Bruce Springsteen ouvre dans son New Jersey natal un musée consacré à la musique américaine, à quelques kilomètres de la mythique promenade du Jersey Shore. "Il est ici parce que je viens d’ici et que j’y vis", a confié le chanteur au New York Times.
Le Bruce Springsteen Center for American Music ouvrira ses portes sur le campus de la Monmouth University à Long Branch samedi 13 juin. Cette date n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle coïncide avec le lancement officiel des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne.
Le projet se présente ainsi comme une alternative aux événements organisés à Washington par le président Donald Trump, qui comprennent notamment un défilé militaire, un rassemblement politique et une soirée d’arts martiaux à la Maison-Blanche le 14 juin, jour du 80e anniversaire du magnat de l’immobilier.
Le musée de Springsteen sera installé dans un bâtiment de 50 millions de dollars conçu par le cabinet d’architecture CookFox de New York. Il s’agit d’une nouvelle étape pour le musicien qui, au cours d’une carrière s’étendant sur sept décennies, a signé des centaines de chansons, donné des milliers de concerts, présenté un spectacle à Broadway, publié une autobiographie, inspiré un biopic et reçu il y a dix ans la Médaille présidentielle de la Liberté des mains de l’ancien président Barack Obama.
Frank Sinatra, autre "fils du New Jersey"
Compte tenu de cette immense empreinte culturelle, le centre aurait facilement pu devenir un monument à la gloire du "Boss". Mais ce n’était pas l’intention de Springsteen. Parmi les centaines d’objets exposés, plus de la moitié sont liés à d’autres artistes, notamment Frank Sinatra, autre "fils du New Jersey", dont un smoking est présenté au public. On pourra également y voir une guitare de Johnny Cash, une trompette de Louis Armstrong ou encore un costume de Lady Gaga...
Les admirateurs de Springsteen y trouveront aussi des pièces emblématiques: la veste en cuir portée sur la pochette de l’album Born to Run, le célèbre chapeau rouge visible dans la poche arrière du jean sur la couverture de Born in the U.S.A., ainsi que la guitare acoustique Gibson originale utilisée pour l’album Nebraska.
Comme le son du E Street Band puise dans de nombreuses traditions musicales américaines, le centre célèbre les multiples genres qui ont façonné la musique des États-Unis. "Je me considère comme un petit maillon d’une longue chaîne", a expliqué Springsteen. "On prend le drapeau et on le porte pendant un bout de chemin. Puis on le transmet à la génération suivante. Le centre raconte précisément cette transmission".
Deux jours de concert
L’inauguration a été précédée de deux jours de concerts réunissant, outre Springsteen, Sheryl Crow, Jon Bon Jovi, Jackson Browne, Rosanne Cash, Public Enemy, Gary Clark Jr., Keb’ Mo’ et Valerie June. Les artistes ont interprété des morceaux de Woody Guthrie, Elvis Presley, Patsy Cline, Neil Young et, bien sûr, de Springsteen lui-même.
Il s’agissait d’un véritable voyage à travers l’histoire de la musique américaine, rendu possible grâce à des artistes ayant offert bénévolement leur participation. "C’est ce qui aurait dû être organisé pour tout le pays et ce qui aurait mérité de se tenir sur le National Mall", a déclaré Bruce avec une pointe de polémique. "C’est pourquoi il est agréable que cela se produise malgré tout".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / ans