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Meute du Marchairuz: un deuxième loup tué dans le canton de Vaud

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L'automne dernier, des défenseurs des loups avaient protesté contre les tirs de régulation dans le Jura vaudois (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les surveillants vaudois de la faune ont tué un deuxième loup de la meute du Marchairuz. Le tir dit de régulation est intervenu dans la nuit du 27 au 28 mars dans la région du Marchairuz, dans le périmètre autorisé par la Confédération, a indiqué jeudi le canton.

Celui-ci avait obtenu en août dernier l'autorisation de tuer deux jeunes loups mâles adultes de la meute du Marchairuz, après plusieurs attaques sur des veaux dans le Jura vaudois. L'objectif était d'enrayer cette dynamique et d'induire un changement de comportement au sein de la meute. L'autorisation était valable jusqu'à ce jeudi. Un premier loup avait été tué dans la nuit du 17 au 18 mars, au pied du Mont-Tendre.

Identification confirmée

Après le tir, conformément au Concept Loup Suisse, l'animal a été envoyé immédiatement au Centre national de compétence pour les maladies de la faune sauvage de l'Université de Berne (FIWI) pour diagnostic et identification. Son rapport a confirmé qu'il s'agit d'un jeune mâle adulte.

En février, le canton avait demandé et obtenu un élargissement du périmètre initial de régulation. Durant l'hiver, la meute s'était déplacée vers la plaine suivant la population de cerfs qui constitue l'essentiel de son alimentation.

La meute était composée de quatre adultes - dont les deux jeunes de 2020 visés par les tirs - ainsi que de cinq louveteaux nés en 2021 - qu'il faut désormais qualifier d'individus subadultes. Elle est vraisemblablement restée la même, mais il est difficile de l'affirmer avec certitude, selon le Département de l'environnement et de la sécurité (DES).

Le choix de la cohabitation

C'est la première fois que Vaud procède à de tels tirs de régulation. Le canton les juge nécessaires pour répondre aux pertes des éleveurs et permettre le maintien d'une activité pastorale tout en facilitant à long terme l'acceptation du loup.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi, l'association Avenir Loup Lynx Jura, consacrée à la protection de ces deux prédateurs dans le Jura franco-suisse, a dénoncé "l'acharnement inadmissible" de l'Etat de Vaud contre les loups du Marchairuz. Ces tirs n'ont pour objectif que de contenter les opposants aux loups, déplore l'association.

Les défenseurs du loup avaient déjà manifesté et occupé certains pâturages l'automne dernier. En novembre, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux expliquait que les surveillants de la faune avaient réalisé de nombreux affûts. Mais que ces derniers avaient souvent été perturbés et interrompus par des promeneurs ou des photographes venus sur place dans le but d'empêcher les tirs de régulation.

Parallèlement à cette régulation, le DES travaille au déploiement de dispositifs de protection afin de garantir la meilleure cohabitation possible entre le loup et les activités pastorales, souligne-t-il. Il poursuit ses démarches avec les éleveurs afin de mettre en place des mesures d'accompagnement et de prévention pour la prochaine saison d'estivage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Le conflit s'étend aux sites de production d'hydrocarbures

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La production d'hydrocarbures devient difficile avec le conflit au Moyen-Orient. Au bout de la chaîne, les consommateurs voient les prix grimper. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des frappes iraniennes ont porté des "dommages considérables" sur le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, ravivant jeudi les craintes d'une crise économique majeure et suscitant de nouvelles menaces de Donald Trump contre Téhéran.

Le conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, semble s'engouffrer dans une nouvelle escalade, visant directement les sites de production d'hydrocarbures, et non plus leur seul stockage et acheminement.

Le prix du Brent, pétrole de la mer du Nord, s'est envolé de plus de 6% dans la matinée, quand le prix du gaz européen a littéralement explosé (+35%) avant de se stabiliser au-dessus de 28%, énième soubresaut des marchés lié à la guerre.

Les Bourses européennes ont ouvert quant à elles en net repli.

"Aujourd'hui marque une escalade majeure dans la guerre au Moyen-Orient. Les répercussions économiques se feront probablement sentir pendant des années", a affirmé sur X Theresa Fallon, directrice du centre de réflexion CREAS, à Bruxelles.

Dans la nuit, après de premières frappes mercredi, le Qatar a fait état d'une attaque iranienne sur Ras Laffan, son premier site de production de GNL. La compagnie énergétique publique de l'émirat, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" sur ce site.

Les incendies ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.

Ces attaques répondent à celles, la veille, contre le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par Téhéran et Doha.

Le président américain a confirmé sur sa plateforme Truth Social qu'Israël était à l'origine de l'attaque contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe, et a semblé vouloir prendre ses distances avec l'opération.

Donald Trump a ensuite menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cessait pas ses attaques.

"PLUS AUCUNE ATTAQUE NE SERA MENÉE PAR ISRAËL", a-t-il assuré. Mais si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement".

Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis.

Jeudi, "l'une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Abdullah, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a aussi été la cible d'une attaque de drone, provoquant un incendie sur le site", selon le ministère koweïtien de l'Information.

L'autre raffinerie de la compagnie, celle de Mina Al-Ahmadi, avait elle aussi été touchée plus tôt par un drone, qui a causé un incendie.

Au 20e jour de la guerre

Au 20e jour de la guerre, l'Iran démontre ainsi conserver une importante capacité de frappes, en dépit des attaques israélo-américaines sur ses installations militaires.

Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés.

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "aient franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales".

L'Arabie saoudite a elle aussi haussé le ton, en déclarant se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

La question du transport des hydrocarbures reste par ailleurs au coeur de l'attention des gouvernements à travers le monde, qui s'interrogent sur la meilleure façon de débloquer le détroit d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux.

C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché tôt jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO, qui précise qu'un autre navire a été touché au large de Ras Laffan.

Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique. L'organe onusien estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Economie

Nouveau record d'affluence dans les aéroports en Suisse

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L'aéroport de Zurich a été le plus fréquenté de Suisse l'an dernier. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les aéroports suisses ont enregistré 60 millions de passagers dans le trafic de ligne et charter l'an dernier. Le nombre de passagers n'avait jamais été aussi élevé, même avant la pandémie de Covid-19, indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Par rapport à 2024, l'augmentation s'élève à 2,2 millions de passagers (+4%), note l'OFS dans un communiqué.

L'année dernière, l’aéroport suisse le plus fréquenté était celui de Zurich, avec 32,5 millions de passagers, devant Genève avec 17,7 et Bâle-Mulhouse avec 9,6 millions de passagers. Environ 80% des personnes ayant voyagé au départ d’un aéroport suisse avaient pour destination un pays d’Europe.

Le nombre de décollages et atterrissages a également augmenté en 2025 (+3%). La valeur atteinte en 2025, reste toutefois inférieure de 4% à celle de 2019.

Le fret aérien a légèrement reculé l'année dernière: le nombre de tonnes transportées a diminué de 0,4% par rapport à 2024 (–8% depuis 2019).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Améliorer l'aide fédérale en cas de catastrophes naturelles

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Le Parlement a dû adopter une loi urgente pour débloquer 5 millions à titre d'aide d'urgence (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Confédération doit pouvoir financer plus facilement des mesures et des aides d'urgence en cas de catastrophes naturelles. Le Conseil des Etats a soutenu jeudi par 20 voix contre 15 une motion de commission en ce sens.

Après une catastrophe naturelle, il faut libérer rapidement des ressources financières provenant de différentes sources afin de gérer les conséquences de l'événement et de permettre la reprise des activités économiques. Actuellement, il faut souvent passer par des lois spéciales urgentes ou recourir au droit de nécessité.

Après l’éboulement et l’effondrement glaciaire de Blatten en 2025, une loi fédérale urgente a dû être adoptée pour débloquer 5 millions à titre d’aide d’urgence. Un message spécial concernant l’octroi d’une aide fédérale extraordinaire pour un montant d’environ 36 millions de francs, destinée à faire face aux dégâts causés par les intempéries de 2024, est actuellement en préparation, a illustré Beat Rieder (Centre/VS) pour la commission.

La procédure pour libérer ces aides extraordinaires est lourde et comporte des incertitudes. Une nouvelle base légale rend possible le cofinancement de mesures d’urgence par le budget général de la Confédération et garantit une aide standardisée et juridiquement sûre en cas de catastrophes naturelles.

Le Conseil fédéral s'opposait au texte car il estimait inopportun d'élaborer un projet de loi alors que les bases légales sont en cours d'examen.

Une situation qui n'est pas durable

L'idée d'une loi pour les catastrophes naturelles n'est pas nouvelle. Il y a un an environ, le conseiller aux Etats Fabio Regazzi (Centre/TI) avait déposé une initiative parlementaire visant à créer un fonds national pour faire face aux situations d'urgence dues aux catastrophes naturelles, à la suite des événements qui ont touché en particulier le Tessin, les Grisons et le Valais l'été dernier.

Lors du débat en juin sur l'aide d'urgence à Blatten, le Tessinois avait estimé que la situation n'était pas durable. Et de demander de la sécurité juridique et une égalité de traitement entre les régions touchées. Les cantons alpins sont mis à rude épreuve, mais des risques existent aussi en plaine, en raison des crues, avaient relevé plusieurs orateurs.

M. Regazzi avait retiré son initiative parlementaire au profit de la motion de commission. Le National doit encore se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le point de passage de Rafah rouvre entre Gaza et l'Egypte

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Des véhicules des Nations unies escortent jeudi des ambulances et un bus transportant des patients palestiniens à Khan Younès, alors qu’ils se dirigent vers le poste-frontière de Rafah pour quitter la bande de Gaza afin de recevoir un traitement médical à l’étranger. (© KEYSTONE/AP/Abdel Kareem Hana)

Le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte a rouvert jeudi pour la première fois depuis sa fermeture par Israël le 28 février, ont rapporté un média égyptien proche de l'Etat et une source au Croissant-rouge.

Cette source au sein du Croissant-rouge, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué à l'AFP que le point de passage, fermé depuis le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, avait rouvert dans les deux sens, et qu'il allait permettre à des patients palestiniens de se faire soigner en Egypte, ou de rentrer à Gaza.

Al-Qahera news, une chaîne de télévision réputée proche des services de renseignement égyptiens, a également annoncé l'ouverture du point de passage, et diffusé des images aériennes montrant des Palestiniens -dont certains ont reçu des traitements médicaux en Egypte- se préparer à rentrer à Gaza, et des ambulances attendant de pouvoir prendre en charge des patients palestiniens dans l'autre sens.

Circulation limitée

Le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense en charge des affaires civiles, avait annoncé dimanche une réouverture partielle du point de passage à compter de mercredi, "uniquement pour une circulation limitée de personnes".

Le passage de Rafah, entre l'Egypte et Gaza, sous contrôle israélien, est pour les Gazaouis la seule porte d'accès au monde extérieur qui ne passe pas par Israël.

La réouverture très partielle de Rafah, début février, aux habitants du territoire, avait suscité l'espoir, près de deux ans après que les forces israéliennes en ont pris le contrôle durant la guerre déclenchée par l'attaque du 7-Octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël.

Mais le 28 février, Israël a annoncé la fermeture de tous les passages frontaliers vers la bande de Gaza, y compris celui de Rafah, invoquant des impératifs de sécurité après le début des frappes contre l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le Conseil des Etats veut élargir encore davantage le tir du loup

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Il existe aujourd'hui plus de 300 loups en Suisse, répartis en plus de 30 meutes (image d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les loups devraient pouvoir être abattus lorsque leur population atteint un certain seuil en Suisse. Le Conseil des Etats a adopté jeudi une motion de Fabio Regazzi (Centre/TI) en ce sens, élargissant encore davantage le tir du loup.

La population de loups a connu une croissance exponentielle ces dernières années, passant d'une dizaine en 2010 à plus de 300 aujourd'hui, répartis en plus de 30 meutes, a déclaré le motionnaire.

Les conséquences sur les élevages de montagne et sur la population sont de plus en plus graves. Les loups doivent donc être tirés si leur nombre dépasse un certain seuil. Ce sans formalité administrative.

Le Conseil fédéral était favorable au texte. Le dossier part au Conseil national.

Près de 90 autorisations de tirs

Les autorités ont autorisé l'abattage de 89 loups entre 2025 et 2026. Les organisations de protection de la nature et le canton de Vaud ont questionné l'efficacité de ces tirs.

Ceux-ci n'ont pas semblé avoir d'effets visibles sur les attaques de bétail, qui avait déjà diminué avant la période d'abattage. Les cantons sont autorisés à abattre des loups avec l'accord de la Confédération pendant la phase de régulation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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