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Santé

Vaud: les défis du monde du travail à l'horizon 2025

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Valérie Dittli et Isabelle Moret, accompagnées de Carole Martin (cheffe de Statistique Vaud) et Adeline Cherqui (cheffe de la section prospective), ont présenté vendredi une étude sur le marché de l'emploi vaudois en 2050. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Deviner à quoi ressemblera le monde du travail vaudois à l'horizon 2050: tel est l'objectif de la nouvelle étude prospective de Statistique Vaud. Elle liste les enjeux pour le canton, entre besoin de main-d'oeuvre étrangère ou accompagnement des transitions numériques et climatiques.

Quatre scénarios émergent de cette étude. Du plus optimiste, tablant sur une économie "ouverte et prospère", au plus négatif, envisageant "une crise persistante". L'orientation dans l'un ou l'autre scénario dépendra de plusieurs facteurs, détaillés vendredi devant la presse par les conseillères d'Etat Isabelle Moret (en charge notamment de l'économie et de l'emploi) et Valérie Dittli (durabilité et numérique).

Parmi ces enjeux, le maintien de l'accès à la main-d'oeuvre est jugé essentiel. Face à une "réalité démographique incontournable", marquée par le vieillissement de la population, Vaud sera plus que jamais dépendant de ses "talents venus de l'étranger", qui représentent déjà aujourd'hui un tiers des travailleurs du canton, a relevé Isabelle Moret.

La ministre a évoqué "le risque de 50'000 postes manquants d'ici 10 ans dans le canton". Celui-ci serait encore "aggravé" si l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions" devait être acceptée le 14 juin, a-t-elle affirmé, rappelant que le Conseil d'Etat s'opposait clairement à ce texte.

Outre les travailleurs étrangers, la main-d'oeuvre locale doit être "davantage mobilisée" pour faire face à l'avenir, a continué Isabelle Moret. Cela passera, entre autres, en facilitant l'intégration des femmes sur le marché du travail, a-t-elle estimé.

Double transition

L'étude de Statistique Vaud se penche aussi sur les effets de la transition numérique, portée par l'intelligence artificielle. Elle relève notamment que, selon des chiffres pour l'Europe, 13 à 25% des postes pourraient "se transformer profondément, voire disparaître d'ici 2030".

La deuxième transition, liée au changement climatique, aura aussi des répercussions majeures sur le monde du travail. Statistique Vaud évoque par exemple le lien entre "stress thermique" et baisse de la productivité.

Pour appréhender au mieux cette double transition (numérique et climatique), Statistique Vaud a listé divers "leviers d'action", par exemple en matière de formation, de souveraineté numérique, d'adaptation du travail en fonction du climat ou de soutien aux entreprises.

"Cette étude permet de se projeter dans le monde de demain, afin d'alimenter le débat démocratique et soutenir des décisions politiques", estimé Valérie Dittli.

Isabelle Moret a évoqué quelques exemples concrets, à l'image du Fonds de soutien à l'économie durable. Un fonds "bientôt épuisé" et sur lequel le Conseil d'Etat et le Grand Conseil devront bientôt se prononcer pour savoir s'il faut le réalimenter voire "l'upgrader". Cette étude "nous donne des arguments", a-t-elle déclaré.

La conseillère d'Etat a ajouté que le canton "ne pourrait pas tout faire tout seul". Elle a, par exemple, appelé à la création au niveau suisse d'un Observatoire de l'emploi, lequel permettrait notamment d'adapter les formations aux besoins de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Confédération alerte contre les produits contenant des peptides

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Swissmedic a collaboré avec l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières et Swiss Sport Integrity pour mettre en garde contre les peptides importés illégalement (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

De plus en plus de produits contenant des peptides sont importés illégalement en Suisse, avertit la Confédération. Souvent commandés en ligne, ces produits non contrôlés et non autorisés présentent des "risques considérables pour la santé".

Swissmedic a collaboré avec l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) et Swiss Sport Integrity (SSI) pour mener une action ciblée contre les peptides importés illégalement. Ils ont contrôlé 46 envois contenant des "préparations douteuses à base de peptides", indique mardi Swissmedic dans un communiqué.

