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Economie

Genevois et français réclament une solution pour le télétravail des frontaliers

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Appuyées par les milieux patronaux locaux, les autorités genevoises ont demandé mardi à la Confédération de rechercher avec la France une solution pérenne pour le télétravail frontalier. Très utilisé lors de la crise sanitaire, le travail à distance des employés frontaliers repose actuellement sur des accords exceptionnels et provisoires, permettant de déroger aux dispositions fiscales en vigueur.

Le régime particulier qui a été adopté durant la pandémie de Covid-19 considère ainsi que les jours travaillés en France pour le compte d'un employeur qui est établi en Suisse "sont considérés comme des jours travaillés en Suisse et sont donc imposés en Suisse".

Cet accord a été reconduit à plusieurs reprises depuis le début de la crise sanitaire et pourrait être prolongé jusqu'au 30 juin 2022. Après, cette échéance, faute d'une solution plus durable, les employeurs du canton de Genève "n'auront d'autre choix que de suspendre le télétravail pour les travailleurs frontaliers".

Il serait en effet très compliqué de poursuivre dans cette voie sans autre aménagement. L'imposition de collaborateurs entre deux pays amènerait son lot de difficultés administratives, sans parler de la législation fiscale française qui placerait les entreprises helvètes dans une situation "délicate" par rapport à la loi suisse.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Une perspective que ne souhaite ni le Conseil d'Etat genevois ni employeurs du canton. Mardi, ils ont plaidé pour l'établissement "d'un seuil de tolérance" pérenne. Il permettrait au personnel frontalier de télétravailler au moins un jour par semaine, sans que ceci porte à conséquence sur la fiscalisation de leur travail.

Blaise MattheyDirecteur général de la FER Genève

Développement durable

Pour les autorités genevoises, le télétravail est un moyen parmi d'autres de concrétiser les objectifs de développement durable. Il contribue à la diminution de la mobilité pendulaire, permettant dans la foulée d'améliorer la qualité de l'air des territoires concernés, de part et d'autre de la frontière.

Virginie Duby-MullerDéputée de Haute-Savoie

L'instauration d'un seuil de tolérance garantirait aussi la préservation des équilibres financiers régionaux, "s'agissant du niveau des recettes fiscales suisses et de la compensation financière versée aux collectivités territoriales de France voisine", souligne dans un communiqué le Conseil d'Etat.

Selon le gouvernement genevois, les autorités fédérales ont confirmé que des contacts ont été pris avec les services de l'administration française afin de rechercher une solution "qui soit mutuellement acceptable tant pour les entreprises que pour leur personnel concerné" et que ce dossier était "prioritaire".

Il y a actuellement près de 100'000 travailleurs frontaliers étrangers actifs dans le canton de Genève.

Avec ATS Keystone.

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Economie

USA: les prix à la production stables en juillet grâce à l'énergie

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Les marchés anticipaient une légère hausse des prix à la production en juillet aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/OLGA FEDOROVA)

L'indice des prix à la production (PPI) est resté stable au mois de juillet aux Etats-Unis, alors que les marchés anticipaient une légère hausse, principalement sous l'effet d'une forte baisse des prix de l'énergie.

C'est ce qui ressort des données publiées jeudi par le département du Travail. Les prix à la production sont ceux auxquels les entreprises vendent leurs produits ou leurs services (par exemple au gouvernement, aux consommateurs ou à d'autres entreprises).

L'indice permet de jauger les pressions sur leurs coûts de production, qui sont souvent répercutées jusque dans les prix en magasins.

Les analystes avaient anticipé une hausse de 0,2% de l'indice, selon le consensus publié par MarketWatch.

Le mois précédent, les prix à la production avaient même reculé de 0,3%, là encore sous l'effet d'une baisse des prix de l'énergie.

Signe que cette stabilité est cependant avant tout conjoncturelle, l'indice PPI sous-jacent, c'est-à-dire excluant les variations des prix de l'alimentation et de l'énergie, est en hausse de 0,2%, soit à peine moins que les attentes (+0,3%).

Et la hausse est encore plus marquée une fois mis de côté les coûts de transport, eux-mêmes largement corrélés à ceux de l'énergie.

Sur un an, l'indice PPI, sans tenir compte des prix de l'alimentation, de l'énergie et des transports, est toujours en hausse de 4,7%.

La pause des hostilités au Moyen-Orient en juin et jusque début juillet a fait plonger les cours du pétrole durant cette période.

Mais la reprise des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran au mois de juillet, avec de nouveaux bombardements de part et d'autre et une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% des hydrocarbures mondiaux, devrait avoir un impact sur les prochains mois.

Après être tombé sous les 70 dollars début juillet, le West Texas Intermediate (WTI) et remonté à plus de 92 dollars fin juillet et restait proche des 83 dollars début août, une évolution qui devrait se transmettre aux prix à la consommation dans les prochains mois.

