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Economie

L'accès aux images satellite sera amélioré

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Berne devrait avoir un meilleur accès aux images satellites (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse améliorera son accès aux images satellites. Après le Conseil des Etats, le National a donné mardi son feu vert à une coopération bilatérale avec la France. Un crédit d'engagement de 82 millions de francs est nécessaire.

Actuellement, Berne dépend des images et des données provenant de fournisseurs commerciaux. "Or, nous ne recevons pas toujours les images souhaitées. Nous n'avons par exemple pas réussi à obtenir des images de Wuhan", a pointé Thomas Hurter (UDC/SH) pour la commission.

"Nous ne pouvons plus dépendre d'acteurs privés et risquer d'être aveugles au dernier moment", a abondé François Pointet (PVL/VD). "La Suisse n'ayant pas les capacités financières de gérer seule un tel système, la collaboration avec d'autres pays est essentielle."

L'accès au nouveau système de satellites d'observation militaire français, Composante spatiale optique (CSO), permettra d'obtenir des images de meilleure qualité, plus fiables et sécurisées, a poursuivi le rapporteur de commission. "C'est indispensable pour pouvoir mener une politique de sécurité complète." Les données pourront aussi s'avérer utiles pour la promotion de la paix, l'aide en cas de catastrophes et les interventions humanitaires.

Absence d'alternatives regrettée

Seule une partie de la gauche s'est opposée au projet, peu compatible à ses yeux avec la neutralité de la Suisse. La France entend utiliser son satellite à des fins militaires et pour "muscler sa guerre des étoiles", a critiqué Fabien Fivaz (Verts/NE). Berne a de son côté généralement besoin d'images satellite pour des utilisations civiles ou météorologiques.

Les coûts ne correspondent en outre pas aux besoins réels, a relevé le Neuchâtelois, rejoignant les critiques déjà émises par le Contrôle fédéral des finances. La Suisse décuplerait son investissement annuel et débourserait plus que les services obtenus. Elle n'obtiendrait que 2% des images prises quotidiennement, alors qu'elle paierait pour le double.

Tout comme les contrôleurs des finances, Fabien Fivaz a encore déploré l'absence d'alternatives. Le projet Pléiades Neo, lancé cette année par Airbus, ou le programme scientifique Corpernicus sont au moins aussi précis. Aucune analyse n'a toutefois été faite.

Compatible avec la neutralité suisse

"Une offre commerciale n'offre pas le même niveau de confidentialité qu'une coopération bilatérale avec un Etat", lui a opposé la ministre de la défense. Et Viola Amherd de le rassurer: "Le projet est compatible avec la neutralité helvétique."

Berne bénéficie de prestations, elle ne fournit pas de données ni d'évaluations. Une clause de suspension lui permet par ailleurs d'interrompre cette coopération en tout temps pour des motifs de neutralité, a-t-elle poursuivi. Les députés l'ont suivie, acceptant le projet par 146 voix contre 36.

Pleinement opérationnel en 2022

Leader européen en satellite d'observation de la Terre, la France est en train de développer le CSO. Elle a proposé son utilisation commune à divers Etats. La Belgique, l'Allemagne, l'Italie et la Suède ont accepté. Berne a lancé en septembre 2019 des négociations avec Paris, qui ont abouti au projet sur la table.

Avec cet accord, la Suisse se voit attribuer un droit de participation à la programmation des satellites. Ses commandes d'images et de données peuvent avoir une influence sur le programme, notamment sur les prises de vue des satellites CSO.

Berne bénéficie aussi d'un accès aux archives d'images du système, gérées par la France. En outre, un groupe de travail franco-suisse examinera quelles sont les options pour approfondir la collaboration sur les plans scientifiques et technologiques.

Le premier des trois satellites a été mis en orbite fin 2018. Le système et ses stations terrestres devraient être pleinement opérationnels en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien

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Les Etats-Unis ont rétabli leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Les Etats-Unis ont rétabli mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien, affirmant répondre ainsi aux actions "totalement inacceptables" de la République islamique dans le détroit d'Ormuz, où plusieurs navires ont été visés par des attaques.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, le Qatar et l'Arabie saoudite imputant deux de ces attaques à l'Iran, malgré le cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre Téhéran.

Ce texte prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz - par où transitent en temps normal 20% du brut et du GNL mondial et dont la fermeture par Téhéran avait fait vaciller l'économie mondiale et flamber les prix - ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a déclaré un responsable gouvernemental américain sous le couvert de l'anonymat, après la publication d'un document par le ministère des Finances interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter de mardi.

Chargé d'affaires convoqué

L'Arabie saoudite a condamné "le ciblage par la République islamique d'Iran du pétrolier saoudien Wedyan", ainsi que celui "du méthanier qatari Al-Rakayyat", dénonçant "une atteinte à la sécurité de la navigation internationale et à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux".

Auparavant, le Qatar avait annoncé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien pour protester contre l'attaque visant son méthanier.

Le ministère qatari des Affaires étrangères a indiqué avoir remis au diplomate iranien une note sommant Téhéran de "cesser immédiatement toute pratique portant atteinte à la sécurité régionale" ainsi qu'à "la sécurité de la navigation internationale et l'approvisionnement énergétique mondial", tout en réclamant "sans délai des explications sur cette attaque".

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a, de son côté, dénoncé une mise en cause "inacceptable" de la part du Qatar.

Divergences sur la gestion du détroit

Sans les attribuer, l'agence UKMTO a ensuite signalé mardi deux autres incidents: un pétrolier touché par un projectile non identifié, subissant "des dommages structurels", et un navire-citerne frappé par un drone d'origine inconnue. Dans les trois cas, l'agence a indiqué qu'il n'y avait eu ni blessé, ni dégâts environnementaux.

La navigation a repris dans le détroit d'Ormuz à la suite de la signature du protocole d'accord, malgré quelques incidents.

Fin juin, accusant l'Iran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays, qui avait riposté en ciblant des voisins du Golfe, le Koweït et Bahreïn. Washington et Téhéran s'étaient ensuite mis d'accord pour cesser ces hostilités.

L'Iran répète, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé le long de ses côtes.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Cette montée des tensions intervient alors que l'Iran organise depuis samedi des funérailles nationales de six jours pour son guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre par des frappes israélo-américaines, dont le corps vient d'arriver en Irak pour des processions à Najaf et Kerbala, deux villes abritant les sanctuaires les plus vénérés des musulmans chiites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Redressement du marché suisse des véhicules utilitaires

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Le marché helvétique des véhicules utilitaires neufs a connu une reprise plus marquée que celui des voitures de tourisme au premier semestre 2026. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le marché helvétique des véhicules utilitaires neufs a connu une reprise plus marquée que celui des voitures de tourisme au premier semestre 2026. Malgré les incertitudes économiques, de nombreuses entreprises ont investi dans le renouvellement de leur flotte.

Entre janvier et fin juin 2026, 19'597 véhicules utilitaires ont été mis en circulation sur les routes suisses, soit une hausse de 5,4% par rapport à la même période de 2025, rapporte mardi la faîtière des importateurs automobiles Auto-Suisse.

Par catégorie, le nombre de véhicules utilitaires lourds d'un poids de plus de 3,5 tonnes a progressé de 9,2% sur un an, avec 2155 nouvelles immatriculations. Dans cette catégorie, la part des véhicules 100% électriques s'est établie à 26,3%. Plus d'un poids lourd neuf sur quatre est ainsi entièrement électrique.

Pour leur part, les véhicules utilitaires légers jusqu'à 3,5 tonnes ont enregistré une croissance de 5,1%, avec 14'236 nouvelles immatriculations. Dans cette catégorie, les modèles 100% électriques ne représentent que 13,9% du marché.

Les véhicules destinés au transport de personnes, notamment les camping-cars, les minibus, les autocars et les autobus, ont également progressé, de 4,2% à 3206 nouvelles immatriculations.

"Le premier semestre a montré que les entreprises investissent dans les nouvelles motorisations lorsqu'elles présentent un intérêt tant sur le plan opérationnel qu'économique", souligne Thomas Rücker, directeur d'Auto-Suisse, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

SpaceX intègre l'indice boursier Nasdaq 100

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SpaceX rejoint l'indice boursier phare Nasdaq 100. (archive) (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

Moins d'un mois après sa retentissante entrée à Wall Street, le joyau d'Elon Musk SpaceX rejoint mardi l'indice boursier phare Nasdaq 100 et s'invite par la même occasion au portefeuille de millions d'Américains.

Au mois de mai, la Bourse électronique éponyme new-yorkaise, où est cotée SpaceX depuis le 12 juin, a modifié ses règles, permettant aux très grosses capitalisations d'intégrer l'indice au terme de seulement 15 séances, contre trois mois auparavant.

Une évolution qui renforce la demande pour les titres SpaceX, relèvent les experts.

Selon les données du Nasdaq, les fonds d'investissement répliquant le Nasdaq 100 pèsent aujourd'hui plus de 1400 milliards de dollars. Ils ont été contraints de faire place au nouveau venu.

"Chacun de ces fonds a dû acheter des actions SpaceX. Non pas parce qu'un gestionnaire de portefeuille a pris une décision éclairée mais parce que le règlement de l'indice l'exigeait" depuis mai, souligne Mark Malek, analyste pour le courtier Siebert Financial.

De nombreux ménages américains se retrouvent par ricochet eux aussi automatiquement exposés à SpaceX, ayant placé dans ces fonds une large part de leur épargne-retraite.

L'entreprise d'Elon Musk - qui regroupe les fusées SpaceX, la constellation de satellites Starlink et le laboratoire d'intelligence artificielle xAI - avait déjà fait la part belle aux investisseurs particuliers en leur réservant nombre de ses actions nouvellement créées pour son entrée en Bourse.

L'opération avait été un grand succès, pulvérisant le record de levée de fonds avec 75 milliards de dollars récoltés. Elle avait aussi fait passer la fortune de M. Musk au-delà du seuil des 1000 milliards de dollars, du jamais vu.

Depuis, l'action SpaceX a été chahutée à Wall Street. Vers 16h30 mardi, dans un marché baissier, elle s'échangeait autour de 151 dollars, soit 5% de moins que la veille mais toujours au-dessus de son prix initial de cotation, fixé à 135 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

La Commission européenne autorise le rachat de Beazley par Zurich

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La Commission européenne a approuvé mardi l'acquisition de l'assureur spécialisé britannique Beazley par Zurich Insurance. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Commission européenne a approuvé mardi l'acquisition de l'assureur spécialisé britannique Beazley par Zurich Insurance. L'exécutif européen a conclu que l'opération ne soulèverait pas de problèmes de concurrence.

L'opération a été examinée selon la procédure simplifiée d'examen des fusions, peut-on lire sur le site de la Commission européenne. Pour l'exécutif européen, l'acquisition de Beazley par Zurich Insurance ne pose aucun problème de concurrence, étant donné que les deux groupes n'occupent qu'une position limitée sur le marché européen pour les produits et services d'assurance concernés.

En mars, l'assureur Zurich Insurance a lancé une offre de rachat sur Beazley pour un montant de plusieurs milliards de dollars. Fin avril, les actionnaires britanniques ont approuvé la fusion. Zurich Insurance vise toujours une finalisation du rachat au second semestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Shell cède ses activités de distribution en Afrique du Sud

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L'opération est valorisée à environ un milliard de dollars (environ 805 millions en francs au cours du jours). (© KEYSTONE/DPA/HANNES P ALBERT)

Le britannique Shell a annoncé mardi un accord pour céder ses activités aval en Afrique du Sud, dont quelque 580 stations-service, à la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (Adnoc), dans une opération valorisée à environ un milliard de dollars.

Cette cession s'inscrit dans la stratégie du groupe visant à recentrer son portefeuille sur ses marchés jugés prioritaires. L'opération, qui porte sur la filiale Shell Downstream South Africa (SDSA), devrait être finalisée en 2027.

Selon Adnoc, l'accord valorise l'ensemble de la société à environ un milliard de dollars. La marque Shell continuera toutefois d'être exploitée en Afrique du Sud dans le cadre d'accords de licence, tandis que les clients conserveront l'accès aux carburants et lubrifiants du groupe.

Pour la compagnie émiratie, "cette acquisition constitue une étape majeure" dans son ambition de se développer comme acteur mondial de la distribution de carburants et des services de mobilité, tout en renforçant sa présence sur le continent africain.

Dans une communication distincte publiée avant ses résultats trimestriels, Shell a par ailleurs fait état d'un net recul de sa production gazière au deuxième trimestre. Celle-ci est attendue entre 620'000 et 650'000 barils équivalent pétrole par jour, contre 909'000 au premier trimestre.

Le groupe attribue ce repli aux conséquences du conflit au Moyen-Orient sur les volumes en provenance du Qatar.

Shell a néanmoins indiqué que ses activités de négoce de gaz devraient enregistrer des performances "nettement supérieures" à celles du premier trimestre.

À la Bourse de Londres, le titre gagnait près de 3% en début de séance.

"Les investisseurs ont accueilli avec soulagement l'annonce de Shell selon laquelle les résultats au deuxième trimestre de sa division Gaz intégré seraient meilleurs que prévu", a observé Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell, ajoutant que l'entreprise a été soutenue par la hausse des prix du pétrole.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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