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Economie

UBS en mesure de faire face à des pertes en cas de crise

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Du côté de la banque aux trois clés, la capacité d'UBS à générer des profits "a continué d'augmenter en 2025. Cette amélioration s'explique par la performance de l'activité de gestion de fortune et de la banque d'investissement", alors que les activités suisses ont vu leur rentabilité diminuer. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS, ainsi que les banques axées sur le marché suisse, seraient capables d'absorber les pertes engendrées par "des scénarios défavorables", souligne le géant bancaire qui dispose d'assez de fonds propres pour se conformer au tour de vis demandé par le Conseil fédéral.

"Le secteur bancaire suisse est globalement bien positionné pour relever les défis que présente l'environnement actuel", note la Banque nationale suisse (BNS) dans son rapport sur la stabilité financière publié jeudi. Dans le même temps, elle pointe que "le contexte économique et financier reste difficile pour le secteur financier suisse, en raison notamment du conflit au Moyen-Orient, des tensions liées au commerce international, et des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques qui en découlent."

Concernant les banques d'importance systémique, la "profitabilité" de PostFinance et de la Banque Cantonale de Zurich (ZKB) a augmenté l'an passé mais diminué pour le groupe Raiffeisen. Les ratios de fonds propres se sont globalement accrus.

Du côté de la banque aux trois clés, la capacité d'UBS à générer des profits "a continué d'augmenter en 2025. Cette amélioration s'explique par la performance de l'activité de gestion de fortune et de la banque d'investissement", alors que les activités suisses ont, à l'inverse, vu leur rentabilité diminuer en raison de la baisse du résultat net des opérations d'intérêts.

Fonds propres suffisants

En matière de fonds propres, UBS dépasse les exigences de la réglementation too big to fail (TBTF) dans une perspective d'application intégrale, auxquelles elle sera astreinte à partir de 2030, ajoute la BNS. Pour autant, la crise du Credit Suisse a montré que la réglementation bancaire devait être encore renforcée en Suisse.

Le renforcement de la réglementation "Too big to fail" n'entraînera pas de désavantage concurrentiel, a souligné jeudi en conférence de presse Antoine Martin, vice-directeur de la BNS. Selon lui, "UBS se situera au même niveau que ses homologues internationaux".

"Du point de vue de la Banque nationale, les mesures dans le domaine des liquidités et des fonds propres sont particulièrement importantes", pointe la BNS dans son rapport sur la stabilité financière. Elle rappelle qu'en ce qui concerne les fonds propres, le projet que le Conseil fédéral a soumis le 22 avril au Parlement prévoit la couverture complète en fonds propres des participations des banques dans des filiales non résidentes. La proposition du gouvernement "vise à traiter ces risques de manière ciblée, et concerne essentiellement" la banque aux trois clés.

Cette mesure est "ciblée et proportionnée" a insisté M. Martin.

"UBS dispose déjà de fonds propres suffisants pour satisfaire aux exigences proposées", selon les calculs pro forma des autorités et réserves comprises, note la gardienne du franc.

Début juin, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a assuré que la grande banque "acceptera et respectera" la décision du Parlement au sujet des fonds propres.

Sur la base des tests de résistance de la BNS, la plupart des banques axées sur le marché intérieur devraient être en mesure, grâce à leurs volants de fonds propres, d'absorber l'impact économique des scénarios de crise susceptibles de les affecter sans avoir à réduire l'octroi de prêts ou à renforcer leur capitalisation.

Ces banques, compte tenu de leur modèle d'entreprise, "sont particulièrement vulnérables à une hausse sensible des taux d'intérêt associée à une correction des prix sur le marché immobilier suisse".

Sorties d'argent

Sur le volet des flux d'argent, "les événements de 2022-2023 en Suisse et aux États-Unis ont montré que les sorties de liquidités peuvent épuiser rapidement des volants de liquidité même substantiels".

Certaines banques risquent aussi de faire face à des pénuries de liquidités en monnaies étrangères, relève la BNS pour qui "il est par conséquent indispensable que les banques préparent suffisamment de sûretés admissibles pour pouvoir obtenir si besoin un soutien en liquidités de la part de la BNS (à travers la facilité étendue de liquidités, FEL), voire d'autres banques centrales le cas échéant".

Enfin, l'institut ajoute que les intermédiaires financiers non bancaires (IFNB), soit les fonds de placement, les caisses de pension et les compagnies d'assurance, "jouent un rôle important dans le système financier en Suisse, avec des implications potentielles pour la stabilité financière". Il existe ainsi de fortes interdépendances entre le secteur bancaire suisse et les IFNB résidents et non-résidents. Ces derniers sont essentiellement reliés à UBS, en raison de sa taille, de son large éventail d'activités et de son profil international.

Les actifs financiers des IFNB suisses sont "considérables", représentant au total 554% du PIB suisse et 171% des actifs financiers du secteur bancaire suisse à fin 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

L'armée américaine a lancé des "frappes puissantes" contre l'Iran

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L'armée américaine a repris ses frappes contre l'Iran après une "agression iranienne injustifiée" et "dangereuse" (archives). (© KEYSTONE/AP U.S. Central Command)

Les Etats-Unis ont lancé mardi une série de frappes contre l'Iran et rétabli leurs sanctions sur le pétrole iranien, affirmant répondre aux attaques contre des navires à Ormuz. Les médias iraniens ont fait état d'explosions sur des sites proches du détroit.

