Le comité indépendant chargé d'enquêter sur les causes de l'incendie meurtrier qui a ravagé à la fin 2025 un important complexe résidentiel à Hong Kong, a entamé jeudi une série d'auditions publiques sur ce drame. 168 personnes sont mortes dans les flammes.
Ce comité, dont la création avait été annoncée très vite après le sinistre, est présidé par un juge. Il doit déterminer si les normes de sécurité contre les incendies étaient insuffisantes ou si certaines pratiques de construction ont contribué au feu. Il tentera aussi de voir s'il y a eu des manquements de la part de fonctionnaires ou d'entrepreneurs.
Sur son site en ligne, le comité indique qu'il cherchera également à déterminer s'il y a eu des problèmes plus systémiques, comme "des intérêts indus" ou des "collusions inappropriées" et "si des pratiques de corruption par entente illicite ou des irrégularités ont été commises dans le cadre du processus d'appel d'offres" pour les travaux en cours au moment du drame, survenu le 26 novembre dernier.
Sept tours en feu
Les flammes ont alors ravagé sept des huit tours du complexe Wang Fuk Court, au nord de Hong Kong, qui faisaient l'objet de travaux de rénovation et étaient recouvertes d'échafaudages en bambou, de filets de protection et de panneaux en mousse qui ont peut-être contribué à la propagation rapide du feu.
Avec 168 victimes, il s'agit de l'incendie d'un immeuble résidentiel le plus meurtrier au monde depuis 1980.
Parmi les témoins qui doivent comparaître devant le comité lors des audiences figurent des représentants du gouvernement, d'anciens résidents, les dirigeants d'entreprises de construction et des membres du comité de gestion du complexe.
La police, qui mène parallèlement une enquête pénale, a arrêté 22 personnes soupçonnées d'homicide involontaire, ainsi que six autres soupçonnées de fraude.
L'organisme de lutte contre la corruption de Hong Kong a également arrêté 23 personnes, parmi lesquelles des consultants, des entrepreneurs et des membres de la copropriété du complexe, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp