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Economie

Tessin: le secteur de la construction asphyxié par l'inflation

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Les augmentations, de l'ordre de 40 à 60% par rapport aux prix pratiqués il y a quelques mois, mettent en grave difficulté les entreprises de construction. (Archives) (© KEYSTONE/TI-PRESS/DAVIDE AGOSTA)

L'augmentation vertigineuse du prix de certains matériaux de construction se traduit par des surcoûts de nature à mettre en péril certains chantiers au sud des Alpes, s'émeut la section tessinoise de la Société suisse des entrepreneurs (SSE).

Soulignant le caractère singulier du contexte actuel provoqué par le conflit russo-ukrainien, la faîtière du canton italophone signale dans un communiqué une détérioration de la situation du fait de la flambée des prix de l'énergie et de divers matériaux essentiels à la construction, comme l'acier d'armature, les panneaux de bois, les tuyaux en plastique et autres dérivés du pétrole.

"Ces augmentations, désormais de l'ordre de 40 à 60% par rapport aux prix pratiqués il y a quelques mois, mettent en grave difficulté les entreprises de construction qui peinent à faire reconnaître ces augmentations comme extraordinaires" par les mandataires, y compris dans le cadre de marchés publics.

Selon la SSE, le premier problème, surtout pour les contrats souscrits depuis un certain temps qui sont encore en cours de réalisation, consiste à faire reconnaître aux clients que la situation actuelle n'a "rien à voir avec le risque d'entreprise normal" et appelle à faire preuve de "bon sens, objectivité et transparence" pour évaluer les surcoûts.

Le second problème concerne l'approvisionnement en matériaux de construction. L'association révèle que plusieurs fournisseurs locaux ont signalé à leurs clients des difficultés à obtenir de l'acier du fait de la suspension des livraisons en provenance d'Ukraine et de Russie, avec un allongement des délais susceptible de mettre à l'arrêt plusieurs chantiers dans le canton "dans les semaines à venir" pour éviter de devoir recourir au chômage partiel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Lancement du télescope Roman depuis le centre Kennedy

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Lancement de Roman, le télescope de la Nasa qui réalisera un nouvel "Atlas de l'Univers". (© KEYSTONE/EPA/NASA/JOEL KOWSKY HANDOUT)

La Nasa a lancé dimanche dans l'espace son télescope Roman, qui doit réaliser un nouvel "Atlas de l'Univers" et apporter des réponses à plusieurs grands mystères physiques, dont ceux que constituent la matière et l'énergie noires.

Cet appareil dernier cri a été lancé à 07h26 par une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis le Centre spatial Kennedy en Floride, dans le sud-est des Etats-Unis, selon la retransmission vidéo de l'agence spatiale américaine.

Développé pendant plus d'une décennie pour un coût dépassant les 4 milliards de dollars, l'appareil est baptisé en l'honneur d'une des plus grandes astronomes américaines, Nancy Grace Roman, surnommée la "mère de Hubble", du nom d'un autre télescope phare de la Nasa.

Si ce dernier nous a notamment appris que notre univers s'étend plus vite que nous le pensions, le Roman Space Telescope sera chargé de répondre aux questions restées en suspens sur cette expansion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

De 1976 à 2026, les alpages face aux extrêmes météorologiques

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Début septembre 1976, une baisse des températures a provoqué des chutes de neige dans différentes régions de Suisse. Au col du Julier (GR), environ 350 bovins et vaches ont dû être ramenés prématurément dans la vallée (archives). (© Keystone/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Il y a 50 ans, une chute brutale des températures avait provoqué les premières neiges dès la fin août en Suisse. Au col du Julier (GR), quelque 350 bovins et vaches avaient ainsi dû être ramenés prématurément dans la vallée.

Après une vague de chaleur extrême en juin et juillet 1976, le mois d'août avait apporté un rafraîchissement notable en Suisse, notamment dans certaines régions de haute altitude.

Cinquante ans plus tard, la sécheresse place à nouveau l'économie alpestre suisse dans une situation critique. En raison du manque de fourrage et d'eau potable, certaines exploitations ont déjà dû faire redescendre leurs animaux des Alpes plus tôt que prévu, dès la mi-août.

Selon la Fédération suisse d'économie alpestre (FSA), l'arc jurassien, la Suisse romande et certaines régions de Suisse orientale sont particulièrement touchés. La grande majorité des alpages concernés ont ramené une partie de leurs animaux dans la vallée de manière anticipée afin d'économiser l'eau potable et les pâturages.

