Un rapport du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences (BPEV) dresse un constat préoccupant: dans le canton de Genève, les personnes LGBTIQ+ sont nettement plus exposées aux violences sexistes, sexuelles et LGBTIQ+phobes que le reste de la population. Environ 90% en ont notamment été victimes dans l'espace public.
Ce rapport spécifique est issu de l'enquête Iceberg sur les violences sexistes, sexuelles, LGBTIQ+phobes et domestiques dans le canton, publié en juin 2025. Basé sur un échantillon de 463 personnes, il fournit une analyse plus détaillée des violences commises à l'encontre des personnes LGBTIQ+, rapporte le canton mardi dans un communiqué.
Les résultats montrent une surexposition dans tous les contextes de vie: espace public, travail, formation, sphère privée et espaces numériques. Dans l’espace public, jusqu’à 93% des femmes lesbiennes et bisexuelles et près de 89% des personnes trans et non binaires déclarent avoir subi des violences.
Phénomène systémique
Sur le lieu de travail, ces violences concernent 68,9% des personnes trans et non binaires, 62,1% des femmes lesbiennes et bisexuelles et 44,3 % des hommes gays et bisexuels.
Dans la sphère privée, 83,3 % des personnes trans et non binaires, 73,4% des femmes lesbiennes et bisexuelles et 56,3% des hommes gays et bisexuels se disent également touchés. Plus d’une personne sur deux rapporte également des situations de harcèlement obsessionnel (stalking).
Ces chiffres confirment l’existence d’un phénomène systémique qui traverse toutes les tranches d’âge et tous les contextes sociaux, souligne le communiqué.
Malgré les avancées légales
Selon le rapport, ces violences ont des conséquences lourdes et durables sur la santé, les parcours professionnels et l’accès à la vie sociale. Malgré cela, plus de 60 % des victimes ne sollicitent aucune aide formelle, révélant un manque de confiance ou de visibilité des dispositifs existants.
Le document souligne également la persistance de préjugés : 29,6 % des hommes hétérosexuels jugent normal qu’un parent ressente de la déception ou de la colère si son enfant est LGBTIQ+.
Ces constats interviennent malgré des avancées légales récentes, comme l’introduction du mariage pour toutes et tous en 2022 et l’adoption, à Genève, d’une loi contre les discriminations liées au sexe et au genre en 2023.
Face à cette situation, les autorités genevoises entendent renforcer leurs actions, notamment en matière de prévention, de prise en charge des victimes et de lutte contre le non-recours aux dispositifs d’aide. L’enquête Iceberg sera reconduite régulièrement afin de suivre l’évolution du phénomène.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
MERTEAU
10 avril 2024 à 22 h 53 min
Un audit pour le contrôle des tous ces départements qui mettent à leurs têtes tout un ensemble de copins / copines sans compétence. Jamais en France ne serait autorisé la nomination d'étrangers à des postes de la ville. Mais qu'attend le Département Justice pour sanctionner à titre exemplaire ces politiciens tricheurs, verreux et margoulins. Quel exemple pour les citoyens genevois. Vous êtes la honte d'un pays dont on vante les valeurs de droiture. Gauche ou droite on finit par comprendre que la navigation se dirige dans le même bateau par des carriéristes sans aucun intérêt du peuple genevois. J'ai connu une époque ou il existait 2 piles pour les personnes en recherche d'emplois. Celle des frontaliers prioritaire puis comme un semblant d'équilibre celle des citoyens genevois. Les années passent et nos élus ferment les yeux sur ces passe-droit totalement illégaux. Il est tant de réformer ces institutions incontrôlables.