Dans le détail, les prix des biens sont en baisse de 0,7% sur un mois, grâce à l'effet conjugue d'une baisse toujours marquée de l'énergie (-3,1%) et, dans une moindre mesure, de l'alimentation (-0,9%).

Les prix des biens progressent eux de 0,2%, malgré une forte baisse des prix du transport et du stockage (-1,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Bientôt une nouvelle piste cyclable entre Sion et Uvrier (VS)

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De nouveaux aménagements cyclables doivent voir le jour en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une nouvelle piste cyclable en bitume sera créée en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (VS). Celle-ci fait partie des différents aménagements prévus par l'Etat du Valais pour développer la mobilité douce à l'est de la capitale valaisanne. Coût total: 1,3 million de francs.

La future piste reliera la passerelle des Roches-brunes au lieu-dit "Batassé", précise un communiqué du Canton du Valais jeudi. "Cette nouvelle piste, conçue pour répondre à une demande de déplacements quotidiens à vélo, permettra de relier Sion à Uvrier de façon directe tout en restant à distance des routes à fort trafic."

Une rénovation du revêtement existant au bord du Rhône entre Batassé et le sud d’Uvrier est aussi prévue par la Ville de Sion au printemps 2027. Toujours dans l'idée d'améliorer la qualité de roulement pour les cyclistes, piétons et autres usagers, le Service de la mobilité réalisera aussi un revêtement en bitume sur le tracé existant de la route du Rhône n°1 entre le giratoire de la rue de la Dixence et la passerelle des Roches-brunes.

Le chantier démarre lundi

Le coût total des nouveaux aménagements est estimé à 1,3 million de francs. Il est financé à 75% par le Service de la mobilité et à 25% par l'ensemble des communes valaisannes. Un soutien de la Confédération est aussi attendu à hauteur de 500'000 francs.

Les travaux débuteront le 17 août. La partie cantonale devrait se terminer en novembre.

A noter que la traversée du fleuve pour les piétons et les cyclistes entre le quartier de Vissigen et l'avenue de Tourbillon et la rue du Scex est garantie pendant les travaux. La circulation cycliste et piétonne sera, en revanche, interdite dès lundi prochain entre la passerelle des Roches-brunes et le pont Sainte Marguerite afin d'assurer la sécurité du chantier. Une déviation sera en place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège à Francfort

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La banque centrale allemande a lancé un appel d'offres (archives). (© KEYSTONE/DPA/HANNES P ALBERT)

La Banque fédérale d'Allemagne a lancé jeudi un appel d'offres à l'échelle européenne pour trouver un nouveau siège à Francfort, après avoir tourné la page d'un vaste projet de rénovation de son bâtiment historique ayant tourné au fiasco.

L'institution recherche un immeuble "clé en main", neuf ou entièrement rénové, accompagné d'"un terrain situé dans la ville de Francfort", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

"Avec l'achat d'un nouveau siège, nous créons une solution économique, moderne et durable pour notre implantation principale", a déclaré Stephan Bredt, directeur des opérations de la Bundesbank.

Le futur site devra accueillir environ 2.500 postes de travail, ainsi que 15.000 mètres carrés d'espaces dédiés à des fonctions spécifiques et techniques.

La Bundesbank vise une attribution du marché d'ici fin 2027.

Cette procédure intervient quelques mois après l'annonce, en mars, de l'abandon de son siège historique, un imposant bâtiment brutaliste construit en 1972 dans le nord-ouest de Francfort.

La banque centrale allemande avait initialement prévu de rénover cet édifice classé monument historique et d'y adjoindre plusieurs bâtiments afin de créer un campus moderne. Mais elle a dû abandonner ce projet lesté par une envolée des coûts.

La Cour des comptes allemande avait évalué l'an dernier le coût total des travaux à 4,6 milliards d'euros, soit plus d'un million d'euros par poste de travail.

Une étude de rentabilité a finalement conclu qu'un déménagement serait nettement moins coûteux, selon le président de la Bundesbank, Joachim Nagel.

Les réserves d'or conservées dans les sous-sols de l'actuel site, ainsi que le musée de la monnaie y resteront.

L'emplacement va connaître d'ici plusieurs années une nouvelle vie, en accueillant l'European School of Frankfurt, fréquentée notamment par les enfants des employés de la Banque centrale européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Royaume-Uni: la croissance ralentit mais reste relativement solide

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Le PIB britannique devrait faiblir au deuxième semestre (archives). (© KEYSTONE/AP/ALASTAIR GRANT)

La croissance du Royaume-Uni, si elle a ralenti au deuxième trimestre, est restée "relativement solide", selon les derniers chiffres officiels.

Mais l'économie comme le pouvoir d'achat des Britanniques risquent de souffrir, dans les mois qui viennent, de la guerre au Moyen Orient.

