Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU condamne les restrictions iraniennes dans le détroit d'Ormuz. Mercredi lors d'un débat urgent à Genève, il a dénoncé les attaques de la République islamique contre les pays du Golfe et contre la Jordanie.
Dans une résolution approuvée par consensus, l'organe condamne toute manoeuvre iranienne pour "fermer, obstruer ou interférer" avec le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Il dénonce "dans les termes les plus fermes" les attaques de la République islamique dans la région et relaie une préoccupation sur les frappes contre les sites énergétiques.
Il dénonce également toutes les violations du droit international humanitaire (DIH) et des droits humains. Et il demande des réparations "rapides" et "adaptées" pour les dommages provoqués par Téhéran.
Auparavant, le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk avait de son côté affirmé que "des Etats flirtent avec une catastrophe totale" en multipliant les tirs de missile. Il a mis en garde contre le danger pour tout le Moyen-Orient et même au-delà.
L'Autrichien a aussi déploré les attaques grandissantes contre des zones résidentielles en Iran. Près de 1500 personnes ont été tuées. Et un millier d'autres ont succombé au Liban dans des frappes israéliennes.
La Suisse prend elle "au sérieux les préoccupations sécuritaires" des pays du Golfe et de la Jordanie, a ajouté de son côté devant le Conseil une responsable de la mission suisse à l'ONU à Genève. Berne a répété que, selon elle, les Etats-Unis et Israël violent le principe de non-recours à la violence et que Téhéran dépasse le droit à la légitime défense.
L'Iran et ses alliés chinois et cubain contrattaquent. Mercredi matin, le président du Conseil a lui annoncé qu'un autre débat urgent aurait lieu vendredi matin à leur demande.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats