Le géant de l'automobile Volkswagen a vu son bénéfice net fondre de près d'un tiers au deuxième trimestre, plombé à la fois par de lourdes charges exceptionnelles et un effondrement sur le marché chinois, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.
D'avril à juin, le résultat net du groupe allemand a atteint 1,54 milliard d'euros (1,4 milliard de francs), tiré vers le bas notamment par une chute drastique des ventes de véhicules en Chine, où Volkswagen est confronté à la concurrence des constructeurs locaux.
"L'environnement reste extrêmement exigeant pour l'industrie automobile: crises géopolitiques, conflits commerciaux, exigences réglementaires élevées, marchés volatils et concurrence accrue", a déploré le président du directoire de Volkswagen, Oliver Blume, cité dans le communiqué.
Le bénéfice opérationnel du groupe (-9,5%) a notamment été impacté à hauteur de 500 millions d'euros par l'arrêt de la production du SUV 100% électrique ID.4 aux Etats-Unis.
Dans ces conditions difficiles, l'entreprise a abaissé sa prévision d'évolution du chiffre d'affaires sur l'année 2026: entre -3 et 0%, au lieu de 0 à +3% prévus initialement.
Volkswagen a en revanche maintenu son objectif d'une marge opérationnelle, indicateur clé de la rentabilité, comprise entre 4 et 5,5%. Au premier semestre, elle s'est élevée à 3,8%.
Restructuration drastique
Traversant ses pires années depuis la période précédant la crise du Covid19, Volkswagen s'engage depuis plusieurs mois dans un plan de réduction drastique de ses coûts pour espérer retrouver la rentabilité.
A la mi-juillet, M. Blume avait déclaré à ses employés que 50'000 emplois supplémentaires pourraient être supprimés, ce qui a suscité l'ire du puissant syndicat IG Metall.
Au premier semestre en Chine, où les constructeurs locaux parviennent à proposer des véhicules très avancés technologiquement, notamment dans l'électrique, pour des prix abordables, les ventes du groupe de Wolfsburg (nord) ont chuté de 31,6%.
Volkswagen rencontre également des difficultés aux Etats-Unis, où ses livraisons ont diminué de 7,4% sur les six premiers mois de l'année, notamment à cause des droits de douane.
Il mise pour sa relance sur le marché européen, où son carnet de commandes pour les véhicules 100% électriques a bondi de plus de moitié sur un an.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp