Les premières évacuations des près de 150 passagers et membres d'équipage du navire de croisière MV Hondius, où a été détecté un foyer d'hantavirus, ont débuté dimanche matin dans un port de l'île de Tenerife, dans les Canaries. L'opération ne prendra fin que lundi.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu. La crise a suscité un intérêt mondial, six ans après la pandémie de Covid-19 qui reste dans toutes les têtes.
"Le débarquement des passagers espagnols et du membre de l'équipage espagnol commence", a indiqué à 10h30 le ministère espagnol de la Santé sur Telegram.
Sur place, une journaliste de l'AFP a vu cinq personnes assises à l'arrière d'un zodiac portant des masques FFP2.
Au total, plus d'une centaine de personnes doivent être évacuées dans les prochaines heures du MV Hondius, qui est entré vers 07h00 dans le petit port de Granadilla de Abona, dans le sud de Tenerife, île de l'Océan Atlantique.
Puis, vers 08h30, des fonctionnaires du ministère espagnol de la santé "sont montés à bord du navire", comme prévu, pour "faire un examen" médical de la centaine d'occupants, a expliqué la ministre espagnole de la santé, Mónica García, lors d'un point-presse. "Ils sont tous asymptomatiques", a-t-elle dit.
Dernier vol de rapatriement lundi
Du MV Hondius, les passagers sont ainsi en train d'être transférés vers la terre ferme, par groupes de cinq, d'où ils seront immédiatement conduits jusqu'à l'aéroport de Tenerife-Sud, situé à une dizaine de minutes, pour être rapatriés dans la foulée par avion vers leur pays d'origine.
Les vols de rapatriement vont s'enchaîner, en commençant par les 14 Espagnols qui doivent être mis dès dimanche en quarantaine dans un hôpital militaire de Madrid, puis ceux en direction des Pays-Bas, du Canada, de la Turquie, de France, du Royaume-Uni, d'Irlande et des Etats-Unis, a détaillé Mónica García.
"Le dernier vol est prévu pour demain, ce sera un vol en direction de l'Australie", a prévenu la ministre espagnole face aux journalistes.
Le gouvernement central à Madrid a répété que le dispositif mis en place assurait qu'il n'y aurait "aucun contact" tout au long de la chaîne avec la population locale. Une zone maritime d'exclusion temporaire a notamment été créée autour du bateau de croisière à son arrivée et le trajet au sol "isolé".
Toutefois, tous les occupants ne descendront pas aux Canaries, puisqu'il est prévu qu'une partie de l'équipage du MV Hondius restera à bord du navire, qui poursuivra sa route vers les Pays-Bas, où il est immatriculé par le croisiériste Oceanwide Expeditions.
En milieu de semaine, trois personnes avaient déjà été débarquées au Cap-Vert avant de rejoindre l'Europe en avion médicalisé.
Surveillance pendant 42 jours
En l'état, tous les passagers du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours, selon l'OMS.
Ces derniers jours, les autorités régionales des Canaries s'étaient fermement opposées à l'accostage sur l'archipel du MV Hondius, des habitants exprimant également leurs craintes, six ans après la pandémie mondiale de Covid qui reste dans toutes les têtes.
A son arrivée aux Canaries samedi soir, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait dit "entendre" et "comprendre" l'"inquiétude légitime" de la population locale, soutenant toutefois, comme dans une lettre adressée aux habitants, que "le risque (pour eux) était faible".
L'OMS répète que la situation actuelle n'est pas comparable à celle du début de l'épidémie de Covid-19 en 2020.
L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.
Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l'hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.
Les autorités sanitaires de plusieurs pays se sont ainsi efforcées ces derniers jours de retrouver les cas contacts pour les isoler et procéder à des tests, de façon, ainsi, à remonter la chaîne de contamination et l'endiguer.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Marthe Hire
3 novembre 2018 à 15 h 02 min
Bon c'est vrai que je ne suis pas une fan de Me Romain Jordan ni des autres m'as-tu-vu du barreau genevois qui n'ont pas les moyens de la publicité dont ils parent leur ego en venant parader chez vous.
Mais bon: ça suffit, les habituelles approximations juridiques à la Pascal Ritz ou Romain Jordan !
NON une peine pécuniaire (en jours-amende) N'EST PAS une amende ! C'est une énormité juridique qu'un étudiant de première année ne commettrait pas.
De grâce demandez des avis de droit à des avocats qui savent de quoi ils parlent...
Il s'agit de termes qui ont un sens: une amende est une peine applicable à des contravention, en particulier, une peine pécuniaire est une nouveauté du droit suisse applicable aux délits et aux crimes comme (minimales) peine destinées à remplacer les courtes peines de prison. La notion de jours-amende ne doit par conséquent pas être confondue avec une amende. Le régime, les recours, les montants, les faits concernés, etc. et non tout ça n'est pas la même chose !
Notons encore que ce n'est pas la seule imprécision de votre intervenant... Il aurait pu par exemple préciser que la Cour des comptes a L'OBLIGATION de dénoncer au Procureur général si la commission d'un délit ou d'un crime était parvenue à sa connaissance et que la prudence s'impose peut-être un peu par rapport à ce qu'on avance au micro, surtout quand il laisse entendre que l'infraction aurait été commise.
Enfin, il indique "être un spécialiste" en droit administratif notamment. C'est une appellation mensongère que les avocats suisses n'ont pas le droit d'utiliser. Soit on dispose d'une spécialisation FSA (ce qui n'est pas le cas de Me Jordan, la FSA n'ayant même pas encore créé de spécialisation en droit administratif: https://www.sav-fsa.ch/fr/anwaltssuche/fachanwalt-fachanwaeltin-sav.html), soit on commet un délit à la Loi contre la concurrence déloyale en le prétendant faussement. A nouveau, les mots sont importants: "domaine d'activité" (toléré) n'est pas "spécialisation". Demandez à ceux qui ont fait une spécialisation FSA si la différence relève du détail...
Me Jordan se dit également spécialiste du droit des animaux. Question cabots, rien à dire : c'est une icône.