L'année dernière, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie qui touche les bovins, les désalpes avaient dû être annulées dans de nombreux endroits du Valais et du canton de Vaud, ou s'étaient déroulées sans bovins.

La saison d'alpage, patrimoine culturel mondial

Selon la FSA, la Suisse compte environ 6600 exploitations d'alpage. Celles-ci exploitent durant l'été environ un tiers de la surface agricole utile et produisent chaque année 5500 tonnes de fromage d'alpage.

En Suisse, les désalpes ont lieu, selon les régions, entre la mi-août et la fin septembre. Fin 2023, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé d'inscrire la saison d'alpage suisse sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

La saison d'alpage rassemble tout un répertoire de coutumes, de savoir-faire et de rituels qui en font un patrimoine culturel extrêmement vivant, a-t-on indiqué. Elle comprend notamment la montée et la descente des alpages, les connaissances liées au pâturage et à la fabrication du fromage, les techniques artisanales employées pour fabriquer des outils, ainsi qu'un riche répertoire de chants traditionnels.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Référendum sur l'UE en Islande: le "non" l'emporte par 52,8%

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"ESB Nei takk": le non au référendum sur l'UE en Islande l'a emporté. (© KEYSTONE/AP/MARCO DI MARCO)

Les Islandais ont rejeté une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, selon les résultats définitifs publiés dimanche. C'est un coup dur pour Bruxelles qui aurait vu d'un bon oeil une candidature de la riche île de l'Atlantique Nord.

A la question "L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne?", 52,8% des Islandais ont répondu "non" et 47,2% "oui" lors d'une consultation qui s'est tenue samedi, après dépouillement de tous les bulletins.

Ce résultat devrait geler toute discussion sur une adhésion islandaise au moins jusqu'en 2028 et constitue une source de déception pour l'UE, qui semblait prête à des compromis pour que l'Islande entre dans ses rangs. Aucune capitale européenne n'a réagi dans l'immédiat.

En 2009, dans le sillage de la crise financière qui avait terrassé son économie, le pays de près de 400'000 habitants avait déposé sa candidature, mais les discussions avaient été gelées en 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique.

Liée par l'EEE et Schengen

L'Islande est aujourd'hui étroitement associée à l'UE via son appartenance à l'Espace économique européen (EEE) et à l'espace Schengen, notamment - des liens qui devraient rester inchangés.

Dans un contexte de tensions internationales croissantes, l'actuel gouvernement conduit par la sociale-démocrate Kristrun Frostadottir souhaitait sonder la population sur l'opportunité d'explorer une intégration plus poussée.

Formellement, le référendum a une valeur consultative, mais le gouvernement s'est engagé à en respecter l'issue, quelle qu'elle soit. Il a convoqué une conférence de presse dimanche après-midi pour évoquer les suites qu'il compte lui donner.

"Tout ira bien"

La campagne a surtout porté sur des enjeux économiques et intérieurs, même si la guerre en Ukraine et les visées de Donald Trump sur le Groenland voisin ont donné au scrutin une dimension géopolitique.

La consultation "a permis de relancer le débat sur l'Union européenne, sur la place de l'Islande dans le monde et, plus largement, sur son positionnement géopolitique", a déclaré Mme Frostadottir samedi.

"Tout ira bien aussi si le non l'emporte", a-t-elle affirmé, après avoir voté "oui" dans une école de Reykjavik. Mme Frostadottir avait prévenu qu'en cas de rejet par les électeurs, elle ne relancerait pas l'idée d'une adhésion jusqu'à la fin de son mandat qui court jusqu'en 2028.

Le gouvernement a aussi indiqué qu'il saisirait le Parlement de la question d'un éventuel retrait formel de la candidature islandaise à l'UE.

Bruxelles se voulait conciliante

Les politologues jugent improbable une démission de la coalition, composée de trois partis aux vues différentes sur la question européenne, qui risque toutefois de ressortir fragilisée de cette séquence.

Si le "oui" l'avait emporté, l'Islande aurait repris ses négociations avec l'UE, notamment sur l'épineuse question de la pêche, pilier économique du pays et marqueur de l'identité nationale, dont Reykjavik disait vouloir garder la maîtrise. Puis un accord éventuel entre les deux parties aurait été soumis à un second référendum.

Face à l'hostilité farouche des professionnels de la pêche -90% des entreprises du secteur se disaient opposées à une adhésion-, l'UE tentait de se montrer conciliante. "Les spécificités propres à l'Islande en matière de pêche et d'agriculture sont bien connues. Elles devront être examinées avec attention", avait notamment déclaré la commissaire à l'Elargissement, Marta Kos.

"Je suis convaincue qu'avec les Etats membres de l'UE, nous trouverions des solutions créatives", disait-elle. Une source bruxelloise disait à l'AFP ne pas penser que les Européens "aur(aie)nt envie de bloquer une adhésion pour une histoire de poisson".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le Népal avertit les sauveteurs d'une nouvelle montée des eaux

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Népal a appelé dimanche à la "prudence" en raison d'une nouvelle montée des eaux dans la zone, frontalière avec la Chine. (© KEYSTONE/AP/Rajesh Kumar Singh)

Le Népal a appelé dimanche les équipes de sauvetage à la "prudence" en raison d'une nouvelle montée des eaux dans la zone, frontalière avec la Chine, touchée par des crues dévastatrices cette semaine.

"Nous avons reçu des informations selon lesquelles le débit de crue de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa, a encore augmenté", a indiqué l'Autorité nationale pour la réduction et la gestion des risques de catastrophe (NDRRMA) dans un avertissement publié peu avant 04H00 Heure suisse.

"Par conséquent, tout le personnel engagé dans les opérations de recherche, de sauvetage et de secours, les personnes se trouvant dans les zones riveraines, ainsi que toutes les autres personnes dans les zones touchées, notamment Rasuwa, Nuwakot, Dhading et Chitwan, sont priés de faire preuve de prudence", ont précisé les autorités dans leur avertissement.

L'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS) a indiqué que la catastrophe survenue mercredi matin à la frontière entre la Chine et le Népal avait été provoquée par l'effondrement d'un glacier, entraînant en aval un mur d'eau et de débris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Argentine: manifestation contre le co-fondateur de Palantir

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Une centaine de personnes ont marché samedi à Buenos Aires vers le domicile présumé de Peter Thiel, le co-fondateur de l'IA Palantir, pour réclamer son expulsion. (© KEYSTONE/EPA/ENRIQUE GARCIA MEDINA)

Près d'une centaine de personnes ont marché samedi à Buenos Aires vers le domicile présumé de Peter Thiel, le co-fondateur du géant américain de l'IA Palantir, pour réclamer son expulsion et dénoncer des projets "technofascistes" liés au président Javier Milei.

Il s'agit de la deuxième mobilisation en deux semaines visant Peter Thiel dans la capitale argentine.

Le milliardaire a façonné l'entreprise, lancée en partie avec le soutien de la CIA, autour d'une mission: "défendre l'Occident". Il participe à des projets du Pentagone aux États-Unis, principal allié géopolitique de M. Milei.

Le président argentin et l'homme d'affaires se sont rencontrés en avril en Argentine. Par la suite, Thiel a acheté une maison et a déménagé à Buenos Aires, selon des enquêtes journalistiques et des responsables politiques de l'opposition. Les deux manifestations ont eu lieu devant cette propriété.

Bien que M. Milei ait précisé que, lors de cette réunion, ils n'avaient pas discuté d'investissements et qu'il s'était agi d'une conversation sur l'anarcho-capitalisme, idéologie que tous deux professent, l'apparition ultérieure de projets de loi liés à l'achat de terres et à des avantages pour les entreprises technologiques a inquiété l'opposition.

"La présence de Peter Thiel en Argentine n'est pas dissociée de ce paquet législatif, elle fait partie d'une tentative technofasciste", a déclaré samedi à l'AFP Juan Marino, député de l'opposition qui a participé à la mobilisation.

Parmi les lois que l'opposition associe à M. Thiel figure un projet visant à créer un régime pour les investissements de plus d'un milliard de dollars, avec des avantages fiscaux et de change pendant 30 ans pour des industries comme l'IA et les centres de données. Il a déjà obtenu l'approbation de la Chambre des députés en première lecture.

L'opposition vise aussi la réforme de la loi sur les sociétés, encore non votée, qui, comme l'a indiqué M. Marino, propose des "sociétés anonymes automatisées" sans personnes humaines.

"Nous sommes venues expulser Peter Thiel", a déclaré à l'AFP une manifestante qui portait le gilet et un masque noir et blanc, et qui a demandé à ce que son nom ne soit pas divulgué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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