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a progressé de 0,4% entre avril et juin, selon une première estimation publiée jeudi par l'Office national des statistiques (ONS). Il avait affiché une hausse de 0,6% au premier trimestre, signe d'une résilience inattendue face au conflit.

"La croissance a ralenti (...) mais elle est restée relativement solide", a résumé Liz McKeown, directrice des statistiques économiques de l'ONS, ajoutant que "les services ont de nouveau été le principal moteur" de l'économie.

Les chiffres de l'ONS jeudi montrent aussi que le PIB a progressé de 0,3% en juin, après être resté stable en mai et une petite baisse en avril.

La croissance du deuxième trimestre, conforme aux attentes des économistes, risque toutefois de ralentir encore, préviennent les économistes.

"L'économie a fait preuve d'une résilience bienvenue" mais ces chiffres "ne doivent pas masquer le cocktail de pressions sur les coûts qui étouffent la croissance à long terme des entreprises", ont prévenu les Chambres de commerce britanniques dans un communiqué.

C'est un défi pour le nouveau Premier ministre travailliste Andy Burnham, qui a pris ses fonctions le mois dernier en assurant faire passer le pouvoir d'achat "avant tout le reste".

Pression sur les entreprises

Le pouvoir d'achat des Britanniques a été durement entamé ces dernières années par une inflation qui a culminé à des niveaux inédits depuis des décennies, avant de ralentir progressivement.

La guerre au Moyen Orient, en faisant s'envoler les prix des hydrocarbures, alimente à nouveau les craintes d'inflation - celle-ci a reculé à 2,6% en juin au Royaume-Uni, mais les économistes estiment que l'accalmie risque de n'être que de courte durée.

"Je sais que les gens sont inquiets de l'impact du conflit au Moyen-Orient sur le coût de la vie, qui est trop élevé depuis trop longtemps", a réagi dans un communiqué le ministre des Finances John Healey.

Et lorsque les Britanniques font plus attention à leurs dépenses "cela met une pression supplémentaire sur les entreprises britanniques" (et donc sur l'économie), a-t-il ajouté.

Au deuxième trimestre, "les ménages ont dépensé plus que prévu" notamment parce que "la chaleur accrue a entraîné une hausse des dépenses de consommation" et grâce à un effet "Coupe du Monde", estime Sanjay Raja, économiste en chef pour le Royaume-Uni chez Deutsche Bank.

Mais "la crise énergétique rattrapera probablement les ménages et les entreprises au troisième trimestre, avec la hausse des factures de gaz et d'électricité" mais aussi "des prix élevés à la pompe", prévient l'analyste.

Dès son entrée en fonction, M. Burnham avait annoncé plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat : réduction des taxes sur les factures d'énergie, plafonnement du prix des billets de bus, ou encore baisse des taxes professionnelles pour les pubs.

À l'approche du premier budget du nouveau gouvernement, qui sera présenté le 28 octobre par M. Healey, le ministre des Finances, les attentes sont nombreuses et les spéculations vont bon train quant aux aides pour les ménages et aux hausses de taxes qui pourraient être annoncées.

"La faiblesse attendue de la croissance du PIB au second semestre risque de compliquer l'exercice d'équilibriste du Chancelier (de l'Echiquier, titre officiel du ministre des Finances au Royaume-Uni, ndlr) lors de la présentation du budget", selon Suren Thiru, chef économiste de l'Institut des experts-comptables d'Angleterre et du Pays de Galles (ICAEW).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Eric Gujer quittera la rédaction en chef de la NZZ début 2027

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Eric Gujer en 2015, l'année où il a repris la rédaction en chef de l'influent quotidien zurichois NZZ (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Eric Gujer va quitter ses fonctions de rédacteur en chef de la NZZ au 1er février 2027, mais restera au sein du groupe de presse zurichois en tant que responsable des publications en Allemagne. Sa succession devrait être réglée d'ici la fin de l'année.

La NZZ entend repourvoir en interne le poste de rédacteur en chef, annonce jeudi l'éditeur dans un communiqué. Des candidatures externes seront toutefois aussi examinées et une décision devrait intervenir au quatrième trimestre 2026.

Eric Gujer est rédacteur en chef de la NZZ depuis 2015, auparavant il dirigeait la rubrique étrangère. Aujourd'hui âgé de 64 ans, il travaille pour le groupe depuis 40 ans. Sous sa direction, le titre a connu une forte croissance en Allemagne.

Dans ses futures fonctions, il sera chargé de traiter les grandes lignes de la politique allemande et internationale et de renforcer la présence éditoriale de la NZZ outre-Rhin. Il dirigera aussi les événements "NZZ Podium" et restera en charge de l’émission-débat de la NZZ à la radio télévision suisse alémanique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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