Sur 23 envois retenus, 21 ont été considérés comme des produits dopants et deux comme des médicaments. Les 23 autres ont dû être libérés malgré le risque sanitaire, en raison de leurs quantités inférieures au seuil de tolérance légal à l'importation, écrit Swissmedic.

Les destinataires ont toutefois reçu une lettre indiquant que la prise de telles préparations relevait de leur responsabilité et se faisait à leurs risques et périls. Environ 80% des envois contrôlés provenaient de Pologne. Les produits étaient souvent faussement déclarés et issus de sources non contrôlées.

La Confédération met en garde contre les "produits se situant à la frontière entre les médicaments, les produits 'lifestyle' et les produits dopants", qui sont de plus en plus souvent vendus en ligne à des particuliers en Suisse. Elle relève la difficulté pour ces derniers de repérer ces offres douteuses. Avec ces produits, les personnes intéressées recherchent souvent des solutions rapides pour améliorer leurs performances physiques et mentales.

Sanctions possibles

Les peptides sont des molécules constituées de chaînes d’acides aminés, dont certaines sont également synthétisées naturellement par le corps humain. Les principes actifs à base de peptides sont utilisés dans des médicaments, notamment pour traiter le diabète, les troubles hormonaux ou certains cancers. Mais la sécurité, l'efficacité et la qualité des préparations doivent être scientifiquement prouvées avant la délivrance d'une autorisation.

Les substances peptidiques promues sur des sites Internet ou les réseaux sociaux n'ont souvent pas fait l'objet de tests suffisants permettant une utilisation chez l'être humain, alerte Swissmedic. N'apportant aucune garantie de qualité, elles ne sont donc pas autorisées en Suisse en tant que médicaments.

La Confédération rappelle encore que bon nombre de ces substances sont interdites dans le sport. Des risques existent pour la santé, mais il s'agit aussi d'une infraction aux règles antidopage. Par ailleurs, quiconque commercialise des médicaments non autorisés en Suisse est passible de sanctions pénales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'agriculture a favorisé autrefois la biodiversité sur le Plateau

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Des chercheurs bâlois ont analysé du pollen prélevé dans des sédiments lacustres vieux de plusieurs millénaires pour établir le lien entre agriculture et diversité végétale (photo d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les humains n'ont pas toujours été l'ennemi de la nature. Une étude bâloise démontre que l'agriculture a même contribué pendant des millénaires à accroître la biodiversité sur le Plateau suisse. La tendance ne s'est inversée qu'au cours de 80 dernières années.

Des chercheurs ont retracé en détail l'évolution de la flore sur le Plateau suisse au cours des 7000 dernières années, indique mardi l'Université de Bâle. Leurs analyses, basées sur des carottes de sédiments prélevées dans deux lacs bernois et un lac thurgovien, révèlent que l'activité humaine a d'abord été bénéfique pour la diversité des plantes.

Contrairement à certaines idées reçues, depuis le néolithique, la diversité végétale a progressé avec l'essor de l'agriculture et de l'élevage, explique Fabian Rey, auteur principal de l'étude publiée dans la revue spécialisée "Nature Communications". Avant l'intervention humaine, le Plateau suisse était majoritairement couvert de forêts, formant un habitat relativement uniforme.

Avec le développement de l’agriculture, une mosaïque d'habitats s’est formée au fil du temps. Des champs, des pâturages, des haies et plus tard des vergers se sont succédé sur de petites surfaces, offrant des conditions variées à des plantes spécialisées.

Les crises ont réduit la diversité

Le recul de l'influence humaine a eu l'effet inverse. Des phases de déclin de la biodiversité ont été observées lors des grandes migrations après la chute de l'Empire romain ou durant les vagues de peste au Moyen Âge. La forêt a alors regagné du terrain.

La corrélation positive entre agriculture et biodiversité a pris fin vers la Seconde Guerre mondiale. Au cours des 80 dernières années, la diversité végétale a fortement chuté. Les chercheurs attribuent ce déclin à l’intensification de l’agriculture observée depuis lors.

La création de grandes parcelles uniformes, plus faciles à exploiter mécaniquement, ainsi que l'usage croissant d'engrais et de pesticides ont entraîné le recul de nombreuses plantes spécialisées. Les chercheurs estiment toutefois que cette tendance est réversible.

"Dans nos données, nous voyons aussi que la diversité végétale s'est rétablie après des effondrements antérieurs, lorsque les gens sont revenus à une agriculture avec des surfaces variées", conclut Fabian Rey.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Roche: examen prioritaire de la FDA pour un traitement oculaire

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L'Enspryng, conçu à l'origine par la filiale japonaise de Roche, Chugai, a été homologué en premier au Japon. Il a également été approuvé aux Etats-Unis et en Suisse notamment dans d'autres indications (archives). (© KEYSTONE/AP/JACQUELYN MARTIN)

Roche a obtenu de la FDA un examen prioritaire pour le traitement Enspryng (satralizumab) destiné à lutter contre la maladie oculaire thyroïdienne. Cette maladie auto-immune provoque l'inflammation, le gonflement et la fibrose de muscles et tissus derrière les yeux.

La décision du régulateur sanitaire américain est basée sur les études cliniques de phase III SatraGO-1 et SatraGO-2 ayant évalué l'innocuité et l'efficacité du traitement chez les patients souffrant de la forme modérée à sévère de la maladie, a précisé le groupe pharmaceutique bâlois mardi dans un communiqué.

"Ce traitement sous-cutané pourrait ouvrir la voie à une nouvelle approche thérapeutique alliant efficacité clinique et profil de sécurité favorable à la commodité d'une administration à domicile", a souligné le directeur médical de Roche, Levi Garraway.

Le statut d'examen prioritaire permet de réduire de dix à six mois la période d'évaluation d'un médicament par la FDA en vue de son homologation.

L'Enspryng, conçu à l'origine par la filiale nippone Chugai, a été homologué en premier au Japon. Il a également été approuvé aux Etats-Unis et en Suisse notamment dans d'autres indications.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Séoul annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA

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Le fabricant de puces SK Hynix notamment s'est engagé à construire deux nouvelles usines au pays du matin calme, entre autres infrastructures. (archive) (© KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON)

Le gouvernement sud-coréen a dévoilé lundi un plan colossal d'investissement pour construire des usines de semi-conducteurs avancés et des data-centers pour l'intelligence artificielle (IA).

Le montant total de ce projet, 1800 millions de milliards de wons, est l'équivalent des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) nominal en 2025 de la Corée du Sud, 13e économie mondiale.

Un premier projet, d'un montant de 800'000 milliards de wons (419 milliards de francs) sur une durée non précisée, comprendra quatre usines de semi-conducteurs, dont deux construites par le géant Samsung Electronics et les deux autres par son concurrent SK hynix, et d'autres infrastructures, a déclaré le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan, au cours d'une présentation devant les médias.

Un autre projet, d'un montant total de 1000 millions de milliards de wons (524 milliards de francs), vise à construire d'ici 2035 de nouveaux centres de données dédiés à l'IA d'une puissance totale de 10 gigawatts (GW), ce qui portera la capacité totale du pays à 18,4 GW, a annoncé le ministre des Sciences, Bae Kyung-hoon au cours de ce même événement au siège de la présidence sud-coréenne.

Il s'agit du troisième méga-investissement dans l'IA annoncé en Corée du Sud en moins d'un an, et de loin le plus gigantesque. Il dépasse les 450.000 milliards de wons promis par Samsung et les 125.000 milliards de wons annoncés par Hyundai Motor fin 2025.

"Grâce à cela, nous conserverons une position de leader écrasante sur le marché et un avantage technologique décisif dans le secteur des semi-conducteurs de mémoire", a affirmé M. Kim.

Ces investissements s'accompagneront d'une stratégie visant à "prendre les devants" sur les marchés des semi-conducteurs à plus forte croissance, a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué.

Parmi ces marchés, le ministère a cité les semi-conducteurs d'IA en périphérie (c'est-à-dire fonctionnant directement dans un appareil ou dans un capteur, sans passer par l'internet ou le cloud), les mémoires de nouvelle génération, plus rapides et économes en énergie, ou encore les semi-conducteurs destinés à la défense.

Les usines seront construites dans la région du Honam, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, relativement peu développée.

"Les délais d'obtention des permis et de construction seront considérablement réduits afin d'augmenter rapidement les capacités de production", a assuré le ministre.

Deuxième pôle industriel coréen

Le choix de cette région vise à "établir une deuxième base de production" de semi-conducteurs en Corée du Sud après la région métropolitaine de Séoul, a expliqué le ministère de l'Industrie dans un communiqué.

Selon les analystes, le Honam présente l'avantage de disposer d'abondantes ressources en électricité renouvelable, ce qui permettrait aux entreprises impliquées dans ce plan de tenir leurs engagements en matière d'énergie verte.

Mais ces analystes avertissent aussi que le pari de construire ces usines loin des bassins industriels de Séoul et du sud-est, qui se sont développés dans les années 1960 et 1970 au début du "miracle" économique sud-coréen, ne sera pas facile à tenir.

La région choisie "ne dispose actuellement d'aucun écosystème de semi-conducteurs", a déclaré à l'AFP Lee Jong-hwan, professeur d'ingénierie des semi-conducteurs à l'université Sangmyung. "Le plus grand défi, c'est que la plupart des travailleurs qualifiés et des fournisseurs restent concentrés dans la région métropolitaine de Séoul", a-t-il noté.

Cette annonce intervient alors que la Corée du Sud débat de la manière dont les profits colossaux générés par le boom mondial des semi-conducteurs engendré par le développement de l'IA devraient être redistribués plus largement dans la société.

Kim Yong-beom, le secrétaire principal à la politique du président de centre-gauche sud-coréen Lee Jae-myung, a pour la première fois évoqué en mai l'idée d'un "dividende national", affirmant que la Corée du Sud était en train de devenir une "économie de monopole technologique" centrée sur les profits des semi-conducteurs.

Il a proposé d'utiliser les recettes fiscales excédentaires liées à l'IA pour financer le soutien aux start-up destinées aux jeunes, des programmes de revenu de base pour les communautés rurales et de pêcheurs, ainsi qu'une aide aux artistes.

"A l'ère de l'IA, les profits excédentaires sont structurellement voués à se concentrer entre les mains de quelques-uns", a déclaré Kim Jung-nam, professeur à l'Institut supérieur coréen des sciences et technologies, lors d'un récent forum.

"Le pays qui concevra avec minutie la manière de répartir la richesse générée par l'IA sera celui qui fixera les normes mondiales en matière d'IA", a-t-il prédit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

DocMorris sacrifie 100 postes sur l'autel de l'IA

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L'apothicaire en ligne DocMorris va biffer une centaine de postes de travail à l'échelle du groupe. (archive) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

DocMorris va biffer une centaine de postes de travail à l'échelle du groupe. Cette coupe s'inscrit dans le cadre du déployement d'une stratégie privilégiant l'intelligence artificielle et visant à réaliser dès l'an prochain des économies de 15 millions de francs.

Dans l'immédiat, la manoeuvre générera un coût unique de 5 million, comptabilisé sur le trimestre finissant. L'apothicaire en ligne thurgovien, concentré sur le marché allemand, s'engage dans son communiqué jeudi à respecter les obligations légales locales.

L'entreprise en profite pour assurer avoir observé une croissance de ces recettes en glissement trimestriel sur la période d'avril à fin juin, sans avancer pour l'heure d'indication quantifiée. De plus amples détails à ce sujet seront communiqués le 15 juin, avant une présentation officielle des résultats semestriels et des perspectives pour la suite de l'exercice agendée au 15 août.

DocMorris avait engrangé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 318,1 millions de francs, assorti d'une perte opérationnelle ajustée de 6,3 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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