleu ne peut accueillir d’incrustation et il n’y aura pas de traduction simultanée en langue des signes mais un sous-titre est prévu. C’est un amendement du député socialiste au Grand Conseil Cyril Mizrahi qui a permis cette innovation unique en Suisse. Cyril Mizrahi.

Cyril Mizrahi Député socialiste au Grand Conseil genevois

Pour le député socialiste, il est indispensable d’inclure ces personnes dans le débat démocratique.

Cyril Mizrahi Député socialiste au Grand Conseil genevois

Le lancement officiel de la traduction en langage des signes est prévu en janvier. En suisse 10’000 personnes souffrent de surdité et 800’000 sont malentendantes, selon la Fédération suisse des sourds.

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Réalisation du Grand Neuchâtel lancée

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La nouvelle commune de Neuchâtel deviendra avec ses 45'000 habitants la commune la plus peuplée du canton, devant La Chaux-de-Fonds. (©Copil nouvelle commune Neuchâtel)

La nouvelle commune de Neuchâtel, fruit de la fusion de quatre entités, commence à prendre forme depuis le rejet le mois dernier d’un recours de citoyens de Peseux devant le Tribunal fédéral. Les exécutifs sont allés expliquer leur projet devant les législatifs.

Les présentations ont eu lieu mardi soir devant les membres des Conseils généraux de Corcelles-Cormondrèche, Neuchâtel, Peseux et Valangin, a indiqué mercredi à Corcelles-Cormondrèche le comité de pilotage de la fusion. Elles se sont déroulées sous le thème « Oser le changement et donner envie, plus que jamais, de vivre à Neuchâtel! »

Les autorités communales ont expliqué leur vision et leurs ambitions pour la nouvelle commune de Neuchâtel, qui naîtra au 1er janvier 2021, avec ses 45’000 habitants. Elles ont aussi détaillé les prochaines étapes importantes du processus institutionnel, qui interviendront « concrètement » au 1er semestre 2020.

« L’objectif est de présenter aux nouvelles autorités qui seront élues le 14 juin un document de référence, un projet de territoire qui donnera vie à la volonté des habitants de construire leur avenir ensemble », a relevé Violaine Blétry-de Montmollin, conseillère communale de Neuchâtel et coprésidente du comité de pilotage (Copil).

Le socle sur lequel reposent les travaux est la convention de fusion, acceptée par la population. Le document dessine déjà assez précisément les contours de la nouvelle commune: nom, armoiries, coefficient fiscal, assemblées citoyennes, notamment.

Collaborateurs impliqués

Le travail du Copil, composé de représentants des exécutifs des quatre communes, a démarré au début de l’été, sans attendre le verdict du Tribunal fédéral, qui a levé le dernier obstacle à la mi-novembre. Deux mandataires, la société Actaes et le Réseau urbain neuchâtelois (RUN) l’accompagnent depuis juin.

Les exécutifs ont élaboré une vision et des ambitions communes, et défini l’état d’esprit qui doit guider les travaux. « Nous voulons donner envie de vivre à Neuchâtel, au sein d’un territoire qui possède des atouts majeurs et un magnifique potentiel », a noté Thomas Perret, conseiller communal de Corcelles-Cormondrèche.

Et ceci par une approche innovante et créative de co-construction. Une plate-forme interne, à l’intention des 1350 collaborateurs, propose déjà des postes vacants en mobilité interne et permet aux employés de faire part de souhaits professionnels, d’y déposer leurs questions, voire leurs craintes.

Des compétences

« Nous avons besoin de toutes les compétences, nos personnels doivent être impliqués dans le processus et s’y sentir concernés, écoutés », explique Rolf Schneider, conseiller communal de Peseux, coprésident du Copil. Il rappelle que l’ensemble du personnel aura une place dans la nouvelle commune.

« Notre objectif est de construire une administration efficace et orientée vers les besoins des citoyens », a précisé Aurélie Widmer, conseillère communale de Valangin. Les autorités élues le 14 juin n’entreront en fonction qu’au 1er janvier 2021, ce qui les incitera à la retenue au cours de la période intermédiaire.

Par contre, il est prévu que les Conseils généraux, sous une forme à définir avec leurs bureaux, travaillent déjà sur le nouveau règlement général de la commune, voire sur le mode d’élection des conseillers communaux. Le résultat des travaux sera ensuite transmis à leurs successeurs, à l’instar du projet émanant des exécutifs.

Source: ATS

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Convoyeurs braqués: le canton de Vaud réagit

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Le Conseil d'Etat vaudois a pris plusieurs mesures urgentes et immédiates pour éviter de nouvelles attaques de convoyeurs de fonds, comme la semaine dernière à Daillens (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le gouvernement vaudois prend des mesures urgentes et immédiates en matière de transports de fonds. Le convoyage se fait désormais uniquement dans des véhicules lourds et blindés entre 5h et 22h. La valeur maximale par convoi est aussi réduite à 10 millions de francs.

Attendu depuis la nouvelle attaque d’un convoi, la semaine dernière à Daillens (VD), l’arrêté du Conseil d’Etat stipule également que les véhicules doivent être équipés d’un dispositif de destruction automatique des valeurs en cas d’effraction. De plus, deux équipiers au minium doivent désormais accompagner le transport, chauffeur inclus.

Cet arrêté, qui entre en vigueur dès mercredi, a été pris à la suite de discussions avec la police cantonale vaudoise et l’Association des entreprises suisses de service de sécurité (AESS). Les entreprises de transport ont été consultées et soutiennent, dans leur ensemble, les mesures, explique le Conseil d’Etat dans son communiqué.

« Ces mesures ont un caractère préventif et dissuasif visant à rendre le canton de Vaud moins attractif pour les auteurs potentiels », écrit le gouvernement.

Source: ATS

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