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Culture

Philippines: quatre morts après l'effondrement d'un chantier

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Des secouristes ont annoncé lundi soir avoir mis fin à deux jours de recherche dans les décombres d'un bâtiment en construction qui s'est effondré dimanche. (© KEYSTONE/AP/Aaron Favila)

Des secouristes ont annoncé lundi soir avoir mis fin à deux jours de recherche dans les décombres d'un bâtiment en construction qui s'est effondré dimanche et a détruit partiellement un hôtel adjacent aux Philippines. Bilan: quatre morts et 16 disparus.

Quatre corps, dont celui d'un Malaisien, ont jusqu'à présent été extraits de ce chantier de neuf étages qui s'est écroulé sur lui-même et sur un hôtel voisin dans la ville d'Angeles, au nord de Manille, avant l'aube dimanche.

Le service régional des pompiers a annoncé la "fin des opérations de secours" lundi soir, suspendant les recherches pour la nuit, selon la porte-parole Maria Leah Sajili.

Des "opérations de récupération des corps" commenceront mardi, a-t-elle ajouté auprès des journalistes.

L'effondrement de cet immeuble de neuf étages est survenu dimanche vers 03h00 du matin heure locale (21h00 suisses samedi) dans la ville d'Angeles, à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Manille.

Un client malaisien de l'hôtel situé à côté du site est décédé, tandis que deux ouvriers coincés sous les décombres ont été retrouvés vivants mais n'ont pas survécu.

Les équipes ont extrait lundi un autre corps qui n'a pas été encore identifié, selon les secouristes qui ne savent pas si cette personne fait partie des disparus.

Seize personnes étaient toujours considérées comme disparues, principalement des ouvriers du bâtiment qui dormaient sur le site. L'équipe de secours a indiqué qu'une personne initialement répertoriée parmi les disparus s'est présentée lundi pour préciser qu'elle se trouvait loin du lieu de l'accident au moment des faits.

Les secouristes, dirigés par les pompiers locaux, utilisent une technologie infrarouge pour détecter la chaleur humaine sous les décombres.

Lea Casilao, la petite amie d'un ouvrier porté disparu, a raconté à l'AFP qu'elle avait pris dimanche un bus depuis sa maison dans le nord de Manille pour se rendre à Angeles avec du riz et des conserves pour son compagnon, sans savoir qu'un accident avait eu lieu avant l'aube le même jour. "Ca me brise le coeur d'attendre", pleure cette femme de 47 ans.

"Pas d'équipement de sécurité"

Stephanie Batar et sa mère Noby ont déploré avoir appris l'accident lundi matin via les réseaux sociaux, chez elles dans la province voisine de Bulacan. Elles ne parviennent pas à joindre le père, 64 ans, embauché il y a seulement quelques semaines sur le chantier avec un contrat de six mois.

"Je ne pouvais plus respirer. Je ne tenais plus debout. C'est très douloureux, nous ne savions pas quoi faire", a déclaré sa fille. Les causes de l'effondrement sont encore inconnues.

La directrice régionale du département du travail, Geraldine Panlilio, a déclaré qu'elle avait brièvement suspendu le projet en septembre 2024 en raison de violations des normes de sécurité au travail.

"Nos inspecteurs du travail avaient constaté de mauvaises conditions de travail, une violation qui mettrait nos travailleurs en danger", a-t-elle expliqué lors d'un entretien à la station de radio locale DZMM.

Les ouvriers du bâtiment "ne disposaient pas d'équipements de sécurité" comme des casques, des bottes, des harnais de sécurité et des lignes de vie, et ils travaillaient avec un éclairage insuffisant et sans signalisation de sécurité visible, a-t-elle ajouté.

Jusqu'à 70 personnes étaient employées sur le site, mais la plupart étaient rentrées chez elles pour le week-end. Alfredo Albis, 55 ans, qui figure parmi la vingtaine de survivants, a déclaré a l'AFP qu'il dormait dans un dortoir situé à environ cinq mètres de la structure au moment de l'effondrement.

"J'ai deux cousins qui sont toujours coincés là-bas. Ils travaillaient ici pour subvenir aux besoins de leur famille et sont portés disparus", a-t-il déploré.

Selon Mme Sajili, "les opérations de sauvetage lors d'un effondrement de bâtiment sont très difficiles, car tout déplacement soudain provoqué par les mouvements de nos sauveteurs peut faire bouger les décombres et écraser les personnes qui se trouvent en dessous".

Le moindre mouvement brusque "pourrait enterrer ceux qui répondent", a-t-elle précisé. C'est pourquoi l'opération doit se dérouler manuellement. Si aucun autre survivant n'est retrouvé, des pelleteuses mécaniques et d'autres engins lourds seront mobilisés pour dégager les décombres et récupérer les corps, a encore déclaré Mme Sajili, sans toutefois donner de calendrier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Baltschieder: le Musée alpin de Berne restitue la statue d'un saint

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Une statue de saint de style gothique tardif, au destin mouvementé, revient, après plus de 100 ans, à son lieu d'origine dans la vallée de Baltschied, dans le Haut-Valais. (© Werner Bellwald)

Après plus de 100 ans, le musée alpin suisse ALPS restituera lundi à la commune de Baltschieder (VS) une statue d'un saint de style gothique tardif. L'objet, récupéré ce matin dans un entrepôt à Zollikofen (BE), sera transporté en hélicoptère dans le Haut-Valais.

Le retour de la statue sera ensuite célébré lors d'une réception officielle. Dans l'après-midi, la sculpture, datant du XVe ou du XVIe siècle, sera transportée vers son emplacement d'origine, une chapelle située dans la vallée de Baltschieder. Elle y sera à nouveau accessible au public.

Après la reconstruction de cette chapelle, la statue avait rejoint la collection du musée grâce à l'alpiniste Paul Montandon, co-fondateur du Musée alpin. L’ALPS a désormais accédé à la demande de la commune qui souhaitait sa restitution.

Pour le musée, cette rétrocession est un exemple de l’évolution de la gestion des biens culturels. Alors qu’autrefois beaucoup d'objets finissaient dans les musées des centres urbains, leur origine régionale est aujourd’hui davantage prise en compte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Décès de Christian Bernard, ex-directeur du MAMCO à Genève

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Christian Bernard, ici il y a un peu plus d'une dizaine alors qu'il était encore directeur du Musee d'Art moderne et contemporain, MAMCO, dont il prédentait le bilan devant les médias. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Figure de l'art contemporain franco-suisse, Christian Bernard, ex-directeur du MAMCO à Genève, est décédé mercredi dernier à l'âge de 76 ans des suites d'une longue maladie. En 1994, il devient le premier directeur du musée genevois, jusqu'en 2015.

Commissaire d'exposition, directeur de musée et poète, Christian Bernard aura profondément marqué la scène artistique franco-suisse en redéfinissant de manière critique les missions de l’institution muséale, écrit dimanche David Lemaire, du comité de l'association des musées d'art suisses VSK-AMA en annonçant son décès.

Son activité de commissaire et de directeur d’institution s’est déployée pendant quatre décennies. Dès le milieu des années 1960, Christian Bernard, né à Strasbourg, se rapproche des réseaux poétiques et artistiques liés au surréalisme. Cette proximité constituera l’un des ancrages de son parcours intellectuel, notamment par l'importance donnée au langage et au décloisonnement des pratiques, écrit David Lemaire.

Après avoir contribué à la création du Fonds régional d’art contemporain (FRAC) Rhône-Alpes, Christian Bernard dirige la Villa Arson à Nice de 1986 à 1994, une école d'art qu'il conçoit comme un espace de recherche, d’expérimentation et, déjà, d'exposition. Une génération entière d’artistes aujourd’hui établis a pu bénéficier de cette fusion alors inédite entre lieu de formation et centre d'art, précise M. Lemaire, par ailleurs aussi conservateur et directeur du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds.

MAMCO

En 1994, Christian Bernard devient le premier directeur du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (MAMCO). Pendant plus de vingt ans, il forge l'identité d’une institution qui renouvelle les formes du musée. Sous sa direction, le MAMCO est conçu comme une proposition globale, sans distinction entre collection permanente et expositions temporaires. Le musée est constamment en évolution et en mouvement.

Cette approche traduit une conviction: le musée ne doit pas seulement transmettre un savoir constitué, mais permettre aux oeuvres de produire une pensée critique, y compris de l'institution qui les accueille. Christian Bernard était avant tout dévoué aux artistes. Véritable découvreur, il valorisait les parcours invisibilisés autant que les acteurs établis, écrit encore son ex-collègue dans un communiqué.

Après son départ du MAMCO, il poursuit son activité curatoriale, notamment au Printemps de septembre à Toulouse. Il fonde les éditions Walden n qui publient des écrits d'artistes. Et il écrit, quant à lui, de la poésie. Commencée dès sa jeunesse, son ½uvre poétique s'est poursuivie avec discrétion et vient d'être publiée, à raison de deux recueils ces deux dernières années.

"Ecrire c'est penser dans un violon"

D’autres ouvrages poétiques sont encore à paraître. Quelques semaines avant son décès, alors que cette oeuvre poétique avait longtemps cheminé en marge de son activité publique, une reconnaissance majeure vient en consacrer l’importance: l’Académie française lui décerne son Grand Prix de Poésie 2026 pour l’ensemble de son oeuvre.

Cette distinction tardive rappelle que, derrière la figure du directeur de musée placée au premier plan, demeurait un intellectuel qui appréhendait le monde en poète, souligne M. Lemaire. Il laisse l'exigence de regarder l’art - et le monde qu'il reflète - sans renoncer à la complexité, ni à la politesse du désespoir. Ecrire, définissait-il, c'est "penser dans un violon", note encore M. Lemaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sicile: Découverte d'une épave romaine chargée d'amphores

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Des centaines d'amphores ont été retrouvées dans une épave romaine au large de la Sicile. (© Ministero della Cultura italiano)

Des plongeurs italiens ont découvert l'épave d'un bateau romain au large de la Sicile, remplie à ras bord de centaines d'amphores en très bon état. Elles étaient probablement utilisées pour transporter du vin.

L'épave, vieille d'au moins 2100 ans, a été qualifiée par le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, comme "l'une des plus importantes découvertes récentes en archéologie sous-marine", et a été retrouvée à cinq kilomètres au large de Mazara del Vallo, dans l'ouest de la Sicile.

Les plongeurs de l'unité de protection du patrimoine culturel de la police de Palerme ont raconté samedi avoir localisé le bateau, dont on estime qu'il date d'une période comprise entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère, à 46 mètres de profondeur, grâce à une information donnée par des pêcheurs.

Dans un post Instagram accompagné d'une vidéo de la découverte, le pêcheur sous-marin Giacomo De Mola a raconté être tombé par hasard sur l'épave: "La visibilité n'était pas au mieux... Je me suis approché. Et j'en ai eu le souffle coupé. Sous mes pieds se trouvait une immense étendue d'amphores".

Le bateau faisait 21 mètres de long et six mètres de large, d'après les médias locaux. Il transportait essentiellement des amphores de type Dressel 1A, grandes et cylindriques, qui servaient en général à transporter du vin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

FIFO à Martigny: une nouvelle immersion culturelle réussie

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Des représentants du Mexique ont fait le déplacement de Martigny, à l'occasion du FIFO (photo d'archives). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

La 20e édition du FIFO, le Festival international folklorique d'Octodure, s'est conclue samedi à Martigny. Les organisateurs tirent un bilan positif de ce millésime 2026, qui marquait également les 40 ans de la manifestation. Celle-ci a réuni près de 20'000 spectateurs cette année.

Pendant plus d’une semaine - du 31 juillet au 8 août -, neuf groupes folkloriques venus des quatre coins du monde (Allemagne, Arménie, Bénin, Espagne, Inde, Mexique, Roumanie, Uruguay, Wallis-et-Futuna) et plus de 300 artistes ont fait vibrer Martigny au rythme de leurs traditions. Les deux grands spectacles d’ouverture et de clôture ont affiché complet.

La grande majorité des événements proposés étaient gratuits. Ces groupes venus des cinq continents se sont produits dans diverses stations de la région, à l'occasion de la Fête nationale.

"Nous avons vécu une édition particulièrement marquante", se félicitent les organisateurs au terme de leur manifestation. Ce millésime a également été placé sous le signe de la valorisation du patrimoine culturel immatériel, notamment grâce au patronage de la Commission suisse pour l’UNESCO.

Culturel et populaire

Ce millésime anniversaire s’est conclu samedi avec la Fête cantonale des costumes. Aux côtés des neuf groupes internationaux invités, 28 groupes folkloriques venus de tout le Valais ont pris part à cette journée. Point d'orgue de la manifestation: un grand défilé au coeur de Martigny.

"Avec cette vingtième édition, le FIFO confirme ainsi sa vocation de rendez-vous culturel et populaire incontournable, capable de faire découvrir les traditions du monde entier tout en mettant à l’honneur le patrimoine folklorique valaisan", ont conclu les organisateurs dans leur communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Nyon, le far° sert un programme d'été foisonnant

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Le festival se déploie en plusieurs endroits de la ville de Nyon (image d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Le far° s'ouvre le 12 août prochain à Nyon. Le festival et fabrique des arts vivants propose plus de 70 événements répartis en 30 projets artistiques. Danse, théâtre, cirque, concerts et performances sont au menu jusqu'au 22 août. Plongée dans ce programme foisonnant en s'attardant sur un spectacle de chacun des six fils thématiques de cette 42e édition.

1. Passons à l'action

Quels sont les éléments déclencheurs qui nous mettent en mouvement ? Dans "Lick life against the direction of its fur", que l'on pourrait traduire par "croquer la vie à rebrousse-poil", Tyra Wigg propose de remonter le temps afin de mieux faire face à une pénurie de futur. Hantés par un avenir perdu, trois artistes font revivre les danses et les modes des années 1980 dans une ambiance sonore et visuelle excentrique. A découvrir les 21 et 22 août à l'Usine à Gaz.

2. De la douceur des gestes

Ce parcours thématique en cinq étapes invite à (re)prendre soin de nos corps par le geste, la lenteur et le palais. Avec "Again forever", Lisa Vereertbrugghen propose une performance au ralenti. Par des jeux de regards, des mouvements lents et une musique comme assourdie, le spectacle embarque le public dans une danse sous forme de résistance. Les 14 et 15 août à la Salle des Marchandises.

3. Retoucher nos parcours

Des spectacles mettent en évidence les rapports de force dans nos sociétés. Dans "Biographies", la Circassienne Neta Oren jongle au rythme de ses réflexions déclamées au public par le rappeur Pierre Laloge. Sa performance se fait l'écho du flot et du flow de ses pensées. Les 19 et 20 août à la salle communale de Nyon.

4. Revisiter nos biographies

Quel est le fil qui nous relie à notre passé et nous permet d'avancer ? Dans "Autoportrait à ma grand-mère", Patricia Allio rend un hommage vibrant à son aïeule bretonne en faisant dialoguer ses propres réflexions avec des archives sonores et photographiques. Les 12 et 13 août à la Salle des Marchandises.

5. Retour à la terre

Des spectacles invitent à ressentir le sol et à considérer autrement les animaux d'élevage, comme les poules. Avec "Alouettes - Pièce de champ", Emilie Rousset et Caroline Barneaud imaginent un voyage touchant entre culture et nature. Assis dans l'herbe et muni d'un casque, le public écoute les propos de scientifiques, d'une directrice d'ONG, d'une spécialiste des oiseaux et de l'agriculteur Didier Frei. Les 13 et 14 août dans un champ à Duillier.

6. Familles

Une série de spectacles sont dédiés aux familles avec enfants. "K.O - sport" de la Compagnie Supersueurs propose de jouer à un jeu qui n'existe pas et dont les règles s'inventent au fur et à mesure de la partie, rythmée par le son d'une batterie. Le public est invité à participer, mais ce n'est pas une obligation. Les 14 et 15 août, devant le Conservatoire, au bord du lac.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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