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La surveillance des assurés va trop loin, selon les opposants

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Au nom des organisations de défense des handicapés, Francesco Bertoli a brandi un carton rouge contre la nouvelle loi sur la surveillance des assurés soupçonnés de fraude. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les assurés soupçonnés de fraude ne devraient pas pouvoir être surveillés sans l'autorisation d'un juge. Le comité contre la nouvelle loi, en votation le 25 novembre, a dénoncé lundi une surveillance arbitraire et un chèque en blanc donnés aux assurances.

Selon Kurt Pärli, professeur en droit social privé de l’Université de Bâle, "il faut se demander avant tout si les assurances sociales doivent surveiller ou si ce domaine ne devrait pas être exclusivement réservé à la police".

"Si le législateur décide que les assurances sociales doivent avoir le droit de se mêler de la sphère privée des assurés par des surveillances, il est indispensable d’élaborer une loi bien réfléchie qui définisse les bases claires des modalités et limites de la surveillance", a-t-il poursuivi devant les médias à Berne. A ses yeux, le texte soumis au peuple ne remplit pas ces conditions.

Pour le professeur bâlois, la base légale n'est pas claire. Elle ne définit pas précisément si l'observation d'une personne n'est possible que sur son balcon ou si elle peut aller jusque dans l'appartement.

Trop de latitude aux assurances

Pour le conseiller national Adrian Wüthrich (PS/BE), président de l'organisation syndicale Travail.Suisse, la nouvelle loi est un chèque en blanc donné aux assurances. Celles-ci pourraient décider elles-mêmes d'une surveillance et la confier à des détectives privés. Elles auraient toute latitude pour décider si la suspicion initiale suffit à justifier une surveillance.

L'expertise d'un juge ne serait pas nécessaire et aucun organe indépendant ne devrait vérifier si l'ingérence dans la sphère privée est justifiée ou non, a expliqué M. Wüthrich. Lors des débats parlementaires, la commission compétente avait décidé dans un premier temps que les assurances devaient obtenir l'autorisation d'un juge pour surveiller un assuré.

"Toutefois, après un lobbying intense de la caisse nationale d'assurance accident (SUVA) et de l'Association suisse d'assurance, cette même commission a changé d'avis lors de la séance suivante et supprimé cette disposition", dénonce le président de Travail.Suisse. L'autorisation d'un juge n'est ainsi requise que pour localiser des personnes à l'aide de traceurs GPS.

Selon le Code pénal, toute fraude à la sécurité sociale est punissable et doit être sanctionnée, a rappelé Adrian Wüthrich. "Mais il appartient à la police et à la justice de clarifier la situation, et non pas aux assurances ni à leurs détectives privés. On ne saurait privatiser de telles tâches", insiste le socialiste.

Pire que des terroristes

Sara Stalder, directrice de la fondation pour la protection des consommateurs, s'oppose aussi clairement à la loi. Avec ce texte, "les assurés, soit nous tous, allons subir un traitement moins favorable que des criminels ou même des terroristes". Pour elle, il ne faut pas se laisser manipuler par le puissant lobby des assurances. Le Parlement doit améliorer ce projet.

Les personnes handicapées craignent aussi de faire les frais de cette nouvelle base légale. "L’arbitre qui ordonne la surveillance ne peut faire partie ni de l’assurance invalidité (AI) ni de la SUVA, ni travailler pour une caisse maladie. Il doit être un juge indépendant. Ce principe de l’Etat de droit doit s'appliquer à nous tous", a plaidé Francesco Bertoli, membre de la fondation AGILE.

Le référendum a été lancé notamment par les socialistes, les Verts, le PDC genevois et les syndicats. Une multitude d'associations, à l'instar d'Amnesty International, soutiennent aussi le camp des opposants. La semaine passée, un comité libéral lancé par de jeunes politiciens de droite a lui aussi dénoncé la trop grande liberté donnée aux compagnies d'assurance.

Le Parlement a dû légiférer suite à une décision de la Cour européenne des droits de l'homme critiquant le manque de bases légales en Suisse concernant l'assurance accident. En juillet 2017, le Tribunal fédéral a considéré qu'il n'existait pas non plus de base légale suffisante pour l'AI. A la suite de ces arrêts, les deux assurances ont suspendu les observations.

Source ATS

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International

Ukraine: Zelensky annonce un remaniement du gouvernement

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Le président ukranien procède à un remaniement du gouvernement, la première ministre Ioulia Svyrydenko est remplacée. (archives) (© KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche un remaniement gouvernemental et avoir offert à la Première ministre Ioulia Svyrydenko, nommée l'été dernier, un nouveau rôle, afin de la mettre en "relations avec un partenaire-clé", sans plus de précisions.

"L'Ukraine est en train de changer sa stratégie politique", a déclaré M. Zelensky dans un message sur X, ajoutant que "ces changements requièrent un renouvellement" du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Allemagne: record de décès par noyade en juin

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L'Allemagne a enregistré un nombre record de noyades en juin. Plus de 90% des victimes sont des hommes. (photo symbolique) (© KEYSTONE/DPA/PATRICK PLEUL)

L'Allemagne a compté 99 décès par noyade au mois de juin en raison des fortes chaleurs, un record depuis la canicule de 2003, d'après des chiffres officiels.

Le pays n'avait "pas enregistré autant de noyades depuis juin 2003, lors de la canicule, avec 107 décès", a déclaré la fédération allemande de sauvetage en mer (DLRG) dans un communiqué dimanche.

La vague de chaleur qui a balayé l'Europe en juin a atteint un pic pendant quatre jours en Allemagne avec plusieurs records historiques de températures enregistrés localement, jusqu'à 41,7°C.

Elle a entraîné des incendies de forêts, des perturbations sur les réseaux ferroviaires ainsi qu'une hausse de la mortalité.

Parmi les personnes mortes de noyade dont l'âge est connu, 35 avaient plus de 50 ans, détaille le communiqué. Cependant, la majorité des victimes étaient jeunes : 40 avaient moins de 30 ans. Plus de 90% d'entre eux étaient des hommes.

"Ce sont surtout les hommes qui prennent trop de risques et sous-estiment les dangers. Ils entrent aussi plus souvent dans l'eau sous l'influence de l'alcool ou d'autres drogues", explique Ute Vogt, présidente de la DLRG.

La plupart des accidents mortels de baignade sont survenus dans des lacs et des rivières.

Parmi les risques, la fédération cite les courants, les différences de température lorsque les personnes sautent à l'eau, l'incapacité à nager, et le fait de sauter dans une eau trop peu profonde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décès du sénateur Lindsey Graham, allié de Trump

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L'influent sénateur républicain Lindsey Graham, un allié de Trump, est décédé. (archives) (© KEYSTONE/AP/Vadim Ghirda)

Allié majeur du président américain Donald Trump, l'influent sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham, fervent partisan d'Israël et de l'Ukraine mais aussi défenseur acharné d'une guerre contre l'Iran, est décédé samedi à l'âge de 71 ans.

Graham, célèbre pour ses travaux sur la politique étrangère, a défendu la guerre en Irak et a, ces dernières années, exhorté les administrations Trump et Biden à soutenir le combat de Kiev face à l'invasion russe. Donald Trump a salué "l'une des personnes et des sénateurs les plus grands" qu'il ait jamais connus.

"Dans la soirée du samedi 11 juillet, le sénateur américain Lindsey Graham est décédé des suites d'une maladie brève et soudaine", a annoncé son bureau sur X.

Sa "famille remercie ceux qui prient pour elle et demande le respect de sa vie privée durant cette période extrêmement difficile", ajoute le communiqué.

NBC News a rapporté que les services d'urgence sont intervenus samedi soir au domicile de Graham, à Capitol Hill, à la suite d'un appel pour un "arrêt cardiaque", selon des enregistrements radio de la police obtenus par NBC et d'autres médias.

