Il y a cinquante ans, la rivière Don, qui serpente à travers Toronto, était déclarée morte, étouffée par des décennies de rejets industriels et de pollution. Elle était devenue le triste symbole de la dégradation environnementale en milieu urbain. Mais aujourd’hui, grâce à un projet de re-naturation d’un milliard de dollars, elle revit. En 2025, l’Office de protection de la nature de Toronto a même recensé plus de vingt espèces de poissons, dont le saumon atlantique et l’amie émeraude, une espèce rare et locale.
Une renaissance écologique exemplaire
Cette renaissance est le fruit d’une collaboration entre urbanistes, et riverains. Parmi les actions menées : la création d’une nouvelle vallée, l’aménagement de zones de gravier pour la reproduction des poissons, et la réintroduction de plantes aquatiques. Une île, baptisée Ookwemin Minising, est aussi en cours de création pour renforcer la résilience climatique tout en accueillant des logements durables. Peu à peu, ces aménagements redéfinissent le lien entre la ville et son environnement.
Un modèle de résilience urbaine
Les résultats parlent d’eux-mêmes : les filets des scientifiques ne sont plus vides, et les images sous-marines révèlent une vie foisonnante, des jeunes poissons aux prédateurs comme le grand brochet. L’histoire de la rivière Don montre qu’il est possible pour une ville de réparer ses écosystèmes tout en repensant ses infrastructures. Toronto prouve qu’avec de la volonté et une planification ambitieuse, une rivière polluée peut redevenir un symbole d’espoir et de résilience.
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