6 minutes avec Vincent Leggiero, président du SEV TPG
6 minutes avec Vincent Leggiero, président du SEV TPG
Les conducteurs des TPG ont déposé un préavis de grève pour le 31 janvier prochain. Ils demandent une hausse de salaire de 1,5% et la création de près de soixante postes supplémentaires de réserve conducteurs. Les syndicats rencontrent, jeudi, la direction des TPG, qui se dit "ouverte" à la discussion. Vincent Leggiero, président du SEV TPG, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous avez déposé un préavis de grève pour le 31 janvier prochain. Vous rencontrez demain, la direction des TPG, qui se dit ouverte à la discussion. Alors, grève ou pas grève?
"Tout dépend de la discussion de jeudi. Nous sommes ouverts à la discussion mais cela fait pas mal de temps que l'on discute et il n'y a rien de concret"
Parmi vos revendications, vous demandez une hausse de salaire de 1,5%. Vous avez déjà obtenu une indexation de 1%. Vous n’en demandez pas un peu, beaucoup?
"L'année dernière, nous n'avons pas eu l'intégralité du renchérissement. On ne peut pas se permettre de perdre du pouvoir d'achat. Les prix, l'électricité, le logement augmentent, il n'y a rien d'extraordinaire à demander une hausse de salaire"
" Les conditions de travail, de conduite, sont extrêmement pénibles, c'est un calvaire!"
Le cœur du problème, ce sont les conditions de travail. Vous demandez la création de près de soixante postes supplémentaires de réserve conducteurs. Quelle est la situation actuellement?
"Aujourd'hui, les TPG perdent un peu plus de deux millions de francs, par mois, à cause de l'absentéisme. Ce sont 27 millions de francs, par année! Avec cet argent, on pourrait investir dans du personnel de remplacement. Les conditions de travail, de conduite, sont extrêmement pénibles, c'est un calvaire. Il y a un problème de souffrance, au travail, dans tous les secteurs des TPG. La possibilité de déplacer des vacances, de prendre des congés, n'existe pas! Il y a tellement d'absents que l'on prend des valides pour remplacer des malades. Nous sommes dans un cercle vicieux qu'il faut casser! Et pour le casser, il faut investir dans du personnel qui puisse les remplacer! Aujourd'hui, ce n'est pas possible! Aujourd'hui, on fait du troc! Votre vie sociale est mise de côté, vous ne savez que huit jours à l'avance, ce que vous allez devoir faire. La garantie de l'emploi, c'est un mythe, elle n'existe pas. Au bout d'un certain nombre de maladies, vous êtes licencié, c'est une réalité!"
"La proposition de la direction, c'est un coach, bientôt ce seront des marabouts"
Léman Bleu a révélé que tous les syndicats ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant cette grève potentielle. Ils la jugent un peu précoce et que le dialogue est encore ouvert..
"Ce n'est plus une question de dialogue, nous voulons des décisions concrètes. On est passé par des négociations marathon, par des groupes de travail. La proposition de la direction, c'est un coach, bientôt ce seront des marabouts. On ne peut plus se permettre des promesses. Le 31 est une étape extrêmement importante, la direction doit le comprendre. Les autres syndicats ont utilisé des mots très forts, disant que nous prenons en otages, la population. La plupart du temps, on a des bus absents et les usagers en souffrent aussi!"
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