À Vernier, dans le laboratoire de fabrication de la Boulangerie Oberson, les employés n'utilisent plus uniquement leurs mains pour la fabrication de pâtisseries mais aussi pour communiquer.
Pendant l'été, Stéphane Oberson, le patron, a reçu un appel de l'Orif. Il a pour habitude de travailler avec l'Organisation Romande, qui a pour mission la formation et l'intégration socioprofessionnelle de personnes atteintes dans leur santé ou en difficulté.
La Boulangerie accueille régulièrement des apprentis pour des stages de plusieurs semaines. Mais cet échange téléphonique-là ne ressemble à aucun autre: on lui propose cette fois d'accueillir un jeune immigré afghan de 21 ans, malentendant. "Je me suis dis pourquoi pas, ça peut-être un beau challenge pour l'entreprise" raconte Stéphane. Il accepte la proposition et l'annonce à ses collaborateurs. Les réactions sont mitigées.
Ziaudin intègre d'abord le laboratoire de fabrication de la Boulangerie Oberson pour un stage de 5 semaines. En raison de son handicap, impossible pour lui de passer un CFC. Mais à la fin de son stage, Stéphane Oberson lui promet une embauche, à condition qu'il réussisse l'épreuve de l'examen pratique AFP, qui "compte pour du beurre mais le met en condition et au même niveau que tout le monde" précise Stéphane Oberson. Promesse tenue: Ziaudin réussit ses examens et décroche un contrat fixe à durée indéterminée à la boulangerie.
"La première semaine a été compliquée" raconte le chef d'entreprise. "Et puis, il s'est très vite intégré. Il est très attentif, il comprend toute suite ce qu'on lui dit. La semaine dernière, il a été absent deux jours, il a manqué à tout le monde" rajoute Stéphane.
Ziaudin travaille notamment en binôme avec Didier.
Le jeune afghan est à Genève depuis 5 ans. Il a grandit en Afghanistan avant de fuir en 2016. Ziaudin a traversé plusieurs pays, été emprisonné en Bulgarie où il dit avoir subi des violences. Il arrive ensuite en Allemagne, puis en Suisse où il a habite pendant 4 ans au Foyer de l'Etoile. Ziaudin suit une formation pendant 2 ans auprès de l'Orif.
"C'est difficile pour moi d'être seul ici", raconte Ziaudin, par la voix que lui prête Fernande, aide à la communication.
Reportage à la Boulangerie Oberson
Reportage à la Boulangerie Oberson
Reportage à la Boulangerie Oberson
Plusieurs heures par semaine, une interprète accompagne Ziaudin et ses collègues à la Boulangerie pour faciliter la communication entre eux. Il signe, elle retransmet. Ses collègues en font autant, intuitivement, un peu maladroitement. "Il a pris l'habitude de nous faire un signe du pouce quand c'est ok et au contraire, nous tape sur l'épaule en haussant les épaules pour dire qu'il ne comprend pas" rapporte l'un deux.
Une autre interprète à la retraite, très attachée à Ziaudin, lui donne bénévolement quelques heures sur son lieu de travail mais aussi hors de ses heures de travail, pour l'aider dans son intégration.
L’an prochain au mois de juin, dans le cadre du congrès de l’Association Suisse des Boulangers-Confiseurs, Stéphane Oberson présentera l’histoire de Ziaudin dans la course au prix de la Couronne Boulangère.
En Ville de Genève, 73 personnes ont été accueillies en moyenne chaque nuit du 29 décembre au 12 janvier grâce à l'ouverture de places d'hébergement d'urgence supplémentaires. Ce dispositif s'est ajouté aux 500 places annuelles financées par l'ensemble des communes du canton.
Compte tenu des baisses de températures annoncées, la Ville de Genève a ouvert un abri PC de 80 places le 29 décembre, puis un second de près de 80 places à partir du 4 janvier, dans le cadre du plan grand froid. Les deux lieux ont accueilli entre 59 et 96 personnes chaque nuit, dans l'immense majorité des hommes, contre une à huit femmes par nuit, a-t-elle indiqué mardi.
Chaque abri disposait d'un dortoir réservé aux familles, mais la demande a été faible: un à deux enfants et leurs parents ont été accueillis durant quatre des quatorze nuits. Par ailleurs, les équipes sociales n'ont pas rencontré de familles lors de leurs tournées nocturnes.
Au vu des prévisions météorologiques plus favorables, le Plan grand froid a été levé lundi et les deux abris PC ont fermé leurs portes, selon la Ville de Genève. Les 500 places du dispositif d'hébergement d'urgence annuel restent ouvertes. S'y ajouteront 30 places de plus dans le courant de l'année, l'Association des communes genevoises ayant voté 23 millions de francs au budget 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les uniformes seront renouvelés petit à petit jusqu'en 2028.
Changement de garde robe pour vos policiers! La police genevoise, vaudoise, fribourgeoise, tessinoise, jurassienne, neuchâteloise et valaisanne ont commencé à s'équiper du même uniforme, l'uniforme KEP.
Les uniformes des policières et des policiers seront toujours bleus, alors que ceux des agents et assistants de sécurité publique seront gris. Les différents corps de police seront différenciables grâce aux badges et aux patelettes.
Si les équipes de football présentent, elles, un nouveau jeu de maillot chaque saison, il est plutôt inhabituel pour la Police de changer d'accoutrement. À Genève, les distributions aux agents ont commencé en fin d'année.
Reportage au local logistique de la police Genevoise
Reportage au local logistique de la police Genevoise
Reportage au local logistique de la police Genevoise
Les nouveaux uniformes seront toujours floqués de la mention "POLICE" mais pas de panique, vous reconnaitrez vos agents facilement. Sauf qu'ils porteront le même que d'autres policiers suisses d'autres cantons. Les polices latines rejoignent ainsi les autres corps de police suisses qui ont également adopté l’uniforme commun depuis 2015 pour les premiers. L'objectif d'uniformiser les tenues de tous les policières et policiers est de garantir "une présentation uniforme des policières et policiers en Suisse, de réduire les coûts d'acquisition et d'optimiser la gestion logistique", selon le communiqué de la police.
Walter Gomez
chef des équipements à la police genevoise
Walter Gomezchef des équipements à la police genevoise
Walter Gomezchef des équipements à la police genevoise
À noter que pour des questions d'organisation, le changement des uniformes se fera par étapes, sur deux ans avec le changement des polos cette année, des équipements thermiques et notamment des vestes de moto en 2027 et enfin les parties basses type pantalons en 2028.
Genève accueillera à nouveau la course de catamarans SailGP. Sponsorisée par Rolex, la compétition internationale aura lieu les 19 et 20 septembre. Les retombées économiques de la première édition suisse, en septembre dernier, sont estimées à plus de 7 millions de francs.
Répondant à la demande de SailGP, les exécutifs du canton et de la Ville de Genève ont formellement donné leur aval au retour de la compétition en 2026, ont-ils annoncé mardi dans un communiqué commun. Et de souligner que ce championnat, qui réunit les meilleurs navigateurs de la planète et compte plusieurs étapes à travers le monde, "constitue l'un des plus grands événements sportifs actuels."
L'impact de la manifestation sur le domaine sera réduit au maximum, précisent le Conseil d'Etat et le Conseil administratif de la Ville de Genève, qui ont demandé aux organisateurs de se préoccuper davantage de l'ensemble des mobilités et de la fluidité du trafic. Deux jours après la manifestation de septembre, la circulation était toujours partiellement entravée sur le quai de Cologny.
Lors de la première édition, des dizaines de milliers de personnes avaient suivi les régates depuis les quais et les hauteurs du lac, dont plus de 8500 détenteurs d'un billet pour les gradins. Cette année, le public devrait bénéficier d'un accès renforcé à la zone technique pour être plus proche des bateaux, et un écran géant diffusera les courses depuis les quais, indique le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
A l'occasion du centenaire de la naissance de Michel Butor (1926-2026), la commune de Chêne-Bougeries propose dès mercredi et jusqu'au 27 février une exposition consacrée à l'écrivain français qui fut longtemps professeur à l'Université de Genève. Elle permettra de découvrir à l'Espace Vallon des livres d'artistes, des poèmes manuscrits et des oeuvres d'artistes ayant travaillé avec Michel Butor.
En collaboration avec Editart Genève, la commune de Chêne-Bougeries se joint aux multiples événements qui auront lieu en l'honneur de l'écrivain français, annonce-t-elle dans un communiqué.
Pour célébrer ce centenaire, diverses manifestations auront en effet lieu à Paris, Nice et sa région, Toulon, Alpes de Haute-Provence, Hauts de France, Normandie, Bretagne, Lucinges–Archipel Butor, Haute-Savoie, Genève (Fondation Bodmer, Université de Genève), Bruxelles et New York.
A Chêne-Bougeries, une soirée spéciale est également prévue le 13 février à la Salle J.-J. Gautier à Chêne-Bougeries. Une conférence de Nathalie Piégay, professeure de littérature française à l'Université de Genève précédera un concert de jazz "Duke Fantasy" par le pianiste Stéphan Oliva. L'entrée aux deux événements est gratuite.
Rencontre entre écrivain et artistes
Michel Butor était une figure majeure du nouveau roman. Il s'est fait connaître du grand public avec "La Modification", ouvrage couronné du Prix Renaudot en 1957. En 2013, il a reçu le Grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.
Une part de l'oeuvre de ce grand personnage de l'univers littéraire, romancier, poète, critique d'art et grand voyageur, mais toujours resté bienveillant et simple, longtemps professeur de littérature française à l'Université de Genève, est consacrée à de très nombreux livres d'artistes, résultant de la rencontre entre ses textes et la réalisation originale d'un artiste.
Ces ouvrages peuvent revêtir plusieurs formes, celle d'un livre illustré sur du beau papier avec un tirage à peu d'exemplaires, celle d'un livre-objet, celle d'un livre à tirage unique, à deux ou trois exemplaires, réalisés de manière artisanale et avec différentes possibilités d'impression, précise le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une importante opération de secours a permis de sauver vendredi soir un goéland leucophée, qui était coincé dans la croix du clocher de l'église Saint-Joseph aux Eaux-Vives à Genève à plus de 45 mètres de haut. Blessé, l'animal a été pris en charge par le Centre Ornithologique de Réadaptation (COR), basé à Genthod.
"Il est blessé au bec et à l'aile droite", a relevé Patrick Jacot, président du COR. Il faudra une radio pour évaluer l'ampleur des lésions. En raison des risques de grippe aviaire, le goéland sera placé en quarantaine pour ses soins. Patrick Jacot semble optimiste, l'animal devrait s'en sortir.
Il était pourtant en mauvaise posture. Vers 17h00, alarmé par des corneilles qui tournaient autour de la croix, un passant a alerté le Service de secours et d'incendie (SIS). Arrivés sur place, ils ont constaté que l'oiseau était coincé dans la structure de la croix qui est creuse. Les spécialistes du COR ont été immédiatement appelés.
Il a fallu de gros moyens pour libérer le goéland: trois véhicules et huit pompiers. L'échelle de 30 mètres n'étant pas suffisante, une grue a été déployée. Harnachés au bout du filin, deux spécialistes du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux) ont été treuillés jusqu'à hauteur de l'animal. Ils ont rapidement réussi à le décoincer pour le redescendre dans une cage.
A 19h00, l'opération était terminée pour les spécialistes du SIS. Le COR prenait le relais. En novembre 2021, un goéland s'était déjà coincé dans cette même croix, relève Daniel Bianchi, vice-président et responsable du service d'intervention du COR. Les oiseaux glissent en se posant et se coincent dans la structure. Après plusieurs mois de traitement, le goéland avait pu être relâché au bord du Léman.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats