Rejoignez-nous

Samedi du partage: pourquoi les dons ne suffisent plus

Le Samedi du partage revient ce week-end pour récolter des produits de première nécessité. Face à une précarité en hausse, la fondation Partage explique pourquoi ces collectes ne couvrent plus qu'un quart de ses besoins.

Publié

le

L'opération Samedi du partage est de retour ce week-end dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg pour récolter des produits de première nécessité. Cette collecte de denrées non périssables et d'articles d'hygiène intervient dans un contexte de précarité croissante, avec une augmentation de 10% du nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire à Genève, soit plus de 17’000 personnes. Selon Maud Bonnet, directrice de la fondation Partage, ces dons sont essentiels mais ne représentent plus que 25% des produits distribués. La fondation est contrainte d'acheter les 75% restants pour répondre à la demande.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

**Sophie Gaillard:** Dès demain, il faut penser à prendre notre cabas à l'entrée du supermarché.

**Laurie Selli:** L'opération Samedi du partage est de retour demain, samedi, dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg. Le Samedi du partage est destiné à recueillir des produits de première nécessité.

**Sophie Gaillard:** Il s’agit par exemple de pâtes, de lentilles, de café, de sucre, de couches pour les bébés, bien sûr, mais aussi de gel douche, de brosses à dents ou de lessive.

**Laurie Selli:** Oui, tout ce qui est denrée non périssable et article d'hygiène. Et plus que jamais, cette action compte. Il y a quelques semaines, la fondation Partage publiait ses chiffres et le constat est édifiant: le nombre de bénéficiaires a augmenté de 10%. Ce sont plus de 17’000 personnes, Sophie, qui ont eu recours à l'aide alimentaire à Genève, contre 15’400 l'année précédente.

Ces collectes du Samedi du partage sont très importantes pour la fondation Partage, mais elles sont aussi loin de représenter la majorité des dons. C'est ce que nous explique Maud Bonnet, la directrice de la fondation.

**Maud Bonnet:** Aujourd'hui, Partage, c'est près de 75% d'achats. C'est-à-dire que dans l'ensemble de ce qui est fourni en termes de produits d'hygiène et de produits alimentaires, aujourd'hui, on se doit de compléter. En effet, toutes nos collectes et dons ne représentent plus que 25% de ce qui nous est demandé de distribuer.

**Laurie Selli:** Alors face à cette demande qui grandit, est-il envisageable de faire une journée de plus?

**Maud Bonnet:** Une journée supplémentaire, peut-être pas, parce que derrière, on a près de 5’000 bénévoles sur les deux éditions chaque année. Donc il faut aussi avoir la possibilité de mobiliser tous ces bénévoles, de voir avec les différentes enseignes les disponibilités. Par contre, effectivement, on multiplie nos appels aux dons même en dehors des éditions du Samedi du partage: les collectes, que ce soit dans les écoles, que ce soit auprès des entreprises. Et puis, on travaille énormément à développer aussi notre approvisionnement, que ce soit vis-à-vis des producteurs ou des entreprises agroalimentaires pour du don de nourriture, même en dehors des éditions du Samedi du partage.

**Laurie Selli:** Maud Bonnet, qui répondait à Solène Revillard. Est-ce qu'il y a d'autres solutions concrètement?

**Sophie Gaillard:** Oui, la fondation essaie de développer de nouveaux partenariats avec des entreprises ou également la récupération d'invendus. Et puis on précise aussi que lors de la dernière édition, qui était donc en novembre, le Samedi du partage a récolté 339 tonnes de produits de première nécessité, dont 205 tonnes à Genève.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SuisseIl y a 2 minutes

Sombres perspectives pour l'AVS et l'AI

Fonds en baisse pour l'AI et résultat de répartition négatif dès 2026 pour l'AVS: les perspectives pour ces assurances sociales...

CultureIl y a 3 minutes

Rebecca Solari: "Les processus artistiques créent un peu de chaos"

Entre musique, performance et art contemporain, Rebecca Solari fait du dialecte tessinois un outil artistique...

SuisseIl y a 5 minutes

Le président allemand vient en voisin à Riehen (BS)

Le président de la République fédérale d'Allemagne Frank-Walter Steinmeier rencontre les autorités bâloises à Riehen...

SuisseIl y a 7 minutes

Les feuilles brunes ne sont pas uniquement synonymes d'automne

Les modèles climatiques pourraient surestimer la résilience des forêts. Les chercheurs peinent à distinguer un...

InternationalIl y a 1 heure

Le Vatican sanctionne le "schisme" du mouvement de Saint-Pie X

Le Vatican a confirmé jeudi l'excommunication de six évêques de la fraternité Saint-Pie X, actant...

SuisseIl y a 2 heures

Les trois ministres PLR visent un nouveau mandat au gouvernement

Les trois ministres PLR du gouvernement vaudois se représenteront en février 2027, briguant ainsi un...

EconomieIl y a 2 heures

Le comité de l'initiative sur l'alimentation lance sa campagne

Sécurité alimentaire et garantie d'une eau potable propre: le comité de l'initiative sur l'alimentation demande...

SuisseIl y a 3 heures

Venezuela: la Chaîne du Bonheur organise une journée de solidarité

La Chaîne du Bonheur organise jeudi une collecte de dons en faveur des victimes du...

EconomieIl y a 3 heures

Roche revendique un succès clinique pour un anticancéreux

Le mastodonte pharmaceutique et du diagnostic Roche revendique jeudi le succès d'un volet clinique pivot...

EconomieIl y a 3 heures

UBS en mesure de faire face à des pertes en cas de crise

Le géant bancaire UBS, ainsi que les banques axées sur le marché suisse, seraient capables...

Ces vidéos peuvent vous intéresser