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Mobilité

Moins de TGV Paris-Lausanne en 2026: des élus réagissent

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Il y aura moins de TGV directs entre Lausanne et Paris l'an prochain (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Des élus vaudois s'inquiètent de la suppression l'an prochain de lignes TGV directes entre Lausanne et Paris, qui passeraient de six à trois chaque jour. Des interventions ont été déposées aux Parlements fédéral et cantonal ainsi qu'au Conseil communal de Lausanne.

Lors de la mise en consultation de son horaire 2026, laquelle s'est achevée lundi, les CFF ont indiqué que l'actuel Paris-Genève-Lausanne ne terminera plus sa course dans la capitale vaudoise l'an prochain, mais aura Genève comme terminus. En cause: des travaux entre Genève et La Plaine.

"Ces travaux vont pénaliser le temps de parcours des trains et les empêcher d'emprunter l'un des rares sillons encore disponibles sur la ligne déjà saturée Lausanne - Genève", a expliqué mardi le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos, en réponse à une question orale du député UDC Fabrice Tanner.

Alors que Paris est aujourd'hui accessible sans changement six fois par jour depuis Lausanne, il ne restera que trois liaisons directes l'an prochain via Vallorbe.

En l'absence de sa collègue en charge du dossier, Nuria Gorrite, Vassilis Venizelos a relevé que relier Lausanne à Paris via Genève n'était "pas viable à long terme" et que "la priorité" consistait à augmenter la desserte via le Jura. "La solution la plus courte et la plus efficiente depuis Lausanne est de passer par Vallorbe et Dijon", a-t-il dit.

Le ministre a aussi relevé que le Conseil d'Etat souhaitait une offre renforcée vers d'autres destinations en France, par exemple avec la pérennisation à l'année de la ligne Lausanne - Marseille. Mais aussi en étudiant une éventuelle nouvelle liaison vers Lille, laquelle pourrait compléter une future ligne Genève - Londres.

Perte d'attractivité

En attendant, la diminution des lignes directes pour Paris en 2026 inquiète. "Cette suppression est clairement pénalisante touristiquement et économiquement pour la région lausannoise ainsi que pour le canton", a affirmé Fabrice Tanner.

Mardi également, le PLR vaudois a indiqué qu'il avait déposé des objets au Parlement fédéral, au Grand Conseil et au Conseil communal lausannois pour s'opposer aux suppressions prévues entre Paris et Lausanne. Le parti a dit craindre un report modal sur des transports plus polluants et une perte d'attractivité du canton.

"Un tel changement aurait un impact important pour toutes les personnes qui empruntent le train pour se rendre à Paris et inversement pour les personnes qui viennent visiter notre canton", écrit le PLR dans son communiqué. Il demande qu'en cas de suppression de liaisons via Genève, celles-ci soient compensées par la mise en place de nouvelles liaisons via Vallorbe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'accord avec l'Iran sera signé "dans quelques heures", selon Trump

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Trump se veut positif sur la signature imminente d'un accord avec l'Iran (archives). (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Donald Trump a affirmé dimanche que l'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "dans quelques heures". Cela après que le processus a été retardé selon lui par l'attaque d'Israël sur Beyrouth, dénoncée par Téhéran.

L'Iran n'a pas confirmé à ce stade.

Sa plus haute instance de sécurité, le Conseil suprême de sécurité nationale, a toutefois averti sur X d'une réponse "imminente" au raid israélien, malgré un appel du président américain à la cessation de toute attaque.

Le raid israélien, qui a fait trois morts dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien "a tout chamboulé", a déclaré le président américain au site Axios. "Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C'est désormais prévu dans quelques heures", a-t-il assuré.

Il avait promis la veille une signature dimanche, jour de ses 80 ans. Et selon lui, dès la signature, "le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS".

Netanyahu réprimandé

Auprès d'Axios, il a affirmé avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu: "j'étais furieux. Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir".

"L'attaque de ce matin (...) n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier", avait-il écrit plus tôt sur son réseau Truth Social.

"Nous sommes très proches d'un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban, et toutes les parties devraient faire preuve de retenue", sans "attaques israéliennes nulle part au Liban" ni "d'aucune autre partie" contre Israël, a-t-il ajouté. "Ne gâchons pas tout!"

Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a lui aussi condamné les frappes israéliennes, exhortant "toutes les parties" à "un maximum de retenue en ce moment crucial".

Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah sur son territoire.

L'Iran avait prévenu Israël que viser la capitale libanaise constituait une ligne rouge. Son principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reproché aux Américains de n'avoir "soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit pas la capacité de le faire".

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a toutefois assuré que le Conseil suprême soutenait la "voie du dialogue" avec les Etats-Unis.

Citant une source proche des négociateurs avant la publication d'Axios, l'agence de presse Fars, réputée proche des conservateurs, a de son côté exclu un signature "dans le délai annoncé par Trump".

Les médiateurs qataris à Téhéran

Le président américain a déjà annoncé de nombreuses fois un accord imminent, sans effet.

Reste que les informations divergent encore sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés.

En attendant, une délégation du Qatar, pays participant aux efforts de médiation aux côtés du Pakistan, se trouvait dimanche à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate.

Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire, qui a aussi ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump sera confronté dans les jours à venir aux dirigeants des grandes puissances lors du sommet du G7 en France.

Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, Washington et Téhéran cherchent un accord mais les négociations ont buté sur de nombreux points: programme nucléaire iranien, contrôle du détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, levée des sanctions visant Téhéran ou encore inclusion du Liban.

Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le texte discuté prévoit la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz, contrôlé par Téhéran depuis le début de la guerre.

L'agence de presse iranienne Mehr avait publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, comprenant le droit à l'enrichissement d'uranium et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger, demande clé de l'Iran asphyxié par les sanctions.

"Récupérer la poussière nucléaire"

Selon Donald Trump, les Iraniens - qui démentent vouloir se doter de l'arme atomique comme les en accusent les Etats-Unis et Israël - "ne veulent plus d'arme nucléaire".

Les Etats-Unis iront "quand tout sera calme (...) récupérer la poussière nucléaire" afin de la diluer et la détruire "en Iran ou aux Etats-Unis", a-t-il ajouté samedi.

Concernant le Liban, Washington a confirmé qu'il serait finalement bien inclus dans l'accord en discussion, comme réclamé par Téhéran.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne son voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite, qui cible lui ses positions et son territoire.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 3.700 morts depuis début mars, selon Beyrouth.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

G7: le guide pratique pour éviter la paralysie des transports

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(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Du 15 au 17 juin 2026, Évian-les-Bains accueille le sommet du G7. Même si l’événement se déroule sur la rive française, ses répercussions sur la mobilité en Suisse romande s’annoncent massives. Blocages d’autoroutes, fermeture de douanes, réseaux de transports publics chamboulés et consignes strictes pour les examens scolaires: Radio Lac vous donne le détail de ce qu'il faut savoir pour anticiper vos trajets.

 

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Genève: autoroute A1 coupée et axe de Bardonnex bouclé

La gestion de la mobilité s’annonce particulièrement complexe autour de l'agglomération genevoise. Planifié depuis un an par la Confédération et les cantons de Genève, Vaud et Valais, un dispositif de sécurité d'envergure nationale est déployé. Du 12 au 18 juin, les contrôles de personnes sont rétablis à la frontière française, ce qui limitera le nombre de passages ouverts et allongera considérablement les temps d'attente. Des restrictions majeures s'ajouteront dès le dimanche 14 juin, en particulier sur l'autoroute A1 et la rive droite. Le détail avec le Colonel Jean-Luc BOILLAT,
chef Douane Ouest à l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières.

Colonel Jean-Luc BoillatChef Douane Ouest à l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières

Fermetures majeures sur l'autoroute A1 (du lundi 15 juin à 00h01 au mercredi 17 juin à 23h59):

  • En provenance du canton de Vaud: fermeture totale de l’A1 en direction de la plateforme de Bardonnex. Une sortie forcée obligatoire est mise en place aux jonctions de Meyrin, Vernier et Genève-Centre.

  • Jonctions condamnées: fermeture complète des entrées et sorties d’autoroute à Bernex ainsi qu’à Perly/Plan-les-Ouates. La bretelle depuis la Praille en direction de Bardonnex est également close.

  • Dimanche 14 juin (de 06h00 à 23h59): fermeture anticipée de la sortie d’autoroute A1 Vengeron – Genève-Lac.

  • Vie quotidienne: Le télétravail est vivement conseillé pour les collaborateurs frontaliers afin de réduire le trafic routier.
  • Trafic marchandises: le transit international venant de Vaud devra effectuer ses formalités douanières à Ferney ou Thônex-Vallard (axe fortement déconseillé car il impose la traversée de la ville). Les autorités préconisent de se rabattre sur le poste de Vallorbe (VD) ou sur l’arc jurassien.

TPG: un réseau transfrontalier fortement perturbé

Sur le réseau des Transports publics genevois, des ajustements importants entrent en vigueur dès le jeudi 11 juin 2026 en milieu d'après-midi, coïncidant avec la fermeture de plusieurs postes-frontières.

L'impact sur vos lignes de bus et de tram:

  • Lignes suspendues: les lignes transfrontalières 64 et 69 ne circulent plus du jeudi 11 juin après-midi au mercredi 17 juin inclus.

  • Parcours modifiés: les lignes 38, 40, 52, 78, 82, 83 et M circulent selon des tracés modifiés et certains arrêts ne sont plus desservis. Le service à la demande tpgFlex n’opère plus sur le territoire français.

  • Régime horaire: les tpg appliquent l’horaire vacances du lundi 15 au mercredi 17 juin inclus. Les courses scolaires font toutefois exception et circulent selon l'horaire normal, tout comme les lignes régulières 60, 61 et 80.

  • Dimanche 14 juin (manifestation en ville dès 16h): aucun tram 17 ne circule. Le tram 12 est limité au tronçon entre Bachet-de-Pesay et Plainpalais. Les lignes du centre-ville croisant le parcours de la manifestation subiront de forts retards.

  • Fermeture d'agences: les espaces de vente de Cornavin et de Rive ferment du 12 juin au 19 juin (Cornavin) et au 22 juin (Rive). L'agence de Lancy-Pont-Rouge reste ouverte selon son horaire habituel.

Léman Express: trafic normal en Suisse, mais coupure totale entre Évian et Thonon

Le réseau ferroviaire transfrontalier doit lui aussi adapter ses lignes aux impératifs sécuritaires du sommet. Le plan de transport est modifié depuis le mercredi 10 juin à 22h00 et le restera jusqu’au jeudi 18 juin à 05h30.

  • Interruption totale sur la rive française: aucun train Léman Express ou TER ne circule entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains. De plus, certaines liaisons entre Annemasse et Thonon sont supprimées et remplacées par des autocars de substitution.
  • Maintien de l’offre sur l'axe principal: la circulation des trains reste normale sur le territoire suisse et les tronçons transfrontaliers majeurs, notamment entre Annemasse, Coppet et Genève-Aéroport, ainsi qu’entre Bellegarde, La Plaine et Genève.
  • Contrôles renforcés sur les quais: si vous prenez le train pour franchir la frontière, les gares de Genève-Cornavin et d’Annemasse restent ouvertes 24h/24. Elles sont toutefois placées sous contrôle permanent par l’Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières (OFDF). Des délais d’attente importants et des contrôles d’identité stricts sont à prévoir avant l’embarquement.

Numéros utiles à mémoriser:

  • Info trafic TPG (réseau en temps réel): 0800 858 900

  • Ligne verte de l'État de Genève (sécurité et quotidien): 0800 902 456 (accessible de 11h à 19h)

Canton de Vaud: contrôles douaniers et trafic lacustre réorganisé

Le canton de Vaud doit également composer avec la tenue du sommet. Si toutes les douanes vaudoises restent ouvertes, l'administration fédérale y déploie des contrôles renforcés.

  • Sur les routes: des contrôles ciblés et basés sur les risques sont effectués par l'Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières (OFDF) du 10 au 19 juin 2026. Il faut s'attendre à de forts ralentissements sur les axes transfrontaliers.

  • Sur le lac (CGN): le débarcadère d’Évian est totalement fermé par décision des autorités françaises du 10 au 17 juin. Pour maintenir la liaison, les navettes de la CGN accostent temporairement au débarcadère de Lugrin Tourronde.

  • Dans les airs: le Conseil fédéral a ordonné une restriction temporaire de l'espace aérien au-dessus du bassin lémanique.

Haute-Savoie et Pays de Gex: quelles douanes restent ouvertes?

Pour les frontaliers et les étudiants résidant en France voisine, passer la frontière devient un exercice de patience dès ce jeudi après-midi. Six points de passage clés sont totalement fermés par les autorités suisses pour installer les infrastructures de sécurité.

  • Douanes totalement fermées: Sauverny, Versonnex (D15B), Ferney-Versoix (D35C), Ferney-Mategnin (D35), Saint-Jean-de-Gonville (D89H) et Challex (D89).

  • Douanes ouvertes 24h/24: Divonne/Crassy (D984C), Divonne/Chavannes (D15), Prévessin/Meyrin (Le Tonkin – D984F) et Ferney-Voltaire (D1005).

  • Douane à accès restreint: le poste de Pougny (D984B) s'ouvre uniquement aux automobilistes munis d'un macaron cantonal spécifique, sur des plages horaires précises: de 06h00 à 09h30 et de 15h30 à 19h00.

Alerte pour les candidats au Baccalauréat: Les services préfectoraux de l'Ain et de la Haute-Savoie appellent à une vigilance absolue concernant les examens scolaires qui coïncident avec le sommet. Les retards dus aux blocages douaniers ne seront pas tolérés au-delà des règlements stricts: aucun candidat ne pourra être admis dans les centres d'examen plus d'une heure après le début officiel des épreuves. L'anticipation extrême est de rigueur pour les étudiants transfrontaliers.

La Suisse prête pour assurer la sécurité 

Police, armée, douanes: les forces suisses sont prêtes à assurer la sécurité du pays et des délégations des plus grandes puissances économiques mondiales qui atterriront à Genève pour se rendre au Sommet. Les précisions d'Alain Gaschen, délégué du Conseil fédéral pour le G7.

Alain GaschenDélégué du Conseil fédéral pour le G7

Avec IA

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Economie

Une flottille pour Gaza en marge du G7 sur le Léman

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Les manifestants ont allumé des fumigènes aux couleurs de la Palestine. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une vingtaine de bateaux ont navigué samedi à la mi-journée sur le Léman en soutien à Gaza, en marge du sommet du G7 à Evian. A côté des voiles flottaient plusieurs dizaines de drapeaux palestiniens.

L’action, pacifiste, a démarré vers 12h00 au large de Lausanne. Réunies côte à côte, les embarcations ont fait face à la cité thermale, qui accueillera le G7 dès lundi.

Petit à petit, les embarcations se sont parées de leurs drapeaux et banderoles. "Stop complicity, stop genocide", "Resist Fascism" ou encore "NoG7", pouvait-on lire sur plusieurs d’entre elles.

Des fumigènes aux couleurs palestiniennes ont également été allumés sur certains bateaux. Les cris des manifestants résonnaient en parallèle sur le lac: "Free free Palestine" et "Nous sommes tous les enfants de Gaza".

Le but de l'opération consistait à "afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des Etats dans le génocide en cours en Palestine", ont affirmé les organisateurs dans un communiqué. Et de dénoncer plus particulièrement "l'aide militaire" à Israël."

Plusieurs figures romandes

Selon les organisateurs, une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays ont participé à la mobilisation, dont la conseillère nationale vaudoise Léonore Porchet. Citée dans le communiqué, l'écologiste a justifié sa présence "parce que les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide en cours à Gaza."

Et d'ajouter: "mon rôle de parlementaire, à Berne comme dans l'espace public, est de rappeler le Conseil fédéral à l'ordre."

Les noms de l'ancien maire de Genève Rémy Pagani - qui avait participé aux récentes flottilles pour Gaza en Méditerranée - et des élus Hadrien Buclin et Joëlle Minacci, membres du Grand Conseil vaudois pour Ensemble à Gauche, ont eux aussi été évoqués par les organisateurs. Tout comme ceux de Julia Steinberger, de l'avocate Irène Wettstein ou encore du cinéaste Jacob Berger.

Des bateaux de la gendarmerie ont été aperçus sur le lac à proximité de la flottille. Ils semblaient avant tout veiller au respect de la zone interdite à la navigation en vigueur devant Evian du 11 au 17 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Primauté des horaires des aéroports nationaux: la gauche dit non

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La conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) critique certains points de la réforme de la loi sur l'aviation, qui vont selon elle à l'encontre de la protection de la santé et de l'environnement (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les heures d'exploitation des aéroports nationaux font débat sous la Coupole fédérale. Le gouvernement, soutenu par le camp bourgeois, veut garantir ces horaires dans la loi. La gauche fustige cette mesure, qui relègue au second plan la santé des riverains.

Le Conseil national empoignera lundi une réforme de la loi sur l'aviation. La révision prévoit "la garantie de la situation acquise" en matière d'horaires d'exploitation des aéroports de Genève et de Zurich.

Concrètement, les heures d'exploitation risquent d'être "gravées dans le marbre" au niveau fédéral, a indiqué la conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) dans une interview accordée à Keystone-ATS. Ainsi, il sera plus difficile de négocier ces horaires à l'échelon local.

Egalement contacté par Keystone-ATS, le conseiller national Alex Farinelli (PLR/TI) est pour sa part favorable à la réforme. Selon lui, "il ne s'agit pas de donner un blanc-seing aux aéroports ni de faire passer tous les autres intérêts au second plan". La protection contre le bruit et celle des riverains restent légitimes et doivent continuer à être prises en compte.

Respecter la volonté populaire

Mme Klopfenstein, coprésidente de la Coalition environnement et santé pour un transport aérien (Cesar), a ajouté que la réforme se détourne de la volonté du peuple. Les Genevois ont accepté en 2019 une initiative populaire demandant de tenir compte du caractère urbain de l'aéroport de Genève-Cointrin, qui est un établissement de droit public puisque le canton de Genève est l'unique propriétaire.

Le texte recherchait un équilibre entre les intérêts économiques, sociaux et culturels. Il visait aussi à limiter les nuisances pour la population et l'environnement. L'initiative a été mise en oeuvre en 2022. Il existe ainsi aujourd'hui une marge de manoeuvre pour discuter des horaires.

Les riverains militent justement pour une trêve nocturne, déplorant un trop grand nombre d'exceptions concernant les atterrissages tardifs. Actuellement, des avions décollent et atterrissent à Genève entre 06h00 et minuit, avec des dérogations jusqu'à 00h30 lorsque des vols sont en retard.

La situation est différente à l'aéroport de Zurich, en mains majoritairement privées. Quant à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, il est administré selon le droit français.

Problème de fédéralisme

L'élue verte relève encore un problème au niveau du fédéralisme. La modification de loi donne une mainmise à la Confédération en enlevant des prérogatives aux cantons. Les aéroports nationaux restent sur territoire cantonal et en interaction directe avec ce qui les entoure, juge Mme Klopfenstein.

Dans sa prise de position lors de la consultation, le canton de Genève a questionné la constitutionnalité de la garantie des droits acquis sans limite de temps et sans possibilité de remise en cause. Il demandait d'inscrire un cadre temporel et des réserves en matière de droit environnemental. Mais, dans l'ensemble, le canton a approuvé le projet.

Procédures plus claires

De son côté, M. Farinelli a parlé de meilleure répartition des tâches. Le but est de simplifier des mécanismes aujourd'hui sous la responsabilité des cantons alors que ceux-ci n'ont pas toujours la compétence technique nécessaire.

Avec la réforme, il n'est pas question d'étendre les droits des aéroports, mais de permettre à ces derniers de continuer à fonctionner à l'avenir dans un cadre équivalant à celui d'aujourd'hui, selon le Tessinois.

Il défend des procédures plus claires, en vue d'une meilleure sécurité juridique. Dans l'aviation, les heures d'exploitation ne sont pas "un simple détail technique", mais ont une influence directe sur le fonctionnement du réseau et la capacité de la Suisse à maintenir de bonnes liaisons internationales. Si ces horaires ne sont pas assurés, le pays se retrouvera face à un "réel problème de connectivité et, au fond, de compétitivité", a estimé M. Farinelli.

Davantage de sécurité

Le projet fait suite à plusieurs demandes du Parlement, qui demandait davantage de sécurité dans le secteur aérien. Le mécanisme visant à garantir la situation existante a été introduit en 2018 pour empêcher que la protection des marais n'entrave d'éventuels agrandissements des aéroports.

Dans cette vaste réforme, la gauche est aussi insatisfaite sur d'autres points. Lors du débat au National, elle proposera des adaptations. Si celles-ci sont rejetées, Mme Klopfenstein n'a pas exclu une opposition générale à la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Manifestation à Chiasso contre le "démantèlement" de CFF Cargo

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La manifestation avait été organisée à l’appel du Comité "Non au démantèlement de CFF Cargo au Tessin" et des syndicats de la branche. (© KEYSTONE/PABLO GIANINAZZI)

Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi soir à Chiasso contre la décision de restructuration, adoptée le 19 mai par la direction de CFF Cargo. Cette décision prévoit la suppression de 200 postes de travail dans toute la Suisse, dont 40 au Tessin.

La mesure prévoit la fermeture, d'ici 2027, du dépôt des conducteurs de train de Chiasso et des centres cargo de Balerna et Maroggia, au sud de Lugano, ce qui entraînerait la suppression de 40 emplois dans ce secteur. Selon les CFF, il ne s'agit pas de licenciements à proprement parler, mais de déplacements vers d'autres sièges ou sociétés affiliées.

Ce qui ne convainc pas vraiment les opposants à la mesure: "Il y a un an exactement, CFF Cargo a suspendu son service combiné sur l'ensemble du réseau national, ne gardant qu'une navette entre Dietikon et Stabio, ce qui avait déjà causé la suppression de 40 autres places de travail", dénonce le comité "Non au démantèlement de CFF Cargo au Tessin".

Requête à la direction des CFF

Dans une lettre adressée le 10 juin à la direction générale des CFF, le comité dénonce la situation critique du canton: "D'ici 2028, elle pourrait encore empirer avec une diminution globale d'environ 350 emplois à plein temps et, à ce moment-là, plus de 60% du personnel ferroviaire tessinois serait uniquement occupé dans la gestion de la ligne", écrit-il.

Cette évolution "n'est pas acceptable pour un canton qui représente le principal corridor alpin de la Suisse et la porte d'accès vers l'Italie et la Méditerranée", ajoute-t-il. Les CFF contestent ce chiffre, fait savoir à Keystone-ATS un porte-parole de l'ex-régie fédérale.

Le comité rappelle que le Parlement cantonal a approuvé jeudi par 87% des voix une résolution contre le démantèlement de CFF Cargo au Tessin. Un texte également adopté par le Conseil d'Etat.

Le comité demande notamment à la direction de préserver les postes existants, de maintenir les conditions salariales en vigueur, de créer à Chiasso un pôle national pour la sûreté ferroviaire et de construire un centre de compétences ferroviaires au Tessin.

"Un peu de respect pour Chiasso"

"La population de Chiasso a toujours vécu en étroit contact avec les chemins de fer. Les CFF doivent en tenir compte et créer de nouveaux secteurs performants dans la ville-frontière", a déclaré Matteo Pronzini, député du Mouvement pour le socialisme (MPS) au Grand Conseil et membre du comité.

Pour le maire de Chiasso, Bruno Arrigoni, "les CFF ont toujours représenté une icône pour la région et nous voudrions, aussi nous, un peu de respect."

Dans un communiqué diffusé vendredi, les CFF précisent pour leur part que "le site de Chiasso reste important pour CFF Cargo. Les sièges du personnel et celui de la manutention du parc véhicules du trafic marchandises seront maintenus tandis que, dès le début de 2027, celui du personnel des conducteurs de locomotive sera effectivement fermé et ses employés transférés à Bellinzone."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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