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Economie

La BCE prolonge la pause sur les taux, sans s'engager pour la suite

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La décision de l'institut présidé par Christine Lagarde est sans surprise (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux inchangés jeudi, l'inflation étant revenue autour de la cible de 2% et l'économie semblant résiliente.

Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, a été maintenu à 2%, comme depuis juillet, selon un communiqué publié à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de l'institut monétaire délocalisée à Florence, en Italie.

"L'inflation demeure proche de l'objectif de 2% à moyen terme, et l'évaluation par le Conseil des perspectives d'inflation reste globalement inchangée", indique le communiqué.

L'économie "a continué de croître en dépit du contexte mondial difficile", aidée par un marché du travail jugé "robuste", des bilans d'entreprises "solides" et les effets de l'assouplissement monétaire passé, ajoute l'institution.

Néanmoins, les perspectives restent "incertaines, en particulier en raison des différends commerciaux au niveau mondial et des tensions géopolitiques", selon la BCE.

La Fed agit

La BCE reste prudente, confrontée à ces incertitudes pouvant influer sur l'inflation, à la hausse comme à la baisse.

L'agrégat qui avait culminé à 10,6% en 2022, dans le sillage de la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre en Ukraine, est revenu autour de l'objectif de 2% ces derniers mois.

La zone euro doit cependant affronter plusieurs défis: les droits de douane imposés par Washington, le conflit commercial sino-américain, et les tensions sur les approvisionnements en semi-conducteurs, susceptibles d'affecter l'industrie européenne.

Une embellie : Donald Trump a annoncé jeudi à l'issue d'entretiens avec son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud qu'un accord avait été conclu pour une suspension d'un an par Pékin de restrictions sur les terres rares, matériaux cruciaux pour l'industrie mondiale.

La croissance du PIB de la zone euro a, quant à elle, surpris à la hausse au troisième trimestre, à 0,2%, malgré l'effet des chocs tarifaires, a indiqué Eurostat jeudi.

Malgré l'incertitude politique en France, la croissance y a même atteint 0,5% sur la période.

L'Allemagne a quant à elle échappé d'un cheveu à la récession, son économie stagnant (0,0%) de juillet à septembre, en attendant une impulsion venant de l'investissement public.

La "résilience" économique de la zone euro "freine les partisans d'un assouplissement et maintient la BCE dans sa pause de politique monétaire", a commenté Mark Wall, économiste chez Deutsche Bank.

Débat sur un assouplissement

La conférence de presse de Christine Lagarde à partir de 13H45 GMT pourrait livrer des indices sur le maintien ou l'évolution du statu quo monétaire de la BCE.

Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a, de son côté, décidé une baisse d'un quart de point de pourcentage, ramenant ses taux dans une fourchette de 3,75% et 4%.

Il s'agit de la deuxième détente de l'année, après celle de septembre, afin de soutenir une économie où le marché du travail montre des signes de faiblesse.

Les gardiens de l'euro pourraient, eux, ouvrir en décembre un débat sur une future baisse des taux, lorsque seront publiées ses projections d'inflation jusqu'en 2028, selon les observateurs.

Michel Martinez, chef économiste Europe à la Société Générale, a déclaré à l'AFP anticiper une nouvelle baisse, mais seulement en mars 2026, lorsque l'inflation devrait " nettement passer sous les 2%, tirée vers le bas par la chute retardée des prix de l'énergie et la fermeté de l'euro ".

L'assureur Allianz prévient: "Si la banque centrale tolère trop longtemps de légers écarts négatifs" de l'inflation par rapport à l'objectif, "elle risque d'être contrainte plus tard d'assouplir plus fortement sa politique ou de maintenir les taux bas plus longtemps".

La BCE a de nouveau souligné jeudi que sa politique monétaire restera guidée par les "données" disponibles et que ses décisions continueront d'être prises "réunion par réunion".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Economie

Donald Trump dit instaurer une taxe de 20% au détroit d'Ormuz

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Les Etats-Unis se posent comme "les gardiens du détroit d'Ormuz" (illustration). (© KEYSTONE/AP/Razieh Poudat)

Le président américain Donald Trump a annoncé lundi vouloir instaurer une taxe de 20% sur les marchandises tranportées par bateau dans le détroit d'Ormuz.

"Les Etats-Unis seront désormais connus sous le nom de +GARDIENS DU DETROIT D'ORMUZ+ mais par souci d'EQUITE, ils perceveront une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", a-t-il écrit. Cette taxe devra permettre de "couvrir l'ensemble des coûts nécessaires à l'accomplissement de la mission visant à assurer la sûreté et la sécurité de cette région du monde particulièrement instable". "La mise en place de ce dispositif débutera immédiatement".

Donald Trump a déclaré aussi que les Etats-Unis rétablissaient le blocus naval des ports iraniens dans le détroit "Nous rétablissons le +BLOCUS DE L'IRAN+ - ainsi nommé car il empêche uniquement les navires ou les clients de l'Iran d'entrer ou de sortir. Tous les autres pays bénéficieront d'un accès libre et équitable."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse et Royaume-Uni actualisent leur accord de libre-échange

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Le ministre britannique de l'économie Peter Kyle (à gauche sur la photo) a parlé d’un accord "historique". (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse et le Royaume-Uni ont conclu lundi à Berne les négociations pour un accord de libre-échange modernisé. L'annonce a été faite par le président de la Confédération Guy Parmelin et le ministre britannique de l'Economie et du Commerce Peter Kyle.

Les discussions avaient été entamées en 2023 pour actualiser les relations commerciales après le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le nouvel accord va "nettement au-delà de la confirmation du statu quo", ont précisé les deux parties.

Le texte consolide le commerce des marchandises et élargit le cadre juridique pour les services, les investissements ou encore le commerce numérique. Il contient aussi des dispositions sur les services financiers, la propriété intellectuelle et les PME.

La signature de l'accord devrait intervenir encore cette année, avant les procédures d'approbation internes aux deux pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse et Royaume-Uni actualisent leur accord de libre-échange

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Peter Kyle (à gauche sur la photo) et Guy Parmelin s'étaient déjà rencontrés dans le cadre du Forum économique mondial de Davos en janvier dernier (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse et le Royaume-Uni ont conclu lundi les négociations pour un accord de libre-échange actualisé. L'annonce a suivi une rencontre à Berne entre le président de la Confédération Guy Parmelin et le ministre britannique de l’Economie et du Commerce Peter Kyle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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CO2: les progrès dans les transports restent limités, selon le WWF

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Le WWF appelle à renforcer la mobilité douce afin d'accélérer la baisse des émissions liées au trafic routier. (© Keystone/CLAUDIO THOMA)

Les émissions de CO2 liées aux combustibles et aux carburants ont continué de reculer en Suisse en 2025. Si la baisse est marquée pour le chauffage, elle reste limitée dans les transports, un rythme que le WWF juge insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques.

Les émissions liées aux combustibles ont reculé de 4,8% par rapport à l'année précédente, a indiqué lundi l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) dans un communiqué. Cette évolution s'explique par l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments et par le recours accru aux énergies renouvelables pour le chauffage.

Les émissions de CO2 liées aux carburants ont, elles, diminué d'environ 1%, principalement grâce au développement de la mobilité électrique et à la hausse de la consommation de biocarburants. En 2025, la part de ces derniers dans la consommation totale d'essence et de diesel a, pour la première fois, dépassé 5%.

Par rapport à 1990, les émissions issues des combustibles ont diminué de 46%, tandis que celles des carburants ont reculé de 8%.

En 2024, la Suisse a émis au total 40,1 millions de tonnes d'équivalent CO2, comme l'avait précédemment indiqué l'OFEV, soit 27,3% de moins qu'en 1990. Depuis cette année de référence, les émissions ont diminué de 47% dans le secteur du bâtiment, de 33% dans l'industrie et de près de 10% dans les transports.

La Suisse s'est engagée à réduire d'au moins moitié ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030, avant d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050.

Un rythme insuffisant, selon le WWF

Pour le WWF, le trafic demeure le principal frein à la baisse des émissions de CO2 en Suisse. L'organisation souligne que les émissions du trafic routier n'ont diminué que de 0,8% l'an dernier, un rythme qu'elle juge insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques du pays.

Elle appelle à réduire le nombre de véhicules en renforçant les transports publics et la mobilité douce, tout en favorisant la mobilité électrique. Selon elle, ces mesures permettraient de diminuer les émissions, de réduire les coûts de déplacement et de limiter la dépendance de la Suisse aux énergies fossiles importées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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De Beers suspend la production de sa principale mine de diamants

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Le diamantaire De Beers suspend pendant deux ans la production de sa principale mine de diamants. Ici, un diamant bleu de chez De Beers. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Johannesburg (awp/afp) - Le diamantaire sud-africain De Beers a annoncé lundi qu'il allait suspendre pendant deux ans la production de la plus grande mine de diamants d'Afrique du Sud afin de réduire ses coûts dans un contexte toujours "difficile à court terme".

De Beers est détenu majoritairement par le géant minier britannique Anglo American, qui cherche s'en séparer au moment où le marché du diamant naturel subit fortement la concurrence des pierres de synthèse.

"Les conditions de marché pour les diamants bruts devraient rester difficiles à court terme", avec une production en baisse et la fermeture de plusieurs mines par différents exploitants, a indiqué le diamantaire sud-africain dans un communiqué.

"Dans le prolongement des mesures récentes visant à renforcer la résilience de l'entreprise, De Beers a l'intention de suspendre pendant deux ans la production de la mine de Venetia, en Afrique du Sud, afin de réduire les coûts, tout en rééchelonnant les dépenses d'investissement liées à son projet souterrain", ajoute le groupe.

La société entend poursuivre "des investissements essentiels dans les infrastructures afin d'améliorer la capacité et l'efficacité de la mine, dans l'objectif de soutenir une future hausse de la production lorsque les conditions de marché et celles du secteur s'amélioreront", explique-t-elle.

La mine de Venetia, située non loin de la frontière avec le Zimbabwe et le Botswana, est exploitée par De Beers depuis plus de 30 ans et emploie environ 4.400 personnes.

Elle représente plus de 40% de la production annuelle de diamants de l'Afrique du Sud et en est le premier producteur en valeur.

En 2012, l'entreprise avait commencé à creuser sous Venetia, autrefois plus grande mine à ciel ouvert du pays, afin d'atteindre des gisements situés à plus de 1000 mètres de profondeur. Elle avait précédemment indiqué que ce méga-projet d'exploitation souterraine devait rapporter environ quatre millions de carats de diamants par an.

Cette décision concernant Venetia fait suite à celle, prise plus tôt cette année, de suspendre un projet d'extension à la mine de Gahcho Kué, au Canada, précise la société.

"Nous procédons à plusieurs changements chez De Beers afin de renforcer la résilience de l'entreprise à court terme, tout en soutenant la création de valeur à long terme", a déclaré le patron du groupe, Al Cook, cité dans le communiqué.

"Nous sommes conscients de la persistance de conditions difficiles alors que le secteur du diamant est en pleine évolution, même si nous sommes encouragés par les signes d'une progression de la demande des consommateurs aux États-Unis et ailleurs, en particulier pour les diamants de qualité supérieure", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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