Hantavirus: symptômes, transmission et risques
Un foyer d’hantavirus a été détecté sur une croisière, soulevant des questions. Voici ce qu'il faut savoir sur les symptômes, la transmission et le niveau de risque de ce virus transmis par les rongeurs.
Hantavirus: symptômes, transmission et risques
Un foyer d’hantavirus a été détecté sur une croisière, soulevant des questions. Voici ce qu'il faut savoir sur les symptômes, la transmission et le niveau de risque de ce virus transmis par les rongeurs.
L’actualité récente est marquée par un foyer d’hantavirus sur un bateau de croisière, où trois décès ont été recensés. Après l’évacuation des passagers, six cas ont été confirmés et plusieurs personnes, dont une à Genève, restent confinées. Transmis à l’origine par les rongeurs, cet hantavirus n’est pas nouveau et existe sous deux formes. La souche en cause, surnommée "virus des Andes", est la plus sévère et peut se transmettre entre humains. Elle provoque un état grippal pouvant évoluer vers un œdème pulmonaire. Malgré l'inquiétude, l'OMS se veut rassurante: le virus est peu contagieux et le risque de propagation en Suisse reste extrêmement faible.
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Bonjour Anne.
Bonjour Fred.
On en a beaucoup entendu parler ces derniers jours dans l'actualité et j'ai besoin de comprendre. C'est quoi cet hantavirus?
Effectivement. Alors c'est sur ce bateau de croisière, le Undus, où tout a commencé. C'est là où on a commencé à entendre parler de ce virus qui a causé trois morts sur la croisière. Le bateau était immobilisé au large du Cap-Vert depuis le 4 mai avec 147 personnes à son bord. Les passagers ont été évacués hier, il me semble. Exactement, sur l'île de Ténérife avec des vols de rapatriement déjà organisés pour leur permettre de rentrer dans leurs pays respectifs.
Alors évidemment, plusieurs cas suspects restent confinés. Une personne à Genève est notamment confinée à domicile. Certains autres passagers, notamment en France, sont placés en quarantaine à l'hôpital. À ce jour, six cas ont été confirmés, deux cas sont suspects selon l'OMS, et il faut savoir aussi que ces chiffres évoluent depuis le rapatriement qui continue aujourd'hui. Les cas contacts sont aussi en cours d'identification.
Bon alors c'est quoi ce nouveau virus?
Alors, il n'est pas nouveau. On le connaît depuis un certain temps, il a été découvert la première fois durant la guerre de Corée dans les années 50. C'est en fait une grande famille de virus, pour lesquels on distingue deux types d'infections. D'abord celui qui vient d'Europe et d'Asie, qui est plus fréquent avec des centaines de cas par année en Europe. On le reconnaît parce qu'on a un état grippal: de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, qui peuvent amener une insuffisance rénale mais avec une mortalité de 2%.
Et puis, on a la version en Amérique du Sud de cette infection, qui est plus rare mais aussi plus grave. Elle se manifeste par un état grippal qui peut dégénérer en œdème pulmonaire, avec une mortalité jusqu'à 40%. C'est de celui-ci dont il s'agit, on l'a appelé "virus des Andes". C'est justement aux HUG, à Genève, qu'il a été identifié la semaine dernière. Et justement, ce qui est embêtant avec cette souche-là, c'est que la durée d'incubation peut aller jusqu'à six semaines.
Donc, comment ça se transmet?
Normalement, via des excréments de rongeurs, de l'urine ou de la salive. Avec le virus des Andes, justement, une fois qu'on l'a, on peut le transmettre de personne à personne.
Vous savez quoi Anne, j'ai l'impression que ça rappelle forcément des souvenirs de 2020.
Forcément, mais sachez en tout cas que l'OMS temporise vraiment. Elle se veut rassurante. Déjà parce que c'est un virus très peu contagieux, il faut des cas très directs. L'organisation a assuré qu'il ne s'agissait pas du début d'une épidémie, pas plus que du début d'une pandémie. En plus, contrairement au Covid ou à la grippe, l'hantavirus ne se transmet pas simplement en partageant un métro pendant quelques minutes. Donc les risques de propagation en Suisse restent extrêmement faibles selon les experts. D'ailleurs, d'après une étude, sur 100 personnes exposées, environ trois à quatre développent la maladie. Le risque est plus élevé, il faut aussi le savoir, chez les partenaires sexuels, environ 17%.
Les croisiéristes sont donc surveillés de près actuellement bien sûr.
Exactement, et les gouvernements sont encore en train de s'organiser entre les rapatriements à venir et puis aussi la surveillance autour du virus.
C'est noté, on fera attention aux souris. Merci Anne.
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