Mercredi on dénombrait 28 personnes, blessées lors du dramatique Nouvel-An de Crans-Montana, encore hospitalisées dans le canton du Valais ou dans les hôpitaux universitaires de Genève, Lausanne et Zurich, selon les informations communiquées par les établissements concernés.
Le Centre hospitalier du Valais romand (CHVR) soigne onze patients, soit un de moins que la veille, sur ses sites de Sion et de Sierre. "Tous ont pu quitter les soins intensifs", a confirmé mercredi le CHVR à Keystone-ATS. "Ils ont été extubés lundi et retrouvent progressivement des fonctionnalités", ajoute l’institution.
Les patients pris en charge à Sierre reçoivent des soins spécialisés. "Ils bénéficient de chirurgie plastique reconstructive, nécessaire pour les brûlures graves, précise le CHVR. Ils sont engagés dans un processus thérapeutique qui s’inscrit dans la durée".
Neuf blessés restent hospitalisés au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne. "Ces patients, gravement brûlés, nécessitent des soins importants", indique l’hôpital. La prise en charge comprend "des interventions chirurgicales régulières" et une surveillance étroite, les équipes étant "pleinement mobilisées pour leur fournir les meilleurs soins possibles".
Cas encore critiques
Deux blessés se trouvent toujours aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). "Ils ne sont plus pris en charge aux soins intensifs", précisent les HUG. L’hôpital Riviera-Chablais ne compte plus aucun blessé issu de l’incendie du Nouvel-An.
En Suisse alémanique, six patients grièvement blessés sont encore soignés à l’hôpital universitaire de Zurich (USZ). "Leur état reste critique et le restera pendant plusieurs semaines", confirme l’établissement. En revanche, l’hôpital universitaire de Berne (Inselspital) ne prend plus en charge de blessés, ceux-ci ayant été transférés vers "des structures plus spécialisées pour le traitement des grands brûlés".
Au total, 43 survivants du drame ont été hospitalisés à l’étranger, principalement en France et en Italie, comme l’a rappelé le président du gouvernement valaisan Mathias Reynard. L’incendie a fait 40 morts, dont six ressortissants italiens, tandis que douze Italiens figurent parmi les blessés.
Funérailles à Lugano
À Lugano, la cathédrale était comble pour les funérailles de Sofia Prosperi mercredi, selon la RSI. L’adolescente italo-suisse de 15 ans est l’une des plus jeunes victimes de l’incendie du Nouvel-An à Crans-Montana.
"Nos pensées, a déclaré l’évêque de Lugano Alain de Raemy, dans une église remplie de jeunes, dont beaucoup tenaient une rose blanche, vont à tous les autres jeunes qui partageaient avec elle la fête du Nouvel-An... ", toujours selon la RSI.
M. de Raemy a également adressé une pensée, au-delà de tous les jeunes qui souffrent quotidiennement, à l’ami et camarade de classe de Sofia, Lorenzo, également âgé de 15 ans, toujours hospitalisé à l’hôpital Niguarda, avec des brûlures sur 40% du corps.
Aussi en Italie
A l’étranger, l’Italie a rendu hommage aux victimes mercredi. Une minute de silence a été observée dans toutes les écoles. "Aujourd’hui est un jour de deuil, de proximité avec les parents et les amis des jeunes qui sont morts", a déclaré le ministre italien de l’éducation Giuseppe Valditara.
A Milan, les obsèques de deux des victimes italiennes de l’incendie étaient prévues dans l’après-midi dans deux églises. Dans la matinée, des funérailles ont également eu lieu à Rome tandis qu’une autre cérémonie s’est tenue dans la cathédrale de Bologne.
Deuil national
La Suisse observera vendredi une journée de deuil national. "Le Conseil fédéral et les Eglises invitent la population à consacrer ce moment à la mémoire des défunts", ont-ils indiqué, appelant aussi à la solidarité "avec les blessés et leurs proches". A 14h00, les cloches sonneront dans tout le pays et les lieux de culte ouvriront leurs portes.
Plus de 1000 invités sont attendus à Martigny vendredi, dont des personnalités politiques étrangères de haut rang. La Suisse a invité 35 pays, des Etats directement concernés par la tragédie ainsi que ceux ayant proposé leur aide.
Les CFF ont enfin annoncé des mesures symboliques pour vendredi, avec des drapeaux en berne et une minute de silence à 14h00. L’entreprise dit vouloir "honorer la mémoire des victimes" et témoigner de sa solidarité.