A quoi ressemble le frontalier type? L'observatoire des Frontaliers a présenté mercredi matin des statistiques. L’étude, la deuxième du genre, qui se base sur un échantillon de 403 personnes choisies selon la méthode des quotas et interrogées par téléphone, permet d'en savoir plus sur cette population active en Suisse et qui habite en France. On apprend que les hommes sont majoritaires et que la moyenne d'âge des frontaliers est de 41 ans.
L'étude confirme que la majorité des frontaliers travaillent dans le canton de Genève. Le commerce est le principal secteur d'emploi, suivi de la santé. Quant à la motivation principale: c'est le niveau de salaire. Plus étonnant, les employés et ouvriers sont aujourd'hui majoritaires.
Autre enseignement: la majorité des frontaliers se sent plutôt bien intégrée en Suisse et 1 sur 3 entretient des relations sur place en dehors de son lieu de travail. Si les frontaliers changent la majeure partie de leur salaire en euros, quasiment tous ont des dépenses en Suisse. Dans l'alimentation, les loisirs et le multimédia. Les explications de Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier européen:
La moitié des frontaliers met plus de 45 minutes pour aller travailler. Et l'écrasante majorité vient en voiture. Avec une hausse du covoiturage.
Enfin, la préférence indigène light, soit le fait de privilégier les chômeurs en Suisse au lieu de la main d'œuvre étrangère, est considérée comme une mesure juste par plus de 30% des frontaliers. A ce sujet, écoutez l'avis de Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier européen:
Selon Michel Charrat, la mise en place de la préférence indigène light et plus généralement d'une préférence cantonale plus ou moins avouée entraîne une fragilisation du statut de frontalier:
@marie_prieur