Trois navires ont été touchés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, malgré le cessez-le-feu entre Téhéran et Washington a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre Téhéran.

Ce texte prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz, par où transitent, en temps normal, 20% du brut et du GNL mondial et dont la fermeture par Téhéran avait fait vaciller l'économie mondiale et flamber les prix, ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé le lancement d'une "série de frappes puissantes" en représailles aux "attaques iraniennes", qualifiées de "violation flagrante du cessez-le-feu".

"Totalement inacceptables"

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a déclaré un responsable gouvernemental américain sous le couvert de l'anonymat, après la publication d'un document par le ministère américain des finances interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à partir de mardi.

Selon la chaîne d'information iranienne IRIB, six explosions ont été entendues sur l'île iranienne de Qeshm, sept dans la ville de Sirik et d'autres encore dans la grande ville portuaire de Bandar Abbas (sud).

La navigation avait repris dans le détroit d'Ormuz à la suite de la signature du protocole d'accord, malgré quelques incidents. A la fin juin, accusant l'Iran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays, qui avait riposté en ciblant des voisins du golfe Persique, le Koweït et Bahreïn. Washington et Téhéran s'étaient ensuite mis d'accord pour cesser ces hostilités.

L'Arabie saoudite a condamné "le ciblage par la République islamique d'Iran du pétrolier saoudien Wedyan", ainsi que celui "du méthanier qatari Al-Rakayyat", dénonçant "une atteinte à la sécurité de la navigation internationale et à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux".

Pas de blessé

Auparavant, le Qatar avait annoncé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien pour protester contre l'attaque visant son méthanier.

Le ministère qatari des affaires étrangères a dit avoir remis au diplomate iranien une note sommant Téhéran de "cesser immédiatement toute pratique portant atteinte à la sécurité régionale" ainsi qu'à "la sécurité de la navigation internationale et l'approvisionnement énergétique mondial", tout en exigeant "des explications sur cette attaque".

Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères Esmaïl Baghaï a, de son côté, dénoncé une mise en cause "inacceptable" de la part du Qatar.

Sans les attribuer, l'agence UKMTO a ensuite signalé mardi deux autres incidents: un pétrolier touché par un projectile non identifié, subissant "des dommages structurels", et un navire-citerne frappé par un drone d'origine inconnue. Dans les trois cas, l'agence a indiqué qu'il n'y avait eu ni blessé ni dégâts environnementaux.

Divergences sur la gestion d'Ormuz

L'Iran exclut, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, tout retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé le long de ses côtes.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Cette montée des tensions intervient alors que l'Iran organise depuis samedi des funérailles nationales de six jours pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre par des frappes israélo-américaines, dont le corps vient d'arriver en Irak pour des processions à Najaf et Kerbala, deux villes abritant les sanctuaires les plus vénérés des musulmans chiites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Redressement du marché suisse des véhicules utilitaires

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Le marché helvétique des véhicules utilitaires neufs a connu une reprise plus marquée que celui des voitures de tourisme au premier semestre 2026. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le marché helvétique des véhicules utilitaires neufs a connu une reprise plus marquée que celui des voitures de tourisme au premier semestre 2026. Malgré les incertitudes économiques, de nombreuses entreprises ont investi dans le renouvellement de leur flotte.

Entre janvier et fin juin 2026, 19'597 véhicules utilitaires ont été mis en circulation sur les routes suisses, soit une hausse de 5,4% par rapport à la même période de 2025, rapporte mardi la faîtière des importateurs automobiles Auto-Suisse.

Par catégorie, le nombre de véhicules utilitaires lourds d'un poids de plus de 3,5 tonnes a progressé de 9,2% sur un an, avec 2155 nouvelles immatriculations. Dans cette catégorie, la part des véhicules 100% électriques s'est établie à 26,3%. Plus d'un poids lourd neuf sur quatre est ainsi entièrement électrique.

Pour leur part, les véhicules utilitaires légers jusqu'à 3,5 tonnes ont enregistré une croissance de 5,1%, avec 14'236 nouvelles immatriculations. Dans cette catégorie, les modèles 100% électriques ne représentent que 13,9% du marché.

Les véhicules destinés au transport de personnes, notamment les camping-cars, les minibus, les autocars et les autobus, ont également progressé, de 4,2% à 3206 nouvelles immatriculations.

"Le premier semestre a montré que les entreprises investissent dans les nouvelles motorisations lorsqu'elles présentent un intérêt tant sur le plan opérationnel qu'économique", souligne Thomas Rücker, directeur d'Auto-Suisse, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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SpaceX intègre l'indice boursier Nasdaq 100

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SpaceX rejoint l'indice boursier phare Nasdaq 100. (archive) (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

Moins d'un mois après sa retentissante entrée à Wall Street, le joyau d'Elon Musk SpaceX rejoint mardi l'indice boursier phare Nasdaq 100 et s'invite par la même occasion au portefeuille de millions d'Américains.

Au mois de mai, la Bourse électronique éponyme new-yorkaise, où est cotée SpaceX depuis le 12 juin, a modifié ses règles, permettant aux très grosses capitalisations d'intégrer l'indice au terme de seulement 15 séances, contre trois mois auparavant.

Une évolution qui renforce la demande pour les titres SpaceX, relèvent les experts.

Selon les données du Nasdaq, les fonds d'investissement répliquant le Nasdaq 100 pèsent aujourd'hui plus de 1400 milliards de dollars. Ils ont été contraints de faire place au nouveau venu.

"Chacun de ces fonds a dû acheter des actions SpaceX. Non pas parce qu'un gestionnaire de portefeuille a pris une décision éclairée mais parce que le règlement de l'indice l'exigeait" depuis mai, souligne Mark Malek, analyste pour le courtier Siebert Financial.

De nombreux ménages américains se retrouvent par ricochet eux aussi automatiquement exposés à SpaceX, ayant placé dans ces fonds une large part de leur épargne-retraite.

L'entreprise d'Elon Musk - qui regroupe les fusées SpaceX, la constellation de satellites Starlink et le laboratoire d'intelligence artificielle xAI - avait déjà fait la part belle aux investisseurs particuliers en leur réservant nombre de ses actions nouvellement créées pour son entrée en Bourse.

L'opération avait été un grand succès, pulvérisant le record de levée de fonds avec 75 milliards de dollars récoltés. Elle avait aussi fait passer la fortune de M. Musk au-delà du seuil des 1000 milliards de dollars, du jamais vu.

Depuis, l'action SpaceX a été chahutée à Wall Street. Vers 16h30 mardi, dans un marché baissier, elle s'échangeait autour de 151 dollars, soit 5% de moins que la veille mais toujours au-dessus de son prix initial de cotation, fixé à 135 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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La Commission européenne autorise le rachat de Beazley par Zurich

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La Commission européenne a approuvé mardi l'acquisition de l'assureur spécialisé britannique Beazley par Zurich Insurance. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Commission européenne a approuvé mardi l'acquisition de l'assureur spécialisé britannique Beazley par Zurich Insurance. L'exécutif européen a conclu que l'opération ne soulèverait pas de problèmes de concurrence.

L'opération a été examinée selon la procédure simplifiée d'examen des fusions, peut-on lire sur le site de la Commission européenne. Pour l'exécutif européen, l'acquisition de Beazley par Zurich Insurance ne pose aucun problème de concurrence, étant donné que les deux groupes n'occupent qu'une position limitée sur le marché européen pour les produits et services d'assurance concernés.

En mars, l'assureur Zurich Insurance a lancé une offre de rachat sur Beazley pour un montant de plusieurs milliards de dollars. Fin avril, les actionnaires britanniques ont approuvé la fusion. Zurich Insurance vise toujours une finalisation du rachat au second semestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Shell cède ses activités de distribution en Afrique du Sud

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L'opération est valorisée à environ un milliard de dollars (environ 805 millions en francs au cours du jours). (© KEYSTONE/DPA/HANNES P ALBERT)

Le britannique Shell a annoncé mardi un accord pour céder ses activités aval en Afrique du Sud, dont quelque 580 stations-service, à la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (Adnoc), dans une opération valorisée à environ un milliard de dollars.

Cette cession s'inscrit dans la stratégie du groupe visant à recentrer son portefeuille sur ses marchés jugés prioritaires. L'opération, qui porte sur la filiale Shell Downstream South Africa (SDSA), devrait être finalisée en 2027.

Selon Adnoc, l'accord valorise l'ensemble de la société à environ un milliard de dollars. La marque Shell continuera toutefois d'être exploitée en Afrique du Sud dans le cadre d'accords de licence, tandis que les clients conserveront l'accès aux carburants et lubrifiants du groupe.

Pour la compagnie émiratie, "cette acquisition constitue une étape majeure" dans son ambition de se développer comme acteur mondial de la distribution de carburants et des services de mobilité, tout en renforçant sa présence sur le continent africain.

Dans une communication distincte publiée avant ses résultats trimestriels, Shell a par ailleurs fait état d'un net recul de sa production gazière au deuxième trimestre. Celle-ci est attendue entre 620'000 et 650'000 barils équivalent pétrole par jour, contre 909'000 au premier trimestre.

Le groupe attribue ce repli aux conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les volumes en provenance du Qatar.

Shell a néanmoins indiqué que ses activités de négoce de gaz devraient enregistrer des performances "nettement supérieures" à celles du premier trimestre.

À la Bourse de Londres, le titre gagnait près de 3% en début de séance.

"Les investisseurs ont accueilli avec soulagement l'annonce de Shell selon laquelle les résultats au deuxième trimestre de sa division Gaz intégré seraient meilleurs que prévu", a observé Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell, ajoutant que l'entreprise a été soutenue par la hausse des prix du pétrole.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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