Le président Donald Trump a rendu hommage au sénateur sur son réseau Truth Social. "Le sénateur Lindsey Graham, l'une des personnes et des sénateurs les plus grands que j'aie jamais connus, est mort ! Il était toujours au travail et était un véritable patriote américain. Lindsey va beaucoup manquer !!!", a écrit M. Trump.

Graham a tenté sans succès de briguer la présidence en 2016, avertissant à l'époque que les républicains ne devaient pas soutenir Trump, qu'il qualifiait d'individu "xénophobe, sectaire sur le plan religieux et attisant les tensions raciales".

Leurs relations ont été mises à mal par l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021, Graham déclarant alors à ses collègues républicains : "ne comptez pas sur moi, trop c'est trop", bien que le sénateur ait par la suite voté contre la condamnation de Trump lors de son procès en destitution.

Après l'entrée en fonction de Trump, Graham a renoué avec lui et a fini par soutenir sa tentative de réélection.

"Un grand ami d'Israël"

Graham était également un fervent partisan d'Israël et un défenseur acharné d'une guerre contre l'Iran.

"Lindsey comprenait que la sécurité d'Israël et celle de l'Amérique sont indissociables", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. "L'Amérique a perdu un grand patriote. J'ai perdu un ami cher".

Le président israélien Isaac Herzog s'est dit sur X "sous le choc et le coeur brisé" par cette nouvelle, voyant dans le sénateur "un modèle de clarté morale et un véritable leader du partenariat entre les États-Unis et Israël".

"Nous n'oublierons jamais comment il s'est tenu aux côtés du peuple d'Israël dans nos moments les plus difficiles", a-t-il poursuivi.

Le décès de Graham survient alors que l'hospitalisation depuis plusieurs semaines de l'ancien chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, fragilise le parti.

Les républicains détiennent une courte majorité de 53 sièges contre 47 au Sénat et disposent d'une marge de manoeuvre réduite en cas d'absences ou de défections lors des votes.

Graham a été élu pour la première fois à la Chambre des représentants des États-Unis en 1994, avant d'être élu au Sénat en 2002. Il a par la suite été réélu au Sénat en 2008, 2014 et 2020, et a récemment présidé la commission du budget du Sénat.

"Irremplaçable"

Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a qualifié Graham d'"irremplaçable". "Le plus ardent des défenseurs de la Caroline du Sud et de l'Amérique", a-t-il ajouté sur X.

Graham a exercé les fonctions d'avocat militaire et a atteint le grade de colonel de l'armée de l'air, une expérience qui a influencé sa position interventionniste en matière de politique étrangère.

En 2002, il avait voté en faveur d'une intervention militaire contre l'Irak à la suite des attentats du 11 septembre, et a par la suite soutenu une présence américaine durable en Afghanistan.

Graham a souvent critiqué la politique étrangère du président Barack Obama, le qualifiant de "faible adversaire du mal" en 2015 en raison de sa négociation d'un accord nucléaire avec l'Iran.

Pour sa part, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué le soutien "jusqu'au bout" du sénateur américain à l'Ukraine face à la Russie, estimant qu'il laisserait un "grand vide".

Le sénateur Graham "croyait fermement en l'alliance de l'Otan et oeuvrait activement pour mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine", a également rappelé le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.

Preuve de cet engagement permanent, Lindsey Graham avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev vendredi, la veille de son décès. Il aurait soutenu un durcissement des sanctions économiques contre la Russie et ses alliés.

"Il s'est rendu dix fois en Ukraine depuis le début de l'invasion russe à grande échelle et il était aux côtés de notre peuple lorsque c'était le plus nécessaire... L'Amérique et le monde ont perdu un dirigeant déterminé", a réagi M. Zelensky sur Facebook dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les Aubes musicales des Bains des Pâquis fêtent leurs 20 ans

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Rendez-vous incontournable des amateurs de musique matinaux, les Aubes musicales reviennent lundi pour 35 concerts sur la jetée des Bains des Pâquis, à Genève. Différents styles figurent au programme de cette 20e édition (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Rendez-vous incontournable des amateurs de musique matinaux, les Aubes musicales reviennent lundi pour 35 concerts sur la jetée des Bains des Pâquis, à Genève. Jazz, musique classique, électro, musiques du monde ou encore expérimentations sonores figurent au programme de cette 20e édition.

Un concert gratuit est prévu chaque jour jusqu'au 16 août, entre 06h00 et 07h00, au bord de l'eau. La French-pop'n'groove électro-poétique d'Alenko lancera cette programmation qui mise, comme toujours, sur la diversité, l'exigence et l'ancrage local. Ce qui n'empêche pas la venue d'artistes de l'étranger, comme le joueur de flûte indienne Nityanand Haldipur.

Parmi les autres têtes d'affiche mises en avant par les programmateurs figurent Diggin', un groupe d'Indie-soul lausannois, Kenji Furutate et ReMi Taiko, avec leurs tambours japonais, ou encore l'Orchestre des Nations. Quant au Clélya Abraham Quartet, il lancera, le 25 juillet, une semaine consacrée au piano.

Des fêtards en fin de nuit aux familles, en passant par les touristes et les travailleurs matinaux, les Aubes musicales attirent un public bigarré. Parfois, plus de 2000 personnes se retrouvent sur la jetée, rappelle l'Association d'usagers des Bains des Pâquis qui organise la manifestation.

Programme 2026

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

"Le football a perdu", regrette Murat Yakin

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Comme ses joueurs, Murat Yakin avait de la peine à comprendre la décision de l'arbitre d'exclure Breel Embolo. (© KEYSTONE/AP/Ed Zurga)

Après la défaite de la Suisse contre l'Argentine en quart de finale du Mondial, Murat Yakin a contesté l'expulsion de Breel Embolo. L'interprétation du règlement est selon lui "incompréhensible".

Pour le sélectionneur suisse, le deuxième carton jaune reçu par l'attaquant à la 72e minute a constitué le véritable tournant du match. "Jusque-là, nous dominions notre adversaire", a déclaré Yakin en conférence de presse. "À dix contre onze, le match a évidemment changé."

Le technicien suisse n'a pas remis en cause la simulation reprochée à Embolo. Il a en revanche critiqué la ligne adoptée par l'ensemble du corps arbitral. Selon lui, plusieurs fautes argentines - "coups de coude, coups de tête, semelles" - étaient restées impunies.

"Puis l'arbitre a distribué un carton jaune pour une action qui ne méritait jamais un avertissement. Au final, c'est nous qui sommes punis pour une erreur de l'arbitre", a résumé Yakin.

La frustration de l'entraîneur était évidente. Il regrettait surtout qu'un match jusque-là très disputé ait été influencé de manière décisive par une intervention extérieure. "Aujourd'hui, c'est le football qui a perdu", a-t-il lancé.

Embolo "anéanti"

Yakin a également pris la défense d'Embolo. Selon lui, l'attaquant avait énormément subi dans les minutes précédentes et s'était sacrifié pour l'équipe. En larmes après son expulsion, il était "complètement anéanti", a raconté le sélectionneur, qui l'a brièvement revu après la rencontre.

"Breel s'est toujours mis au service de l'équipe durant tout le tournoi. Il a été sévèrement sanctionné pour une erreur. Lui faire porter la responsabilité de notre élimination serait absurde", a insisté Yakin.

Malgré cette issue douloureuse, le sélectionneur a dit éprouver "une immense fierté" après le parcours de son équipe, qualifiée pour les quarts de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. "Aujourd'hui encore, nous avons tenu tête au champion du monde en titre jusqu'à la dernière minute et, avant l'expulsion, le momentum était clairement de notre côté."

La défaite après l'interruption du VAR n'en était que plus difficile à accepter. "Nous ne méritions pas d'être éliminés de cette manière", a conclu Murat Yakin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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